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Message de la directrice exécutive de l’ONUSIDA, Winnie Byanyima, à l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre le sida 2022
29 novembre 2022 29 novembre 2022Mes ami·es,
Je m'adresse à vous depuis la Tanzanie à l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre le sida.
Aujourd’hui, souvenons-nous des plus de 40 millions de vies perdues à cause du sida. C’est aussi le moment de faire le point sur la riposte au sida et de nous engager à mettre fin au sida.
Cette semaine, nous avons publié un nouveau rapport qui fera date : Inégalités dangereuses. Dans ce document, nous attirons l’attention du monde entier sur une réalité difficile : notre retard actuel pour mettre fin au sida d’ici 2030, retard imputable aux inégalités.
Mais voici une bonne nouvelle : en poussant pour l’égalité, nous pourrons mettre fin au sida.
Premièrement :
Nous devons pousser pour l’égalité des femmes et des filles pour réduire leurs risques de VIH.
En Afrique subsaharienne, les adolescentes et les jeunes femmes ont trois fois plus de risques d’être infectées par le VIH que les garçons et les hommes du même âge. Ce constat incombe aux inégalités.
Permettre aux filles de finir leur scolarité secondaire peut réduire de moitié leur vulnérabilité à une infection au VIH. Ce risque peut baisser davantage lorsque nous incluons une éducation sexuelle complète et d’autres mesures favorisant l’émancipation des filles. Forts de ce constat, 12 pays africains se sont réunis au sein de l’initiative Education Plus qui jouit du soutien des Nations Unies.
Par ailleurs, nous devons combiner les services de santé sexuelle et reproductive avec les services de prévention et de riposte à la violence sexuelle et sexiste et au VIH.
Ils doivent être conçus pour fonctionner pour toutes les femmes et les filles, dans toute leur diversité.
Deuxièmement :
Nous devons pousser pour l’égalité en faveur des personnes marginalisées.
La discrimination à l’encontre des personnes marginalisées nuit à la riposte au VIH. De manière générale, les gays et autres hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes ont 28 fois plus de risques de vivre avec le VIH. Ce risque est 35 fois supérieur pour les consommateurs et consommatrices de drogues injectables, 30 fois supérieur pour les travailleurs et travailleuses du sexe et 14 fois supérieur pour les femmes transgenres.
Nous ne mettrons pas fin au sida si ce n'est pour tout le monde.
Les preuves sont claires : la décriminalisation facilite l’accès aux services. La décriminalisation sauve des vies.
Voici deux exemples :
Afrique :
En Afrique du Sud, où les relations sexuelles entre personnes du même sexe sont légales, les gays sont 60 % plus susceptibles de vivre avec le VIH, mais ce chiffre monte à 240 % en Ouganda où l’homosexualité est criminalisée.
Asie :
En Thaïlande, où les relations sexuelles entre personnes du même sexe sont légales, les gays sont 11 fois plus susceptibles de vivre avec le VIH que les autres hommes. Ce risque est 72 fois plus important en Malaisie où l’homosexualité est criminalisée.
Mais voici la bonne nouvelle. La dynamique actuelle en Asie, en Afrique et dans les Caraïbes, tend vers la dépénalisation des relations sexuelles entre personnes du même sexe. Ces dernières années, cela a été le cas en Angola, au Bhoutan et au Botswana. Et ces tout derniers mois, Saint-Kitts-et-Nevis, Singapour, Antigua-et-Barbuda sont venus s’ajouter à cette liste. Dans 68 pays, ce type de lois est toutefois toujours en vigueur. Reléguons ces lois nuisibles et coloniales aux livres d’histoire.
Mais nous ne devons pas seulement dépénaliser, nous devons aussi lutter contre la stigmatisation.
La stigmatisation est le jugement que porte la société sur les personnes à cause de qui elles sont. Et la stigmatisation tue.
Nous devons y mettre fin pour les personnes vivant avec le VIH et pour les communautés marginalisées. Nous avons besoin ici de toutes les personnalités politiques, confessionnelles, traditionnelles et culturelles. Faites-vous entendre. Poussez l’égalité.
Troisièmement :
Une inégalité qui me fend le cœur est celle qui touche les enfants vivant avec le VIH. L’état actuel de la science devrait permettre d’éviter aux bébés de naître avec le VIH et aux enfants séropositifs de se retrouver sans traitement. Mais aujourd’hui, alors que trois quarts des adultes vivant avec le VIH suivent un traitement, ce n’est le cas que pour la moitié des enfants. C’est intolérable.
Nous ne pouvons pas laisser cette injustice honteuse et évitable se poursuivre. C’est pourquoi les Nations Unies, les partenaires internationaux, la société civile et les gouvernements des 12 pays les plus touchés se sont réunis et ont formé l’Alliance mondiale pour mettre fin au sida chez les enfants. Nous allons de l’avant. La Tanzanie accueillera le lancement officiel en début d’année prochaine.
Pour finir, et cet aspect est crucial,
pour mettre fin au sida, nous devons lutter contre les inégalités en matière de ressources.
La crise de la COVID-19 et la guerre en Ukraine ont accru les inégalités dans le monde entier. Jour après jour, les pays du G20 reçoivent 136 millions de dollars de remboursements de dettes en provenance de pays pauvres du Sud. Dans ces derniers pays, le remboursement de la dette accapare 4 fois plus de budget que les dépenses de santé, et 2 fois plus que les dépenses d’éducation.
En pleine crise de la dette, de l’austérité et des inégalités qui touchent les pays en voie de développement, certains pays riches ont réduit l’aide à la santé mondiale et envisagent des coupes encore plus importantes.
Ce n’est pas la bonne réaction. Ce n’est pas le moment de réduire la voilure, mais de voguer toutes voiles dehors.
N’oubliez pas : c’est grâce à la solidarité internationale que nous avons réduit les inégalités de financement et accompli des progrès incroyables contre le sida, y compris en ayant plus de 28 millions de personnes qui reçoivent un traitement vital. Et nous devons terminer le travail.
À l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre le sida, l’ONUSIDA se joint aux personnes vivant avec le VIH et aux communautés du monde entier dans le cadre d’un appel à l’action commun : pousser pour l’égalité.
L’égalité de l’accès aux droits, l’égalité de l’accès aux services, l’égalité de l’accès aux ressources, l’égalité de l’accès aux meilleures découvertes scientifiques et aux meilleurs médicaments. Ainsi, nous mettrons fin au sida.
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L’ONUSIDA nous appelle à unir nos forces pour mettre fin aux violences sexistes à l’encontre des femmes et des filles
25 novembre 2022 25 novembre 2022GENÈVE, le 25 novembre 2022—À l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, l’ONUSIDA nous appelle à nous unir pour mettre fin à la violence sexiste sous toutes ses formes et lutter contre les inégalités entre les sexes qui alimentent la pandémie de VIH.
« La violence à l’égard des femmes et des filles est une honte pour tout le monde, au niveau individuel et collectif, une violation grave des droits humains qui se produit à une échelle démesurée », a déclaré la directrice de l’ONUSIDA, Winnie Byanyima. « Cette pandémie de violence continue d’entraîner des milliers de nouvelles infections au VIH chaque semaine et complique considérablement l’éradication du sida. Il s’agit d’une question systémique qui doit être traitée à tous les niveaux de la société. »
Chaque semaine, l’année dernière, 4 900 jeunes femmes ou adolescentes âgées de 15 à 24 ans ont été infectées par le VIH. Dans le monde, une femme et une adolescente sur trois subissent des violences physiques, sexuelles ou les deux de la part de leur mari, de leur partenaire masculin ou de tiers. Ces violences ont souvent lieu chez elles et dans leur quartier, autrement dit dans des endroits où elles devraient se sentir le plus en sécurité. Et ce chiffre affligeant ne prend pas en compte les millions de femmes et de filles qui sont victimes d’autres formes très diverses de violences sexistes et de pratiques nuisibles telles que le mariage forcé, le mariage des enfants, les mutilations génitales des femmes et la violence sexuelle.
Dans les pays à haute prévalence du VIH, les violences exercées par un partenaire intime augmentent jusqu’à 50 % le risque de contamination au VIH chez les femmes. La violence ou la peur de la violence empêche les femmes d’accéder aux services et entrave leur capacité à négocier l’utilisation du préservatif avec les auteurs de cette violence, à divulguer leur statut sérologique ou à respecter leur traitement antiviral. La scolarisation des filles est un des moyens de réduire leur exposition à la violence et leur risque d’infection au VIH de 50 %.
L’Organisation mondiale de la Santé a désigné la violence à l’égard des femmes comme un problème de santé mondial qui a atteint les proportions d’une épidémie. Pourtant, des décennies après la Déclaration universelle des droits de l’homme adoptée le 10 décembre 1948 et la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes (CEDAW) instituée en 1979, le monde parle encore d’éliminer la violence à l’égard des femmes.
Aujourd’hui marque le coup d’envoi de 16 jours d’activisme contre la violence sexiste dont le thème cette année est Tous UNiS ! L’activisme pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes et des filles !
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Les membres du conseil d’administration mettent en garde : le manque important de budget de fonctionnement de l’ONUSIDA risque de prolonger la pandémie de sida
03 novembre 2022 03 novembre 2022La directrice exécutive de l’ONUSIDA appelle à investir immédiatement 35 millions de dollars dans le financement de l’organisation pour la fin de l’année et à s’engager pour financer le budget de fonctionnement à hauteur de 210 millions de dollars en 2023
GENÈVE, le 3 novembre 2022—Les membres du conseil d’administration du Programme commun des Nations Unies sur le VIH/sida (ONUSIDA) se sont réunis pour discuter de la manière de rassembler les 35 millions de dollars manquant au budget de fonctionnement minimum de l’organisation s’élevant à 187 millions de dollars. Ce déficit compromet les efforts pour mettre fin à la pandémie de sida en tant que menace de santé mondiale d’ici 2030. Le budget requis pour répondre totalement aux besoins opérationnels de l’organisation est fixé à 210 millions de dollars.
Dans son discours d’ouverture à une réunion spéciale organisée à Genève pour discuter des solutions au manque de financement, l’Ambassadeur de la Mission permanente de Thaïlande auprès du Bureau des Nations Unies à Genève, Rongvudhi Virabutr, a déclaré que le Programme commun continuait à jouer un rôle important dans la collecte et l’analyse des données en vue d’apporter des preuves et de mobiliser le leadership politique.
« Comme l’a si bien dit le plus grand bailleur de fonds de la riposte au sida en début d’année, le Programme commun est « l’étoile Polaire, sans laquelle nous serions dans l'obscurité. Notre succès commun repose sur un Programme commun entièrement financé et efficace. Nous n’avons pas de temps à perdre. »
Appelant à débloquer immédiatement 35 millions de dollars de financement pour la fin d’année, la directrice exécutive de l’ONUSIDA, Winnie Byanyima, a déclaré que la santé financière de l’organisation s’était encore détériorée depuis la dernière réunion du CCP en juin. Elle a expliqué que la guerre en Ukraine et les fluctuations sur le marché des devises avaient aggravé la situation.
« Le déficit budgétaire est d’une telle ampleur qu’il ne peut pas être comblé en nous serrant la ceinture ou mettant en place de nouvelles mesures pour gagner en efficacité. Cela nous confronte à des choix cornéliens, parmi lesquels réduire considérablement la présence de l’ONUSIDA dans les pays ou procéder à d’autres réductions envers nos coparrainants », a déclaré Mme Byanyima. « Ces choix sont dévastateurs et tous les scénarios vont remettre encore plus en question la riposte mondiale au sida en refusant les services de prévention, de traitement et de soins anti-VIH à des millions de personnes vulnérables. »
L’ONUSIDA a pris des mesures importantes pour combler le manque de financement. Elle a instauré une discipline budgétaire, développé une nouvelle stratégie de mobilisation des ressources et travaillé en étroite collaboration avec une équipe spéciale composée de membres du CCP afin de proposer des actions et des recommandations visant à renforcer sa situation financière en 2023.
Les coparrainants de l’ONUSIDA, les communautés de personnes vivant avec le VIH et touchées par le virus et les organisations de la société civile ont appelé conjointement au financement total de l’ONUSIDA afin que l’organisation puisse accomplir sa mission vitale.
« Le monde est en danger et, aujourd’hui, nos efforts communs pour atteindre l’objectif de développement durable visant à éliminer le VIH/sida comme menace de santé publique sont en jeu », a déclaré Christian Hui de la Prevention Access Campaign, Canada. « La contribution du Programme commun est indéniable. La société civile, en particulier les populations marginalisées et les populations clés, bénéficie énormément du travail du Programme commun : extension de l’accès aux antirétroviraux vitaux et à la prévention combinée, lutte en faveur des droits humains et de la participation active des communautés aux programmes de lutte contre le VIH. »
Reconnaissant la complémentarité du travail de l’ONUSIDA, d’autres partenaires de la riposte au VIH, notamment le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme et le Plan d’urgence du président des États-Unis pour la lutte contre le sida (PEPFAR), se sont aussi prononcés en faveur du financement total de l’ONUSIDA.
L’ONUSIDA est présente dans 70 pays du monde et travaille en partenariat avec les gouvernements, la société civile et les communautés. Elle collecte les données qui façonnent la riposte au VIH, milite contre les lois et politiques néfastes afin d’instaurer un cadre juridique propice aux transformations, œuvre pour mettre fin à la stigmatisation et à la discrimination liées au VIH, et combat les inégalités qui favorisent la pandémie de VIH parmi les groupes de personnes vulnérables et marginalisées. En 2020-2021, l’ONUSIDA a soutenu plus de 80 % des candidatures au Fonds mondial, canalisant 5 milliards de dollars de financement pour la lutte contre le VIH.
« Nous souhaitons inviter toutes les parties prenantes à renforcer le soutien, la coordination et la collaboration avec l’ONUSIDA pour poursuivre la mission inachevée de sauver des vies et de n’oublier personne dans nos efforts pour mettre fin au sida », a déclaré Alegnta Gebreyesus Guntie de la Mission permanente de l’Éthiopie au Bureau des Nations Unies à Genève.
« L’appui qu’apporte l’ONUSIDA aux pays aide à élaborer des stratégies fondées sur des preuves et la science, mais aussi adaptées à la réalité de l’épidémie. Par ailleurs il permet de mettre au point des programmes afin de les mettre en œuvre correctement », a déclaré Mme Byanyima. « Aujourd’hui, le travail du Programme commun est plus que jamais nécessaire pour aider les pays à se préparer à la prochaine session de dépôt de dossier auprès du Fonds mondial alors que la conjoncture d’attribution des aides est difficile. »
Le rapport actuel de l’ONUSIDA sur le sida, In Danger, révèle un affaiblissement de la riposte au VIH suite à la pandémie de COVID-19, à la crise économique mondiale et à la guerre en Ukraine. Au total, en 2021, 650 000 personnes sont décédées de maladies opportunistes et 1,5 million de nouvelles contaminations ont été recensées, soit 1 million de plus que l’objectif 2020 fixé à 500 000. Le nombre de nouvelles infections a augmenté dans 38 pays.
« L’ONUSIDA travaille sans relâche pour inverser la tendance et remettre la riposte au VIH sur la bonne voie », a déclaré Mme Byanyima.
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L’ONUSIDA salue la promesse de financement de l’Allemagne à hauteur de 1,3 milliard d’euros pour la 7e reconstitution du Fonds mondial
08 septembre 2022 08 septembre 2022GENÈVE, le 8 septembre 2022—L’ONUSIDA applaudit l’engagement de l’Allemagne à hauteur de 1,3 milliard d’euros pour la 7e reconstitution du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme. Le pays augmente ainsi de 30 % sa contribution par rapport à 2019 (1 milliard d’euros). Il s'agit d'une étape importante pour atteindre l’objectif de financement de 18 milliards de dollars minimum alors que le président Biden accueillera dans quelques jours la 7e Conférence mondiale de reconstitution des ressources du Fonds à New York.
« Cette annonce démontre la volonté sans faille de l’Allemagne dans le domaine de la santé mondiale, son engagement en faveur du multilatéralisme et sa détermination à sauver des millions de vies en mettant fin au sida, à la tuberculose et au paludisme d’ici 2030 », a déclaré la directrice de l’ONUSIDA, Winnie Byanyima. « Il s’agit d’un investissement dans la santé et le bien-être des jeunes, en particulier des jeunes femmes et des filles. Il renforcera la sécurité mondiale en instillant la résilience dans les systèmes nécessaires pour nous protéger contre les menaces sanitaires émergentes. J’attends avec impatience que d’autres donateurs suivent l’exemple de l’Allemagne. »
Les États-Unis sont le premier donateur du Fonds mondial et se sont engagés à hauteur de 6 milliards de dollars pour la 7e reconstitution de l’organisation, sous réserve que l’objectif fixé à 18 milliards de dollars soit entièrement atteint. La semaine dernière, le Japon a annoncé qu’il augmentait sa contribution au Fonds mondial de 30 % pour la porter à plus de 1 milliard de dollars.
La Conférence de reconstitution des ressources du Fonds mondial se tiendra du 19 au 21 septembre alors que le financement de la riposte au VIH reste soumis à une pression intense. En 2021, les ressources financières internationales disponibles pour le VIH avaient reculé de 6 % par rapport à 2010. L’aide au développement à l’étranger pour le VIH fournie par des donateurs bilatéraux autres que les États-Unis a baissé de 57 % au cours de la dernière décennie. Il manque 8 milliards de dollars à la riposte au VIH dans les pays à revenu faible et intermédiaire sur les 29 milliards nécessaires d’ici 2025 afin que le monde puisse espérer mettre fin à la pandémie de sida comme menace de santé mondiale d’ici 2030.
Afin de maximiser l’efficacité de leurs investissements dans le Fonds mondial, les donateurs sont également invités à financer entièrement le Programme commun des Nations Unies sur le VIH/sida. L’ONUSIDA est présente dans 70 pays du monde entier et travaille en partenariat avec les gouvernements, la société civile et les communautés. Elle collecte les données qui façonnent la riposte au VIH, milite contre les lois et politiques néfastes afin d’instaurer un cadre juridique propice aux transformations, œuvre pour mettre fin à la stigmatisation et à la discrimination liées au VIH, et combat les inégalités qui favorisent la pandémie de VIH parmi les groupes de personnes vulnérables et marginalisées.
Le dernier rapport de l’ONUSIDA, In Danger, montre que les crises récentes ont fait dévier la riposte mondiale au sida de son cap, avec une augmentation des infections au VIH dans 38 pays. Il révèle également qu’il est possible de mettre fin au sida d’ici 2030 si les leaders prennent des actions concertées courageuses.
L’annonce de l’augmentation du financement de l’Allemagne a été faite à Berlin par la ministre fédérale de la Coopération économique et du Développement, Svenja Schulze, lors de la conférence internationale Get Back On Track organisée par des organisations de la société civile, notamment Action Against AIDS Germany.
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Déclaration de la directrice exécutive de l’ONUSIDA suite au décès de la Reine Élisabeth II
09 septembre 2022 09 septembre 2022La directrice exécutive de l’ONUSIDA, Winnie Byanyima, a déclaré :
« Sa Majesté la reine Élisabeth II a mis sa vie entière au service du public.
Elle était une amie sincère des Nations Unies et a parlé avec beaucoup d’émotions de son travail et de ses valeurs, notamment au cours de son célèbre discours à l’Assemblée générale des Nations Unies en 1957.
La reine Élisabeth II s’était engagée à mettre fin au sida et à la stigmatisation pour les personnes vivant avec le VIH. Lors de la Réunion des chefs de gouvernement du Commonwealth en Ouganda en 2007 elle a visité l’hôpital Mildmay. Elle y a rencontré des personnes vivant avec le VIH et leurs familles. Cette visite a permis de lutter contre la stigmatisation et d’affirmer la dignité et les droits de toutes les personnes vivant avec le VIH. Elle a également contribué à placer le renforcement de la riposte au VIH, une riposte centrée sur l’inclusion et les droits des communautés touchées par le VIH, au cœur de l’agenda du Commonwealth.
Que son exemple soit une source d’inspiration pour nous. J’exprime mes sincères condoléances à sa famille, au gouvernement et à la population du Royaume-Uni et des pays du Commonwealth. »
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Saint-Kitts-et-Nevis devient le dernier pays en date à déclarer que les lois criminalisant les personnes LGBT sont inconstitutionnelles
30 août 2022 30 août 2022GENÈVE, le 30 août 2022—L’ONUSIDA salue la décision de la Haute Cour de Saint-Kitts-et-Nevis qui a déclaré que les lois criminalisant le sexe gay sont inconstitutionnelles. Autrement dit, ces dernières sont supprimées immédiatement du code pénal. La Cour a donné une suite favorable à la requête des plaignants et plaignantes concernant les articles 56 et 57 de la loi Offences Against the Person Act qui selon eux violaient le droit à la vie privée et à la liberté d’expression.
« Cette décision historique est une étape importante dans la garantie de l’égalité et de la dignité pour la communauté lesbienne, gay, bisexuelle et transgenre à Saint-Kitts-et-Nevis et dans toutes les Caraïbes », a déclaré Luisa Cabal, directrice de l’ONUSIDA pour l’Amérique latine et les Caraïbes. « Aujourd’hui, Saint-Kitts-et-Nevis rejoint un nombre croissant de pays des Caraïbes qui ont tourné le dos à ces lois coloniales qui bafouent les droits humains des personnes et freinent la riposte à la pandémie de VIH. Tout le monde profite de cette décriminalisation. »
En plus de violer les droits humains des personnes LGBT, les lois qui punissent les relations sexuelles consenties entre personnes du même sexe constituent un frein important à l’amélioration des résultats en matière de santé, y compris dans la riposte au VIH. De fait, ces lois alimentent la stigmatisation et la discrimination à l’encontre des personnes LGBT. Par ailleurs, elles dressent des barrières aux membres de cette communauté qui cherchent et reçoivent des soins de santé, car ces personnes ont peur des sanctions ou d’être arrêtées. La dépénalisation sauve et change des vies.
La plainte contre le gouvernement de Saint-Kitts-et-Nevis a été déposée par un citoyen, Jamal Jeffers, et l’organisation St. Kitts and Nevis Alliance for Equality, avec le soutien de l’Eastern Caribbean Alliance for Diversity and Equality. La décision rendue par la Haute Cour fait suite à une décision similaire rendue par la Haute Cour d’Antigua-et-Barbuda en juillet. Les tribunaux du Belize et de Trinité-et-Tobago ont également supprimé des articles de leurs codes pénaux qui criminalisaient les relations sexuelles entre personnes du même sexe.
Toutefois, sept pays des Caraïbes, tous d’anciennes colonies britanniques, continuent de criminaliser les rapports sexuels entre adultes consentants. Il s’agit de la Barbade, de la Dominique, de la Grenade, du Guyana, de la Jamaïque, de Sainte-Lucie et de Saint-Vincent-et-les-Grenadines.
« La société civile caribéenne est déterminée et la décision des tribunaux des Caraïbes est sans ambiguïté. Les jours de ces lois coloniales néfastes sont comptés », a déclaré Luisa Cabal. « Les pays qui n’ont pas encore supprimé ces lois doivent le faire de toute urgence, pour la santé et les droits humains de toute leur population. »
L’arrêt de la Cour réduit à 68 le nombre de pays dans le monde qui criminalisent les relations sexuelles entre personnes du même sexe. Au début du mois, Singapour a annoncé l’abrogation de la législation qui condamnait les rapports sexuels gays par une peine de prison allant jusqu’à deux ans.
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L’ONUSIDA salue l’abrogation de la loi qui criminalisait les personnes LGBT à Singapour
22 août 2022 22 août 2022GENÈVE, le 22 août 2022—L’ONUSIDA salue l’annonce faite par Singapour d’abroger le paragraphe 377a du code pénal du pays qui criminalisait les relations sexuelles consenties entre hommes. Adoptée en 1938 alors que Singapour était une colonie britannique, cette loi punissait les rapports sexuels gays consentis d’une peine de prison pouvant aller jusqu’à deux ans.
Dans son discours annuel qui abordait entre autres des mesures pour supprimer cette législation, le Premier ministre singapourien, Lee Hsien Loong, a déclaré que les rapports sexuels entre hommes consentants ne devaient pas être criminalisés et qu’il n’y avait aucune raison de poursuivre les gens pour ce motif ni d’en faire un crime. Il a déclaré que les personnes gays étaient des concitoyens à part entière et qu’elles désiraient vivre leur propre vie, participer à la communauté et apporter pleinement leur contribution à Singapour.
« La fin de la criminalisation des hommes gays est une excellente nouvelle, tant pour la communauté lesbienne, gay, bisexuelle et transgenre à Singapour que pour le pays dans son ensemble », a déclaré le directeur régional de l’ONUSIDA pour l’Asie et le Pacifique, Taoufik Bakkali. « L’ONUSIDA salue cette décision. Elle représente une étape importante pour le respect des droits humains des personnes LGBT à Singapour et la création d’une société plus ouverte, tolérante et inclusive où les gens peuvent être eux-mêmes et aimer qui ils veulent sans craindre d’être emprisonnés. Ce changement vital sauvera des vies et profitera à tout le monde, et inspirera d’autres pays à en faire de même. D’autres pays devraient rejoindre le groupe croissant de nations qui mettent fin à la criminalisation. »
Les lois qui punissent les relations sexuelles consenties entre personnes du même sexe, ainsi que la violation des droits humains des personnes LGBT, constituent un obstacle majeur à l’amélioration des résultats en matière de santé, y compris dans la riposte au VIH. Une législation punitive favorise la stigmatisation et la discrimination à l’encontre des personnes LGBT, dissuade les personnes LGBT de demander des soins de santé par peur d’être dénoncées auprès des autorités et de faire face à des sanctions et à l’emprisonnement, et empêche les pays de mettre en place des politiques qui répondent correctement aux différentes formes que prennent les épidémies au sein de leurs populations.
Singapour rejoint une liste croissante de pays qui ont récemment décriminalisé les relations entre personnes du même sexe, notamment Antigua-et-Barbuda, le Botswana, le Bhoutan et l’Angola. Pour finir, la décision de Singapour fait baisser à moins de 70 pays à travers le monde ceux qui criminalisent encore les relations consentantes entre personnes du même sexe. La décriminalisation ne marque pas la fin de la lutte contre la stigmatisation et l’exclusion, mais elle représente un grand pas en avant.
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L’ONUSIDA salue les excuses publiques du Chili dans une affaire historique concernant des femmes séropositives stérilisées sans leur consentement
27 mai 2022 27 mai 2022GENÈVE, le 27 mai 2022—L’ONUSIDA salue la décision du gouvernement chilien de reconnaître publiquement sa responsabilité internationale dans une affaire retentissante portant sur les violations des droits de femmes vivant avec le VIH qui ont été stérilisées sans leur consentement. Le président du Chili, Gabriel Boric Font, a présenté des excuses publiques dans le cadre de la décision prise par la Commission interaméricaine des droits de l’homme concernant des accusations portées contre l’État chilien par Francisca, Chilienne séropositive stérilisée sans son consentement juste après avoir accouché en 2002.
« Nous saluons la reconnaissance de la responsabilité internationale dans ce dossier emblématique portant sur des violations des droits humains dont sont victimes depuis longtemps les femmes vivant avec le VIH et qui empiètent sur leur autonomie reproductive », a déclaré la directrice de l’équipe de l’ONUSIDA d’appui aux régions pour l’Amérique latine et les Caraïbes, Luisa Cabal. « Cela marque la fin de plus de 10 ans de procédure, tant pour Francisca que pour les organisations qui l’ont accompagnée pour que justice soit rendue. »
Francisca, originaire d’une commune rurale chilienne, a 20 ans lorsque son partenaire et elle apprennent une bonne nouvelle : ils vont devenir parents pour la première fois. Sa séropositivité au VIH est diagnostiquée lors d’un test de routine au cours de sa grossesse. Francisca prend alors toutes les mesures appropriées pour minimiser le risque de transmission verticale du VIH et donne naissance à un garçon séronégatif au VIH en novembre 2002. Toutefois, le lendemain de la césarienne, Francisca, dévastée, apprend que le chirurgien a décidé de la stériliser pendant l’accouchement sans demander son avis.
En 2009, le Center for Reproductive Rights et l’organisation chilienne Vivo Positivo ont porté le cas de Francisca devant la Commission interaméricaine des droits de l’homme. Cette affaire vient s’ajouter à une série de témoignages de femmes chiliennes séropositives souvent sous fortes pressions leur interdisant d'être enceintes et prônant une stérilisation chirurgicale. Un des témoignages récoltés concerne une autre femme qui se fait appeler Daniela. Après avoir accouché, on lui a dit qu’elle ne pouvait pas tenir son nouveau-né dans les bras ni l’embrasser parce qu’elle allait lui transmettre le VIH. Dans des entretiens, elle a déclaré que c’était ainsi qu’elle avait pris conscience de ce qu’était la discrimination.
Après plus de dix ans de procédures internationales et après que la Commission interaméricaine des droits de l’homme a étudié l’affaire, un accord à l’amiable a été signé avec l’État chilien, dans lequel le gouvernement accepte sa responsabilité et s’engage à remédier aux violations et à prendre des mesures pour s’assurer que de tels actes ne se reproduisent plus.
L’ONUSIDA est intervenue dans cette affaire en fournissant un mémoire en qualité d’amicus curiae (amie de la cour). Ce document informait la Commission interaméricaine des droits de l’homme sur les directives sanitaires et les normes en matière de droits humains que chaque pays doit suivre pour respecter, protéger et garantir les droits humains des personnes vivant avec le VIH.
« Tout d’abord, je souhaite présenter mes excuses à Francisca, qui, à ce que l’on m’a dit, se trouve de l’autre côté de la caméra, pour la grave violation de vos droits ainsi que pour le déni de justice et pour tout le temps que vous avez dû attendre jusqu’à aujourd’hui », a déclaré M. Boric au début de son discours lors de la cérémonie officielle diffusée en direct sur les réseaux sociaux. « Combien de personnes comme vous n’ont pas été identifiées ? Je ressens une vive douleur à l’idée que l’État, que j’ai aujourd’hui l’honneur de représenter, est responsable dans ces affaires. Je m’engage envers vous, et envers ceux et celles qui vous représentent aujourd’hui en personne, que tant que nous serons au pouvoir, nous donnerons le meilleur de nous en tant qu’autorités afin qu’une situation comme celle-ci ne se reproduise plus jamais et vous pouvez être sure que dans les cas où ces atrocités ont été perpétrées, nous y remédierons en conséquence. »
« J’aurais aimé être présente, avec ma voix, mon visage et mon corps, moi, la personne qui a lutté tant d’années, pour mener cette affaire sous mon propre nom. Cependant, révéler mon identité m’aurait fermé une infinité de portes », a déclaré Francisca dans son message adressé au public et lu par la directrice associée des stratégies juridiques pour l’Amérique latine et les Caraïbes pour le Center for Reproductive Rights, Carmen Martinez. « À ce jour, les personnes porteuses du VIH sont toujours regardées avec méfiance comme si nous avions décidé de nous faire infecter. Cependant, je veux avoir l’intime conviction que cela va changer. »
« Justice a enfin été faite. Avec cette affaire, nous appelons tous les gouvernements à continuer d’investir dans l’élimination de la discrimination à l’égard du VIH dans tous les services, y compris les soins de santé », a déclaré la coordinatrice de Live Positive Gender, Sara Araya. « Le message est clair : l’autonomie et l’intégrité physique des femmes et de toutes les personnes vivant avec le VIH doivent être garanties sans discrimination. Il faut en finir avec les violations des droits des femmes vivant avec le VIH. »
La stigmatisation et la discrimination liées au VIH ont un impact significatif sur la santé, la vie et le bien-être des personnes vivant avec le VIH ou exposées au risque d’infection. Elles entravent la riposte au VIH en limitant l’accès aux services de santé sexuelle et reproductive au sens large et à d’autres services de santé. L’ONUSIDA continue de travailler jour après jour pour veiller à ce que les gouvernements investissent dans la prévention et la riposte aux violations liées aux formes de discriminations concomitantes auxquelles les personnes vivant avec le VIH sont soumises.
Francisca a accouché en 2002 d’un garçon en bonne santé et a ensuite été stérilisée sans son consentement par le médecin qui a procédé à la césarienne, estimant qu’une femme séropositive ne devrait pas pouvoir avoir d’enfants. L’accord à l’amiable annoncé cette semaine vient clore pour cette femme et son équipe juridique plus de dix ans de lutte devant les tribunaux.
« Cet accord est un moment important pour les femmes du monde entier qui se battent depuis des décennies en faveur de la justice reproductive. La stérilisation forcée des femmes vivant avec le VIH est une violation des droits humains les plus fondamentaux des femmes », a déclaré la directrice exécutive de l’ONUSIDA, Winnie Byanyima. « Malheureusement, cette pratique se perpétue dans de nombreux pays. Il faut renforcer les efforts pour l’arrêter et pour que justice soit rendue à plus de femmes. »
Cet accord vient conclure des années de procédure devant la Commission interaméricaine des droits de l’homme après que le système judiciaire chilien a débouté une plainte. L’affaire a été portée par l’organisation chilienne Vivo Positivo et l’organisation internationale des droits humains Center for Reproductive Rights.
La Stratégie mondiale de lutte contre le sida 2021–2026 : Mettre fin aux inégalités, Mettre fin au sida repose sur la promotion des droits humains, de l’égalité des sexes et de la dignité, sur l’éradication de la stigmatisation et de la discrimination pour toutes les personnes vivant avec le VIH et touchées par le virus. Il s’agit d’un engagement de l’ONUSIDA en faveur d’une vision ambitieuse pour mettre fin aux inégalités entre les sexes et respecter les droits humains, y compris le droit à la santé, en appelant l’ensemble des partenaires et parties prenantes de la riposte au VIH dans tous les pays à transformer les normes de genre inégales et à mettre fin à la stigmatisation et à la discrimination.
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L’ONUSIDA est heureuse que John Nkengasong a été confirmé pour diriger les efforts mondiaux des États-Unis pour mettre fin au sida
06 mai 2022 06 mai 2022GENÈVE, le 6 mai 2022—L’ONUSIDA félicite chaleureusement John Nkensagong après la confirmation par le Sénat américain de sa nomination en tant qu’ambassadeur itinérant et coordonnateur des activités du gouvernement des États-Unis pour la lutte contre le VIH/SIDA à l’échelle mondiale. Au titre de nouveau coordonnateur mondial de la lutte contre le sida, Dr Nkengasong dirigera le Plan d’urgence du Président des États-Unis pour la lutte contre le sida (PEPFAR).
« C’est une excellente nouvelle pour le monde. La nomination de John Nkengasong au poste de directeur du PEPFAR est un choix inspiré », a déclaré la directrice exécutive de l’ONUSIDA, Winnie Byanyima. « Il est l’un des plus grands experts mondiaux en matière de VIH et de préparation aux pandémies et il dispose d’une expérience pratique sur la manière de promouvoir les efforts pour mettre fin au sida dans le contexte de la pandémie de COVID. Nous avons besoin des idées audacieuses et de l’engagement dont il a fait preuve tout au long de sa carrière. Ce sera un véritable honneur de travailler avec lui à son nouveau poste, en soutenant le rôle de leader sans faille des États-Unis sur la question du VIH et en renforçant le partenariat vital entre le Programme commun de l’ONUSIDA et le PEPFAR. »
Virologue spécialiste du VIH possédant plus de trois décennies d’expérience dans la riposte mondiale au VIH, le Dr Nkengasong a été acclamé internationalement pour son travail sur la COVID-19 lorsqu’il occupait jusqu’à récemment le poste de directeur et de fondateur des Centres africains pour le contrôle et la prévention des maladies.
Le PEPFAR est un partenaire essentiel de l’ONUSIDA. Il est prouvé que son travail sans précédent sauve des vies dans le monde entier. Dans plus de 80 pays, le PEPFAR et l’ONUSIDA travaillent main dans la main pour aider les gouvernements et les communautés à mettre en œuvre la Stratégie mondiale contre le VIH/sida et accélérer l’éradication du sida. Ensemble, ils veillent à ce que les efforts se concentrent sur les personnes et les zones les plus touchées par le VIH, notamment en apportant une aide aux enfants, aux femmes et aux filles, ainsi qu’aux populations clés.
Depuis la création du PEPFAR en 2003, le gouvernement américain, avec un soutien bipartite, a investi plus de 100 milliards de dollars par le biais du Plan ce qui représente l’engagement le plus important qu’une nation a pris pour lutter contre une seule maladie. Les investissements et les efforts des États-Unis ont sauvé plus de 21 millions de vies, évité des millions d’infections au VIH et accéléré les avancées en vue de mettre fin au sida dans plus de 50 pays.
L’humanité est actuellement confrontée à deux pandémies. Comme l’a noté le Dr Nkengasong : « Nous avons vu l’impact dévastateur qu’a eu la COVID-19 sur certains progrès dans nos efforts de lutte contre le VIH, mais nous avons également vu comment les systèmes de santé et les institutions construits et renforcés par les investissements du PEPFAR ont été au cœur de la riposte à la COVID-19. » Grâce à une action mondiale audacieuse, il sera possible de mettre fin au sida et des actions d’accélération pour y arriver renforceront les efforts du monde entier pour vaincre toutes les pandémies.
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L’ONUSIDA salue l’arrivée de Gilbert F. Houngbo au poste de directeur général de l’OIT
07 avril 2022 07 avril 2022GENÈVE, le 7 avril 2022—L’ONUSIDA salue l’annonce faite par l’Organisation internationale du Travail (OIT) concernant l’élection du Togolais Gilbert F. Houngbo en tant que 11e directeur général de l’Organisation. M. Houngbo prendra ses fonctions pour cinq ans en octobre 2022, remplaçant le directeur général actuel, Guy Ryder.
« Je suis vraiment ravie que Gilbert F. Houngbo assume le rôle de directeur général de l’Organisation internationale du Travail », a déclaré la directrice exécutive de l’ONUSIDA, Winnie Byanyima. « Son engagement en faveur de la justice sociale et de solutions mondiales centrées sur les personnes me tient à cœur et j’ai hâte de travailler avec lui pour mettre fin aux inégalités et améliorer la vie des personnes les plus vulnérables, y compris celles vivant avec le VIH. »
Le VIH et d’autres pandémies ont un impact significatif sur le travail et la productivité, et font porter un lourd fardeau aux travailleurs et travailleuses, à leurs familles et à leurs communautés. Les droits fondamentaux au travail des personnes séropositives sont menacés par la discrimination et la stigmatisation liées au VIH, ce qui compromet leurs chances d’obtenir un emploi décent et stable.
L’OIT est l’agence des Nations Unies spécialisée dans le monde du travail. Ses principaux objectifs sont la promotion des droits au travail et d’opportunités professionnelles décentes, la consolidation de la protection sociale et le renforcement des échanges sur les questions liées au travail. Coparrainant de l’ONUSIDA, l’OIT est l’agence principale pour les politiques et les programmes de lutte contre le VIH sur le lieu de travail et concernant la mobilisation du secteur privé.
