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Rapport 2014 sur la drogue au plan mondial : il faut faire plus pour lutter contre la consommation de drogues injectables et le VIH

26 juin 2014

Selon le Rapport 2014 sur la drogue au plan mondial, la Journée internationale contre l'abus et le trafic illicite de drogues lancée le 26 juin par Yury Fedotov, Directeur exécutif de l'ONDC, une forte mobilisation doit être mise sur les besoins de santé et des droits de l'homme pour tous les consommateurs de drogues, surtout ceux qui s'injectent des drogues et qui vivent avec le VIH.

Pour beaucoup de consommateurs de drogues dans le monde il y a un manque inquiétant de programmes sur des données probantes axées sur la prévention, le traitement, la réadaptation et l'intégration sociale. « Il reste de sérieuses lacunes dans la prestation de services. Au cours des dernières années, seul un consommateur de drogues sur six à l'échelle mondiale a eu accès ou a reçu des services de traitement de la toxicomanie chaque année », a déclaré M. Fedotov.

La consommation de drogues injectables et la vulnérabilité accrue associée au VIH restent un problème vital et se dégrade dans certaines régions d'Europe. En utilisant pour la première fois les estimations conjointes de l'ONUDC, de l'ONUSIDA, de la Banque mondiale et de l'Organisation mondiale de la Santé, le rapport indique que des 12,7 millions de personnes qui s'injectent des drogues à l'échelle mondiale, environ 1,7 millions vivent avec le VIH (13%).

La situation est particulièrement grave dans deux régions, l'Asie du Sud-ouest et Europe de l'Est, où la prévalence du VIH parmi les personnes qui s'injectent des drogues est de 28,8% et 23%, respectivement. Le rapport cite des statistiques montrant que pour les 49 pays pour lesquels des données sont disponibles, la prévalence du VIH parmi les consommateurs de drogues injectables est plus de 22 fois plus élevée que dans la population générale, et au moins 50 fois plus élevé pour les 11 pays.

Nous avons vu que les pays qui ont suffisamment investi dans les services de réduction des risques ont remarquablement réduit la transmission du VIH chez les consommateurs de drogues injectables.

Yury Fedotov, Directeur exécutif de l'Office des Nations Unies contre la drogue et le crime

Le Rapport 2014 sur la drogue au plan mondial met l'accent sur la nécessité de mettre en œuvre des services de réduction des risques, le plus important pour éviter l'infection à VIH étant le programme d'aiguilles et de seringues, le traitement substitutif aux opiacés, le conseil et le dépistage volontaires et le traitement antirétroviral. Lorsque ces programmes sont disponibles comme dans les pays d'Europe occidentale et centrale, il y a eu une baisse à la fois de l'incidence du VIH et du nombre de décès liés au sida provoqués par la consommation de drogues injectables sans respect de l'hygiène.

Comme M. Fedotov l'énonce dans la préface du rapport, « Nous avons vu que les pays qui ont suffisamment investi dans les services de réduction des risques ont remarquablement réduit la transmission du VIH chez les consommateurs de drogues injectables. »

En plus d'examiner la consommation de drogues injectables et le VIH, le rapport explore un certain nombre d'autres questions centrales dans un monde où la prévalence de consommation de drogues est signalée comme étant aujourd'hui stable. Il s'agit notamment : des effets d'une hausse de la production d'opium en Afghanistan, de la diminution de l'offre mondiale de cocaïne, du bilan mitigé de la consommation de cannabis qui chute globalement mais qui augmente en Amérique du Nord et le doublement des saisies de méthamphétamine entre 2010 et 2012.

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La sensibilisation au dépistage du VIH et de conseil dans le Sud-Soudan

23 juin 2014

En privé, Albert Joseph Lustiko de l'armée du Sud-Soudan se dit être un ambassadeur pour le dépistage du VIH. Quand il termine son travail du matin comme homme de ménage sur la base de Juba, il reste pour parler du VIH à d'autres soldats et les encourager à profiter des services de dépistage et de conseils anti-VIH à l'hôpital militaire tout proche.

« Certains soldats savent qu'ils sont malades, mais ils refusent d'aller se faire dépister alors même qu'ils présentent des symptômes », déclare M. Lustiko. Il explique leur hésitation par une mauvaise compréhension du virus et la faible sensibilisation sur le traitement disponible, mais aussi la stigmatisation qui va avec lorsque l'on vit avec le VIH.

Lustiko a fait le dépistage du VIH en 2009 après avoir entendu les campagnes radiophoniques sur l'importance des services de dépistage et de conseils anti-VIH. Après avoir appris sa séropositivité, il a demandé à ses deux épouses d'aller à l'hôpital avec lui pour se faire dépister. Sa première épouse pensait que le diagnostic signifiait qu'il était « mort-vivant », et il a passé deux jours à lui expliquer qu'avec un traitement antirétroviral (ART) son diagnostic n'était pas une condamnation à mort. Elle a finalement accepté de se faire dépister. Les deux épouses ont été testées séronégatives au VIH et, depuis son diagnostic, ont maintenu leur statut et chacune d'entre elle a eu des enfants nés sans le VIH.

« Je vais maintenant envoyer un message à tout le monde », a déclaré Lustiko ». « Que vous soyez une femme ou un homme, que vous soyez séropositif ou séronégatif, informez-en votre conjoint pour que tout le monde puisse aller à l'hôpital. Si l'un de vous est séropositif, vous devez aller à l'hôpital et suivre les règlements. Recevez-y des conseils et vous pouvez vivre plus longtemps avec votre épouse. Vous pouvez avoir des enfants avec votre épouse ».

Cependant, le manque de connaissances sur le VIH s'étend au-delà de la famille de M. Lustiko et de la base militaire. Les responsables de santé disent qu'il y a généralement une faible connaissance sur le VIH dans tout le Sud-Soudan. Selon une analyse de l'épidémie dans le pays publiée plus tôt cette année par le gouvernement et l'ONUSIDA, seules 45% des femmes entre 15 et 49 ans avaient entendu parler du virus.

Depuis son indépendance en Juillet 2011, le Sud-Soudan a fait des efforts pour surmonter l'épidémie de VIH. Toutefois, des défis cruciaux, notamment la stigmatisation, la faible sensibilisation et connaissance du statut VIH ainsi que le manque services de santé de qualité de proximité continuent d'entraver la riposte nationale au VIH. Une enquête sur la santé des ménages en 2010 a révélé que seulement 23% des hommes qui ont participé à l'enquête s'étaient fait dépister au VIH, et moins de la moitié avaient reçu leurs résultats.

Selon Moïse Mutebi, directeur du programme de lutte contre le VIH de l'Organisation mondiale de la Santé pour le Sud-Soudan, il est essentiel de faire passer le message dans tout le pays sur l'importance de connaître son statut, en particulier chez les personnes les plus exposées au VIH.

« La grande majorité des personnes ne connaissent pas leur statut VIH », a déclaré le Dr Mutebi. « C'est la raison pour laquelle nous ne pouvons pas identifier qui vit avec le VIH. Néanmoins, tous ceux qui ont été identifiés comme vivant avec le VIH ont été dirigés vers des soins et des traitements ».

Le Sud-Soudan intègre maintenant la fourniture de services de dépistage et de conseils anti-VIH dans des centres de santé pour permettre aux patients d'éviter la stigmatisation qui vient avec la visite de ces services autonomes et se faire dépister au VIH. « Lorsque les patients voient le chirurgien, le dermatologue ou le médecin, les médecins peuvent fournir des informations sur le VIH et la nécessité du dépistage », a déclaré Emmanuel Lino, directeur adjoint au ministère de la Santé en charge des services anti-VIH. « C'est comme si nous normalisions le VIH en testant et conseillant volontairement. »

Dr Lino a indiqué que son ministère organise des formations dans les centres de santé de tout le pays pour les médecins, les infirmières et « même les gardiens » pour qu'ils aient une connaissance pratique du virus et où les personnes peuvent aller se faire dépister au VIH et pour les traitements.

Agir pour que plus de personnes bénéficient du traitement anti-VIH est cependant lié à révéler d'autres lacunes dans le système de santé du pays comme le fait qu'il n'y a que 22 établissements dans tout le pays fournissant des traitements antirétroviraux. Le Sud-Soudan manque également de laboratoires nécessaires pour diagnostiquer les patients et d'équipement nécessaire pour contrôler le virus.

Même M. Lustiko, qui est généralement satisfait des services qu'il a reçus, a souligné que le centre de traitement antirétroviral était plus d'une fois à court de médicaments, le laissant plusieurs mois sans traitement. Une interruption imprévue de traitement antirétroviral est extrêmement dangereuse car elle peut permettre au virus un rebond ou conduire le patient à développer une résistance au traitement.

Le ministère a planifié des solutions pour remédier à ces problèmes, y compris une meilleure intégration des services de traitement antirétroviral dans les centres de soins de santé primaires existants et la construction de 100 nouveaux centres dans les années à venir. Dr Lino dit qu'il y a un engagement de longue date du gouvernement pour répondre aux besoins à mesure qu'ils surviennent. Mais d'abord, dit-il, les personnes doivent être plus conscientes du virus.

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Dans l'histoire très récente, nombre de personnes sont forcées de fuir leurs maisons

20 juin 2014

Selon un rapport publié par l'Agence des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR), le nombre de réfugiés, de demandeurs d'asile et de personnes déplacées dans le monde a considérablement augmenté dépassant pour la première fois depuis la Seconde Guerre mondiale la barre des 50 millions.

Selon la publication du UNHCR intitulée Tendances mondiales pour 2013publiée pour coïncider avec la Journée mondiale des réfugiés le 20 Juin de chaque année, 51,2 millions de personnes ont été déplacées de force et jusqu'à 6 millions à partir de 2012.

La guerre dans la République arabe syrienne est donnée comme la principale raison de cette augmentation, alors qu'un nombre croissant d'individus et de familles rejoignent les 2,5 millions de réfugiés syriens et les 6,5 millions de personnes déplacées internes. Les conflits dans le Sud-Soudan et en République centrafricaine sont également mis en évidence comme la cause des déplacements forcés à grande échelle.

Le sort des personnes déplacées internes, un record de 33,3 millions, est souligné comme une préoccupation particulière par l'UNHCR. Il est difficile d'atteindre les nombreuses personnes qui restent dans les zones de conflit et elles n'ont pas accès à la protection internationale dont bénéficient les réfugiés. Compte tenu de cette situation, le rapport décrit 2013 comme l'une des années les plus difficiles de l'histoire de l'UNHCR.

António Guterres, Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés, a déclaré, « Nous voyons ici les immenses coûts de ne pas mettre fin aux guerres, de ne pas pouvoir résoudre ou prévenir les conflits. La paix est aujourd'hui dangereusement déficitaire. Les humanitaires peuvent aider comme un palliatif, mais les solutions politiques sont absolument vitales. Sans cela, les niveaux alarmants de conflit et la souffrance de masse qui se reflètent dans ces chiffres vont continuer ».

Les personnes déplacées de force deviennent souvent plus vulnérables socialement, économiquement et en terme de santé. Par exemple, contracter le VIH est bien plus probable si elles s'engagent dans des rapports sexuels transactionnels pour répondre à leurs besoins de base. De plus, l'accès aux services de santé et d'éducation peut être extrêmement limité et l'utilisation du viol comme une arme de guerre augmente également la vulnérabilité.

Le rapport mondial sur les tendances soutient que l'UNHCR maintient son engagement pour protéger les droits et le bien-être de ceux qui sont contraints de fuir leurs maisons et continue de travailler afin de trouver des solutions à long terme comme le retour volontaire, l'intégration locale ou la réinstallation dans un pays tiers. Selon M. Guterres, les pays du monde doivent également redoubler d'efforts pour à la fois mettre fin aux conflits et soutenir les personnes dans le besoin.

« La communauté internationale doit surmonter ses différences et trouver des solutions aux conflits actuels en République centrafricaine, au Sud Soudan, dans la République arabe syrienne et ailleurs. Des donateurs non traditionnels doivent suivre à côté des donateurs traditionnels. Beaucoup de personnes sont aujourd'hui déplacées de force, cela représente les populations entières de pays de taille moyenne à grande comme la Colombie ou l'Espagne, l'Afrique du Sud ou la République de Corée », a t-il ajouté.

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La Tunisie s'engage à assumer un rôle de leadership dans la riposte au sida de la région

20 juin 2014

Michel Sidibé, Directeur exécutif de l'ONUSIDA, a félicité la Tunisie pour son rôle de leadership dans la riposte au sida de la région du Moyen-Orient et d'Afrique du Nord lors de sa rencontre avec le président Moncef Marzouki, le 20 Juin à Tunis, Tunisie. M. Sidibé a également félicité la nomination du pays pour accueillir la 18e Conférence internationale sur le VIH / SIDA et les IST en Afrique (ICASA) en 2015.

Le président Marzouki place la Tunisie parmi les pays pionniers à ratifier la Convention arabe sur la prévention du VIH et de la protection des droits des personnes vivant avec le VIH adoptée en mars 2012 par le Parlement Arabe et promis de faire pression pour que le sida reste dans l'agenda de développement post-2015. A la fin de la réunion, le président Marzouki a signé le ballon « Protège le goal », gage de son engagement pour sensibiliser l'opinion mondiale sur la lutte contre le VIH.

Au cours de sa visite de trois jours dans le pays, M. Sidibé a également rencontré des représentants de la société civile et les communautés affectées, le vice-président de l'Assemblée nationale constituante, Mehersia Labadi, le ministre de la Santé, Mohamed Salah Ben Ammar, le ministre des Finances, Hakim Ben Hamouda, et Donald Kaberuka, président de la Banque africaine de développement.

Dans des discussions avec des chefs de communauté, M. Sidibé a souligné le rôle important de la société civile dans la promotion d'une approche fondée sur les droits dans la riposte au sida et la nécessité pour les gouvernements de les engager davantage dans le dialogue politique. Il a également souligné la nécessité urgente d'une réforme législative ainsi que d'une approche de santé publique pour les consommateurs de drogues afin d'éviter la criminalisation et d'assurer l'accès aux services anti-VIH.

M. Sidibé a également réitéré l'importance d'un financement interne pour assurer une réponse durable à l'épidémie, tout en soulignant la nécessité d'établir un plan d'investissement concret qui se concentre sur les ressources là où elles sont le plus nécessaires.

Quotes

« La signature du ballon Protège le goal est le départ d'un nouveau mouvement pour que personne ne soit laissé pour compte dans la riposte au sida. L'ONUSIDA s'engage à soutenir les efforts de la Tunisie pour mettre fin à l'épidémie. »

Michel Sidibé, Directeur exécutif de l'ONUSIDA

« Les gouvernements forts ne doivent pas avoir peur d'une société civile forte. »

Elie Aaraj, président du Réseau régional arabe contre le sida (RANAA) et le directeur de l'Association pour la réduction des risques du Moyen-Orient et d'Afrique du Nord (MENAHRA)

« Chaque population exposée est la solution clé. Nous ne travaillons pas pour la communauté, mais avec elle et sous sa direction. »

Johnny Tahoma, Directeur exécutif de la M Coalition, le premier réseau régional d'hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes

« Défendre et sensibiliser les parents et les jeunes pour qu'ils se protègent est nécessaire pour lutter contre l'épidémie de VIH parmi nos jeunes. »

Meherzia Labidi, vice-présidente de l'Assemblée nationale constituante

Region/country

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L'Asie et le Pacifique sont engagés à fixer des objectifs ambitieux de prévention et de traitement du VIH

16 juin 2014

Des progrès significatifs ont été réalisés dans la région Asie et Pacifique pour atteindre les objectifs définis dans la Déclaration politique des Nations Unies sur le VIH/sida de 2011 et la région peut aspirer à mettre fin à l'épidémie de sida d'ici 2030. C'était l'une des principales conclusions de la consultation de deux jours qui s'est tenue les 12 et 13 Juin à Bangkok, Thaïlande, pour discuter des défis et des opportunités pour accélérer l'intensification des programmes de prévention et de traitement du VIH dans la région après 2015.

A moins de 500 jours pour atteindre les objectifs de la Déclaration politique de 2011, la réunion a renforcé la nécessité d'une action concertée pour atteindre les objectifs de 2015, mais aussi de fixer de nouveaux objectifs ambitieux pour 2020 et 2030. Dans l'optique de ne laisser personne de côté et d'atteindre zéro nouvelle infection à VIH, zéro discrimination et zéro décès lié au sida, il a été convenu par les participants que l'élargissement du dépistage du VIH, en mettant l'accent sur les populations les plus à risque, l'innovation dans la prestation des services et l'augmentation du financement sont la clé pour mettre fin à l'épidémie de sida d'ici 2030.

La consultation régionale a réuni plus de 50 participants, dont des représentants des gouvernements de Chine, de Fidji, d'Inde, d'Indonésie, du Myanmar, de la Thaïlande et du Vietnam, les communautés régionales de personnes vivant avec le VIH, les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes, les professionnel(le)s du sexe, les personnes transsexuelles et les consommateurs de drogues, les coparrainants de l'ONUSIDA et les partenaires au développement.

Suite à la consultation régionale, des dialogues entre les pays seront organisés avec les principaux intervenants pour convenir d'un ensemble d'objectifs nationaux de prévention et de traitement du VIH.

Quotes

« En Asie et dans le Pacifique, des progrès remarquables ont été accomplis au cours des 10 dernières années dans la riposte au VIH, mais nous devons maintenir l'élan pour que nous puissions construire sur nos acquis et terminer le travail. »

Steve Kraus, Directeur de l'équipe de l'ONUSIDA d'appui aux régions pour l'Asie et le Pacifique

« Les objectifs de prévention et de traitement pour 2020 et 2030 sont ambitieux, mais il est bon de mettre la barre haute car elle encourage les professionnels de la santé, les gouvernements et la société civile de se recentrer, d'innover et de collaborer. »

Myint Shwe, Directeur de programme, Programme national sur le sida, département de la Santé, Ministère de la Santé, Myanmar

« ll ne s'agit pas seulement d'être ambitieux mais de travailler sur un moyen de fournir la prévention et le traitement en partenariat avec les communautés pour maximiser l'impact et sauver des vies. Ceci est en ligne avec la façon dont l'Indonésie travaille et, le fait d'avoir un ensemble ambitieux d'objectifs, cela cible bien ces efforts. »

Kemal N. Siregar, secrétaire de la Commission nationale sur le sida, Indonésie

« Nous ne sommes pas de simples numéros. Les nouveaux objectifs pour l'après-2015 doivent assurer l'accès universel aux services de prévention et de traitement de qualité, y compris le diagnostic de l'hépatite C et le traitement pour les consommateurs de drogues. Et nous devrions également élaborer des indicateurs pour le dépistage et les services du VIH menés par la communauté. »

Anand Chabungbam, coordonnateur régional, Réseau asiatique des consommateurs de drogues

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Traiter la consommation de drogues comme un problème de santé publique

12 juin 2014

Un nouveau rapport de la Commission Ouest-Africaine de Drogues (WACD) affirme que le trafic, la consommation et la production de drogues en Afrique de l'Ouest porte atteinte aux institutions, menace la santé publique et fait du tord aux efforts de développement. Le rapport, Pas seulement une zone de transit : Drogues, État et la société en Afrique de l'Ouestmet particulièrement en évidence l'importance d'aborder la consommation de drogues comme un problème de santé publique plutôt que de criminaliser les personnes qui consomment des drogues.

Pas seulement une zone de transit : Drogues, État et la société en Afrique de l'Ouest indique que la criminalisation de la consommation et de la détention de drogues comporte une série de conséquences négatives. Par exemple, cela pèse lourdement sur le système pénal déjà très tendu, aggrave les problèmes sociaux, multiplie les violations des droits de l'homme et encourage la corruption. Cela aggrave également les épidémies majeures telles le VIH et l'hépatite C car les personnes qui consomment des drogues ont souvent peur des représailles juridiques s'ils accèdent aux services de santé et de réduction des risques dont ils ont besoin. Ceci est particulièrement important pour les personnes qui s'injectent des drogues et qui peuvent être très vulnérables au VIH par l'utilisation de matériel non stérile.

Le rapport cite des données pour mettre en évidence l'ampleur du problème dans une région où la consommation de drogues augmente. Par exemple, environ 9,1% des personnes qui s'injectent des drogues au Sénégal vivent avec le VIH contre moins de 1% de la population générale.

Tout comme le fait de traiter la consommation de drogues comme un problème de santé publique à des fin socio-économiques et les conséquences, le rapport plaide également en faveur de la réforme des lois pertinentes, de la décriminalisation de la consommation de drogues et des délits non violents et peu élevés liés à la consommation de drogues, de l'adoption d'approches de moindre mal et de l'encouragement à la recherche, y compris la collecte de données de base sur le trafic et la consommation.

La Commission de l'Afrique de l'Ouest sur les drogues est réunie par l'ancien Secrétaire général de l'ONU Kofi Annan et présidée par l'ancien président nigérian Olusegun Obasanjo.

Quotes

« Nous appelons les gouvernements ouest-africains à réformer les lois et les politiques sur les drogues et à dépénaliser les délits mineurs et non violents liés à la drogue. L'absence criante d'installations de traitement pour les consommateurs de drogues alimente la propagation des maladies et expose toute une génération, qu'il s'agisse de consommateurs de drogues ou non, à l'augmentation des risques pour la santé publique. Nous devons tous puiser l'espoir dans les conclusions de ce rapport. »

Olusegun Obasanjo, président WACD

« Criminaliser les consommateurs de drogues devrait être remplacé par une approche de santé publique. Nous sommes arrivés à la conclusion que la consommation de drogues doit être considérée avant tout comme un problème de santé publique. Les consommateurs de drogues ont besoin d'aide, pas de peine. C'est la raison pour laquelle nous devons traiter efficacement et humainement ce problème en adoptant une approche orientée vers la santé et la société civile doit être pleinement engagée dans cet effort en tant que partenaire. »

Kofi Annan, Responsable WACD

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Coup d'envoi au Brésil de la Campagne « Protéger le goal » de l'ONUSIDA

10 juin 2014

La Campagne « Protéger le goal » de l'ONUSIDA est un mouvement social mondial mobilisant le pouvoir du sport pour permettre aux jeunes d'accéder aux services de dépistage du VIH

La campagne Protéger le goal de l'ONUSIDA a été lancée au Brésil à la veille de la Coupe du Monde de la FIFA 2014. Le lancement de la campagne a été annoncé lors d'un événement spécial le 9 Juin à l'emblématique Théâtre Castro Alves à Salvador, Brésil. Michel Sidibé, Directeur exécutif de l'ONUSIDA, a été rejoint par les partenaires mondiaux et locaux, y compris le gouvernement de l'État de Bahia, la Mairie de Salvador, le ministère brésilien de la Santé, le Fonds des Nations Unies pour la Population (FNUAP) et Ndaba et Kweku Mandela, porte-parole de la campagne « Protéger le goal ».

Dans le cadre de la campagne « Protéger le goal » pendant la Coupe du Monde au Brésil, 2 millions de préservatifs et de dépliants Protège le goal seront distribués dans les 12 villes qui accueillent de la Coupe du Monde et des tests gratuits de dépistage rapide du VIH seront offerts au Fan Fests locaux. D'autres villes comme Aracajú, Porto Seguro, Ribeirão Preto, Santos et bien d'autres se joignent à la campagne. Les écoles de l'Etat de Bahia participent avec des concours et des programmes de formation sur le VIH.

La campagne « Protéger le goal » a été lancée lors de la Coupe du Monde de la FIFA 2010 en Afrique du Sud. Pour symboliser les liens étroits entre l'Amérique latine et l'Afrique, la « tournée mondiale Protéger le goal » a été lancée lors du match amical entre l'Afrique du Sud et le Brésil en mars 2014. La tournée a vu la transmission du ballon de football « Protéger le goal » dans les pays participants à la Coupe du Monde de la FIFA 2014. Au cours des dernières semaines, la ballon « Protéger le goal » a été signé par les chefs d'Etat de l'Algérie, d'Argentine, du Cameroun, du Chili, de Colombie, du Costa Rica, de Côte-d'Ivoire, du Ghana, d'Honduras, du Nigeria et d'Uruguay. Le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, a signé le ballon de football « Protéger le goal » tout comme de nombreux chefs d'agences des Nations Unies ainsi que l'ancien Secrétaire général de l'ONU Kofi Annan.

La campagne « Protéger le goal » a pour objectif de sensibiliser mondialement à la lutte contre le VIH, d'encourager les jeunes à s'engager dans la prévention du VIH et à mettre l'accent sur la nécessité d'assurer l'accès universel pour tous ceux qui sont éligibles au traitement du VIH d'ici à 2015, date limite des Objectifs du Millénaire pour le développement.

Quotes

« Protéger le goal est bien plus qu'une simple campagne mondiale de sensibilisation de lutte contre le VIH. C'est un mouvement social audacieux unissant les personnes partout dans le monde grâce à la puissance du sport et au changement social. C'est un honneur de lancer la campagne Protéger le goal à Salvador avec des partenaires du monde entier et nos hôtes ici à Salvador, Brésil. »

Michel Sidibé, Directeur exécutif de l'ONUSIDA

« Ce projet, réalisé en partenariat avec l'ONUSIDA, montre comment le ministère de la Santé du Brésil met en œuvre des stratégies de prévention innovantes de lutte contre le VIH pour les jeunes. »

Arthur Chioro, ministre de la Santé brésilien

« Les personnes regarderont mon pays, désireux de voir du bon football pendant la Coupe du Monde. C'est une grande occasion, je souhaite ainsi aider l'ONUSIDA et faire partie de l'équipe gagnante contre le VIH. »

David Luiz, vice-capitaine de l'équipe nationale brésilienne et ambassadeur de bonne volonté de l'ONUSIDA

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Le Secrétaire général des Nations Unies présente le rapport d'avancement sur la riposte au sida lors de la soixante-huitième session de l'Assemblée générale

06 juin 2014

Le Secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-Moon a présenté son rapport sur le VIH devant la soixante-huitième Assemblée générale des Nations Unies à New York le 6 Juin 2014.

Le rapport Vers une élimination de l’épidémie du sida : atteindre les objectifs de 2015 et planifier l’après 2015 fait le bilan des progrès accomplis dans la mise en œuvre des objectifs fixés dans la Déclaration politique de 2011 sur le VIH/sida de l'Assemblée générale des Nations Unies. Le rapport fournit une mise à jour sur l'évolution de la riposte au sida et recommande des mesures clés pour accélérer les progrès vers la réalisation des buts et objectifs à atteindre d'ici 2015. Le rapport appelle également à un engagement pour mettre fin à l'épidémie de sida comme une priorité de développement dans l'agenda de développement après 2015.

Michel Sidibé, Directeur exécutif de l'ONUSIDA, participera également à une table ronde interactive en marge de la réunion plénière de l'Assemblée générale pour un échange d'opinions sur ce qu'il faudra faire pour mettre fin à l'épidémie de sida.

Quotes

« Je remercie Michel Sidibé et l'ONUSIDA pour leur leadership ainsi que les efforts à l'échelle du système des Nations Unies et au-delà pour mobiliser la riposte mondiale [au sida]. »

Ban Ki-Moon, Secrétaire général des Nations Unies

« Alors que les États membres procèdent à leurs délibérations, j'espère qu'ils vont considérer comme une priorité l'importance de mettre fin à l'épidémie de sida [après 2015]. Le succès de la riposte au VIH peut également offrir des leçons utiles pour s'attaquer à d'autres problèmes de santé et de développement. »

John W. Ashe, Président de la 68e session de l'Assemblée générale des Nations Unies

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De nouveaux objectifs sont fixés pour 2020 afin de réduire l'épidémie de VIH en Amérique latine et dans les Caraïbes

06 juin 2014

L'Amérique latine et la région des Caraïbes ont fixé de nouveaux objectifs pour développer le dépistage et le traitement au VIH d'ici 2020 afin de réduire les nouvelles infections à VIH, le diagnostic tardif, les décès liés au sida, mais aussi pour améliorer la qualité de vie des personnes vivant avec le VIH.

Intitulé 90-90-90, les nouveaux critères ont été adoptés lors du premier Forum latino-américain et des Caraïbes sur les des soins continus du VIH qui s'est tenue à Mexico City, Mexique, du 26 au 28 mai. Lors de la réunion, les participants ont approuvé un appel à l'action afin d'adopter les objectifs 2020 de l'ONUSIDA et de l'Organisation panaméricaine de la Santé (OPS) pour des traitements en cascade au bénéfice des deux régions. Ces objectifs incluent l'augmentation à 90% de la proportion de personnes vivant avec le VIH qui connaissent leur diagnostic, l'augmentation à 90% de la proportion de personnes vivant avec le VIH recevant un traitement antirétroviral et l'augmentation à 90% de la proportion de personnes sous traitement du VIH qui ont une charge virale indétectable.

Les représentants des programmes nationaux de lutte contre le VIH, de la société civile, des personnes vivant avec le VIH, des universités et de la communauté scientifique ont été parmi les 141 personnes de 26 pays qui ont participé au forum. La réunion a été organisée par une coalition de partenaires, notamment l'ONUSIDA, l'OPS, les gouvernements du Mexique et du Brésil et d'autres partenaires régionaux.

Les cibles audacieuses sont une réponse aux preuves scientifiques récentes que le diagnostic du VIH et le fait de démarrer un traitement plus tôt peuvent empêcher sa transmission et considérablement améliorer les résultats sur la santé. Supprimer la charge virale est essentiel pour réduire les effets néfastes de l'infection à VIH sur la santé des personnes, mais aussi le risque d'en infecter d'autres.

« L'expansion du diagnostic précoce et du traitement combine les avantages cliniques individuels d'un traitement précoce avec les avantages de la prévention de la transmission dans la communauté », a déclaré César Núñez, Directeur régional de l'ONUSIDA pour l'Amérique latine. « Beaucoup de personnes vivant avec le VIH apprennent seulement qu'ils sont infectés tardivement au cours de l'infection, ce qui compromet l'efficacité du traitement anti-VIH et facilite la propagation continue du VIH. »

Selon les participants, la demande croissante pour le dépistage du VIH est essentielle pour réduire le nombre de nouvelles infections à VIH et exige des investissements solides et durables dans les programmes d'alphabétisation communautaires liés au VIH ainsi que le renforcement des systèmes communautaires. Pour ce faire, les pays ont convenu de revoir leurs modèles de soins afin de les rendre plus accessibles aux patients. 

« Si nous voulons que plus de personnes suivent un traitement avec une charge virale indétectable, il est essentiel qu'ils connaissent leur diagnostic et démarrent tôt le traitement », a déclaré Massimo Ghidinelli, chef de l'unité VIH, hépatite, tuberculose et infections sexuellement transmissibles de l'OPS.

Au cours des trois dernières années, les ripostes au VIH se sont intensifiées dans plusieurs pays d'Amérique latine et des Caraïbes. Selon les nouvelles estimations 2013 de l'OPS/OMS, environ 70% de la population connait aujourd'hui son statut VIH. Toutefois, 35% des nouveaux diagnostics de cas de VIH présentent tardivement un taux de CD4 inférieur à 200. À l'heure actuelle, 48% des personnes éligibles vivant avec le VIH suivent un traitement anti-VIH et 66% ne sont plus d'origine virale.

Ernest Massiah, Directeur de l'ONUSIDA pour les Caraïbes, souligne que, bien que la réalisation des nouveaux objectifs sera difficile, les régions ont un bon bilan de travail vers des objectifs ambitieux.

« Les Caraïbes et l'Amérique latine traitent une proportion plus élevée de personnes vivant avec le VIH que n'importe quelle autre région à revenu faible et intermédiaire. Dans la plupart des Caraïbes, nous sommes tout près de l'élimination du VIH chez les enfants en raison des excellents taux de dépistage et de traitement prénatal. Grâce aux efforts combinés des programmes de lutte contre le VIH, de la société civile et des partenaires internationaux sur ces nouveaux objectifs, nous pouvons accélérer les progrès vers la fin de l'épidémie de sida », a déclaré M. Massiah.

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Papouasie-Nouvelle-Guinée: la centralité d'une approche multisectorielle de la riposte au sida

06 juin 2014

La Papouasie-Nouvelle-Guinée a la plus forte prévalence au VIH en Océanie (0,5% en 2012) et connaît une épidémie concentrée dans des groupes clés de la population et dans certaines zones géographiques. Lors d'une visite officielle dans le pays, Jan Beagle, Directrice exécutive adjointe de l'ONUSIDA a rencontré un certain nombre de parties prenantes, y compris des représentants du gouvernement, des parlementaires, des partenaires au développement, de la société civile, du secteur privé et d'organisations confessionnelles qui ont été l'occasion de mettre en évidence que l'un des points forts de la lutte contre le sida à l'échelle mondiale a été sa capacité à construire des coalitions de parties prenantes dans toutes les disciplines et secteurs. « Le sida est bien plus qu'un problème de santé, il s'agit d'un développement, de droits de l'homme et de question du genre. Pour arriver à zéro en Papouasie-Nouvelle-Guinée, nous avons besoin de la puissance d'une coalition de tous les secteurs pour garantir que personne ne soit laissé pour compte », a déclaré Mme Beagle lors d'une réunion avec les membres des groupes de travail parlementaires sur le VIH, la population et le développement durable.

Dans la province de Hela, Mme Beagle a constaté le travail de la Fondation Pétrolière Recherche Santé. La Fondation, en partenariat avec le gouvernement, la société civile et les communautés fournit des services liés au VIH et utilisant le VIH comme un point d'entrée pour des résultats élargis sur la santé et le développement, un exemple de partenariat public-privé de fourniture de services de qualité avec un bon rapport coût-efficacité dans un environnement difficile.

Les femmes sont largement sous-représentées à tous les niveaux du gouvernement (seulement trois femmes siègent au parlement national), ce qui limite leur pouvoir pour influencer les politiques publiques à tous les niveaux. La violence envers les femmes est extrêmement élevée, deux tiers des femmes en sont victimes. ONU Femmes, dans le cadre de son Initiative mondiale des villes sûres, est de promouvoir un environnement de travail plus sûr pour les femmes dans deux marchés pilotes dans le district de la capitale nationale de la Papouasie-Nouvelle-Guinée, où 80% des fournisseurs du marché sont des femmes, ce qui leur permet de préserver leurs gains en sécurité et d'être plus sûres physiquement. Sur les marchés, les infrastructures sont en cours de modernisation, les étals de marché sont rénovés et l'eau courante potable est disponible. De nouvelles méthodes d'encaissement innovantes sans numéraire pour la collecte des redevances sont mises en œuvre pour éviter l'extorsion et le vol, des associations de vendeurs de marché ont été mises en place ainsi qu'un système de référence pour les victimes de violence familiale et sexuelle dans les marchés pilotés. Avec l'aide de l'ONUSIDA, les cliniques de santé mobiles seront établies sur ces marchés pilotes pour fournir des services de santé de base, y compris les services liés au VIH.

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