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Traiter la consommation de drogues comme un problème de santé publique

12 juin 2014

Un nouveau rapport de la Commission Ouest-Africaine de Drogues (WACD) affirme que le trafic, la consommation et la production de drogues en Afrique de l'Ouest porte atteinte aux institutions, menace la santé publique et fait du tord aux efforts de développement. Le rapport, Pas seulement une zone de transit : Drogues, État et la société en Afrique de l'Ouestmet particulièrement en évidence l'importance d'aborder la consommation de drogues comme un problème de santé publique plutôt que de criminaliser les personnes qui consomment des drogues.

Pas seulement une zone de transit : Drogues, État et la société en Afrique de l'Ouest indique que la criminalisation de la consommation et de la détention de drogues comporte une série de conséquences négatives. Par exemple, cela pèse lourdement sur le système pénal déjà très tendu, aggrave les problèmes sociaux, multiplie les violations des droits de l'homme et encourage la corruption. Cela aggrave également les épidémies majeures telles le VIH et l'hépatite C car les personnes qui consomment des drogues ont souvent peur des représailles juridiques s'ils accèdent aux services de santé et de réduction des risques dont ils ont besoin. Ceci est particulièrement important pour les personnes qui s'injectent des drogues et qui peuvent être très vulnérables au VIH par l'utilisation de matériel non stérile.

Le rapport cite des données pour mettre en évidence l'ampleur du problème dans une région où la consommation de drogues augmente. Par exemple, environ 9,1% des personnes qui s'injectent des drogues au Sénégal vivent avec le VIH contre moins de 1% de la population générale.

Tout comme le fait de traiter la consommation de drogues comme un problème de santé publique à des fin socio-économiques et les conséquences, le rapport plaide également en faveur de la réforme des lois pertinentes, de la décriminalisation de la consommation de drogues et des délits non violents et peu élevés liés à la consommation de drogues, de l'adoption d'approches de moindre mal et de l'encouragement à la recherche, y compris la collecte de données de base sur le trafic et la consommation.

La Commission de l'Afrique de l'Ouest sur les drogues est réunie par l'ancien Secrétaire général de l'ONU Kofi Annan et présidée par l'ancien président nigérian Olusegun Obasanjo.

Quotes

« Nous appelons les gouvernements ouest-africains à réformer les lois et les politiques sur les drogues et à dépénaliser les délits mineurs et non violents liés à la drogue. L'absence criante d'installations de traitement pour les consommateurs de drogues alimente la propagation des maladies et expose toute une génération, qu'il s'agisse de consommateurs de drogues ou non, à l'augmentation des risques pour la santé publique. Nous devons tous puiser l'espoir dans les conclusions de ce rapport. »

Olusegun Obasanjo, président WACD

« Criminaliser les consommateurs de drogues devrait être remplacé par une approche de santé publique. Nous sommes arrivés à la conclusion que la consommation de drogues doit être considérée avant tout comme un problème de santé publique. Les consommateurs de drogues ont besoin d'aide, pas de peine. C'est la raison pour laquelle nous devons traiter efficacement et humainement ce problème en adoptant une approche orientée vers la santé et la société civile doit être pleinement engagée dans cet effort en tant que partenaire. »

Kofi Annan, Responsable WACD

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La Présidente du Brésil rejoint la campagne « Protéger le goal » de l'ONUSIDA

11 juin 2014

La Présidente du Brésil Dilma Rousseff rejoint le 10 Juin la campagne « Protéger le goal » de l'ONUSIDA pour sensibiliser à la lutte contre le VIH.

Lors d'une réunion avec le Directeur exécutif de l'ONUSIDA, Michel Sidibé, la Présidente Rousseff a ajouté sa signature au ballon de la campagne en faveur de l'initiative qui vise à encourager les jeunes à s'engager dans la prévention du VIH et à mettre l'accent sur la nécessité d'assurer l'accès universel pour tous ceux qui sont éligibles à un traitement anti-VIH d'ici 2015.

La campagne a été officiellement lancée au Brésil à la veille de la Coupe du Monde de la FIFA 2014 lors d'un événement spécial dans la ville de Salvador de Bahia le 9 Juin, en présence du gouverneur de Bahia, le maire de Salvador et le ministre brésilien de la Santé, entre autres.

Avant d'arriver au Brésil, le ballon « Protéger le goal » a démarré une tournée depuis de l'Afrique du Sud, hôte de la Coupe du Monde 2010, à travers les pays qui participent à la Coupe du Monde. Les chefs d'Etat de l'Algérie, d'Argentine, du Cameroun, du Chili, de Colombie, du Costa Rica, d'Equateur, de Côte-d'Ivoire, du Ghana, d'Honduras, du Nigeria et d'Uruguay ont également signé le ballon. Le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, a signé le ballon de football « Protéger le goal » tout comme de nombreux chefs d'agences des Nations Unies ainsi que l'ancien Secrétaire général de l'ONU Kofi Annan.

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Coup d'envoi au Brésil de la Campagne « Protéger le goal » de l'ONUSIDA

10 juin 2014

La Campagne « Protéger le goal » de l'ONUSIDA est un mouvement social mondial mobilisant le pouvoir du sport pour permettre aux jeunes d'accéder aux services de dépistage du VIH

La campagne Protéger le goal de l'ONUSIDA a été lancée au Brésil à la veille de la Coupe du Monde de la FIFA 2014. Le lancement de la campagne a été annoncé lors d'un événement spécial le 9 Juin à l'emblématique Théâtre Castro Alves à Salvador, Brésil. Michel Sidibé, Directeur exécutif de l'ONUSIDA, a été rejoint par les partenaires mondiaux et locaux, y compris le gouvernement de l'État de Bahia, la Mairie de Salvador, le ministère brésilien de la Santé, le Fonds des Nations Unies pour la Population (FNUAP) et Ndaba et Kweku Mandela, porte-parole de la campagne « Protéger le goal ».

Dans le cadre de la campagne « Protéger le goal » pendant la Coupe du Monde au Brésil, 2 millions de préservatifs et de dépliants Protège le goal seront distribués dans les 12 villes qui accueillent de la Coupe du Monde et des tests gratuits de dépistage rapide du VIH seront offerts au Fan Fests locaux. D'autres villes comme Aracajú, Porto Seguro, Ribeirão Preto, Santos et bien d'autres se joignent à la campagne. Les écoles de l'Etat de Bahia participent avec des concours et des programmes de formation sur le VIH.

La campagne « Protéger le goal » a été lancée lors de la Coupe du Monde de la FIFA 2010 en Afrique du Sud. Pour symboliser les liens étroits entre l'Amérique latine et l'Afrique, la « tournée mondiale Protéger le goal » a été lancée lors du match amical entre l'Afrique du Sud et le Brésil en mars 2014. La tournée a vu la transmission du ballon de football « Protéger le goal » dans les pays participants à la Coupe du Monde de la FIFA 2014. Au cours des dernières semaines, la ballon « Protéger le goal » a été signé par les chefs d'Etat de l'Algérie, d'Argentine, du Cameroun, du Chili, de Colombie, du Costa Rica, de Côte-d'Ivoire, du Ghana, d'Honduras, du Nigeria et d'Uruguay. Le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, a signé le ballon de football « Protéger le goal » tout comme de nombreux chefs d'agences des Nations Unies ainsi que l'ancien Secrétaire général de l'ONU Kofi Annan.

La campagne « Protéger le goal » a pour objectif de sensibiliser mondialement à la lutte contre le VIH, d'encourager les jeunes à s'engager dans la prévention du VIH et à mettre l'accent sur la nécessité d'assurer l'accès universel pour tous ceux qui sont éligibles au traitement du VIH d'ici à 2015, date limite des Objectifs du Millénaire pour le développement.

Quotes

« Protéger le goal est bien plus qu'une simple campagne mondiale de sensibilisation de lutte contre le VIH. C'est un mouvement social audacieux unissant les personnes partout dans le monde grâce à la puissance du sport et au changement social. C'est un honneur de lancer la campagne Protéger le goal à Salvador avec des partenaires du monde entier et nos hôtes ici à Salvador, Brésil. »

Michel Sidibé, Directeur exécutif de l'ONUSIDA

« Ce projet, réalisé en partenariat avec l'ONUSIDA, montre comment le ministère de la Santé du Brésil met en œuvre des stratégies de prévention innovantes de lutte contre le VIH pour les jeunes. »

Arthur Chioro, ministre de la Santé brésilien

« Les personnes regarderont mon pays, désireux de voir du bon football pendant la Coupe du Monde. C'est une grande occasion, je souhaite ainsi aider l'ONUSIDA et faire partie de l'équipe gagnante contre le VIH. »

David Luiz, vice-capitaine de l'équipe nationale brésilienne et ambassadeur de bonne volonté de l'ONUSIDA

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Le Secrétaire général des Nations Unies présente le rapport d'avancement sur la riposte au sida lors de la soixante-huitième session de l'Assemblée générale

06 juin 2014

Le Secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-Moon a présenté son rapport sur le VIH devant la soixante-huitième Assemblée générale des Nations Unies à New York le 6 Juin 2014.

Le rapport Vers une élimination de l’épidémie du sida : atteindre les objectifs de 2015 et planifier l’après 2015 fait le bilan des progrès accomplis dans la mise en œuvre des objectifs fixés dans la Déclaration politique de 2011 sur le VIH/sida de l'Assemblée générale des Nations Unies. Le rapport fournit une mise à jour sur l'évolution de la riposte au sida et recommande des mesures clés pour accélérer les progrès vers la réalisation des buts et objectifs à atteindre d'ici 2015. Le rapport appelle également à un engagement pour mettre fin à l'épidémie de sida comme une priorité de développement dans l'agenda de développement après 2015.

Michel Sidibé, Directeur exécutif de l'ONUSIDA, participera également à une table ronde interactive en marge de la réunion plénière de l'Assemblée générale pour un échange d'opinions sur ce qu'il faudra faire pour mettre fin à l'épidémie de sida.

Quotes

« Je remercie Michel Sidibé et l'ONUSIDA pour leur leadership ainsi que les efforts à l'échelle du système des Nations Unies et au-delà pour mobiliser la riposte mondiale [au sida]. »

Ban Ki-Moon, Secrétaire général des Nations Unies

« Alors que les États membres procèdent à leurs délibérations, j'espère qu'ils vont considérer comme une priorité l'importance de mettre fin à l'épidémie de sida [après 2015]. Le succès de la riposte au VIH peut également offrir des leçons utiles pour s'attaquer à d'autres problèmes de santé et de développement. »

John W. Ashe, Président de la 68e session de l'Assemblée générale des Nations Unies

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Papouasie-Nouvelle-Guinée: la centralité d'une approche multisectorielle de la riposte au sida

06 juin 2014

La Papouasie-Nouvelle-Guinée a la plus forte prévalence au VIH en Océanie (0,5% en 2012) et connaît une épidémie concentrée dans des groupes clés de la population et dans certaines zones géographiques. Lors d'une visite officielle dans le pays, Jan Beagle, Directrice exécutive adjointe de l'ONUSIDA a rencontré un certain nombre de parties prenantes, y compris des représentants du gouvernement, des parlementaires, des partenaires au développement, de la société civile, du secteur privé et d'organisations confessionnelles qui ont été l'occasion de mettre en évidence que l'un des points forts de la lutte contre le sida à l'échelle mondiale a été sa capacité à construire des coalitions de parties prenantes dans toutes les disciplines et secteurs. « Le sida est bien plus qu'un problème de santé, il s'agit d'un développement, de droits de l'homme et de question du genre. Pour arriver à zéro en Papouasie-Nouvelle-Guinée, nous avons besoin de la puissance d'une coalition de tous les secteurs pour garantir que personne ne soit laissé pour compte », a déclaré Mme Beagle lors d'une réunion avec les membres des groupes de travail parlementaires sur le VIH, la population et le développement durable.

Dans la province de Hela, Mme Beagle a constaté le travail de la Fondation Pétrolière Recherche Santé. La Fondation, en partenariat avec le gouvernement, la société civile et les communautés fournit des services liés au VIH et utilisant le VIH comme un point d'entrée pour des résultats élargis sur la santé et le développement, un exemple de partenariat public-privé de fourniture de services de qualité avec un bon rapport coût-efficacité dans un environnement difficile.

Les femmes sont largement sous-représentées à tous les niveaux du gouvernement (seulement trois femmes siègent au parlement national), ce qui limite leur pouvoir pour influencer les politiques publiques à tous les niveaux. La violence envers les femmes est extrêmement élevée, deux tiers des femmes en sont victimes. ONU Femmes, dans le cadre de son Initiative mondiale des villes sûres, est de promouvoir un environnement de travail plus sûr pour les femmes dans deux marchés pilotes dans le district de la capitale nationale de la Papouasie-Nouvelle-Guinée, où 80% des fournisseurs du marché sont des femmes, ce qui leur permet de préserver leurs gains en sécurité et d'être plus sûres physiquement. Sur les marchés, les infrastructures sont en cours de modernisation, les étals de marché sont rénovés et l'eau courante potable est disponible. De nouvelles méthodes d'encaissement innovantes sans numéraire pour la collecte des redevances sont mises en œuvre pour éviter l'extorsion et le vol, des associations de vendeurs de marché ont été mises en place ainsi qu'un système de référence pour les victimes de violence familiale et sexuelle dans les marchés pilotés. Avec l'aide de l'ONUSIDA, les cliniques de santé mobiles seront établies sur ces marchés pilotes pour fournir des services de santé de base, y compris les services liés au VIH.

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L'ONUSIDA et l'OIDD s'engagent à intensifier les efforts communs vers zéro discrimination

02 juin 2014

L'ONUSIDA et l'Organisation internationale de droit du développement (OIDD) ont signé un accord de coopération pour travailler ensemble dans la lutte contre la discrimination liée au VIH. Les activités de coopération porteront sur la création d'un environnement juridique qui soutienne l'accès à la santé et la promotion de la non-discrimination pour les populations vulnérables vivant avec et affectées par le VIH.

Les activités comprendront le renforcement de la capacité juridique nationale, dans les secteurs de la santé et de la justice, des ministères et des organisations de la société civile, à examiner les lois punitives qui entravent l'accès aux services de prévention du VIH, de traitement et de soins.

Les deux organisations soutiendront également les réseaux de professionnels de la justice, des représentants gouvernementaux et des organisations de la société civile travaillant sur les questions liées au VIH, le droit, l'accès à la justice et les droits humains. L'accord facilitera l'échange d'expériences et des meilleures pratiques. Il encouragera également la coopération dans la recherche et la collaboration sur des publications sur le droit et la réforme des politiques pour protéger et promouvoir les droits humains des personnes vivant avec et affectées par le VIH.

Des lois protectrices, dotées de ressources suffisantes et renforcées, contribuent à élargir l'accès aux services sanitaires et sociaux, à améliorer la qualité et l'efficacité des services et la protection des personnes vivant avec le VIH ou vulnérables au VIH contre la stigmatisation, la discrimination et la violence.

En 2012, les gouvernements nationaux dans 60% des pays ont signalé l'existence de lois, règlements ou politiques qui font obstacle à une prévention efficace du VIH, au traitement, aux soins et au soutien des populations à risque et des groupes vulnérables.

Les lois discriminatoires, et le renforcement des lois, incluent celles qui limitent l'accès égalitaire des femmes à l'éducation, à l'emploi, à la propriété, au crédit ou au divorce ; l'application de la loi qui pousse les professionnel(le)s du sexe, les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes et les consommateurs de drogues vers la clandestinité et à distance des services liés au VIH ; la très abondante législation sur la transmission du VIH.

Quotes

« Travailler ensemble pour assurer un environnement juridique protecteur pour les personnes les plus touchées par le VIH garantira que chacun puisse avoir accès aux services vitaux de prévention et de traitement du VIH sans crainte de discrimination ou de représailles juridiques. »

Michel Sidibé, Directeur exécutif de l'ONUSIDA

« Mettre fin à la stigmatisation et à la discrimination est essentiel pour lutter contre le VIH. Cela suppose avoir des systèmes juridiques qui protègent l'égalité et les droits humains, des juges qui rejettent les préjugés, des citoyens responsables et des services de santé dispensés sans discrimination. »

Directeur général de l'OIDD, Irene Khan

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Le Brésil : un modèle contre la discrimination

30 mai 2014

Note : le 2 juin 2014, la présidente du Brésil Dilma Rousseff, a promulgué une nouvelle loi qui interdit la discrimination contre les personnes vivant avec le VIH. La loi prévoit des sanctions pour toute personne qui :

  • Nie, retarde, annule ou empêche l'inscription ou le maintien d'un étudiant vivant avec le VIH dans les établissements scolaires de tous niveaux, qu'ils soient publics ou privés ;
  • Refuse l'emploi ou le travail, révoque de ses fonctions ou de son emploi ou ségrégue dans le milieu de travail ou à l'école au motif du statut sérologique ;
  • Révèle l'état de la personne vivant avec le VIH ; ou
  • Nie ou retarde les soins de santé.

Le monument emblématique brésilien du Christ Rédempteur a été le rendez-vous d'un événement organisé le 24 mai pour promouvoir le respect et les droits humains. Organisé par l'ONUSIDA en partenariat avec l'archidiocèse de Rio de Janeiro, l'événement a réuni des représentants des Nations Unies et du gouvernement, des chefs religieux et d'autres partenaires pour appeler à une société libre de toute stigmatisation.

La cérémonie faisait partie de la campagne Zéro discrimination de l'ONUSIDA qui vise à éliminer la discrimination qui entrave le droit à une vie pleine, digne et productive, et de la campagne de l'archidiocèse de Rio de Janeiro « Somos Todos Iguais » (Nous sommes tous égaux) qui promeut le respect des droits de l'homme.

L'événement a été suivi par Luis Lourez, Directeur exécutif adjoint de l'ONUSIDA ; le Cardinal Dom Orani Tempesta ; Ndaba et Kweku Mandela ; Sônia Regina Gonçalves, représentant les communautés de Rio de Janeiro Mgr Robert Vitillo, de Caritas Internationalis ; Babalawo Ivanir dos Santos, de la Commission contre l'intolérance religieuse de Rio ; le père Omar Raposo, recteur du Christ Rédempteur ; Marcos William Bernardo, vicaire épiscopal pour la communication sociale ; Adele Benzaken, directeur adjoint, Département des MST / SIDA, ministère de la Santé brésilien ; et des représentants de la société civile.

Quotes

« Nous avons la technologie et nous avons les connaissances pour mettre fin à cette épidémie. Ce qui nous empêche aujourd'hui sont la stigmatisation et la discrimination en vigueur. »

Luiz Loures, Directeur exécutif adjoint de l'ONUSIDA

« Le monde que nous désirons et voulons est un monde dans lequel les personnes peuvent se déplacer, dans lequel elles peuvent aller et venir sans se sentir menacés par leur façon de penser, leur religion, leurs idées, par la maladie qu'ils peuvent porter ; une vie où la dignité est présente. C'est la connaissance, la fraternité, l'amour pour nos voisins qui font la différence. »

Cardinal Dom Orani Tempesta

« ll est important de parler de discrimination, pas uniquement parce que le Brésil accueille la Coupe du monde, mais aussi parce que le Brésil reflète une grande partie du monde. ll y a [au Brésil] beaucoup de personnes de différentes cultures, milieux, différentes couleurs de peau. Si nous pouvons aller de l'avant ici au Brésil, nous pouvons certainement progresser dans le monde entier. »

Kweku Mandela

« La pire forme de discrimination est le manque de respect pour les autres, et le pape François nous a demandé d'utiliser les réseaux sociaux et les médias pour parler de l'amour du prochain. »

Márcio Tadeu Ribeiro Francisco, professeur aux universités Rio de Janeiro State (UERJ) et Veiga de Almeida (UVA), militant et coordinateur de la campagne Zéro Discrimination à Rio de Janeiro

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Papouasie-Nouvelle-Guinée: les communautés au centre de la riposte au sida

29 mai 2014

Les communautés les plus touchées par le VIH ont toujours été à l'avant-garde de la riposte à l'épidémie, de la mobilisation et d'inspirer les autres à agir. Lors de sa visite officielle en Papouasie-Nouvelle-Guinée qui s'est déroulée la dernière semaine de mai, Jan Beagle, Directeur exécutif adjoint de l'ONUSIDA a vu comment le leadership de la communauté fait la différence pour les personnes vivant avec le VIH dans le pays.

Les systèmes communautaires dans le pays sont basés sur le système de soins et de protection sociale traditionnel « wantok » (amis proches) qui est fondé sur la conviction que si l'un de vos « wantoks » est malade, vous devez prendre soin de lui. Ce système a permis aux communautés d'être plus réactives dans la prestation de services liés au VIH pour les personnes les plus dans le besoin, et ce d'une manière efficace, fondée sur les droits et de manière culturellement appropriée.

Lors d'une visite à la communauté Pari avec Dame Carol Kidu, ancien ministre du Développement communautaire et militante reconnue pour la lutte contre le sida, Mme Beagle a souligné l'importance du leadership communautaire dans la démonstration de l'acceptation des personnes vivant avec le VIH, la sensibilisation à la prévention du VIH et la lutte contre la stigmatisation et la discrimination.

Quotes

« Nous devons maximiser la participation des personnes vivant avec le VIH ; leur engagement donne le pouvoir personnel et l'immédiateté aux efforts de lutte contre le sida, améliore les éléments techniques et la pertinence des programmes, permet le renforcement de l'adhésion plus large des personnes vivant avec le VIH et de la communauté en général et inspire les autres à agir. »

Dame Carol Kidu

« Zéro discrimination est le zéro le plus difficiles à atteindre. Nous avons besoin de modèles, de chefs, de conseillers, de femmes, nous avons besoin de tout le monde pour avoir le courage de rejeter la stigmatisation, la discrimination et la violence pour créer un environnement communautaire favorable pour les personnes vivant avec le VIH et pour ouvrir les discussions sur le VIH et les questions d'éducation sexuelle au niveau de la famille et de la communauté. »

Jan Beagle, Directrice exécutive adjointe de l'ONUSIDA

« Les femmes sont les tutrices dans nos communautés, elles doivent pouvoir comprendre les besoins des personnes vivant avec le VIH. Les connaissances sur le VIH doivent aller dans chaque maison de nos villages. Nous savons que des personnes sont en train de mourir du sida, mais nous n'en parlons pas. »

Marie Kidu, conseillère et membre de Women’s Fellowship, représentante de MKA Women

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La coordonnatrice de la lutte mondiale contre le sida pour le gouvernement américain présente sa vision du PEPFAR à la société civile

23 mai 2014

En marge de la 67e Assemblée mondiale de la Santé, l'ONUSIDA a organisé une réunion entre les membres de la société civile basée en Europe avec l'ambassadrice Deborah Birx, la nouvelle coordonnatrice de la lutte mondiale contre le sida pour le gouvernement américain.

L'ambassadrice Madame Birx a présenté la vision du PEPFAR, mettant notamment l'accent sur l'impact, la responsabilisation et la transparence. Elle a également souligné le rôle essentiel de la société civile pour aider à atteindre une génération sans sida. « Dès les premiers jours de l'épidémie de sida jusqu'à ce jour, dans les communautés et les pays à travers le monde, la société civile a été au cœur d'une riposte efficace et responsable. Avec le temps, le rôle de la société civile reste plus vital que jamais. »

Les participants ont discuté toute une série de questions, y compris la nécessité d'investir dans la capacité de développement dans les communautés et le travail d'information local, l'impact que les politiques contre les lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres ont sur les prestations de services et la façon de répondre à cette tendance, le problème du prix des médicaments et l'importance de travailler plus directement avec des fournisseurs d'organisations confessionnelles. Le groupe a également discuté la valeur de l'utilisation de la charge virale comme une mesure de la réussite du programme ainsi que les possibilités de travailler ensemble pour intensifier la riposte mondiale au sida.

Le Directeur exécutif adjoint de l'ONUSIDA Luiz Loures a reconnu que cette première rencontre de l'ambassadrice Madame Birx avec la société civile en dehors des États-Unis dans son nouveau rôle et a promis de poursuivre la collaboration. « L'ONUSIDA s'est engagée à travailler en étroite collaboration avec le PEPFAR pour faire progresser la riposte au sida. L'Ambassadrice Madame Birx et moi-même partageons un engagement commun pour assurer que les multiples parties prenantes, notamment la société civile, soient impliquées de manière utile dans cette riposte. »

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Un consensus a été trouvé sur les nouveaux objectifs de traitement et de prévention du VIH en Afrique orientale et australe

23 mai 2014

Les participants à un atelier consultatif de deux jours qui s'est tenu les 19 et 20 mai à Johannesburg, Afrique du Sud, ont convenu de fixer de nouveaux objectifs pour 2020 et 2030 afin d'améliorer l'accès aux programmes de prévention et de traitement du VIH en Afrique orientale et australe. Cette consultation fait suite à une demande du Conseil de coordination du Programme de l'ONUSIDA en décembre 2013 de l'ONUSIDA pour aider les pays à développer de nouvelles cibles pour la riposte au VIH après 2015.

Organisé par l'ONUSIDA, l'atelier a réuni plus de 120 participants de 21 pays, y compris des hauts représentants de gouvernements, des communautés économiques régionales, des coparrainants de l'ONUSIDA, des partenaires de développement et des organisations de la société civile avec des experts techniques. Ils ont discuté les progrès accomplis pour les objectifs et les engagements d'élimination en 2015 dans la Déclaration politique de 2011 sur le VIH/sida, la nécessité de fixer de nouveaux objectifs pour la période post-2015 et les problèmes et opportunités pour l'accélération du renforcement des programmes de traitement et de prévention du VIH dans la région.

La région Afrique orientale et australe est en voie d'atteindre plusieurs des objectifs fixés pour 2015. Toutefois, avec moins de 600 jours restants, de nouveaux objectifs audacieux et visionnaires sont nécessaires pour guider la riposte au VIH au-delà 2015, intégrer de nouvelles preuves scientifiques et jeter les fondations pour mettre fin à l'épidémie de sida.

Quotes

« Nous avons la possibilité de trouver des solutions audacieuses et novatrices pour atteindre des objectifs ambitieux et évaluer les ressources nécessaires permettant de traduire notre engagement dans la prestation de services pour les personnes dans le besoin, veiller à ce que personne ne soit laissé pour compte. »

Sheila Tlou, Directrice de l'équipe de l'ONUSIDA d'appui aux régions pour l'Afrique orientale et australe

« Le Sud-Soudan sort d'une guerre civile dévastatrice de 21 ans et le VIH reste l'un des défis clé affectant le pays. Il est important de garantir que les nouveaux objectifs s'attaquent aux besoins de notre population de manière à pouvoir surmonter l'épidémie de sida d'ici 2030. »

Esterina Novello Nyilok, Président, Commission Sud-Soudan de lutte contre le sida

« Le gouvernement d'Afrique du Sud accepte humblement qu'il ne sera pas en mesure de gagner seul la lutte contre le VIH et la tuberculose. C'est pourquoi les communautés prennent l'initiative de surmonter les problèmes, pas seulement pour le sida, mais aussi pour toutes les autres questions de développement dans le pays. Nous nous unissons et nous construisons. »

Fikile Ndlovu, Directeur général, bureau du Premier ministre, KwaZulu-Natal

« De nouveaux objectifs et leurs indicateurs doivent être ventilés par âge pour permettre de s'attaquer aux problèmes clés affectant les jeunes, y compris un dépistage précoce du VIH, l'accès au traitement et le suivi de la charge virale, la fourniture de services de santé sexuelle et reproductive, l'observance de soins, la stigmatisation et la discrimination. Cela permettrait également aux programmes anti-VIH pour les jeunes de bénéficier de ressources appropriées et d'orienter la recherche et la programmation. »

Musah Lumumba, membre de PACT et Y+ Leadership

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