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Malgré des progrès dans la lutte contre la tuberculose liée au VIH, il faut aller plus vite, selon un rapport de l'OMS
22 octobre 2014
22 octobre 2014 22 octobre 2014Un nouveau rapport sur la tuberculose, publié le 22 octobre par l'Organisation mondiale de la Santé, montre que 9 millions de personnes ont développé la tuberculose en 2013, et que 1,5 million en sont mortes, dont 360 000 personnes qui vivaient avec le VIH.
Le Rapport 2014 sur la lutte contre la tuberculose souligne que, bien que le nombre de décès dus à la tuberculose chez les personnes vivant avec le VIH ait chuté depuis près de dix ans, passant de 540 000 en 2004 à 360 000 en 2013, le dépistage précoce, le traitement antirétroviral, le traitement préventif et d'autres mesures clés doivent être étendus davantage.
Selon l'OMS, l'une des clés pour la réduction du nombre de décès dus à une tuberculose liée au VIH est le dépistage précoce des cas grâce à la conduite d'un dépistage du VIH chez tous les patients atteints de tuberculose et un dépistage de routine de la tuberculose chez les personnes qui suivent un traitement contre le VIH. En 2013, 48 % des patients atteints de tuberculose pouvaient présenter un résultat de dépistage du VIH et seulement la moitié des co-infections VIH/tuberculose estimées étaient identifiées. Depuis 2012, l'OMS recommande un traitement antirétroviral pour tous les patients atteints de tuberculose testés positifs au VIH durant les 8 premières semaines du traitement anti-tuberculeux (et dans les 2 premières semaines de traitement anti-tuberculeux pour les patients atteints de tuberculose et présentant une immunodépression grave). Entre 2012 et 2013, la couverture du traitement anti-VIH chez les patients tuberculeux répertoriés a augmenté de façon encourageante de 60 à 70 %, mais ce chiffre représente toujours moins d'un tiers du nombre estimé de personnes vivant à la fois avec la tuberculose et le VIH.
Selon le rapport, le recours au traitement préventif par isoniazide, qui évite aux personnes vivant avec le VIH de développer une tuberculose active, augmente lentement. Cependant, si la fourniture d'un tel traitement s'étend en Afrique, seulement 21 % des pays dans le monde et 14 sur les 41 pays présentant la plus forte prévalence tuberculose/VIH ont fait part de la fourniture d'un traitement préventif par isoniazide aux personnes séropositives au VIH en 2013.
La mise en œuvre des actions conjointes de lutte contre la tuberculose et le VIH n'a pas évolué de manière uniforme entre les pays. Le rapport souligne qu'un nouvel élargissement des actions conjointes de lutte contre la tuberculose et le VIH pourrait être facilité par des programmes conjoints de lutte contre la tuberculose et le VIH, qui permettraient de surmonter les contraintes, de promouvoir les synergies et d'obtenir des gains d'efficacité, notamment entre les programmes de lutte contre la tuberculose et le VIH.
Les recommandations de l'OMS sur les activités nécessaires pour prévenir la tuberculose chez les personnes vivant avec le VIH et réduire l'impact de la co-infection par le VIH chez les patients atteints de tuberculose et séropositives au VIH sont disponibles depuis 2004. Elles comprennent la mise en place et le renforcement de mécanismes de coordination pour la fourniture de services intégrés de lutte contre la tuberculose et le VIH ; le dépistage du VIH pour tous les patients présentant une tuberculose présumée ou diagnostiquée ; la fourniture d'un traitement antirétroviral et d'un traitement préventif au co-trimoxazole à tous les patients tuberculeux et séropositifs au VIH ; la fourniture de services de prévention du VIH aux patients tuberculeux ; l'intensification du dépistage de la tuberculose chez les personnes vivant avec le VIH ; la fourniture d'un traitement préventif par isoniazide aux personnes vivant avec le VIH qui ne présentent pas de tuberculose active ; et la prévention de la transmission de la tuberculose au sein des structures de soins et dans les lieux de vie en collectivité.
Le rapport conclut que malgré des progrès encourageants, atteindre l'objectif mondial d'une réduction de moitié des décès dus à la tuberculose liée au VIH ne sera pas possible si les pays n'intensifient pas les actions conjointes de lutte contre le VIH et la tuberculose.
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Sud-Soudan : renforcer la sensibilisation au VIH auprès des populations déplacées
08 septembre 2014
08 septembre 2014 08 septembre 2014Anywur Mayan a effectué son premier test de dépistage du VIH il y a deux ans. Un professionnel de santé s'était rendu chez elle, dans son État du Jonglei, et lui avait brièvement expliqué qu'il était là pour dépister un virus. Il lui avait piqué le doigt et pris un peu de sang. Quelques minutes plus tard, il lui avait dit que le test était négatif et s'en était allé.
Elle n'avait jamais vraiment appris ce qu'était le VIH ni ses modes de transmission jusqu'à début juin cette année, après avoir quitté son foyer dans le Jonglei pour échapper aux combats. Elle s'est établie à des centaines de kilomètres de là, à Nimule, une ville située à la frontière avec l'Ouganda, plus sûre mais avec une prévalence plus forte du VIH.
« Là-bas, il n'y a plus rien », raconte Anywur, en pointant dans la direction du Jonglei. « Nos maisons, nos biens, tout a été détruit ».
Les combats ont éclaté mi-décembre dans la capitale du Sud-Soudan, Djouba, et se sont rapidement propagés sur près de la moitié du territoire. Le Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires estime que des dizaines de milliers de personnes ont été tuées et que plus de 1,7 million ont fui leurs foyers depuis décembre 2013, soit environ 1,3 million de personnes déplacées à l'intérieur du pays et 448 000 ayant trouvé refuge dans les pays voisins.
Renforcer la sensibilisation
Accompagnée de son mari et de son jeune fils, Anywur est partie en janvier pour Nimule, où la prévalence du VIH, estimée à 4,4 % selon le Rapport 2012 de surveillance clinique anténatale, est bien supérieure à la moyenne nationale de 2,6 %.
À Nimule, nouveau foyer d'Anywur, il existe plusieurs organisations locales qui ont pour mission de renforcer la sensibilisation au VIH. Elle raconte qu'elle a seulement découvert ce qu'était le VIH lorsqu'une équipe d'éducateurs communautaires a réalisé une présentation détaillée du virus, avec l'aide de supports d'information, d'éducation et de communication créés par la Commission sud-soudanaise sur le sida et l'ONUSIDA.
« Là d'où nous venons, ce genre d'éducation n'existe pas », explique-t-elle.
Cependant, les activistes locaux et les professionnels de santé déclarent qu'ils doivent encore atteindre des milliers de personnes mais qu'ils n'ont pas assez de ressources pour le faire. Dans le même temps, les nouveaux arrivants ajoutent une couche de complexité au travail qu'ils effectuent déjà au sein de la communauté.
Services anti-VIH
La grande route qui relie Djouba à l'Ouganda et au reste de l'Afrique de l'Est passe par Nimule, qui abrite le poste-frontière le plus actif du pays. Des camions surchargés traversent la ville cahin-caha à toute heure, transportant des fruits et des légumes, des matelas et tout ce qui peut se vendre sur les marchés de Djouba.
Comme beaucoup de villes frontalières, Nimule a sa part de professionnel(le)s du sexe et leurs clients, en particulier des routiers au long cours. Selon le Rapport d'activité sur la riposte au sida dans le monde pour 2013, au Sud-Soudan, 62,5 % de toutes les nouvelles infections à VIH chez les adultes survenues dans le pays l'an dernier proviennent du commerce du sexe, la majorité étant des clients de professionnelles du sexe.
Patrick Zema, responsable du dépistage et des conseils sur le VIH à l'hôpital de Nimule, explique qu'avant que les combats n'éclatent, ils étaient en train de faire des progrès significatifs dans le renforcement de la sensibilisation au virus, la réduction de la stigmatisation et la liaison entre les populations et les services. L'hôpital compte actuellement 1 300 patients sous traitement antirétroviral.
Mais aujourd'hui ils doivent tout recommencer avec les personnes déplacées. « Ils arrivent et ils ont peur de faire le test », explique Pascalina Idreangwa Enerko, Présidente du Groupe local Cece d'appui aux personnes vivant avec le VIH, qui attribue ce comportement à une combinaison entre manque de connaissances sur le virus et stigmatisation en cas de diagnostic positif au VIH. « Ils finissent par venir grâce à l'éducation dispensée en matière de santé. Il est important qu'ils connaissent leur état sérologique ».
Depuis le mois d'avril, Cece s'est associé à deux organisations communautaires, Humans Must Access Essentials (HUMAES) et Caritas Torit, pour mener des campagnes de sensibilisation itinérantes quasi quotidiennes au sein de la communauté de ces personnes déplacées venues de très loin.
Ces activistes communautaires commencent par une présentation d'une heure sur la sensibilisation et la prévention du VIH. Ils encouragent ensuite les gens à se rendre sur différents stands, notamment un endroit pour les consultations pédiatriques, un lieu de distribution de médicaments gratuits et un centre de dépistage du VIH.
Reena’e Awuor Ondiek, conseillère VIH chez Caritas Torit, raconte que son stand n'avait pas beaucoup de succès lorsqu'ils ont commencé en février, mais elle a noté un changement dans l'attitude des gens après des visites répétées auprès des mêmes communautés.
Le programme a aussi permis d'aborder l'un des autres problèmes majeurs nés de cette crise. « Le conflit déplace les personnes d'un lieu à un autre et interrompt le suivi », explique Habib Daffalla Awongo, Directeur général de la coordination du programme de la Commission sud-soudanaise sur le sida. « Certains patients se sont perdus au milieu des populations locales ». Lors de ses visites au sein des communautés, une équipe de Caritas a déjà localisé des personnes qui avaient arrêté leur traitement en fuyant les combats et les a remis sous traitement antirétroviral.
L'équipe est toujours confrontée à des problèmes, le plus critique étant le manque d'argent. Ils n'ont pas les moyens de louer les véhicules dont ils ont besoin pour aller voir les milliers de personnes déplacées qui campent à l'extérieur de Nimule et qui n'ont quasiment pas accès aux services anti-VIH.
En revanche, Ondiek explique que ce qui ne manque pas, ce sont des personnes comme Anywur qui ont besoin de leurs services au sein des communautés qu'ils peuvent atteindre.
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Un spectacle géant sur l'agriculture en Zambie innove avec les efforts de prévention du VIH
06 août 2014
06 août 2014 06 août 2014Parmi les bovins, les hélicoptères et les orchestres, le 88e Salon de l'agriculture et du commerce de Zambie était à la hauteur de son thème pour 2014 : « Une expérience inédite » avec une exposition animée sur la prévention du VIH.
Le salon commercial a servi de scène pour l'ONUSIDA et ses partenaires afin d'atteindre les jeunes avec des informations et des services visant à prévenir les infections sexuellement transmissibles et le VIH.
Chaque jour, plus de 80 000 jeunes ont participé au salon commercial qui s'est tenue à Lusaka du 30 juillet au 4 août 2014.
Le bureau de l'ONUSIDA en Zambie a réuni des orchestres populaires et les fournisseurs de services pour que les jeunes puissent obtenir des informations sur la santé et les services de la reproduction sexuelle d'une manière respectueuse de l'adolescent.
Des orchestres de Lusaka et des provinces de tout le pays ont attiré de grandes foules avec beaucoup de divertissement et des spectacles énergétiques. Des musiciens jouant au Band Strand, le stade le plus populaire chez les jeunes, ont diffusé des messages de prévention Ils ont également fait la promotion de la responsabilité individuelle pour se protéger eux-mêmes et leurs partenaires.
« Le succès de notre initiative conjointe souligne que lorsque les jeunes peuvent agir immédiatement sur les messages qu'ils entendent et les services d'accès, ils sont plus que disposés à le faire », a déclaré Helen Frary, directeur de l'ONUSIDA pour la Zambie. « La fourniture de ces services dans un environnement auquel ils s'identifient peut aller loin dans l'arrêt de la stigmatisation ».
Des services de conseil et de dépistage volontaires ainsi que des préservatifs masculins et féminins étaient disponibles près de la scène. Dirigée par le Fonds des Nations Unies pour la Population, la campagne « Condomize! » a attiré l'attention sur le fait que le faible taux d'utilisation du préservatif est l'une des raisons expliquant les infections à VIH en Zambie. Plus de 120 000 préservatifs ont été distribués gratuitement avec l'appui de l'ONUSIDA.
« Il est rafraîchissant de voir des jeunes prendre des préservatifs sans crainte ou méfiance », a déclaré Clémentine Mumba de la campagne Condomize!.
Plus de 1 096 personnes ont bénéficié de conseils et de dépistage par la Society for Family Health (Association pour la santé des familles) et la Communauté du programme de mobilisation anti-VIH/sida. Le nombre de personnes qui ont accepté les conseils et les dépistages ont dépassé les attentes, avec des fournisseurs à court de kits de dépistage vers le dernier jour de l'événement.
Le Fonds des Nations Unies pour l'enfance a demandé à des adolescents et à des jeunes présents à l'événement de se joindre à sa plateforme SMS Zambia U-Report et d'interagir avec les conseillers par le biais de messages sur les questions liées à la santé sexuelle et le VIH. Les nouveaux membres ont dépassé le chiffre de 2 200.
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Améliorer l'accès aux transferts de fonds pour la prévention du VIH chez les adolescentes et les jeunes femmes
18 août 2014
18 août 2014 18 août 2014Une étudiante de 19 ans à l'université en Afrique du Sud, Noxolo Myeketsi, a commencé à recevoir une subvention d'aide sociale en 2005. Faisant partie d'un programme géré par l'Etat pour aider les ménages pauvres, les transferts de fonds lui ont permis de rester à l'école et sa grand-mère a pu acheter de la nourriture et payer leurs factures.
La subvention a amélioré la vie de Noxolo. D'autres filles ont fini par avoir des rapports sexuels, souvent avec des hommes plus âgés, en échange des besoins de base, et se sont potentiellement exposées aux infections sexuellement transmissibles et au VIH.
« Je crois que sans l'aide de subventions, je n'aurais pas été en mesure de prendre des décisions saines dans ma vie. J'aurais peut-être fini par être la maîtresse d'un homme riche, comme d'autres de ma région, ou j'aurai pu contracter le VIH », a déclaré Noxolo.
Les régimes de protection sociale, y compris des incitations financières, peuvent faire la différence de différentes manières. La Banque mondiale note que, globalement, il existe des preuves intangibles que les transferts monétaires améliorent l'éducation, la santé et un revenu à vie des bénéficiaires.
« Les programmes de transferts en espèces fonctionnent pour la prévention du VIH ainsi que pour bien d'autres aspects du développement humain, et ils sont évolutifs, » a déclaré David Wilson, directeur du programme mondial sur le VIH/sida de la Banque mondiale.
Des études menées en Afrique du Sud montrent que de petites subventions en espèces destinées aux ménages pauvres permettent aux adolescentes de faire des choix sexuels plus sûrs et peuvent réduire de manière significative le nombre de nouvelles infections au VIH. Lorsque les soins psychosociaux et de soutien sont ajoutés à l'argent, les résultats pour les filles sont encore meilleurs.
Lors de la réunion du Conseil de coordination du Programme, organe directeur de l'ONUSIDA (CCP) qui s'est tenue à Genève en juillet, une session thématique a été organisée sur le traitement des facteurs économiques sociaux du VIH par le biais de la protection sociale, à laquelle Noxolo a parlé de l'impact positif que les subventions peuvent engendrer.
Faisant suite à la réunion du CCP, l'ONUSIDA ainsi que la Banque mondiale se sont engagés à aider les gouvernements dans le processus de l'élargissement des programmes de protection sociale, y compris les transferts de liquidités, pour la prévention du VIH en Afrique orientale et australe, couvrant le Botswana, le Kenya, le Lesotho, le Malawi, l'Afrique du Sud, le Swaziland, la République-Unie de Tanzanie et la Zambie.
« Il est approprié que l'Afrique du Sud soit le centre de l'initiative parce que le pays représente 23% des nouvelles infections à VIH en Afrique sub-saharienne, 18% de la charge mondiale du VIH et a l'un des plus grands programmes de protection sociale au monde », a déclaré Benjamin Ali, directeur de l'ONUSIDA pour l'Afrique du Sud.
Les pays et les partenaires seront invités à collaborer à un examen complet des systèmes de protection sociale. Les propositions visant à adapter ces systèmes au VIH comprennent la modification des tranches d'âge et d'autres critères d'inclusion pour assurer que les groupes les plus touchés et à risque d'infection à VIH soient couverts en fournissant de l'argent directement aux filles et aux jeunes femmes et lier les incitations en espèces à leur adhésion à la prévention du VIH et aux programmes de traitement.
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La société civile fournit des services essentiels aux Comores
30 juillet 2014
30 juillet 2014 30 juillet 2014Le Directeur exécutif de l'ONUSIDA, Michel Sidibé, a récemment visité un centre de Moroni qui fournit principalement des soins prénatals pour les femmes enceintes et la prévention de la transmission du VIH de la mère à l'enfant. Il est géré par l'Association comorienne pour le bien-être familial (ASCOBEF), une organisation non gouvernementale.
Au centre, les femmes ont accès aux services de santé en début de grossesse et se voient proposer un test de dépistage du VIH de sorte que, si elles en ont besoin, elles peuvent obtenir un traitement pour elles-mêmes et les soins postnatals appropriés pour leurs enfants. Le travail fait par ASCOBEF au centre souligne le rôle essentiel que joue la société civile en soutenant le gouvernement des Comores dans sa riposte au VIH.
Lors de sa visite, M. Sidibé a eu l'occasion de rencontrer des membres de la société civile dont leurs organisations mettent en place des services de consultation et de dépistage du VIH, de sensibilisation et de mobilisation communautaire. Ils ont discuté de leurs activités et des défis auxquels ils font face dans la prestation de soins complets pour les personnes vivant avec le VIH, y compris le soutien limité qu'ils obtiennent d'autres secteurs.
« Nous ne devons pas tolérer le rétrécissement de l'espace démocratique des acteurs non gouvernementaux. Le rôle de la société civile est essentiel », a déclaré M. Sidibé.
M. Sidibé a rappelé le rôle important de la société civile dans la promotion d'une approche des droits de l'homme, en particulier dans le contexte de l'agenda de développement post-2015, des droits et de l'action des sexes qui est nécessaire pour assurer que personne ne soit laissé pour compte.
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Les pays accélèrent le tempo
23 juillet 2014
23 juillet 2014 23 juillet 2014Lors de la Conférence internationale sur le sida 2014 à Melbourne, en Australie, l'une des questions posées a été la suivante : « Vers où le monde doit-il concentrer son attention dans la riposte au sida ? ».
Dans le récent rapport intitulé Rapport sur les écarts, l'ONUSIDA souligne l'importance de la localisation et de la population. Le rapport montre que 15 pays représentent plus de 75 % des 2,1 millions de nouvelles infections à VIH survenues en 2013. Ces pays (Brésil, Cameroun, Chine, Inde, Indonésie, Kenya, Mozambique, Nigéria, Russie, Afrique du Sud, Ouganda, Tanzanie, États-Unis, Zambie et Zimbabwe) peuvent tous avoir un impact positif en élargissant les services anti-VIH là où ils sont le plus nécessaires pour réduire les nouvelles infections à VIH.
C'est l'un des points abordés par le Directeur exécutif de l'ONUSIDA, Michel Sidibé, lors de sa rencontre dans le cadre de la conférence avec Nafsiah Mboi, Ministre de la Santé d'Indonésie, qui œuvre pour accroître l'accès au dépistage du VIH et au traitement précoce.
« Je sais que l'Indonésie peut rapidement changer de trajectoire », a déclaré M. Sidibé. « Le gouvernement s'y est engagé et dispose de la capacité pour accélérer l'élargissement, et je pense que nous en verrons bientôt les résultats ».
Les pays sont souvent confrontés à des épidémies multiples et il est donc d'autant plus urgent de cibler les niveaux des municipalités et des districts pour atteindre effectivement les personnes actuellement laissées de côté.
« Les pays qui supportent le plus grand poids doivent faire d'immenses efforts pour mettre fin à l'épidémie de sida et fournir les services à toutes les personnes concernées, dans chaque localité, au sein de chaque population », a expliqué M. Sidibé.
Les populations les plus exposées au risque d'infection à VIH sont souvent difficiles à atteindre. L'Inde soutient des investissements auprès des populations les plus touchées depuis plus de dix ans et en a étendu la portée dans plus d'un millier de localités du pays. En Russie, malgré des preuves scientifiques évidentes de l'impact des services de réduction des risques, très peu de consommateurs de drogues ont accès au traitement substitutif aux opiacés et aux programmes aiguilles et seringues.
Le Brésil, pays pionnier de la riposte au sida, a récemment connu une augmentation des infections à VIH chez les jeunes gays et les autres hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes. Les autorités sanitaires et les groupes de la société civile du Brésil étudient de nouveaux moyens innovants pour fournir des informations et des traitements vitaux à une nouvelle génération de jeunes hommes qui ne savent peut-être pas qu'ils sont exposés à un plus fort risque d'infection.
Au Mozambique, une nouvelle analyse des données montre que les districts ayant la plus forte densité de personnes vivant avec le VIH se situent le long des corridors de transport et dans les ports maritimes importants des régions centrales et méridionales du pays. Ce dernier commence désormais à étendre l'accès aux services anti-VIH dans ces zones.
Au Nigéria, une analyse similaire a conduit à cibler 13 États, notamment le territoire de la capitale fédérale, qui inclut Abuja, pour l'intensification de l'élargissement. L'Afrique du Sud, le pays qui compte le plus grand nombre de personnes vivant avec le VIH, a réalisé des progrès significatifs dans la lutte contre la propagation de l'épidémie de sida. Une campagne nationale de dépistage du VIH, couplée à un engagement intense de la société civile, a permis à plus de 2,5 millions de personnes d'accéder à un traitement antirétroviral.
« C'est la raison pour laquelle l'échange des idées est si important », a déclaré M. Sidibé. « Quand nous pouvons partager des données et les meilleures pratiques, nous pouvons combler les fossés dans les programmes ».
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La cérémonie d'ouverture rend hommage aux délégués absents et lance un appel pour la fin du sida d'ici 2030
20 juillet 2014
20 juillet 2014 20 juillet 2014La 20e Conférence internationale sur le sida s'est ouverte le 20 juillet 2014 à Melbourne, en Australie, par une série de déclarations fortes et émouvantes de la part de personnalités éminentes de la riposte au VIH. La cérémonie était dédiée à la mémoire des victimes d'une tragédie internationale : plusieurs des personnes décédées dans le crash du vol MH17 étaient en chemin pour participer à la conférence AIDS 2014.
La lauréate du Prix Nobel et Présidente de la Société internationale du sida, le Professeur Françoise Barré-Sinoussi, a rendu hommage à ses amis et collègues disparus. « Nous leur dédions cette conférence AIDS 2014, nous nous souviendrons de ce qu'ils nous ont laissé et nous les garderons dans nos cœurs », a-t-elle déclaré.
Michel Sidibé, Directeur exécutif de l'ONUSIDA, a prononcé un discours plein d'inspiration pour appeler à la fin de l'épidémie de sida d'ici 2030 et souligné la nécessité d'un nouveau plan de « rattrapage » pour ne laisser personne de côté. « Aujourd'hui, plus que jamais, nous devons concentrer nos ressources limitées là où la plupart des infections surviennent et là où les gens meurent le plus », a-t-il déclaré. « Le monde a besoin d'un nouveau plan de « rattrapage » pour les 15 pays qui représentent 75 % des nouvelles infections à VIH ».
James Chau, Ambassadeur itinérant de l'ONUSIDA et maître de cérémonie, a guidé les intervenants tout au long de cette session d'ouverture et d'hommage spéciale. Il a réservé un accueil chaleureux à Ayu Oktariani, une jeune femme vivant avec le VIH originaire d'Indonésie, qui a parlé avec passion des problèmes qu'elle rencontre dans sa vie quotidienne. « Vivre avec le VIH n'est pas facile », a-t-elle raconté. « Il ne s'agit pas seulement du VIH, c'est aussi le jugement que portent les gens sur mon comportement sexuel ». Elle a évoqué les attitudes discriminatoires des professionnels de santé et le manque d'information sur la santé sexuelle et reproductive. « Bon nombre d'entre nous ont le VIH parce que nous n'avions pas les moyens ou les informations pour nous protéger », a-t-elle ajouté.
Le Professeur Sharon Lewin, co-présidente de la conférence AIDS 2014, a indiqué aux participants à quel point la conférence était importante pour l'Australie et le monde. Un sentiment relayé par Denis Napthine, Premier ministre de l'État de Victoria : « Cette conférence a pour but d'accélérer le tempo, en faisant la différence et en rendant le monde meilleur », a-t-il déclaré.
La Chef aborigène Joy Wandin Murphy a souhaité la bienvenue en Australie à l'ensemble des participants. Elle a parlé des luttes passées de son pays et souligné l'importance de la tolérance et de l'acceptation. « Si nous nous comprenons les uns les autres nous pouvons vivre en harmonie et, si nous y arrivons, nous pourrons éliminer la stigmatisation et la discrimination et vivre tous ensemble ».
Le discours hommage à Jonathan Mann a été prononcé par le Juge Michael Kirby, qui a insisté sur l'importance de l'égalité et de la justice pour tous. Il a parlé de l'incidence des lois punitives et de l'impact dévastateur qu'elles peuvent avoir sur les personnes vivant avec le VIH et touchées par le virus. Il a souligné que « les lois et les politiques doivent faire partie de la solution et non du problème en ce qui concerne le sida ».
Le Secrétaire général des Nations Unies Ban-Ki Moon et le Premier ministre australien Anthony Abbott ont envoyé des messages vidéo exprimant leur tristesse pour toutes les personnes décédées dans le crash du vol MH17 et encouragé les participants à profiter de l'occasion fournie par la conférence pour faire avancer la riposte et parvenir au terme de l'épidémie de sida.
Le Vice-Premier ministre australien Warren Truss a déclaré que l'Australie allait s'engager de manière ambitieuse pour la fin du sida dans le cadre de l'agenda pour le développement après 2015. L'événement s'est terminé par un concert de Dan Sultan.
La 20e Conférence internationale sur le sida se déroule du 20 au 25 juillet à Melbourne, en Australie. Les délégués doivent passer en revue et présenter les dernières découvertes scientifiques, ainsi que les innovations et les problèmes sociaux et structurels de la riposte au sida.
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La conférence AIDS 2014 s'ouvre à Melbourne, assombrie par une tragédie internationale
18 juillet 2014
18 juillet 2014 18 juillet 2014p>AIDS 2014 s'est ouvert assombrie par une tragédie internationale. Lors d'une cérémonie inaugurale de bienvenue aux participants à la conférence, les organisateurs ont exprimé leur profonde tristesse face à la perte de nombreux délégués qui voyageaient à bord du vol MH17.
Les différents intervenants ont souligné l'importance de rendre hommage à l'héritage des chercheurs et des militants de la lutte contre le sida, qui sont morts alors qu'ils engageaient tous leurs efforts pour défendre leur cause. « C'est un moment difficile. Nous avons perdu des amis, des militants et des personnes qui font entendre la voix de ceux qui n'en ont pas », a déclaré Michel Sidibé, Directeur exécutif de l'ONUSIDA.
Denis Napthine, Premier ministre de l'État de Victoria, a déclaré : « Il s'agit d'une énorme perte pour notre communauté, qui a travaillé collectivement dans le monde entier pour lutter contre le VIH ».
Aux côtés du Lord-maire de Melbourne, Robert Doyle, et de la co-présidente de la conférence AIDS 2014, Sharon Lewin, Michel Sidibé a participé à l'illumination du panneau de l'événement AIDS 2014. Des messages de dirigeants internationaux, notamment du Président Barack Obama, du Lord-maire de Melbourne et des maires de Milan, Osaka, Tianjin et Thessalonique, ont été projetés sur la façade de l'Hamer Hall de l'Arts Centre de Melbourne. Le message de M. Sidibé était formulé ainsi : « Mettre fin au sida est le seul rêve que nous devons tous avoir ».
La 20e Conférence internationale sur le sida se tient du 20 au 25 juillet dans la ville australienne de Melbourne sur le thème « Accélérer le tempo ».
AIDS 2014
Des délégués venus du monde entier vont participer à une série de sessions, tables rondes et débats communautaires pour faire le bilan des progrès accomplis, analyser les dernières avancées scientifiques et mobiliser les gouvernements et les communautés pour définir la feuille de route vers la fin de l'épidémie de sida.
Le thème de cette édition prend acte des nombreuses avancées réalisées au cours des dernières années dans le domaine de la recherche sur le vaccin, du nombre croissant de personnes bénéficiant d'un traitement antirétroviral et de la diminution du nombre de nouvelles infections à VIH. Cependant, « Accélérer le tempo » souligne également la nécessité de maintenir le VIH dans les priorités de l'agenda mondial et le fait que davantage d'investissements, de recherche collaborative et d'engagement politique sont requis pour veiller à ce que personne ne soit laissé de côté.
Le Directeur exécutif de l'ONUSIDA, Michel Sidibé, figure parmi les intervenants de haut niveau qui participent à la conférence, aux côtés du Président Bill Clinton et de l'artiste et militant Bob Geldof. L'ONUSIDA participe à plusieurs événements avant et pendant la conférence, notamment les sessions préliminaires à la conférence sur la jeunesse, les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes et les communautés interreligieuses, ainsi que d'autres sessions sur le traitement contre le VIH, les adolescents, la prévention de la transmission de la mère à l'enfant et les droits de l'homme, entre autres.
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Le Directeur exécutif de l'ONUSIDA, Michel Sidibé et la présidente de l'ANSS, Jeanne Gapiya.
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ANSS : 20 ans de riposte à l'épidémie de VIH au Burundi
08 juillet 2014
08 juillet 2014 08 juillet 2014L'Association nationale burundaise de soutien pour les personnes vivant avec le VIH et les malades du sida (ANSS) a marqué le vingtième anniversaire de sa création le 4 juillet lors d'une soirée de gala qui a eu lieu à Bujumbura, Burundi.
Créé en 1993, la mission de l'ANSS est de promouvoir la prévention de la transmission du VIH et d'améliorer le bien-être des personnes vivant avec et affectées par le VIH. L'ANSS a été la première organisation de la société civile dans le pays à fournir des services anti-VIH pour les personnes vivant avec le VIH, y compris la distribution du traitement antirétroviral. A la fin 2013, l'ANSS fournissait un traitement à plus de 6 000 personnes au Burundi. De 2007 à 2013, l'association a fourni des conseils et des dépistages du VIH à plus de 56 000 personnes dans le cadre de ses efforts de prévention du VIH.
Pendant l'événement, le Directeur exécutif de l'ONUSIDA, Michel Sidibé, a salué le leadership de l'association et son rôle clé dans la prestation des services aux personnes vivant avec le VIH dans le pays. La présidente de l'ANSS, Jeanne Gapiya, s'est engagée à augmenter l'accès au traitement antirétroviral au Burundi mais également de continuer à travailler pour garantir que les droits des personnes vivant avec le VIH soient respectés.
Quotes
« C'est une journée remarquable pour nous. Nous pouvons aujourd'hui regarder en arrière et être fiers de ce que l'ANSS a réalisé au cours des 20 dernières années en termes de lutte contre le VIH au Burundi. Dans l'avenir, nous veillerons à ce que plus de personnes aient accès au traitement antirétroviral. »
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Illustration sur la page de couverture du rapport.
Mettre à jour
Il y a un besoin urgent de régimes de protection sociale adaptés pour les personnes vivant avec le VIH
30 juin 2014
30 juin 2014 30 juin 2014Selon un nouveau rapport de l'Organisation internationale du Travail (OIT), les personnes vivant avec le VIH qui ont accès aux programmes de protection sociale bénéficient d'une série d'avantages, notamment d'avoir plus de chance de conserver leur emploi et que leurs enfants continuent d'être scolarisés, mais un trop grand nombre parmi les personnes les plus vulnérables sont hors de portée de ces programmes.
L'accès et l'impact de la protection sociale sur les travailleurs vivant avec le VIH et leur famille tire ses conclusions de la recherche menée dans quatre pays, le Guatemala, l'Indonésie, le Rwanda et l'Ukraine, qui développent ou améliorent actuellement leurs systèmes de sécurité sociale.
Dans tous les pays, une série de régimes de protection sociale sont utilisés pour aider les plus vulnérables et éviter la vulnérabilité croissante. Ces régimes comprennent l'établissement de programmes de réduction de la pauvreté en privilégiant les pauvres dans les stratégies de développement économique, en fournissant l'accès aux systèmes de sécurité sociale mais aussi plus d'opportunités de travail pour les femmes et en donnant l'assurance santé, les pensions et l'aide sociale pour les personnes et familles à faible revenu.
Le rapport note que les programmes de protection sociale peuvent réduire les désavantages, les inégalités et les obstacles structurels qui rendent les personnes plus vulnérables au VIH. Il révèle que dans les pays étudiés, entre 63% et 95% des personnes vivant avec le VIH qui ont accès à la protection sociale ont pu conserver leur emploi ou une certaine forme d'activité productive, 49-99% ont déclaré que leurs enfants restaient scolarisés et 72-86% ont pu accéder à un traitement antirétroviral vital.
Il note que les systèmes de protection sociale des quatre gouvernements sont beaucoup plus facilement accessibles aux personnes dans le cadre des secteurs public et formels. Les personnes vivant avec le VIH sont souvent dans l'économie informelle et donc beaucoup plus susceptibles de ne pas en bénéficier. Cela peut être un problème particulier pour les femmes et les populations les plus à risque.
Il y a une tendance à lutter contre le VIH en se concentrant sur l'ouverture à l'accès au traitement du VIH. L'étude souligne que pour être efficace, un filet de sécurité de la protection sociale qui fonctionne pour les personnes VIH-positives doit être multicouche, abordant les vulnérabilités sociales et économiques à plus grande échelle, et pas seulement de mettre à disposition les médicaments antirétroviraux gratuits.
L'accès au traitement antirétroviral maintient en vie les personnes vivant avec le VIH. Mais trop souvent, l'absence d'avantages plus larges de protection sociale maintient les femmes et les hommes et leurs familles dans un état de vulnérabilité et de pauvreté.
Alice Ouedraogo, Chef du Service du VIH/sida dans le monde du travail (ILOAIDS)
« L'accès au traitement antirétroviral maintient en vie les personnes vivant avec le VIH. Mais trop souvent, l'absence d'avantages plus larges de protection sociale maintient les femmes et les hommes et leurs familles dans un état de vulnérabilité et de pauvreté, » a déclaré Alice Ouedraogo, Chef du Service du VIH/sida dans le monde du travail de l'OIT qui a produit le rapport.
L'étude examine un certain nombre de défis à l'accès aux services comme le manque de prise de conscience que les programmes existent réellement ou que le processus impliqué dans l'obtention de services est trop compliqué ou trop lourd.
Il y a aussi la question des dépenses que chacun doit assumer, y compris les frais de transport pour se rendre dans les centres de santé et l'argent pour payer le traitement des infections opportunistes. L'OIT fait valoir qu'une combinaison de revenus, moyens de subsistance et aide à l'emploi est nécessaire en plus des services de santé pour encore augmenter l'impact de la protection sociale.
« Comme nous nous préparons au programme de développement post-2015, il est important d'investir dans des politiques et des programmes qui ne laissent personne au bord de la route, y compris les personnes vivant avec le VIH et des populations clés », a conclu Mme Ouedraogo.
Aditya Wardhana, Directeur exécutif de la Coalition sida Indonésie, a salué la nouvelle recherche et la lumière qui brille sur un secteur clé qui a, jusque là, bénéficié de relativement peu d'attention. Il a déclaré, « La recherche de l'OIT a ouvert un discours sur le besoin urgent d'un régime de protection sociale adapté pour les personnes vivant avec le VIH et des communautés touchées par le sida qui ont été longtemps négligées par le système de protection sociale existant. »
