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Sexospécificité et sida au Moyen-Orient et en Afrique du Nord

08 août 2007

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Fouzia Abdallah, Directrice du Programme
national de lutte contre le sida au Yémen et
Somaya Al-Jowder, Directrice du Programme
national de lutte contre le sida de Bahreïn, au
cours de la réunion.

Lors d’une récente réunion, des experts du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord (MENA) ont souligné l’importance majeure de l’autonomisation des femmes et de la promotion de l’égalité entre les sexes dans le recul de la vulnérabilité au VIH au niveau de la région.

Sous l’égide de l’Equipe d’appui aux régions de l’ONUSIDA, un groupe de réflexion constitué de spécialistes intervenant dans les domaines du VIH et de la sexospécificité s’est réuni au Caire, en Egypte, afin de débattre de ‘La sexospécificité et du VIH au Moyen-Orient et en Afrique du Nord’.

Au fur et à mesure de la progression de l’épidémie de VIH dans la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord, le nombre de femmes séropositives au VIH s’accroît et les écarts enregistrés dans les taux de prévalence entre hommes et femmes ne cessent, eux, de diminuer. Les participants à la rencontre ont convenu que les inégalités observées dans l’ensemble de la région entre hommes et femmes contribuaient à accroître la vulnérabilité et le risque d’exposition au VIH. « Les inégalités entre les sexes sont, et doivent rester, au cœur de nos ripostes nationales au sida, » a déclaré Fouzia Abdallah, Directrice du Programme national de lutte contre le sida au Yémen.

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Fadume Haji Adam, Ministre des
Affaires familiales et du
Développement social dans le
Nord Ouest de la Somalie.

Les participants ont largement débattu de la question des coutumes en vigueur et du rôle de la religion. La Ministre des Affaires familiales et du Développement social dans le Nord Ouest de la Somalie, Fadume Haji Adam, a prononcé un discours d’ouverture axé sur les traditions culturelles et religieuses particulières à la région dont on constatait l’impact sur les femmes et les jeunes filles dans le contexte du VIH.

« C’est dans nos traditions que résident nos problèmes, mais c’est également là que nous devons trouver les solutions, » a-t-elle déclaré.

Les participants ont souligné le caractère essentiel de l’adaptation des stratégies appliquées dans le domaine de la sexospécificité et du sida au contexte régional pour une action efficace. A l’appui d’un certain nombre d’exemples illustrant l’inadéquation des actions engagées dans la lutte contre le sida avec la situation des femmes musulmanes, le Dr Nafisa Mohamed Abdelkarim, de l’Université des femmes de Afhad, au Soudan, a appelé à un examen plus approfondi du quotidien de nombreuses femmes et jeunes filles de la région : « Nous ne pouvons pas adopter un plan international sur les questions de sexospécificité et de sida, nous devons élaborer notre propre programme. Nous devons trouver nos propres stratégies et solutions, » a-t-elle souligné.

« Souvent, nos femmes ne font pas des choix personnels. Elles prennent leurs décisions en fonction du contexte social dans lequel elles évoluent. Nos ripostes au sida doivent tenir compte de ces contextes, et pas seulement des individus. Nous devons faire du sida notre affaire, avec des mots et des interventions qui nous parlent et correspondent à nos situations, » a-t-elle ajouté.

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L’accent a été mis sur l’importance fondamentale
d’adapter les stratégies développées dans le
domaine de la sexospécificité et du sida au
contexte régional, pour agir efficacement.

La réunion a rassemblé des personnes venues de régions du monde parmi les plus fortement affectées par des conflits. L’une des préoccupations clés des participants a consisté à trouver le moyen de maintenir la question de la sexospécificité et du sida au premier rang d’un ordre du jour politique et médiatique déjà très chargé. « L’ordre du jour est déjà complet en raison de problèmes immédiats et urgents. Dans le même temps, nous pouvons voir à quel point les situations de conflit accroissent la vulnérabilité au VIH, » a déclaré Laila Baker, Représentante adjointe de l’UNFPA dans les territoires palestiniens occupés.

« Plutôt que d’axer tous nos efforts sur un mode d’urgence, nous devons garder l’œil sur la question de la sexospécificité et du sida dans les situations de conflit. Nous ne pouvons nous permettre d’ignorer un tel problème de développement, » a-t-elle renchéri.

Pour compléter cette réunion d’experts, le groupe de réflexion a défini plusieurs actions clés destinées à faire avancer les choses, au nombre desquelles l’examen des ripostes nationales au sida dans un contexte sexospécifique, et le renforcement des capacités des partenaires nationaux afin d’intensifier les approches sexospécifiques et la mobilisation des principaux ministères et partenaires susceptibles d’intervenir au niveau régional dans le domaine de la sexospécificité et du sida.



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Davantage d’informations sur la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord

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Médaille d’or pour les athlètes africains dans la prévention du VIH

03 août 2007

20070803_AllAfricaGames1_240.jpgLes jeunes athlètes de tout le continent visitent un
stand d’information sida pour mieux s’informer des
outils et techniques de prévention du VIH.
Photo: ONUSIDA

Après que l’on ait hissé les drapeaux, chanté les hymnes nationaux et distribué les médailles, c’est la prévention du VIH qui s’est haussée au rang de championne des Jeux africains 2007 organisés en Algérie au mois de juillet dernier.

Pendant que les athlètes de tout le continent couraient, sautaient, lançaient et marchaient pour gagner des médailles, les bénévoles de l’ONG algérienne ‘AIDS-Algérie’ donnaient, eux, le coup d’envoi d’une campagne de prévention du VIH destinée aux jeunes dans tous les sites clés de la compétition, y compris dans les cités sportives de la capitale destinées à héberger les athlètes.

Les jeunes compétiteurs sportifs ont été invités à visiter les stands sida, où ils ont pu obtenir des informations et en apprendre davantage sur les outils et techniques de prévention du VIH. Cette campagne, qui s’accompagnait de projections de vidéos sur la prévention du VIH et de distributions de préservatifs, a permis de toucher quelque 25 000 jeunes athlètes africains.

« Les équipes de sensibilisation sont parvenues à susciter un réel intérêt et une vraie participation auprès des jeunes athlètes africains des deux sexes, » a déclaré le Professeur Abdelkader Semid, Président de la Commission médicale du comité d’organisation des Jeux africains. « Cela a permis d’ouvrir les yeux de tous ces gens aux risques d’infection par le VIH et à la nécessité de se prémunir de l’infection, » a-t-il ajouté.

Organisée avec l’appui du comité directeur des Jeux, de l’UNFPA, du Secrétariat de l’ONUSIDA et du Fonds mondial, la campagne a montré qu’il était possible d’intégrer efficacement la prévention du VIH dans des manifestations sportives.

20070803_AllAfricaGames2_240.jpgLa campagne de sensibilisation sur le sida a
permis de toucher quelque 25 000 athlètes
africains.
Photo: ONUSIDA

« La riposte mondiale au sida a besoin de l’engagement de tous, dans l’ensemble des secteurs de la société. Cet événement majeur nous a fourni un excellent accès auprès des porte-parole de la jeunesse algérienne et africaine et nous espérons que cela les encouragera à poursuivre la mission de notre association dans la lutte contre le sida, » a précisé M. Adel Zeddam, Président de l’association ‘AIDS-Algérie’.

Les athlètes rencontrés sur les stands d’information ont souligné leur satisfaction d’avoir pu prendre part à une telle initiative et ont manifesté leur souhait de faire avancer la riposte au sida.

« Pour des gens comme nous qui participons à des manifestations sportives partout dans le monde, il s’agit d’une excellente initiative. Ce programme est vraiment spécial et j’aimerais le voir reconduit à travers le monde afin que les gens se protègent mieux, » a mentionné Candy, une athlète du Nigéria.

Le champion de judo ivoirien Camara Mangue en convient : « J’aimerais inviter toutes les générations à faire face au sida – c’est l’affaire de tous. »

« Le monde doit s’unir pour combattre le sida, » a déclaré le boxeur namibien Tobias.

Suite au succès de cette campagne, on peut souhaiter que de telles actions de prévention du VIH s’inscrivent de manière récurrente dans l’agenda des jeux à venir et dans celui de l’ensemble des manifestations sportives organisées sur le continent.

« Le sport constitue une force de changement, et en impliquant les jeunes dans les sports et les campagnes de prévention du VIH, nous pouvons leur donner les moyens d’être forts et de devenir des leaders dans ces deux domaines, » a conclu le Dr Samia Lounnas Belacel, Coordonnateur de l’ONUSIDA en Algérie. 


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Davantage d’informations sur l’Afrique du Nord
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L’ONUSIDA et un géant industriel indien s’associent contre le sida

02 août 2007

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L’ONUSIDA et Reliance Industries Limited, plus grande société privée indienne, travaillent à un renforcement de leur collaboration sur des questions en rapport avec le sida avec pour but de promouvoir un plus grand accès aux services d’information, de prévention et de traitement du VIH à travers l’Inde.

L’idée d’une plus grande collaboration entre le géant industriel indien et l’ONUSIDA est née lors d’une rencontre récente entre M. Mukesh Ambani, Chairman et Directeur général de Reliance Industries Limited’s (RIL), et M. Michel Sidibe, Directeur exécutif adjoint de l’ONUSIDA, à l’occasion de laquelle ils ont discuté de la situation du sida en Inde. L’étendue de cet élargissement de leur collaboration et la création d’un éventuel partenariat sont en cours d’étude.

Ce n’est pas la première fois que la société RIL intervient dans la lutte contre le sida – elle a en effet reçu une récompense (UNAIDS Civil Society Awards 2006) en reconnaissance de son engagement et de son appui exceptionnels à la riposte nationale au sida à l’occasion de la Journée mondiale sida du 1er décembre 2006. La société RIL a aussi reçu une récompense de haut niveau décernée au titre de la riposte du monde des entreprises contre le sida en 2007 en reconnaissance des actions mises en œuvre par ses soins pour lutter contre l’épidémie dans le secteur industriel indien.

L’ONUSIDA a joué un rôle majeur pour aider à mettre en place la politique de lutte contre le sida sur le lieu de travail de la société RIL et pour orienter ses efforts de lutte contre l’épidémie en Inde. 

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Les chefs religieux des Caraïbes ripostent au sida

30 juillet 2007

20070731_FBOCaribbean_240.jpgOn estime que le sida a causé la mort de 27 000
personnes aux Caraïbes, au cours de l’année 2006.
Photo: ONUSIDA

Plus de 130 chefs religieux des Caraïbes se sont réunis à La Barbade pour débattre de leur rôle dans l’intensification de la riposte au sida et de la nécessité d’éradiquer la stigmatisation et la discrimination associées au sida.

Le forum interconfessionnel a conclu que, si elles souhaitent être réellement efficaces contre l’épidémie de sida, les organisations confessionnelles doivent ouvrir leurs portes aux personnes vivant avec le VIH et à celles qui sont exposées au risque de contamination par le VIH.

« Nous devons ouvrir tout grand nos portes et accueillir chacun. Nous devons être en tête de la lutte, que ce soit en nous ouvrant à tous ou en étant les premiers à effectuer un test VIH, » a déclaré le Dr Nigel Taylor, Président de l’Association évangélique de la Barbade (BEA).
Accueillis par la BEA, la Commission nationale de La Barbade sur le VIH/sida et l’ONUSIDA, les participants à ce forum de deux jours ont pu débattre des questions d’intégration et de sexualité humaine dans le contexte du sida.

S’exprimant dans le cadre de cette rencontre, Sir George Alleyne, Envoyé spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour le VIH/sida dans les Caraïbes a souligné que les organisations confessionnelles devaient adopter une attitude radicale et réaliste : « Je vous demande d’intégrer non seulement ceux dont on sait qu’ils sont séropositifs au VIH ou ceux qui le déclarent eux-mêmes. J’ai l’audace de vous demander d’intégrer également les personnes qui ont été exclues en raison d’un mode de vie ne correspondant pas à la norme imposée par la société, » a-t-il déclaré.

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Sir George Alleyne, Envoyé
spécial du Secrétaire général
des Nations Unies pour le
VIH/sida dans les Caraïbes a
participé au forum.

On estime que le sida a causé la mort de 27 000 personnes aux Caraïbes, au cours de l’année 2006, et aujourd’hui, il constitue la principale cause de décès parmi les adultes âgés de 15 à 44 ans. Soulignant la gravité de l’épidémie dans la région, le Dr Carol Jacobs, qui préside la Commission nationale de la Barbade sur le VIH/sida, a déclaré qu’une plus grande ouverture de la part des organisations confessionnelles n’était pas seulement un impératif moral mais également une nécessité absolue pour le succès de la riposte au VIH dans les Caraïbes.

« Nous devons coopérer et exploiter les points forts des organisations confessionnelles, avec toute l’influence qu’elles ont dans nos sociétés, afin de vraiment nous attaquer à la stigmatisation et à la discrimination dont sont notamment victimes les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes et les professionnel(le)s du sexe, » a-t-elle déclaré.

« Si ces groupes sont intégrés, nous pourrons alors parler plus librement du virus et de ce que nous pouvons faire pour en prévenir la transmission sans craindre de condamner quiconque ni de laisser personne de côté. »


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Davantage d’informations sur les Caraïbes

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La Conférence de Sydney sur le sida donne un aperçu des progrès scientifiques accomplis dans les traitements et la prévention du VIH

25 juillet 2007

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La 4e Conférence de l’IAS sur la pathogenèse, les traitements et la prévention du VIH s’est achevée aujourd’hui à Sydney, Australie. Plus de 5000 délégués venus de 133 pays se sont réunis pendant quatre jours pour examiner les derniers résultats de la recherche liée au VIH.

« Les recherches présentées à Sydney ne portent pas seulement sur les progrès récents réalisés en matière de traitement et de prévention – aussi importants soient-ils – mais également sur la manière d’aider les pays en développement à renforcer leurs systèmes de santé de telle sorte que ces progrès se concrétisent pour les personnes exposées au risque qui en ont besoin, » a déclaré le Président de l’IAS, le Dr Pedro Cahn, Coprésident de la Conférence internationale et Directeur de la Fundación Huesped en Argentine.

Les spécialistes du VIH et les responsables communautaires ont pu entendre les présentations de certains des scientifiques les plus au fait de la recherche fondamentale et clinique et de la prévention. Au nombre des sujets abordés dans ces exposés, on aura relevé la mise à disposition des traitements antirétroviraux dans le monde en développement et la nécessité pour la recherche d’ouvrir des horizons sur l’amélioration des traitements, sur la double infection VIH/tuberculose et sur les questions éthiques et pratiques associées à la recherche sur la prévention du VIH.

Mettant l’accent sur la nécessité d’intensifier les programmes sur le VIH/tuberculose, Michel Sidibe, Directeur exécutif adjoint de l’ONUSIDA pour les programmes, a déclaré « Il est urgent d’investir dans la recherche et dans les programmes portant sur la tuberculose si nous voulons éviter que la tuberculose, dans sa forme pharmacorésistante en particulier, anéantisse tous les progrès que nous avons accompli grâce aux améliorations des traitements et de la prise en charge du sida. Tous nos médicaments, produits diagnostiques et vaccins datent du siècle dernier ou même du précédent. »

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Cérémonie d’ouverture.
Photo: IAS

Les chercheurs, cliniciens, experts en santé publique et responsables communautaires ont également été informés des nouvelles stratégies de prévention et de traitement, de l’utilisation innovante de la thérapie génique pour traiter les maladies associées au VIH, des techniques de prévention contrôlées par les femmes, du test VIH proposé par les prestataires de santé et de la prévention de la transmission mère-enfant.

« Avec moins d’un tiers des personnes séropositives au VIH ayant accès à des médicaments indispensables dans les pays à revenu faible ou intermédiaire, et moins encore ayant accès à des services de prévention avérés, aux préservatifs et aux seringues stériles par exemple, l’objectif de l’accès universel d’ici à 2010 doit rester une priorité, » a déclaré le Président de l’IAS, le Dr Pedro Cahn. « La science nous a donné les outils nécessaires pour prévenir et traiter efficacement le VIH. Le fait que nous n’ayons pas encore mis en pratique les résultats de ces recherches est un échec et une honte. »

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La conférence s’est ouverte sur une déclaration des organisateurs demandant que 10 % de toutes les ressources allouées aux programmes de lutte contre le VIH soient destinés à la recherche. Au moment de clore la conférence, plus de 1550 chercheurs, cliniciens, décideurs et responsables communautaires du monde entier avaient signé la Déclaration de Sydney.

La International AIDS Society a annoncé avoir choisi Le Cap, en Afrique du Sud, comme site de la 5e Conférence de l’IAS sur la pathogenèse, les traitements et la prévention du VIH, en juillet 2009. Cette manifestation sera organisée par l’IAS, en partenariat avec une organisation non gouvernementale sud-africaine, Dira Sengwe, organisatrice des Conférences sud-africaines sur le sida.



Liens:

Consulter le site Internet de la International AIDS Society (en anglais)

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4th IAS Conference on HIV Pathogenesis, Treatment and Prevention in Sydney

25 juillet 2007

The Australian Society for HIV Medicine and the International AIDS Society were the hosts of the 4th IAS Conference on HIV Pathogenesis, Treatment and Prevention.More than 5,000 delegates from 133 countries came together for the four-day conference to examine the latest developments in HIV biology, pathogenesis, treatment and prevention science.Emphasising the need to scale-up TB/HIV programmes Michel Sidibe, UNAIDS Deputy Executive Director of Programmes, UNAIDS said, "Urgent investment in TB research and programmes is needed if we are to avoid TB, and especially drug resistant TB, undoing all the advances we have gained through better AIDS treatment and care. All of our drugs, diagnostics and vaccines date from the last century or even the century before that."

4thIAS_sidney1_july2007.JPG Presentations included the roll out of antiretroviral treatment in the developing world and the need for research to inform treatment scale-up, HIV/TB co-infection, and ethical and practical issues related to HIV prevention research. 22-25 July 2007, Sydney, Australia.

4thIAS_sidney2_july2007.JPG Deputy Executive Director of Programmes at UNAIDS, Michel Sibide, participated in events around treatment, sustainability in the era of universal access, the TB/HIV co-epidemic and men who have sex with men in Asia. 22-25 July 2007, Sydney, Australia.

4thIAS_sidney3_july2007.JPG UNAIDS supported an emotive exhibition at the Sydney AIDS conference portraying, in words and pictures the double impact that TB and HIV has on people and communities in South Africa and Zambia.

Links:

Read Sydney AIDS Conference reports on scientific advances in HIV treatment and prevention
4th IAS Conference on HIV Pathogenesis, Treatment and Prevention opens in Sydney
4th IAS Conference on HIV Pathogenesis, Treatment and Prevention, Sydney 2007

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Initiative mondiale pour interrompre la propagation du VIH parmi les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes

24 juillet 2007

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Il est malheureusement vrai que trop souvent, les personnes les plus exposées au risque et celles qui ont le plus besoin de programmes de prévention du VIH, de traitement et de soins sont également celles qui ont le moins de chances d’accéder à ces services. On estime par exemple qu’à l’échelon mondial, moins d’un homme sur 20 ayant des rapports sexuels avec des hommes a accès à ce type de services.

Pour tenter d’intensifier les actions engagées et interrompre la propagation du VIH parmi les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes, la Fondation américaine pour la Recherche sur le sida (amfAR) a lancé une initiative d’appui aux organisations communautaires de HSH lors de la Conférence internationale de Sydney sur le sida.

L’initiative soutiendra directement les organisations communautaires, mais plaidera aussi en faveur d’une intensification de la recherche sur les questions liées aux HSH et financera des actions de sensibilisation à l’échelon mondial dans le but de mobiliser des fonds auprès des donateurs internationaux, des gouvernements et autres. Le programme de sensibilisation s’attachera en outre à lancer des campagnes destinées à éliminer toute forme de stigmatisation, de discrimination et de violence qui menacent la vie des HSH et alimentent la propagation du sida.

« Donner aux HSH et aux autres groupes marginalisés les moyens de se protéger du VIH constitue l’une des priorités majeures de la planète en matière de santé, » a déclaré le Dr Peter Piot, Directeur exécutif de l’ONUSIDA.

Il s’agit là d’une initiative importante, les données recueillies et l’expérience acquise ayant démontré qu’articuler les programmes et les services associés au sida autour des populations les plus exposées au risque faisait avancer la riposte et contribuait à réduire la stigmatisation et la discrimination.

Au Bangladesh par exemple, les puissantes campagnes de sensibilisation organisées par la Banhu Social Welfare Society dans le cadre d’un travail en réseau et d’interventions lors de réunions gouvernementales notamment, ont permis d’intégrer les questions liées aux hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes au Plan stratégique national quinquennal de lutte contre le VIH et le sida.

En Indonésie, le Programme Aksi Stop AIDS et Family Health International ont collaboré avec les pouvoirs publics indonésiens pour mettre en lumière la contribution susceptible d’être fournie par les groupes d’hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes. Ces groupes participent dorénavant régulièrement aux consultations organisées par le Ministère de la Santé sur le sida..

Pourtant, dans de nombreux pays, les efforts de prévention sont entravés par des lois qui criminalisent les rapports sexuels entre hommes, rendent difficiles les activités avec ces groupes et bloquent leur contribution à la riposte à l’épidémie. Lorsque les attitudes sociales, culturelles et religieuses rendent ce sujet sensible sur le plan politique, il arrive que les politiciens hésitent à soutenir des politiques et programmes susceptibles d’entraîner une critique publique de la part des responsables communautaires et de la population.

D’insuffisants travaux de recherche sur la question des hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes, notamment sur les comportements et attitudes, ainsi que sur la criminalisation, la stigmatisation et la discrimination juridique à leur endroit constituent autant d’obstacles importants à l’exécution de programmes efficaces.

« Après un quart de siècle d’épidémie, les HSH de nombreux pays ne disposent toujours pas des outils les plus élémentaires pour se protéger du VIH, » a expliqué Kevin Frost, PDG par intérim d’amfAR. « Nous devons avoir le courage d’épauler les organisations communautaires qui montent au front, dispensant des services et exigeant davantage des pouvoirs publics. Si elles sont financées et soutenues, ces organisations peuvent changer les attitudes et les politiques et mobiliser des fonds pour suspendre la propagation du VIH parmi les HSH. »




Liens

Davantage d’informations sur l’Initiative HSH (en anglais)
Télécharger dans la Collection des Meilleures Pratiques : Le VIH et les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes dans la Région Asie/Pacifique (pdf, 1,11 Mb) (en anglais)
Davantage d’informations à lire sur les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes
Télécharger le document de politique générale sur les HSH (frenesrupt(pdf, 232 Kb | 226 Kb | 237 Kb | 429 Kb | 130 Kb)

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Troisième réunion ministérielle sur le VIH/sida dans la Région Asie/Pacifique

24 juillet 2007

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Le but de la réunion était d’intensifier l’appui et
l’engagement des entreprises dans la riposte
engagée contre le sida au niveau de la région.
Photos : ONUSIDA/O. O'Hanlon

Entreprises et pouvoirs publics contre le sida

Dans le cadre des efforts déployés pour renforcer la riposte à l’épidémie dans la région, l’Agence australienne pour le Développement international ( AusAID) et la Asia Pacific Business Coalition Against AIDS (APBCA) ont réuni des représentants des entreprises et des pouvoirs publics ainsi que des ministres pour une troisième rencontre ministérielle sur le VIH/sida.

La réunion, qui s’est tenue à Sydney, Australie, le 23 juillet, avait pour but d’intensifier l’appui et l’engagement des entreprises dans la riposte engagée contre le sida au niveau de la région. Elle visait également à développer les objectifs formulés par les ministres de la région lors des deux rencontres ministérielles précédentes, à savoir ‘promouvoir la mobilisation et les partenariats au niveau le plus élevé parmi les principaux intervenants associés à la lutte contre le sida dans la région’.

« L’objectif de cette réunion est de mettre en avant et de renforcer le partenariat existant entre les pouvoirs publics et les entreprises dans la lutte contre le sida – afin de renforcer les réseaux et services qui sont à l’avant-garde de la riposte à l’épidémie dans la région, » a déclaré l’Honorable Alexander Downer, député et Ministre australien des Affaires étrangères dans son allocution d’ouverture. « Les cinq prochaines années seront cruciales, s’agissant de se préparer à l’impact du sida et d’étendre la prévention, en particulier si nous voulons atteindre l’Objectif du Millénaire pour le développement d’interruption de la propagation du VIH/sida et de renversement du cours de l’épidémie d’ici 2015, » a-t-il ajouté. 

L’impact du sida sur le secteur privé a constitué le thème central des discussions, les effets observés en Afrique étant autant de leçons à tirer. Parmi les problèmes soulevés, on aura noté le coût croissant de l’épidémie de sida pour les entreprises, s’agissant notamment de l’absentéisme imputable à la maladie ou de la participation à des funérailles, du coût d’une inhumation, des prestations des assurances-maladie, et du recrutement et de la formation de nouveaux employés pour remplacer ceux décédés du sida.

Au cours de sa présentation, Michel Sidibe, Directeur exécutif adjoint de l’ONUSIDA pour les Programmes a déclaré : « Toute personne vivant avec le VIH qui a besoin d’un traitement antirétroviral doit y avoir accès, et meilleur sera l’accès à une prévention efficace, moins nous compterons de personnes ayant besoin d’un traitement. »

La réunion a coïncidé avec la Conférence de la International AIDS Society organisée à Sydney du 22 au 25 juillet 2007 (consulter le site Internet de la conférence).


Historique – Réunion ministérielle sur le VIH/sida dans la Région Asie/Pacifique

En 2001, s’appuyant sur la dynamique produite par la Session extraordinaire de l’Assemblée générale des Nations Unies sur le VIH/sida, le Gouvernement australien a accueilli la première réunion ministérielle sur le VIH/sida de la Région Asie/Pacifique. Les ministres des 33 pays concernés se sont rassemblés pour discuter des problèmes posés par le sida dans la région et pour trouver les moyens de renforcer leurs partenariats dans la lutte contre l’épidémie.

Le Gouvernement thaï a accueilli la deuxième réunion ministérielle à Bangkok en 2004. Le thème de cette réunion était : ‘L’accès pour tous : responsabilisation politique’ et elle s’articulait autour de l’action multisectorielle et du rôle essentiel des responsables politiques dans la riposte engagée contre le sida au niveau de la région.


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La coalition aide les entreprises à riposter au sida
en fournissant des ressources et des services de
grande qualité.
Photos : ONUSIDA/O. O'Hanlon

La Asia Pacific Business Coalition on AIDS

La Asia Pacific Business Coalition on AIDS a été créée pour répondre à la nécessité d’accroître l’engagement et la coordination du secteur privé dans la lutte contre le sida au niveau de la région. C’est Bill Clinton, ancien Président des Etats-Unis, qui l’a lancée en février 2006.

Parmi ses membres, on compte bon nombre des plus grandes compagnies australiennes, notamment Qantas et BHP Billiton.

La coalition aide les entreprises dans leur riposte au sida en fournissant des ressources et des services de qualité à l’appui des meilleures pratiques de lutte contre le sida dans la région.




 

Liens:

La Asia Pacific Business Coalition on AIDS (en anglais)
Programme d’aide du gouvernement australien AusAID (en anglais)
Coalition mondiale des entreprises contre le VIH/sida (en anglais)

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La Conférence de Sydney sur le sida donne un aperçu des progrès scientifiques accomplis dans les traitements et la prévention du VIH

20 juillet 2007

La Conférence de Sydney sur le sida donne un aperçu des progrès scientifiques accomplis dans les traitements et la prévention du VIH

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La 4e Conférence de l’IAS sur la pathogenèse, les traitements et la prévention du VIH s’est achevée aujourd’hui à Sydney, Australie. Plus de 5000 délégués venus de 133 pays se sont réunis pendant quatre jours pour examiner les derniers résultats de la recherche liée au VIH.

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25 juillet 2007

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Initiative HSH lancée lors de la Conférence de Sydney sur le sida

Il est malheureusement vrai que trop souvent, les personnes les plus exposées au risque et celles qui ont le plus besoin de programmes de prévention du VIH, de traitement et de soins sont également celles qui ont le moins de chances d’accéder à ces services. On estime par exemple qu’à l’échelon mondial, moins d’un homme sur 20 ayant des rapports sexuels avec des hommes a accès à ce type de services.

Pour tenter d’intensifier les actions engagées et interrompre la propagation du VIH parmi les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes, la Fondation américaine pour la Recherche sur le sida (amfAR) a lancé une initiative d’appui aux organisations communautaires de HSH lors de la Conférence internationale de Sydney sur le sida.

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Tuberculose et VIH : la double épidémie

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Pour contribuer à convaincre la communauté scientifique intervenant dans le domaine de la lutte contre le VIH d’intensifier les recherches en vue d’améliorer la prévention, le diagnostic et le traitement de la tuberculose parmi les personnes vivant avec le VIH, l’ONUSIDA soutient, dans le cadre de la Conférence de Sydney sur le sida, une émouvante exposition illustrant, en mots comme en images, le double impact de la tuberculose et du VIH sur les populations et les communautés d’Afrique du Sud et de Zambie.

Voire la gallerie photo (en anglais)

Guide de navigation sur les sessions tuberculose/VIH de la Conférence de Sydney sur le sida (pdf, 144 Kb) (en anglais)

Davantage d’informations à lire sur la tuberculose et le VIH


21 juillet 2007

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Cérémonie d'ouverture
Photo: IAS

Combler le fossé entre recherche et pratique

Plus de 5000 personnes se réunissent à Sydney, Australie, pour prendre part à la 4e Conférence sur la pathogenèse, les traitements et la prévention du VIH. La conférence, organisée entre le 22 et le 25 juillet 2007, présentera les résultats des dernières recherches effectuées dans le domaine de la biologie, de la pathogenèse, du traitement et de la prévention du VIH.

En savoir plus

Consulter le site web de la conférence (en anglais)

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Ouverture à Sydney de la 4e Conférence de l’IAS sur la pathogenèse, les traitements et la prévention du VIH

20 juillet 2007

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La Australian Society for HIV Medicine et la International AIDS Society sont les hôtes de la 4e Conférence de l’IAS sur la pathogenèse, les traitements et la prévention du VIH organisée à Sydney, Australie, du 22 au 25 juillet 2007.

Plus de 5000 délégués sont attendus au cours de la conférence qui présentera les derniers résultats des dernières recherches effectuées dans le domaine de la biologie, de la pathogenèse, du traitement et de la prévention du VIH. 

Organisée tous les deux ans, cette conférence est l’occasion, pour les principaux chercheurs, cliniciens, experts de la santé publique et responsables communautaires, d’examiner les dernières avancées de la recherche liée au VIH et de déterminer comment les progrès scientifiques peuvent contribuer à la riposte mondiale au sida.

Pour la première fois, la conférence de l’IAS portera également sur la ‘Prévention biomédicale’, en plus de la pathogenèse et des traitements, conformément à la décision prise en 2005, lors de la réunion de Rio de Janeiro.

La section concernant la prévention biomédicale sera principalement axée sur les stratégies de prévention de la transmission du VIH fondées sur une base biomédicale, par exemple, les vaccins, les microbicides, la chimioprophylaxie et les thérapies de substitution pour le traitement de la toxicomanie.

Le Directeur exécutif adjoint de l’ONUSIDA pour les Programmes, Michel Sidibe, participera aux sessions portant sur les questions de traitement et de pérennité de l’accès universel. Le Dr Cate Hankins, Conseiller scientifique principal, lancera de nouvelles directives relatives à l’éthique et la bonne pratique dans les essais.




Liens:

Consulter le site web de la conférence (en anglais)
Consulter le site web de la International AIDS Society (en anglais)
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