Feature Story

La Côte d'Ivoire progresse vers la Couverture Santé Universelle – Ne laisser personne de côté

19 mai 2025

Le gouvernement ivoirien transforme l'accès aux services de santé, y compris aux services liés au VIH, conformément à son engagement à atteindre la Couverture Santé Universelle (CSU).

Le gouvernement a rendu l'inscription à la CSU obligatoire et près de 60 % de la population y est déjà inscrite, démontrant ainsi la volonté politique du pays de bâtir un système de santé résilient et équitable.

L'une des priorités centrales du programme gouvernemental de CSU, soutenu par la Banque mondiale, le Fonds mondial et l'ONUSIDA, est de garantir que toutes les personnes vivant avec le VIH, estimées à plus de 400 000 personnes, soient pleinement affiliées au régime national d'assurance maladie. Une attention particulière est accordée à l'identification des modalités permettant aux personnes vivant avec le VIH les plus pauvres et les plus vulnérables de bénéficier d'une couverture gratuite dans le cadre de la CSU.

En 2022, l'ONUSIDA a mené une évaluation du système de protection sociale ivoirien sous l'angle de la riposte au VIH. Ce travail a servi de base à la Stratégie nationale de protection sociale 2024-2028, qui reconnaît désormais explicitement les personnes vivant avec le VIH comme un groupe vulnérable prioritaire.

« C'est un appel urgent : je souhaite que toutes les personnes vivant avec le VIH aient accès gratuitement à la carte CSU, car beaucoup n'ont tout simplement pas les moyens de cotiser. J'appelle le gouvernement à prendre en charge leurs cotisations », a déclaré Tinhidé Adéline, conseillère communautaire.

Des efforts sont en cours pour intégrer les services et produits liés au VIH au système de couverture santé universelle. Au cours des trois dernières années, l'ONUSIDA, en partenariat avec le Réseau des organisations de personnes vivant avec le VIH (RIP+), a mobilisé les communautés et plaidé auprès des autorités nationales pour que les personnes vivant avec le VIH soient inscrites à la CSU, veillant ainsi à ce que la stigmatisation et l'exclusion ne soient pas un obstacle à la santé et à la dignité.

« La CSU représente une réelle opportunité pour les personnes vivant avec le VIH, car la séropositivité constitue souvent un obstacle à l'accès à l'assurance maladie », déclare Filbert Guéhi, président du conseil d'administration du RIP+.

L'ONUSIDA, en collaboration avec l'OMS, aide également RIP+ à élaborer une stratégie communautaire budgétisée pour sensibiliser et inscrire les personnes vivant avec le VIH à la CSU afin de garantir que les services atteignent les plus démunis. Cette approche communautaire d'inscription des personnes vivant avec le VIH à la CSU représente une avancée majeure pour garantir un accès équitable aux soins de santé aux populations vulnérables.

Le plaidoyer se poursuit pour établir un mécanisme national durable d'inscription automatique des personnes vivant avec le VIH les plus vulnérables au régime d'assurance maladie non contributif. Une initiative pilote de deux ans à ce sujet est actuellement soutenue par le Fonds mondial et la Banque mondiale. Il s'agit d'une étape essentielle pour garantir que personne ne soit laissé pour compte et pour faire de la CSU un levier puissant dans la lutte contre le sida d'ici 2030.

Assurer la pleine inclusion des personnes vivant avec le VIH dans le déploiement de la CSU était un engagement pris par le gouvernement lors de la session annuelle du Conseil national de lutte contre le sida en 2023, présidée par le vice-président de la Côte d'Ivoire, Tiémoko Koné, et en présence de la Première dame, Madame Dominique Ouattara. Cette initiative est la pierre angulaire de la stratégie à long terme du gouvernement visant à assurer la transition vers une riposte au VIH durable et maîtrisée par l'État, afin de mettre fin au sida en tant que menace de santé publique d'ici 2030.

Region/country

Press Statement

L’ONUSIDA plaide pour une couverture sanitaire universelle reposant sur les droits humains et les personnes

GENÈVE, le 12 décembre 2020—Il ne reste plus que 10 ans à l’humanité pour mettre en place la couverture sanitaire universelle qui figure dans les Objectifs de développement durable. 10 ans seulement pour que tout le monde bénéficie d’un accès de qualité aux services de santé essentiels et aux médicaments et vaccins essentiels sans danger, efficaces, de qualité et abordables. Mais aujourd’hui, cet objectif semble être loin comme jamais. En 2017, moins de la moitié de la population mondiale jouissait d’une couverture pour les services de santé essentiels et, si la tendance actuelle se poursuit, on estime que 60 % seulement de la population mondiale disposeront de la couverture sanitaire universelle en 2030.

Lors de la Journée internationale de la couverture sanitaire universelle, ONUSIDA appelle le monde à satisfaire son engagement envers une couverture sanitaire universelle reposant sur les droits humains et mettant l’accent sur les personnes.

Cette année, le thème de la Journée internationale de la couverture sanitaire universelle est : « La santé pour tous : protéger tout le monde ». Il affiche ainsi clairement que la santé est un droit humain fondamental.

Il est inacceptable que des inégalités continuent d’empêcher des personnes à accéder aux soins de santé. La santé est un droit humain souvent refusé en particulier aux populations les plus vulnérables, marginalisées et criminalisées.

Le statut socioéconomique d’une personne, son genre, son âge, son orientation sexuelle, sa citoyenneté ou son origine ethnique peuvent jouer un rôle dans son accès ou non aux services de santé. Tout comme pour la riposte au VIH, l’égalité est centrale à la couverture sanitaire universelle et, pour y parvenir, nous devons améliorer l’égalité, l’inclusion et la cohésion sociales. Une approche de la couverture sanitaire universelle qui repose sur les droits humains et les personnes serait en mesure d’assurer un accès équitable à la santé pour tous-tes.

La COVID-19 a révélé que les systèmes de santé publique ont été négligés dans de nombreux pays du monde. Afin de promouvoir la santé et le bien-être, les gouvernements doivent investir dans les fonctions essentielles des systèmes de santé, y compris la santé publique, en tant que biens communs pour la santé.

Les moyens financiers d’une personne ne devraient en effet jamais décider de son accès aux soins de santé. Personne ne devrait tomber dans la pauvreté à cause des coûts des services de santé. L’ONUSIDA appelle les gouvernements à abolir les redevances et à financer la santé pour tous-tes à partir de sources publiques.

La riposte mondiale au sida accusait déjà un retard avant l’arrivée de la pandémie de COVID-19, en partie à cause d’années de sous-financement des systèmes de santé. Impossible pourtant d’instaurer la couverture sanitaire universelle et d’éradiquer le sida et de préserver ces acquis sans systèmes de santé résilients, performants et capables de répondre aux besoins de tout le monde sans stigmatisation ni discrimination.

La riposte au VIH a montré que les communautés font la différence. Au cours de la pandémie de COVID-19, les organisations communautaires du monde entier, y compris les communautés de personnes vivant avec le VIH, se sont mobilisées pour protéger les populations vulnérables et elles ont travaillé avec les gouvernements pour continuer d’assurer les services essentiels.

Les communautés ont milité en faveur de la délivrance d’ordonnances pour plusieurs mois de traitement du VIH, elles ont organisé des livraisons à domicile de médicaments ou encore fourni une aide financière, de la nourriture ou un logement à des groupes à risques. Les communautés font partie intégrante des systèmes de santé et sont essentielles pour instaurer la couverture sanitaire universelle. Nous devons reconnaître à juste titre et soutenir leur leadership, leur esprit d’innovation et leur contribution immense en faveur de la santé pour tous-tes.

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Campagne

Press Statement

Message de la Directrice exécutive de l’ONUSIDA à l’occasion de la Journée internationale de la couverture sanitaire universelle

12 décembre 2019

À l’occasion de la Journée internationale de la couverture sanitaire universelle, j’affiche ma solidarité avec tous ceux qui n’ont pas accès aux services de santé dont ils ont besoin. Aujourd’hui, 10 000 d’entre eux mourront. Toutes les deux minutes, une femme mourra en accouchant. Et chaque seconde, trois personnes tomberont dans l’extrême pauvreté à cause de frais de santé à leur charge. Aujourd’hui, les personnes ayant le plus besoin de soins de santé sont celles qui ont le moins de chance de les obtenir. Cela doit changer, et rapidement.

La couverture sanitaire universelle est un droit de l’homme qui appartient à tous sur notre planète. Tout un chacun a le droit d’accéder à des services de santé de qualité sans être confronté à des difficultés financières, et ce, peu importe son identité ou son lieu de résidence. Il s’agit d’un engagement historique pris par les États membres des Nations Unies dans la déclaration politique signée au cours de la première réunion de haut niveau sur la couverture sanitaire universelle en septembre dernier.

La couverture sanitaire universelle joue un rôle central à notre époque et pour la riposte au sida, car nous n’obtiendrons pas de meilleurs résultats dans le domaine de la santé sans lutter en premier lieu contre les inégalités. Nous saurons que la couverture sanitaire sera devenue véritablement universelle lorsque nous constaterons une amélioration de la situation sanitaire et l’élimination de l’inégalité inacceptable dans les résultats obtenus en matière de santé pour les populations les plus marginalisées. Nous le saurons le jour où le coût d’un traitement ne forcera plus un parent à choisir quel enfant sauver.

Chaque année, 100 millions de personnes sont poussées dans l’extrême pauvreté et 900 millions ont de graves difficultés à payer leurs soins de santé. Ces chiffres augmentent à une vitesse alarmante malgré les engagements pris pour les réduire. L’Afrique connaît la croissance la plus rapide. Plus des deux tiers des pays de ce continent continuent de faire payer les utilisateurs, quels que soient les soins. Cela doit changer. Ces frais enferment les personnes, en particulier les femmes et les enfants, dans un cercle vicieux fait de pauvreté, de maladie et de détresse. Il est injuste d’obliger des personnes à choisir entre manger, aller à l’école ou accéder aux services de santé dont elles ont besoin. Garder des patients dans des hôpitaux trop chers pour leurs moyens est une violation des droits de l’homme. La couverture sanitaire universelle doit supprimer les barrières financières empêchant d’accéder aux soins de santé. Pour garantir le respect des droits et des vies, les soins de santé de qualité doivent être mis à disposition de tous là où ils en ont besoin.

Mais la couverture sanitaire universelle ne doit pas se cantonner au secteur de la santé. Elle doit s’attaquer aux facteurs sociaux, économiques et structurels affectant la santé, comme la pauvreté, l’absence d’éducation formelle, les inégalités entre les sexes et la violence basée sur le genre. De même, elle doit veiller à ce que des barrières légales ou des stigmatisations et des discriminations n’excluent pas les populations clés et vulnérables d’accéder aux services de santé.

La riposte au sida nous apprend que les organisations dirigées par une communauté sont essentielles à tout système de santé efficace. Au cours de la Journée mondiale de lutte contre le sida organisée récemment, nous avons demandé de reconnaître le rôle indispensable joué par les organisations communautaires. Aujourd’hui, plus de 24 millions de personnes ont accès à un traitement contre le VIH. Nous le devons tout particulièrement à ces organisations qui militent, fournissent des services et demandent des comptes aux systèmes en place.

La couverture sanitaire universelle doit financer et inclure les services en provenance des communautés afin d’enregistrer des résultats de santé mesurables. Les organisations communautaires doivent jouer un rôle central, mais aussi être impliquées à chaque étape de la gouvernance, de la planification, de la mise en œuvre, du suivi, du reporting et de la recherche en matière de santé.

En faisant mien le thème de la Journée internationale de la couverture sanitaire universelle 2019, « Réalisons nos promesses », j’appelle les gouvernements et les organisations communautaires à entretenir la dynamique née de l’engagement pris dans la déclaration politique et de collaborer pour proposer des services de santé de qualité et équitables qui profitent aux personnes dans le besoin et améliorent leur bien-être. Cela est essentiel aussi bien pour mettre fin au sida que pour parvenir aux Objectifs de développement durable.

Winnie Byanyima

Directrice exécutive de l’ONUSIDA

Secrétaire générale adjointe des Nations Unies

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Press Statement

L'ONUSIDA salue l'engagement des États membres de l'ONU pour apporter des services de santé de qualité à 1 milliard de personnes supplémentaires d'ici 2023

L'ONUSIDA souligne que l'implication de la société civile et des communautés dans chaque aspect de la couverture sanitaire universelle est essentielle afin de n'oublier personne

NEW YORK/GENÈVE, 23 septembre 2019—L'ONUSIDA salue l'engagement profond des États membres des Nations Unies pour parvenir à la couverture sanitaire universelle (CSU) d'ici 2030. Ces pays ont rappelé leur engagement en faveur de la réalisation de la CSU lors de la première réunion de haut niveau de l’Assemblée générale des Nations Unies à ce sujet qui a eu lieu le 23 septembre à New York aux États-Unis. À cette occasion, ils ont adopté une déclaration politique sur la CSU dans laquelle ils réaffirment le droit individuel à accéder aux meilleurs soins de santé physique et mentale accessibles. Ce droit fait partie intégrante des Objectifs de développement durable.

Alors que nous assistons aujourd'hui à une érosion inquiétante de l'espace accordé à la société civile, cet appel des États membres pour l'impliquer dans la gouvernance du système de santé, dans les politiques de santé et dans la procédure de suivi de la CSU conforte l'ONUSIDA dans son action. En effet, impossible d'apporter une CSU sans associer la société civile et les communautés dans le monde entier.

« Nous enjoignons les gouvernements à investir dans le leadership et les capacités des différentes communautés, en particulier celles sous-représentées », a déclaré Gunilla Carlsson, Directrice exécutive par intérim de l'ONUSIDA. « La couverture sanitaire universelle doit reposer sur les communautés, privilégier les stratégies transformatives et respecter les droits humains afin d'atteindre les personnes les plus oubliées. Cette démarche assurera l'égalité d'accès aux services de santé, les avancées prenant en compte les individus et l'élimination des disparités dans le domaine de la santé. »

L'ONUSIDA s'engage à permettre aux communautés, en particulier aux communautés vulnérables, de participer à la planification, à la mise en place et au suivi des mesures de santé. Dans cette optique, l'ONUSIDA collabore avec des partenaires sur le Plan d'action global pour des vies saines et le bien-être pour tous afin de garantir la participation totale des communautés et de la société civile en faveur de la CSU. Le lancement de ce programme mondial est prévu le 24 septembre à New York.

L'ONUSIDA salue également l'engagement des États membres à n'oublier personne, notamment les enfants, les jeunes, les personnes handicapées, vivant avec le VIH ou âgées, les peuples indigènes, les personnes réfugiées, déplacées ou migrantes. L'organisation pousse également ces pays à atteindre les groupes les plus touchés par le VIH, y compris les professionnel(le)s du sexe, les gays et autres hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes, les consommateurs et consommatrices de drogues injectables, les personnes détenues ou vivant dans des zones de conflit afin de garantir que même les populations les plus marginalisées aient accès aux services de santé.

La déclaration politique sur la CSU indique que les actions actuelles sont inadaptées, car la moitié au moins de la population mondiale n'a pas accès aux services fondamentaux de santé. En effet, aujourd’hui, plus de 800 millions de personnes dépensent au moins 10 % du budget de leur ménage pour des soins de santé, et on estime que, chaque année, 100 millions de personnes tombent dans la pauvreté à cause de frais de santé à leur charge.

L'ONUSIDA applaudit l'engagement des États membres dans la déclaration politique pour arrêter l'augmentation et renverser la tendance des frais de santé à la charge des patientes et patients. Elle salue leur volonté d'apporter progressivement des services de santé de qualité à 1 milliard de personnes supplémentaires d'ici 2023 en attendant de couvrir la population mondiale d'ici 2030.

L'organisation soutient l'intention des États membres de financer correctement leur secteur public de la santé, d'élargir les services fondamentaux de qualité, de renforcer les systèmes de santé et d'apporter des financements adaptés, prévisibles, étayés par des données probantes et durables afin d'encourager les efforts nationaux en faveur de la CSU. L'ONUSIDA continuera de plaider pour l'augmentation du financement de la santé ainsi que pour l'intégration de services essentiels de prévention et de traitement du VIH au sein d'offres de santé. 

En plus de leur engagement en faveur de la CSU, les États membres ont également réaffirmé leur attachement profond à la déclaration politique sur l'éradication du sida qu'ils ont adoptée en juin 2016. Dans ce document, ils reconnaissent que les progrès en matière de protection et de défense des droits humains des personnes vivant avec le VIH, exposées au risque et touchées par le virus sont loin d’être appropriés. Ils promettent par ailleurs de revoir et de réformer les lois liberticides ou renforçant la stigmatisation et la discrimination.

« Il faut éliminer les barrières légales afin de garantir le respect du principe d'égalité dans le domaine de la santé », a insisté Mme Carlsson. « La riposte au sida est enracinée dans un engagement en faveur des droits humains, de l'égalité des sexes et de la non-discrimination, ce qui passe également par la satisfaction des besoins des populations clés. »

Les avancées de la riposte au sida et de la réalisation de la CSU sont liées et se renforcent mutuellement en contribuant parallèlement à atteindre les cibles liées à la santé énoncées dans les Objectifs de développement durable, comme mettre fin à l'épidémie de sida d'ici 2030.

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L'engagement de la société civile dans la couverture sanitaire universelle

26 juin 2019

Parvenir à une couverture sanitaire universelle dans un pays est un objectif ambitieux, mais porteur d'un changement salutaire. Les communautés jouent un rôle considérable dans la lutte contre le sida et seront essentielles au déploiement réussi de la couverture sanitaire universelle (CSU). Lorsque les gouvernements créent un comité de coordination CSU, il est important de veiller à ce que toutes les communautés concernées soient impliquées : la société civile, y compris les personnes vivant avec le VIH, doivent participer à la prise de décision. Si la société civile n'est pas impliquée dès le début du développement des initiatives de CSU, les décisions en matière de services de santé seront prises sans la voix des personnes les plus affectées par ces décisions. Le schéma ci-dessous illustre quatre manières pour les communautés de contribuer à l'élaboration et à la mise en œuvre de la CSU.

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Afrique : assurer une couverture santé sans compromis sur la qualité

08 mars 2019

Le mouvement en faveur de la couverture santé universelle (CSU) gagne du terrain en Afrique et beaucoup de pays africains ont déjà intégré la CSU dans leurs stratégies sanitaires nationales. Mais avec 11 millions d’Africains qui tombent chaque année dans l’extrême pauvreté en raison de dépenses de santé restant à leur charge, comment l’Afrique peut-elle parvenir à une CSU proposant un ensemble de soins de qualité à tous ses habitants ?

Cette semaine à Kigali, capitale du Rwanda, le débat autour de la CSU a été intense à l’occasion de l’une des plus grandes rencontres d’Afrique sur le thème de la santé, la Conférence internationale sur l’agenda de la santé en Afrique 2019.  Co-organisée par le Ministère de la Santé du Rwanda et l’Association pour la médecine et la recherche en Afrique (Amref Health Africa), la conférence a réuni 1 500 responsables sanitaires qui ont échangé sur de nouvelles idées et des solutions locales aux problèmes sanitaires les plus urgents du continent.

Les participants ont évoqué la nécessité pour les pays de s’approprier le concept de CSU et de tout mettre en œuvre pour le faire fonctionner. Ils ont souligné le fait qu’une bonne santé permet aux enfants de bien apprendre et aux adultes de contribuer à la société et à l’économie. Ils ont également insisté sur le fait que la CSU permet aux individus de sortir de la pauvreté et fournit une base pour une sécurité économique à long terme, essentielle pour l’avenir du continent.

Le Président du pays hôte, Paul Kagame, a reçu une distinction d’excellence en reconnaissance de son leadership politique sur la CSU. Dans un message, il a remercié l’Amref en déclarant : « Nous devons ces progrès à des partenaires comme vous, qui avez uni vos forces aux nôtres dans notre parcours pour offrir à tous les Rwandais une vie digne et en bonne santé ». Le Ministre de la Santé éthiopien a également été distingué pour le travail accompli par l’Éthiopie dans la promotion des soins de santé primaires.

Faire en sorte que chacun ait accès aux services de santé de base est un véritable défi, et la clé du succès de la CSU sera de veiller à ce que la qualité des services soit suffisante pour améliorer la santé des personnes qui y auront accès.

« Nous devons assurer le suivi de l’impact de la CSU », a déclaré Michel Sidibé, qui co-animait une table ronde ministérielle de haut niveau. « La couverture ne suffit pas, nous devons proposer à tout le monde des services de qualité, abordables et accessibles. Le succès ultime de la CSU se mesurera en termes de capacité d’accès des plus pauvres, des plus marginalisés et des plus vulnérables ».

Lors de la conférence, M. Sidibé a participé à une réunion-débat avec des jeunes. Il leur a parlé de leur engagement intelligent dans le processus de la CSU, en déclarant que les jeunes devaient « revendiquer et s’approprier l’espace ». Il s’est également entretenu avec des groupes de la société civile à propos des progrès remarquables accomplis sur les objectifs de traitement 90-90-90 de l’ONUSIDA à l’échelle africaine, ainsi que de la nécessité critique de la poursuite de leur engagement sur le VIH dans le cadre de la CSU.

La toute première Réunion de haut niveau des Nations Unies sur la couverture santé universelle aura lieu le 23 septembre 2019 lors de l’Assemblée générale des Nations Unies sur le thème « Couverture sanitaire universelle : œuvrer ensemble pour un monde en meilleure santé ».

Region/country

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Message à l’occasion de la Journée internationale de la couverture santé universelle

La santé, c’est l’affaire de tous. Depuis la Déclaration d’Alma-Ata il y a plus de 40 ans, qui appelait à la santé pour tous, le monde s’efforce d’ouvrir l’accès à des services de santé de qualité et abordables.

Depuis, un long chemin a été parcouru, avec des améliorations dans l’accès et la qualité des services de soins de santé qui ont permis de faire passer l’espérance de vie mondiale de 62 à 72 ans. Toutefois, les progrès sont loin d’être équitablement répartis. À l’heure actuelle, plus de la moitié de la population mondiale n’a pas pleinement accès aux services de santé essentiels, parce qu’ils sont trop chers, inadéquats, inaccessibles à certains groupes ou tout simplement inexistants.

Les inégalités se creusent de par le monde, avec les 1 % de la population les plus riches qui détiennent aujourd’hui la moitié de la richesse mondiale. Dans les pays les plus pauvres du monde, l’espérance de vie est sensiblement plus faible que dans les plus riches, et habiter dans les régions frappées par la pauvreté peut être synonyme d’une vie plus courte et d’un avenir sans espoir. Les disparités s’observent entre les pays, mais aussi entre différentes communautés à l’intérieur des pays, les plus vulnérables, marginalisés et stigmatisés étant laissés pour compte.

Avancer vers une couverture santé universelle qui soit réellement universelle, c’est aller vers plus d’équité, d’inclusion et de justice sociale. Cela se traduit par une approche centrée sur les individus et basée sur les droits de l’homme, et par des prestations de services organisées à l’échelle communautaire, ainsi que par la reconnaissance de la nécessité de s’attaquer aux déterminants sociaux de la santé, y compris en menant les réformes indispensables des lois et des politiques et en éliminant la stigmatisation, la discrimination et les inégalités entre les sexes.

La riposte mondiale au VIH a illustré les mesures essentielles, à savoir un leadership et un engagement politiques décisifs, l’engagement communautaire et une riposte éclairée par des preuves scientifiques, capables d’inverser la tendance d’une épidémie mondiale.

Atteindre des objectifs assortis d’échéances en matière de prévention et de traitement du VIH représentera une importante contribution aux objectifs de la couverture santé universelle, avec à la clé une accélération considérable des progrès vers la réalisation des Objectifs de développement durable.

Prenant acte du thème de l’édition 2018 de la Journée internationale de la couverture santé universelle, « Unis pour la couverture santé universelle : le temps est venu d’agir collectivement », j’appelle chacune et chacun à se mobiliser et à contribuer au mouvement en faveur de la couverture santé universelle. Tous ensemble, nous pouvons faire de la couverture santé universelle une réalité pour tous.

12 décembre 2018
Michel Sidibé
Directeur exécutif de l’ONUSIDA

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Ouverture du Conseil de coordination du Programme de l’ONUSIDA

26 juin 2018

La 42e réunion du Conseil de coordination du Programme de l’ONUSIDA (CCP) se tient à Genève, en Suisse, du 26 au 28 juin.

Lors de son ouverture, Michel Sidibé, Directeur exécutif de l’ONUSIDA, a décrit les dernières évolutions des progrès accomplis dans la riposte au sida et évoqué les défis et les opportunités à venir. Il a souligné que les progrès de la riposte au sida étaient inégaux et fragiles et qu’ils nécessitaient une attention redoublée et un engagement partagé pour en finir avec l’épidémie de sida d’ici à 2030.

M. Sidibé a également mis l’accent sur la nécessité d’une approche de l’épidémie encourageant la transformation, avec des lois et des politiques réformatrices pour mettre un terme à la discrimination, étendre les approches de prestation des services anti-VIH à base communautaire, centrées sur les individus, utiliser des données opportunes sur les lieux et les populations afin d’éclairer la prise de décision, combler les lacunes en matière de financement pour atteindre les objectifs de la stratégie d’accélération et renforcer les liens entre la fin de l’épidémie de sida et la mise en place d’une couverture santé universelle.

Les membres du CCP ont également été informés des mesures proactives prises pour lutter contre le harcèlement sexuel, les comportements contraires à l’éthique sur le lieu de travail et toutes les formes d’abus au sein de l’ONUSIDA. Ces mesures incluent la mise en place d’un plan interne en cinq points pour veiller à ce que des actions soient entreprises rapidement et efficacement en cas de comportement inapproprié et d’abus d’autorité, mais aussi un engagement de collaboration avec les acteurs extérieurs, y compris la société civile, pour recueillir des contributions précieuses sur les moyens de renforcer le travail de l’ONUSIDA dans ce domaine.

Plus tard dans la journée, le CCP a été informé du déroulement de la mise en place du Groupe d’experts indépendants sur la prévention et la riposte au harcèlement, y compris le harcèlement sexuel, les brimades et les abus de pouvoir, au sein du Secrétariat de l’ONUSIDA.

La partie thématique de la réunion sera abordée le dernier jour et portera sur la fin de la tuberculose et du sida. Les participants examineront les problèmes de la lutte contre la tuberculose, la tuberculose associée au VIH et la tuberculose résistante aux médicaments dans le contexte de la couverture santé universelle et des Objectifs de développement durable. Les participants évoqueront également des exemples de bonnes pratiques qui démontrent une collaboration efficace dans le cadre des programmes nationaux contre la tuberculose et le VIH et avec les communautés pour parvenir à des soins intégrés contre la tuberculose et le VIH et renforcer les systèmes de santé.

La 42e réunion du CCP est présidée par le Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord, avec la Chine en qualité de vice-président et l’Algérie comme rapporteur.

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Le Japon accueille une grande conférence sur le financement de la riposte au sida, à la tuberculose et au paludisme

17 décembre 2015

Les 16 et 17 décembre, le Japon a accueilli la cinquième réunion préparatoire pour la reconstitution des ressources du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme (Fonds mondial), dont le but était de préparer la conférence des donateurs qui aura lieu mi-2016 et durant laquelle les donateurs finaliseront le prochain cycle de financement de trois ans du Fonds mondial.

Parmi les participants figuraient le Ministre des Affaires étrangères japonais, Fumio Kishida, les Ministres de la Santé de plusieurs pays, Margaret Chan, Directrice générale de l'Organisation mondiale de la Santé, Bill Gates, Co-président de la Fondation Bill & Melinda Gates, et Luiz Loures, Directeur exécutif adjoint de l'ONUSIDA.

« Nous disposons d'une opportunité sans précédent de stopper l'épidémie de sida au cours des cinq prochaines années », a déclaré M. Loures. « Si nous élargissons les services de soins, de traitement et de prévention et que nous créons un environnement dans lequel les personnes y ont pleinement accès, nous serons sur la bonne voie pour mettre fin à l'épidémie de sida d'ici 2030 ».

À la veille de la réunion, le Japon a également organisé une conférence sur la couverture santé universelle afin d'évaluer les systèmes de financement et les fonds dont les pays ont besoin pour promouvoir l'accès à des soins et des médicaments abordables. La couverture santé universelle est fondamentale pour mettre fin aux épidémies de VIH, de tuberculose et de paludisme, qui se nourrissent de la pauvreté, de la stigmatisation et de la discrimination.

Le Japon est l'un des principaux investisseurs dans la riposte au sida, en soutenant des programmes axés sur les populations les plus exposées en Asie et en finançant des projets tels que la Kenya HIV Situation Room, qui se sert de technologies de pointe pour fournir des données de haute qualité sur l'épidémie dans le pays.

Lors de son séjour au Japon, M. Loures a également rendu visite à PLACE Tokyo, qui fournit des services à base communautaire en lien avec le VIH et la santé sexuelle, notamment des services de consultation pour les personnes vivant avec le VIH.

« Le rôle des communautés demeure plus essentiel que jamais dans la réponse aux réalités, aux besoins et aux problèmes des personnes vivant avec le VIH au Japon », a indiqué M. Loures. « Je félicite PLACE Tokyo pour le travail qu'ils accomplissent pour aider les personnes vivant avec le VIH, leurs partenaires et les membres de leur famille ».

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Lumière sur le rôle de l'UE dans la mise en place d'une couverture de santé universelle en Afrique

16 octobre 2012


De gauche à droite : Dr Jan Paehler, responsable des politiques du secteur de la santé, Direction générale du développement et de la coopération – EuropeAid, Commission européenne, David Evans, directeur du Département Financement des systèmes de santé, Organisation mondiale de la Santé, Jean-Marc Chataigner, Directeur général adjoint mondialisation, développement et partenariats au ministère français des Affaires étrangères, Laura Shields, journaliste et modératrice à Media Coach, Rosemary Museminali, représentante de l'ONUSIDA pour l'Union africaine, ONUSIDA, Stefan Seebacher, directeur du département Santé, Fédération internationale de la Croix-Rouge, et Indu Capoor, directrice du Centre for Health Education, Training and Nutrition awareness.
Photo : JED

Les spécialistes mondiaux de la santé se sont réunis pour discuter du rôle de l'Union européenne dans l'aide apportée aux pays à revenu faible ou intermédiaire pour mettre en place une couverture de santé universelle à l'occasion de la conférence des Journées européennes du développement (JED). Le sujet de la conférence de 2 jours qui s'est tenue à Bruxelles les 16 et 17 octobre est « la croissance inclusive et durable au service du développement humain ».

Une table ronde de haut niveau, intitulée « Building a Social Contract for Health » (Bâtir un contrat social pour la santé), a discuté sur la manière dont les pays africains pouvaient mettre en place une couverture de santé universelle, ainsi que ce que pourraient faire l'UE et les autres partenaires du développement pour les aider.

L'UE reconnaît que la santé est un droit pour tous et un objectif essentiel des Objectifs du Millénaire pour le développement. Cependant, des lacunes persistent dans l'atteinte de l'objectif d'une couverture de santé universelle. La table ronde s'est accordée sur la nécessité d'une meilleure coordination et d'un soutien à la fois technique et financier pour garantir le droit à la santé pour tous.

Dans son intervention, la représentante de l'ONUSIDA pour l'Union africaine, Rosemary Museminali, a souligné que « la nouvelle feuille de route sur la responsabilité partagée et la responsabilité mondiale adoptée par les chefs d'État au Sommet de l'Union africaine représente une étape clé, qui prouve leur engagement à délivrer des solutions africaines dans la riposte au VIH, à la tuberculose et au paludisme. »

« Mais l'Afrique a encore besoin d'une aide internationale », a-t-elle ajouté. « Les partenaires du développement européens doivent renforcer leur solidarité et leur aide aux pays pour qu'ils puissent, ensemble, passer aux étapes suivantes. »

Ce débat est apparu pendant une période critique pour l'Europe, où l'UE réfléchit à son rôle dans la santé mondiale et de nombreux pays membres prennent des décisions sur l'aide internationale pour la santé, qui pourraient avoir des conséquences pour les habitants des pays les plus pauvres.

La nouvelle feuille de route sur la responsabilité partagée et la responsabilité mondiale adoptée par les chefs d'État au Sommet de l'Union africaine représente une étape clé, qui prouve leur engagement à délivrer des solutions africaines dans la riposte au VIH, à la tuberculose et au paludisme

Rosemary Museminali, représentante de l'ONUSIDA pour l'Union africaine

Les participants ont discuté de la manière dont l'UE, en collaboration avec ses partenaires du développement, pourrait garantir une croissance inclusive et équitable dans les pays à revenu faible et intermédiaire en promouvant une responsabilité partagée pour une couverture de santé universelle dans le contexte de sa protection sociale et ses stratégies de santé mondiales.

« Nous devons prendre en compte les besoins du pays et la capacité du pays à délivrer des services, mais également l'engagement de chaque pays à mettre en œuvre les actions proposées », a déclaré Jan Paehler, responsable des politiques du secteur de la santé, Direction générale du développement et de la coopération – EuropeAid, Commission européenne. « L'aide que nous apportons aux pays doit être adaptée aux besoins de chaque pays. » 

Les participants ont également étudié le rôle des organisations de la société civile (OSC) dans la garantie du droit à la santé pour tous. Il s'est avéré indispensable que ces organisations évoluent et deviennent des organisations en mesure de fournir une couverture de santé universelle et une protection sociale plutôt que de conserver leur fonction historique de tenir les gouvernements responsables. Pour cela, les partenaires tels que l'UE doivent « investir plus dans le développement des capacités communautaires pour délivrer des services à leurs communautés, en particulier les populations clés ayant peu accès aux systèmes de santé traditionnels », a déclaré Stefan Seebacher, directeur du département Santé, Fédération internationale de la Croix-Rouge.  

La table ronde était organisée par Action for Global Health, conjointement avec Countdown 2015 Europe, IPPF, Marie Stopes International, Oxfam International, la Croix-Rouge, l'Alliance Stop Aids et l'ONUSIDA. La table ronde a réuni de hauts représentants de la Commission européenne, du ministère français des Affaires étrangères, de l'Organisation mondiale de la Santé, de la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge et du Centre for Health Education, Training and Nutrition Awareness basé en Inde.

Organisées par la Commission européenne, les Journées européennes du développement (JED) constituent le premier forum européen sur les affaires internationales et la coopération pour le développement. Cette année, elles ont rassemblé plus de 6 000 personnes et 1 500 organisations de la communauté du développement, sous le thème « Soutenir une croissance inclusive et durable au service du développement humain ».

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