Feature Story

La Télévision centrale chinoise nomme James Chau, son présentateur et Ambassadeur itinérant national de l'ONUSIDA pour la Chine, Journaliste international de l 'année

19 janvier 2011

James Chau recevant son prix des mains de Huang Chuanfang, directeur adjoint de la rédaction de la chaîne CCTV News. Photo : CCTV News

La Télévision centrale chinoise vient de nommer James Chau, présentateur de sa chaîne d'actualité CCTV News et Ambassadeur itinérant national de l'ONUSIDA pour la Chine, « Journaliste international de l'année ». Ce prix, qui est le premier dans l'histoire de la chaîne, a été décerné à James Chau pour la façon dont il a couvert la Crise des otages à Manille en 2010 et dont ses reportages contribuent à créer une nouvelle sensibilisation aux droits des 33 millions de personnes séropositives. Le prix lui a été remis aujourd'hui par Huang Chuanfang, directeur adjoint de la rédaction de la chaîne, lors d'une cérémonie à Beijing.

M. Chau a été nommé Ambassadeur itinérant national de l'ONUSIDA pour la Chine en 2009. Ses émissions d'actualité sont regardées dans plus de 100 pays et lui servent à la fois de plate-forme et d’opportunité pour sensibiliser des millions de téléspectateurs à la lutte contre le VIH et le sida. Fait rare, il a pu s'entretenir en exclusivité devant les caméras avec Peng Liyuan, grande vedette chinoise de la chanson et Ambassadrice de la Chine pour la lutte contre le sida. En avril 2010 il a couvert la décision historique du gouvernement chinois de lever ses restrictions au voyage pour les personnes vivant avec le VIH, en vigueur depuis 20 ans.

Je félicite M. Chau pour cette distinction qui salue sa contribution à la diffusion de l'actualité internationale en Chine et notamment la mise en évidence de la question mondiale du sida

Michel Sidibé, Directeur exécutif de l'ONUSIDA

James Chau a suivi en direct pour CCTV News la Conférence internationale sur le sida à Vienne et le Sommet des Objectifs du Millénaire pour le développement à New York où il a interviewé Ban Ki-Moon, le Secrétaire général des Nations Unies, Michel Sidibé, le Directeur exécutif de l'ONUSIDA, Nirupama Rao, la Secrétaire indienne aux Affaires étrangères, Eric Goosby, le Coordonnateur pour les Etats-Unis de la lutte mondiale contre le sida et Festus Mogae, ancien Président du Bostwana.

Il s'est également entretenu à la télévision avec la militante de la lutte contre le sida Annie Lennox et la scientifique française Françoise Barré-Sinoussi qui a reçu le prix Nobel pour sa participation à la découverte du VIH. Parallèlement, la semaine spéciale de reportages de M. Chau pour CCTV News à l'occasion de la Journée mondiale sida 2010 marque une première dans l'histoire des médias officiels chinois qui jusqu'ici n'avaient jamais couvert intégralement un événement de ce type. M. Chau a notamment rencontré trois ministres de la santé : M. Chen Zhu pour la Chine, M. Aaron Motsoaledi pour l'Afrique du Sud et M. Richard Sezibera pour le Rwanda.

M. Chau est un modèle à suivre pour la jeunesse d'aujourd'hui. Il a contribué au succès du premier Sommet des jeunes leaders qui a eu lieu en Californie en 2008. Il a également fait partie du groupe de travail de l’initiative aids2031 et intervient régulièrement lors des conférences internationales pour présenter sa façon radicalement nouvelle d’utiliser les nouveaux médias et ceux plus traditionnels dans le cadre de la riposte au VIH. M. Chau estime que le pouvoir de la jeunesse ne peut s’exercer que s’il est lié aux aspirations et à la détermination des leaders politiques à travers le monde.

La chaîne CCTV News est la division internationale de la Télévision centrale chinoise. Elle diffuse ses émissions dans le monde entier 24 heures sur 24. Relancée au printemps 2010, elle touche aujourd’hui avec les autres chaînes du groupe le 1,3 milliard de personnes que compte la population chinoise.

Feature Story

Au Guyana, les professionnel(le)s du sexe et les bûcherons s’attaquent ensemble au VIH

18 janvier 2011

Kay Forde discute de la prévention du VIH avec des bûcherons. Photo : OIT

Professionnelle du sexe au Guyana depuis plus de 20 ans, Kay Forde est aussi une militante de la riposte au sida. En qualité de secrétaire de l’ONG ‘One Love Organization’ qui s’occupe de répondre aux besoins des professionnel(le)s du sexe en matière de VIH, Mlle Forde s’est engagée à faire changer les choses dans la région de Kwakwani au Guyana.

Cet engagement implique non seulement de défendre les droits des professionnel(le)s du sexe pour qu’ils/elles ne soient plus victimes de la stigmatisation et de la discrimination, et aient un accès à de bonnes informations sur le VIH, mais il requiert aussi de travailler avec leurs clients. Bon nombre de ceux-ci gagnent leur vie dans le secteur de l’exploitation forestière.

On dénombre quelque 13 000 bûcherons au Guyana ; ils représentent une part significative de la population des travailleurs migrants. Les forêts se situant généralement dans des zones isolées, il arrive que les personnes n’aient pas régulièrement accès aux préservatifs et à des informations exactes sur la manière dont le VIH se transmet, ce qui accroît leur vulnérabilité à l’infection. Les professionnel(le)s du sexe sont eux/elles-mêmes affecté(e)s de manière disproportionnée par le virus et affichent, en tant que groupe, un taux de prévalence du VIH d’environ 16 % alors que la prévalence du virus parmi la population adulte du Guyana n’est que de 1,2 %.

Compte tenu de cette situation, l’ONG One Love a décidé en 2009 d’unir ses forces à celles de l’Organisation internationale du Travail (OIT), du Gouvernement du Guyana, du Département du Travail des États-Unis et du Programme d’éducation sur le VIH/sida sur le lieu de travail du PEPFAR. L’un de ses principaux objectifs est de favoriser la prévention parmi les bûcherons en fournissant un ensemble de services de base. Ceux-ci incluent la promotion du préservatif, le conseil et le test volontaires du VIH, et des aiguillages en cas d’infections sexuellement transmissibles, ce qui vise globalement à accroître la prise de conscience du risque et à promouvoir des rapports sexuels à moindre risque.

La stratégie qui consiste à travailler avec l’ONG One Love Organization donne de bons résultats dans la mesure où elle a permis de faire prendre conscience à la fois aux membres de l’organisation et aux bûcherons de l’importance qu’il y a à adopter des comportements sexuels à moindre risque.

Sean Wilson, Coordinateur national du projet Sida de l’OIT au Guyana

Les activités auprès des bûcherons se sont intensifiées en avril 2010 lorsque l’OIT a conclu un partenariat avec l’Upper Berbice Forest and Agriculture Producers Association (UBFAPA) dans le but d’éduquer ses membres. Quinze personnes de l’équipe One Love et des formateurs affiliés se sont déplacés de camp en camp pour animer des discussions de groupe.

Mlle Forde pense que les bûcherons de la région de Kwakwani ont davantage pris conscience de la question du VIH et discutent plus volontiers de problèmes sexuels intimes. « Ils viennent et posent des questions, sont attentifs et réagissent. C’est très gratifiant de les voir écouter et obtenir des explications complètes sur des questions sexuelles et de santé » a-t-elle déclaré.

Charles Swaving, superviseur d’un camp d’exploitation forestière travaillant près de Kwakani qui a assisté à un débat organisé par One Love en juillet dernier, approuve. Il déclare être reconnaissant d’avoir eu l’occasion d’obtenir des informations exactes sur le VIH ainsi que sur la nécessité de fournir un traitement à ceux qui vivent avec le virus dans la dignité et le respect. Il s’est juré de se protéger du VIH.

D’après Sean Wilson, Coordinateur national du projet Sida de l’OIT au Guyana, ce partenariat qui fonctionne bien montre que les professionnel(le)s du sexe peuvent promouvoir de manière efficace la prévention du VIH. « La stratégie qui consiste à travailler avec l’ONG One Love Organization donne de bons résultats dans la mesure où elle a permis de faire prendre conscience à la fois aux membres de l’organisation et aux bûcherons de l’importance qu’il y a à adopter des comportements sexuels à moindre risque ».

Le projet se poursuit et l’on prévoit de faire à nouveau participer des bûcherons déjà sensibilisés et d’étudier l’impact de la consommation de substances sur la transmission du VIH ainsi que la manière dont on peut globalement réduire les risques de transmission. Les efforts devraient aussi être renforcés pour garantir aux bûcherons une fourniture régulière et fiable de préservatifs. On s’interroge en outre sur la manière d’approvisionner les bûcherons en préservatifs dans des lieux reculés dans lesquels les coûts de transport sont élevés.

Dans les prochaines années, le projet continuera de collaborer avec l’UBFAPA pour faire participer davantage de membres à ce que l’on considère comme un processus vital d’éducation. L’OIT entend également reproduire ce type de partenariat avec d’autres organisations de professionnel(le)s du sexe afin de sensibiliser différents groupes de travailleurs dans le pays.

Feature Story

La Norvège encouragée à poursuivre son engagement en faveur de la riposte au sida

14 janvier 2011

Durant sa visite en Norvège, Michel Sidibé a rencontré Villa Kulild, Directrice générale de l'Agence norvégienne de développement (NORAD) (à gauche) et l'ancien Ambassadrice itinérant de l'ONUSIDA Sigrun Møgedal, qui a été récemment distinguée par la Norvège pour sa contribution à la riposte mondiale au sida.
Source : Agence norvégienne de coopération au développement

La Norvège soutient de longue date la riposte au sida et fait figure de pionnière pour les questions de sida à l’intérieur et à l’extérieur de ses frontières. Elle est de plus en plus présente sur le continent africain par le soutien qu’elle apporte à diverses problématiques liées au VIH, la plus notable d’entre elles étant probablement la prévention au VIH.

Le Directeur exécutif de l’ONUSIDA, Michel Sidibé, a rencontré des partenaires clés de la riposte norvégienne au sida afin de souligner qu’il est important que la lutte contre le sida demeure à la première place des programmes de santé et de développement.

Au cours de la première journée de sa visite de deux jours en Norvège, M. Sidibé a rencontré Erik Solheim, le Ministre de l’Environnement et du Développement international, pour le remercier personnellement du leadership et du soutien de son pays, et mettre en lumière les résultats concrets produits par les investissements collectifs dans la riposte au sida.

Les actions courageuses et les choix judicieux ont sauvé des vies. Les engagements et les investissements dans la riposte au sida ont permis de réduire de près de 20 % le nombre des nouvelles infections au VIH ces dix dernières années, et d’abaisser de 20 % également celui des décès liés au sida ces cinq dernières années.

Le Directeur exécutif de l’ONUSIDA, Michel Sidibé

« Les actions courageuses et les choix judicieux ont sauvé des vies », a déclaré M. Sidibé. « Les engagements et les investissements dans la riposte au sida ont permis de réduire de près de 20 % le nombre des nouvelles infections au VIH ces dix dernières années, et d’abaisser de 20 % également celui des décès liés au sida ces cinq dernières années. Si nous poursuivons cet engagement, nous pourrons bâtir sur les gains obtenus et sauver un plus grand nombre de vies. »

Le Ministre Erik Solheim s’est fait l’écho de l’importance que revêt la poursuite du soutien à la riposte au sida. « De grandes avancées ont eu lieu ces dix dernières années. Il convient cependant de ne pas faire preuve de complaisance. La lutte est loin d’être gagnée », a-t-il indiqué.

M. Michel Sidibé, Directeur exécutif de l’ONUSIDA, a rencontré M. Erik Solheim, le Ministre norvégien de l’Environnement et du Développement international, à Oslo, le 13 janvier 2011.
Source : Le Ministère norvégien de l’Environnement

Lors de cet entretien, le Ministre Erik Solheim a indiqué à M. Sidibé que la Norvège estimait que les initiatives de développement menées en Afrique devaient impérativement soutenir les programmes de lutte contre le VIH. Il a également annoncé que la Norvège s’apprêtait à accroître de 20 % sa contribution annuelle au Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme en 2011 – en reconnaissance de l’importance de l’accroissement des ressources destinées à la lutte contre le VIH.

En 2009, pour la première fois, la Norvège a alloué 1 % de son produit national brut à l’aide au développement international, et s’est engagée à maintenir ce taux en 2011, malgré le climat économique actuel. Le pays a également annoncé une aide d’1,5 milliard NOK sur dix ans pour renforcer les systèmes de santé des pays en développement qui joueront un rôle central dans l’avancement de la riposte au sida.

Lors de la deuxième journée de sa visite, M. Sidibé rencontrera des représentants norvégiens aux Ministères de l’Environnement et des Affaires étrangères.

Feature Story

« Un meilleur avenir » : de nouveaux éléments concrets attestent qu’une trithérapie antirétrovirale pendant la grossesse et l’allaitement peut réduire très nettement la transmission du VIH de la mère à l’enfant.

14 janvier 2011

Crédit : ONUSIDA/P. Virot

Le journal médical The Lancet Infectious Diseases publie aujourd’hui les éléments probants d’une étude conduite par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). Cette étude établit que la prescription aux femmes enceintes vivant avec le VIH d’une combinaison de trois médicaments antirétroviraux à partir du dernier trimestre de grossesse, au moment de l’accouchement puis pendant six mois d’allaitement peut réduire de plus de 40 % le risque de transmission du VIH à leurs bébés.

L’étude Kesho Bora, ce qui veut dire « un meilleur avenir » en Swahili, a été menée entre juin 2005 et août 2008 sur cinq sites au Burkina Faso, au Kenya et en Afrique du Sud. L’essai aléatoire contrôlé visait à évaluer l’efficacité et l’innocuité des trithérapies antirétrovirales pour réduire la transmission du VIH de la mère à l’enfant. Ses résultats ont été comparés à l’administration de névirapine à dose unique et de zidovudine interrompue après l’accouchement que l’OMS recommandait depuis 2004.

La trithérapie antirétrovirale prescrite à partir du troisième trimestre de grossesse aux femmes enceintes présentant une numération de CD4 de 200 à 500 cellules par microlitre a fait baisser de 43 % la transmission de la mère à l’enfant et réduit de plus de moitié le risque d’infection pendant l’allaitement. Par ailleurs, cette trithérapie est sûre pour Ia mère et l’enfant.

Le département Santé et recherches génésiques de l’OMS a travaillé sur l’étude en partenariat avec l’Agence nationale de recherches sur le sida et les hépatites virales (ANRS), le CDC (Centers for Disease Control and Prevention) et l’Institut national Eunice Kennedy Shriver pour la santé infantile et le développement humain (NICHD) du National Institutes of Health.

Feature Story

Entretien avec Sigrun Mogedal, récemment honorée par la Norvège pour sa contribution à la riposte mondiale au sida

13 janvier 2011

Mme Sigrun Mogedal, ancienne Ambassadrice de Norvège pour le sida, décorée de l’Ordre royal norvégien de St Olaf

Mme Sigrun Mogedal, ancienne Ambassadrice norvégienne pour le sida, a été décorée de l’Ordre royal norvégien de Saint-Olaf pour « services distingués rendus à la nation et à l’humanité ». Mme Mogedal, médecin de formation, contribue de manière significative à la coopération internationale en matière de santé.

Lors de sa récente visite à Genève, Mme Mogedal a accepté de répondre à nos questions sur l’avenir de la riposte au sida, l’importance d’un rajeunissement du leadership dans ce domaine et la portée de la distinction qu’elle vient de recevoir :

ONUSIDA : Quelles sont les défis pour la riposte au sida dans les années à venir ?
Sigrun Mogedal :
Nous devons revoir radicalement notre façon de penser. Jusqu’ici on estimait qu’il fallait mobiliser toujours plus d’argent pour vaincre le VIH et que les solutions viendraient des donateurs plutôt que de chaque pays. L’abandon de cette idée est un des défis majeurs dans tous les domaines de la santé mondiale.

De même, nous tous qui depuis longtemps nous impliquons en faveur de la santé dans le monde sommes arrivés à un point où nous réitérons les mêmes modes d’action au lieu d’en adopter de nouveaux.

Le chemin parcouru est déjà long et peut-être faut-il aujourd’hui de nouveaux talents, de nouvelles idées et des modes d’action innovants tant en ce qui concerne la santé que le sida. Nous devons par conséquent faire de la place aux jeunes pour qu’ils puissent mobiliser toute leur créativité, leur énergie et leur façon d’appréhender la complexité.

ONUSIDA : Selon-vous la riposte au sida va-t-elle aujourd’hui dans ce sens ?
Sigrun Mogedal:
Je pense que la nouvelle stratégie de l’ONUSIDA fait un pas dans cette direction. Et je crois que la façon dont l’ONUSIDA parle de sortir la question du sida de son isolement est une autre étape dans le bon sens. La démarche de la Chine et de l’Afrique du Sud qui ont décidé de prendre elles-mêmes en charge leur « propre épidémie » est absolument nouvelle. Toutefois les choix à faire dans chaque pays ne sont pas tous faciles sur le plan politique. Il n’y a pas de récompense des urnes à la clé, d’où la nécessité d’un élan solide pour être sûr d’aller jusqu’au bout.

À l’échelle des discussions internationales, la mobilisation a tendance à être plus facile autour des questions pour lesquelles il existe des solutions relativement simples. Concernant la riposte au sida, nous sommes aujourd’hui conscients qu’il y a des problèmes très difficiles (sur le plan des droits humains ou de la marginalisation de certaines populations par exemple) que nous n’avons toujours pas su résoudre au nord comme au sud.

À l’échelle des discussions internationales, la mobilisation a tendance à être plus facile autour des questions pour lesquelles il existe des solutions relativement simples. Concernant la riposte au sida, nous sommes aujourd’hui conscients qu’il y a des problèmes très difficiles que nous n’avons toujours pas su résoudre au nord comme au sud.

Mme Sigrun Mogedal, ancienne Ambassadrice de Norvège pour le sida, décorée de l’Ordre royal norvégien de St Olaf

ONUSIDA : Quel est d’après vous l’impact du climat économique actuel sur la riposte au sida et que peuvent faire les pays pour l’atténuer ?
Sigrun Mogedal :
Il est extrêmement difficile de mesurer les conséquences directes de la crise économique sur la riposte au sida de tel ou tel pays.

Parfois les crises financières, ou le simple fait de ne plus tout avoir, vous aident à prendre une direction où vous allez gagner en efficacité et trouver de nouvelles façons de mieux faire les choses.

Plutôt que de se dire « j’ai tout cet argent en poche et je veux le dépenser », il vaut mieux se demander quels sont les choix difficiles qu’on peut avoir à faire et comment fédérer les différents efforts en faveur du même objectif.

Bien sûr ce n’est pas suffisant car si vous n’avez pas d’argent, vous ne pouvez pas baisser le prix des médicaments et si vous n’avez pas de systèmes de distribution avec le personnel de santé approprié (qu’il faut bien rémunérer), vous ne pouvez pas maintenir et poursuivre la riposte.

Chaque pays doit intégrer la santé et l’action sociale à son propre engagement en faveur de la croissance et du développement. Cela ne viendra pas de l’extérieur. Il faut vraiment une politique qui impulse les changements de l’intérieur et c’est la même chose pour la riposte au sida.

ONUSIDA : Vous êtes en première ligne du mouvement en faveur d’un rajeunissement du leadership de la riposte au sida. Pourquoi est-ce si important ?
Sigrun Mogedal :
Premièrement parce que nombre d’entre nous qui sommes engagés depuis longtemps dans la riposte au sida commençons à nous faire vieux et pour certains, dont je fais partie, l’heure de la retraite a sonné [rires].

Mais aussi parce que la façon dont nous avons été formés et dont nous agissons ne nous permet pas d’affronter la complexité actuelle. Nous n’avons pas l’intelligence suffisante dans les cas complexes pour savoir comment réfléchir et agir de différentes façons. Quelque part nous sommes figés dans notre façon de faire.

Or lorsque je parle avec des jeunes, je me rends compte de leur énergie et de leur capacité à explorer de nouvelles façons de communiquer. Je suis réellement frappée par leur aptitude à déceler toutes les possibilités. Ils n’ont pas besoin d’y être beaucoup incités tant leur curiosité et leur volonté de justice ne sont pas simplement des éléments d’un programme mais bien quelque chose qu’ils portent en eux. Cela m’inspire beaucoup.

J’ai travaillé aux côtés de son Altesse Royale la Princesse héritière Mette-Marit de Norvège qui œuvre principalement en faveur de la jeunesse et de la riposte au sida. Elle m’a aidé à faire évoluer mon point de vue et à en prendre toute la mesure de ces nouvelles idées.

ONUSIDA : Que représente pour vous le fait d’être décorée de l’Ordre de Saint-Olaf ?
Sigrun Mogedal :
La valeur de ce genre de reconnaissance est qu’elle met en avant les problèmes et les thèmes au centre de votre engagement. Ce n’est pas quelque chose qui a à voir avec moi en tant que personne mais qui démontre l’intérêt des questions sur lesquelles je travaille. Dans mon cas, elle salue aussi mon engagement à travers l’église et ses valeurs en faveur de la justice, de l’équité, de la lutte contre le VIH et de la santé mondiale. Elle m’offre aussi l’opportunité de clamer combien toutes ces choses ont de l’importance et ça c’est magnifique.

ONUSIDA : Quelle est la chose dont vous êtes la plus fière dans votre éminente carrière ?
Sigrun Mogedal :
Pour moi la notion de fierté ne tient pas tant au fait d’avoir accompli quelque chose mais plutôt d’avoir contribué à un processus qui permet à des personnes probablement marginalisées de relever la tête, de retrouver leur dignité et leur valeur et de pouvoir aller de l’avant. En ayant agi pour cela, on ressent à chaque instant qu’on a fait un petit quelque chose et ce qui fait chaud au cœur et donne un sentiment de fierté.

Feature Story

Les jeunes du Tadjikistan s'entraident pour empêcher la propagation du VIH

12 janvier 2011

Cette histoire a été publiée initialement sur le site de l’UNFPA à l’adresse www.unfpa.org

Un jeune du Tadjikistan suivant une formation Y-PEER Crédit : UNFPA

 

Ậgée de 20 ans, Khairi Kamolova fait partie d'un groupe croissant de jeunes du Tadjikistan qui s'emploie à faire la différence dans la riposte nationale au VIH. La prévalence dans ce pays d'Asie centrale est passée de 0,1 % en 2001 à 0,2 % en 2009 et on estime qu'il compte aujourd'hui plus de 9 000 personnes vivant avec le virus.

La propagation du VIH est imputable principalement à l'utilisation de drogues injectables, au niveau élevé de stigmatisation et de discrimination et au manque de connaissance des modes de transmission du virus. L'Europe de l'Est et l'Asie centrale sont les seules régions où le nombre de décès liés au sida a continué d'augmenter, d'après le dernier rapport mondial de l'ONUSIDA.

Khairi Kamolova est membre du programme Y-PEER (Réseau d'éducation des jeunes par les pairs), soutenu par l'UNFPA. Il a été lancé il y a plusieurs années au Tadjikistan afin d'y améliorer la qualité de l'éducation par les pairs et de permettre aux jeunes du pays d’entrer en contact avec les autres jeunes de leur propre communauté, en particulier dans les zones rurales.

En 2008 Khairi Kamolova a participé à une session nationale Y-PEER de formation d'éducateurs. Depuis elle soutient activement le réseau en partageant des informations sur la prévention du VIH et en étant toujours prête à apporter une aide, un appui et des conseils pratiques aux jeunes des zones rurales et à leurs familles.

Dans le cadre de son action, elle est confrontée à des difficultés diverses, parmi lesquelles l'incompréhension des autres habitants de son village, mais elle affirme tenir bon étant convaincue que le fait de contribuer à sauver ne serait-ce qu'une seule vie compte beaucoup dans la riposte au sida.

Alors que près de 30 % de la population du Tadjikistan est âgée de moins de 25 ans et que plus de 70 % vit à la campagne, communiquer les messages de prévention du VIH auprès des jeunes des zones rurales revêt une importance cruciale. C'est ce qui a incité l'UNFPA, le PNUD et le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme à soutenir en 2008 un projet Y-PEER sur deux ans visant à prévenir l'infection à VIH parmi ces jeunes. Plus de 300 volontaires et coordinateurs du Comité de la jeunesse (CYA) ont été formés aux techniques théâtrales et d'éducation par les pairs.

Sur la période 2009-2010, des coordinateurs et des volontaires du CYA ont suivi une formation d'éducateur dans le cadre du programme Y-PEER et ont animé plus de 1200 séminaires et sessions de formation dans les zones rurales du Tadjikistan sur les styles de vie sains et la prévention du VIH. Ils sont entrés en contact avec quelque 21 000 jeunes, parmi lesquels plus de 44 % étaient des jeunes femmes. D'après les réponses aux questionnaires remis avant et après la formation, près de 80 % des participants ont acquis de nouvelles connaissances et compétences.

Initié en Europe de l’Est, le réseau Y-PEER a maintenant une dimension internationale et relie plus de 7000 pairs-éducateurs qui peuvent ainsi s’informer, suivre des formations, bénéficier d’un soutien et accéder à toute une gamme de ressources en ligne.

Feature Story

L’accès aux services anti-VIH est progressivement rétabli en Haïti

12 janvier 2011

Il y a un an, le 11 janvier 2010, le tremblement de terre qui a secoué Haïti a dévasté plusieurs quartiers de la capitale, Port-au-Prince, et de ses environs. Source : ONUSIDA

Un an après le tremblement de terre qui a dévasté Haïti, les services de prévention et de traitement contre le VIH semblent de nouveau fonctionnels.

Au cours des douze derniers mois, Haïti a mené de vastes campagnes de prévention contre le VIH dans les zones d’habitation provisoire où vivent, selon les estimations, 800 000 personnes déplacées. Avec l’appui de partenaires et de l’ONUSIDA, des programmes de sensibilisation de la jeunesse et de distribution de préservatifs touchent actuellement plusieurs dizaines de milliers de personnes.

L’ONUSIDA estimait, avant le séisme, que les trois départements qui ont ensuite été impactés par la secousse sismique comptaient 68 000 personnes séropositives – soit 57 % du total national (120 000 personnes). Trois mois après la catastrophe de janvier 2010, 80 % des personnes sous traitement anti-VIH dans ces départements pouvaient de nouveau avoir accès à des médicaments antirétroviraux. La couverture nationale de ces posologies (43 %) demeure cependant très éloignée de l’objectif visant l’accès universel.

« Toute crise est porteuse de possibilités d’amélioration », a déclaré Ernesto Guerrero, le Coordonnateur de l’ONUSIDA en Haïti. « Les difficultés engendrées par le tremblement de terre ne font pas exception à la règle. »

Toute crise est porteuse de possibilités d’amélioration. Les difficultés engendrées par le tremblement de terre ne font pas exception à la règle.

Ernesto Guerrero, Coordonnateur de l’ONUSIDA en Haïti

Au lendemain du séisme, les centres anti-VIH du pays ont, par exemple, réalisé des progrès dans la prévention de la transmission du virus de la mère à l’enfant. Selon les estimations des Centres américains pour le contrôle et la prévention des maladies, 156 000 femmes enceintes ont effectué un test de dépistage contre le VIH au cours de l’année fiscale 2010, en Haïti, contre 132 000 seulement pour l’année fiscale 2009.

Malgré les progrès accomplis, Haïti continue d’affronter des difficultés récurrentes. Les services de santé sont dispersés sur l’ensemble du territoire et l’épidémie de choléra a entravé plus avant la capacité du pays à dispenser des services anti-VIH. Les violences sexuelles et sexistes qui sévissent dans les zones d’habitation temporaire exposent les femmes à un risque élevé d’infection au VIH.

Selon les dernières estimations de l’ONUSIDA, 1,9 % de la population adulte d’Haïti vit avec le VIH. Près de la moitié (46 %) des personnes séropositives vivant aux Caraïbes habitent en Haïti.

Feature Story

Le Sud-Soudan rassure ses réfugiés infectés par le VIH

11 janvier 2011

Cette histoire a été publiée initialement sur le site de l’UNHCR à l’adresse www.unhcr.org

P.Buono de l’UNHCR
Mary retrouve son village lors de sa visite dans la région de Kajo Keji au Sud-Soudan.

Mary Kiden souhaite revenir vivre chez elle au Sud-Soudan, région qu’elle a fui il y a plus de vingt ans pour se réfugier dans le nord-ouest de l’Ouganda, mais elle se demande si elle pourra y recevoir les soins médicaux dont elle a besoin pour rester en vie et faire vivre sa famille.

Âgée de 41 ans, Mary vit avec le VIH et suit un traitement antirétroviral. À Oliji dans la région Nil-Ouest de l’Ouganda, elle reçoit l’aide dont elle a besoin mais au Sud-Soudan les infrastructures sont à terre après des décennies de guerre et cinq années de paix fragile entre le gouvernement de Khartoum et l’Armée populaire de libération du Soudan.

Afin de l’aider à décider en toute connaissance de cause de revenir ou non au Sud-Soudan, l’UNHCR a récemment convié Mary à se rendre sur place, à Kajo Keji dans l’état d’Equatoria-Central. Mais au cours du long voyage vers sa terre d’origine, Mary s'est mise à recenser les raisons pour lesquelles il lui était impossible de revenir.

Elle a expliqué aux autres réfugiés conviés à ce voyage qu’étant seule à subvenir aux besoins de sa famille, elle craignait de ne pas pouvoir prendre en charge sa mère et ses enfants. Ce qui l’inquiétait le plus était la difficulté d’accès aux antirétroviraux et la stigmatisation par les personnes de son village, où il n’y avait même pas un dispensaire quand elle est partie il y a tant d’années.

Mais lorsque Mary a finalement mit le pied au Sud-Soudan, elle a été agréablement surprise par ce qu’elle a vu. À Kako Keji, il y a maintenant un vaste hôpital, avec de nouveaux bâtiments pour le test, le conseil et l’information en matière de VIH et la distribution de médicaments. L’Organisation mondiale de la Santé et le ministère soudanais de la santé ont également fourni des médicaments antirétroviraux l’année dernière.

Enthousiasmée par sa visite de l’hôpital, Mary a rencontré ensuite des membres de la Loving Club Association, parmi lesquels un cousin perdu de vue depuis longtemps. Ce groupe de soutien, qui a bénéficié d’un financement de démarrage de l’UNHCR pour des projets de développement des moyens de subsistance, rassemble près de 230 personnes vivant avec le VIH. Les bénéfices ont été utilisés pour acheter et fournir de la nourriture aux membres du groupe. D’après l’ONUSIDA, en 2009 le Soudan comptait 260 000 personnes séropositives.

Mary a terminé sa visite en passant un moment dans son village auprès de son cousin, Elia, et de sa femme, elle aussi séropositive. Mary s’est réjouie de la proposition de son cousin, prêt à lui offrir un lopin de terre fertile si elle et sa mère revenaient s’établir dans le village.

Au cours du trajet de retour vers l’Ouganda, Mary a déclaré que ses craintes à propos de l’accès aux médicaments, des soins, du soutien et de l’acceptation des personnes vivant avec le VIH étaient à présent dissipées et qu’elle espérait revenir s'établir dans son village en 2012 avec sa mère et ses enfants. « Je suis vraiment très heureuse », a-t-elle ajouté.

Feature Story

L'ONUSIDA félicite Annie Lennox d’avoir reçu l'Ordre de l'Empire britannique

04 janvier 2011

Michel Sidibé et Annie Lennox lors d'une manifestation consacrée aux femmes et au VIH à New York en 2010. Crédit: UNAIDS/B. Hamilton

La chanteuse de renommée internationale Annie Lennox, également Ambassadrice itinérante de l'ONUSIDA, s'est vu décerner l'Ordre de l'Empire britannique dans le cadre des titres et distinctions honorifiques attribués par la reine Elizabeth II le 31 décembre, à l'occasion de la nouvelle année.

La distinction accordée à Mme Lennox honore son engagement à la riposte mondiale au sida et son action en faveur des objectifs pour le développement visant à éliminer la pauvreté.

Nommée Ambassadrice itinérante de l'ONUSIDA en 2010, Mme Lennox n’a depuis lors eu de cesse d’œuvrer pour que les femmes bénéficient plus largement des programmes nationaux liés au VIH, et pour que prenne fin la violence à l'égard des femmes et des filles.

« Au nom de l'ONUSIDA, je présente toutes mes félicitations à Mme Lennox pour la prestigieuse distinction qu’elle a reçue » a déclaré Michel Sidibé, Directeur exécutif de l'ONUSIDA. « Mme Lennox défend inlassablement la cause des laissés-pour-compte et c’est un modèle pour des millions de personnes dans le monde ».

Le texte ci-dessous reproduit la première interview de Mme Lennox publiée dans UNAIDS OUTLOOK

Qu'est-ce qui vous a donné l'idée de vous lancer corps et âme dans cette action ?
Il y a quelques années, j'ai eu l'occasion de m’entretenir avec des personnes affectées par le sida dans des régions ravagées par la pandémie, et j'ai commencé à comprendre que c’étaient en fait les femmes et les enfants qui souffraient le plus du fléau. Des populations entières sont décimées mais la question n’intéresse généralement pas les médias du monde occidental. Étant à la fois femme et mère, je me sens obligée de parler au nom des femmes et de faire tout ce qui est en mon pouvoir, avec les moyens dont je dispose, pour sensibiliser l'opinion.

En tant que dernière Ambassadrice itinérante à avoir été nommée par l'ONUSIDA, quels sont vos objectifs ?
Le VIH est un problème complexe, composé de volets multiples auxquels il faut s’attaquer. Tant qu'un vaccin ou un traitement n'aura pas été trouvé, les solutions resteront précaires. Jusqu'ici, je me suis concentrée principalement sur l'Afrique du Sud, car c’est l'un des pays qui connaît le taux de prévalence du VIH le plus élevé au monde, et où environ une femme enceinte sur trois est séropositive.

Avec le lancement du plan stratégique national, dont l'objectif est de réduire de moitié le taux d'infection à VIH et de doubler le nombre de traitements disponibles, j'espère que la situation va s'améliorer d'une manière ou d'une autre ; mais avec le ralentissement économique et les restrictions budgétaires imposées aux donateurs, je crains que cet objectif ne soit pas réalisable et que toute l'Afrique subsaharienne connaisse une situation difficile à l’avenir. J’oeuvre principalement en faveur des femmes et des enfants, notamment pour que le traitement sauvant des vies leur soit accessibles ; l’accès au traitement devrait être un droit humain fondamental mais malheureusement, des millions de personnes en sont privés.

En faisant fond sur les conseils de l'ONUSIDA et sur les moyens dont je dispose, je m'attacherai à transmettre ce message et à faire tout ce qui est en mon pouvoir pour changer le cours des choses.

Que pouvons-nous faire pour faire progresser la riposte au sida ?
Bonne question ! C'est d'ailleurs la question que je me pose tous les matins. Je pense que la seule réponse est de rester mobilisés et de ne pas céder au désespoir.

Etant à la fois mère et femme, je comprends ce que ressentent les femmes, surtout les femmes dans les pays en développement qui n'ont pratiquement aucun droit, que ce soit concernant leur émancipation, leur autonomie, les droits humains, l'accès à l'éducation, le traitement médical ou les droits reproductifs…

Annie Lennox, Ambassadrice itinérante de l'ONUSIDA

Nous aimerions vous poser quelques questions un peu plus légères...

Où avez-vous passé votre enfance ?
J'ai passé les huit premières années de ma vie avec mes parents dans un deux pièces à Aberdeen, dans le nord-est de l'Écosse ; nous avons ensuite déménagé dans les premières tours d'habitation construites dans la ville ; l’appartement nous semblait très moderne et luxueux à l'époque, car nous avions une salle de bain à part, avec une baignoire, de l'eau chaude qui coulait du robinet, le téléphone et une chambre pour moi toute seule !

Que faites-vous pour vous détendre ?
Je me mets au lit ! C'est le meilleur endroit pour recharger les batteries et se relaxer !

Quelle est votre cuisine préférée ?
J'adore toutes les cuisines, la cuisine japonaise et italienne en particulier.

Quel est votre héros ?
Nelson Mandela.

Quel est votre morceau de musique préféré ?
Je ne peux pas répondre à cette question, car j'adore la musique sous toutes ses formes. Mes goûts sont finalement éclectiques. La réponse la plus appropriée serait peut-être de dire que j'adore la musique soul. Qui aurait imaginé ça ?

Quel est votre livre préféré ?
Les livres d'images ayant une belle couverture !

Quel est votre film préféré ?
Spinal Tap.

Quel est votre souvenir le plus heureux ?
Mettre mes deux filles au monde en toute sécurité.

Qu'est ce qui vous stimule ?
Etant à la fois mère et femme, je comprends ce que ressentent les femmes, surtout les femmes dans les pays en développement qui n'ont pratiquement aucun droit, que ce soit concernant leur émancipation, leur autonomie, les droits humains, l'accès à l'éducation, le traitement médical ou les droits reproductifs, etc. Je suis très heureuse de pouvoir vivre avec ces privilèges, et réalisant que pour deux tiers des femmes les plus pauvres du monde ces privilèges sont loin d’être acquis, je veux lutter en leur nom et me servir de tous les moyens dont je dispose pour faire changer le cours des choses.

Quelle est la qualité humaine que vous admirez le plus ?
La gentillesse.

Qu'est-ce que vous valorisez le plus chez vos amis ?
Ce qui a fait que nous nous côtoyons les uns les autres. Il est très difficile de définir des rapports d'amitié et il est encore plus difficile de les quantifier.

Si l'un de vos voeux pouvait être exaucé dans votre vie, que demanderiez-vous ?
De vider la planète de toute forme de violence destructive et de folie. C'est vous qui avez posé la question !

Quelle personne souhaiteriez-vous être plus tard ?
Quelqu'un très large d’esprit.

Quel est votre endroit préféré ?
Ma chambre.

Quelle est votre devise ?
Je n'en ai pas... ne jamais devenir guide ! 

Feature Story

L’ONUSIDA en 2011

30 décembre 2010

Alors que nous abordons la 30ème année de l’épidémie de sida, l’ONUSIDA va s’efforcer de positionner la riposte au VIH dans un environnement mondial qui change. 10 ans après la Session extraordinaire de l’Assemblée générale des Nations Unies sur le VIH/sida et l’adoption historique de la Déclaration d’engagement sur le VIH/sida, les États Membres s’apprêtent maintenant à examiner leurs engagements dans la riposte au sida et à les renouveler pour l’avenir à l’occasion de la réunion de haut niveau sur le sida de 2011.

L’action du Programme commun sera guidée par la nouvelle stratégie de l’ONUSIDA pour 2011–2015 qui vise à promouvoir les progrès mondiaux dans l’accomplissement des objectifs d’accès universel à la prévention, au traitement, aux soins et à l’appui en matière de VIH fixés par les pays, à stopper et inverser la propagation du virus, et à contribuer à la réalisation des objectifs du millénaire pour le développement d’ici à 2015.

Il n’y a qu’en travaillant ensemble pour fixer l’avenir de notre action que nous pourrons l’accélérer et obtenir des résultats plus importants au profit des personnes.

Michel Sidibé, directeur exécutif de l’ONUSIDA

« Cette stratégie a été élaborée dans le cadre d’un processus hautement participatif et ouvert – en tenant compte des besoins et des opportunités auxquels nous serons confrontés à l’avenir » a déclaré Michel Sidibé, directeur exécutif de l’ONUSIDA. « Il s’agit de transformer fondamentalement la riposte mondiale au sida ».

Adoptée par le conseil de coordination du programme en décembre 2010, la nouvelle stratégie servira également de référence pour préparer la réunion de haut niveau des Nations Unies sur le sida.

« La réunion de haut niveau constituera une étape majeure dans l’histoire de la riposte au sida. Il n’y a qu’en travaillant ensemble pour fixer l’avenir de notre action que nous pourrons l’accélérer et obtenir des résultats plus importants au profit des personnes » a ajouté M. Sidibé.

La stratégie sera soutenue par un nouveau cadre unifié du budget et des responsabilités. Celui-ci permettra de rendre la stratégie opérationnelle, de mobiliser et d’allouer des ressources pour sa mise en œuvre, d’évaluer les progrès et de rendre compte des résultats.

S'abonner à Feature Story