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ONUSIDA – Les temps forts de 2010

23 décembre 2010

2010 a été une année charnière pour la riposte au sida. En novembre, l’ONUSIDA a annoncé que l’épidémie de sida avait été enrayée et que la propagation du VIH commençait à se ralentir dans le monde. Dans son important Rapport sur l’épidémie mondiale de sida 2010, le Programme commun a indiqué que le nombre de nouvelles infections à VIH avait été réduit de près de 20% en dix ans, le nombre de décès liés au sida avait diminué de près de 20% sur les 5 dernières années et le nombre total de personnes vivant avec le VIH s’était stabilisé.

Les investissements engagés à ce jour dans la riposte au sida semblent avoir porté leurs fruits car le nombre de nouvelles infections s’est stabilisé ou réduit de plus de 25% dans au moins 56 pays à travers le monde, dont 34 pays d’Afrique subsaharienne – région qui reste cependant la plus touchée par l’épidémie. En outre, on estime à plus de 5 millions le nombre de personnes recevant un traitement antirétroviral – ce qui représente une augmentation de 30% en l’espace d’une seule année.

Cependant, 2010 a aussi été la première année où l’on a constaté que les ressources allouées à la riposte au sida n’avaient pas augmenté, les montants versés par les donateurs en 2009 ayant été inférieurs à ceux versés en 2008. Cette nouvelle décevante a été annoncée à un moment où la demande continue de dépasser l’offre dans le domaine de la riposte au sida. Pour toute personne mise sous traitement antirétroviral, on dénombre deux nouvelles infections à VIH.

Lors de la XVIIIe Conférence internationale sur le sida qui s’est déroulée à Vienne en juillet les 20 000 participants venus de 193 pays se sont ralliés à l’appel de l’ONUSIDA en faveur d’une révolution de la prévention et de l’initiative Traitement 2.0 qui contribueront à garantir une riposte participative et qui exploite les ressources de manière optimale.

Les leaders mondiaux rassemblés aux Nations Unies pour le Sommet sur les objectifs du Millénaire pour le développement en septembre ont lancé un appel en faveur d’un nouveau modèle de partenariats afin de renforcer la riposte au sida et d’enregistrer des résultats dans les domaines plus larges du développement et de la santé.

La recherche scientifique a mis en évidence des avancées majeures en 2010. Celles-ci incluent l’étude CAPRISA – qui a révélé que l’emploi d’un gel microbicide pouvait réduire de 39% le risque d’infection à VIH chez les femmes pendant les rapports sexuels – et l’étude IPREX – qui a montré qu’un cachet pris une fois par jour parvenait à réduire de 43,8% en moyenne le risque d’infection à VIH chez les hommes et les femmes transgenres séronégatifs qui ont des rapports sexuels avec des hommes.

En 2010, le Conseil de l’ONUSIDA a approuvé la nouvelle vision du Programme commun : « Zéro nouvelle infection à VIH. Zéro discrimination. Zéro décès lié au sida. » Il a également adopté la stratégie de l’ONUSIDA pour 2011-2015. Celle-ci a pour objectif de révolutionner la prévention du VIH, de favoriser l’émergence d’un traitement, de soins et d’un appui de nouvelle génération, et de promouvoir les doits humains et l’égalité des sexes pour soutenir la riposte au VIH.

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Des dirigeants appellent les pays à optimiser leurs ressources destinées à la riposte au sida

17 décembre 2010

M. Michel Sidibé, Directeur exécutif de l’ONUSIDA (à gauche), et le Dr Luis Sambo, Directeur régional de l’OMS pour l’Afrique, lors de la réunion tenue à Dakar, au Sénégal, le 16 décembre, « Optimiser les ressources et les mécanismes de financement alternatifs de la santé : perspectives pour le financement de la lutte contre le sida ».

Les ministres de la Santé et des Finances de l’Afrique centrale et occidentale ont participé, aux côtés de représentants de la société civile, du secteur privé et des Nations Unies, à une discussion sur le financement et le soutien à la riposte au sida dans un contexte d’assèchement des ressources. Les participants de cette réunion, qui était co-organisée par le Programme commun des Nations Unies sur le VIH/sida (ONUSIDA) et l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), se sont penchés sur l’impact de la crise financière mondiale, la gestion des risques, les sources de financement alternatives et l’optimisation des ressources disponibles.

Selon les estimations de l’ONUSIDA, les donateurs internationaux et les gouvernements nationaux ont mobilisé à eux deux 15,9 milliards USD pour la riposte mondiale au sida en 2009. L’écart entre les besoins d’investissement et les ressources disponibles s’est cependant élargi – en 2009, l’insuffisance estimée atteignait à elle seule 10 milliards USD pour la riposte mondiale au sida.

« Les gains obtenus par la riposte sont fragiles. Les ressources allouées à la lutte contre le sida doivent être à la fois prévisibles et durables à long terme », a déclaré M. Michel Sidibé, Directeur exécutif de l’ONUSIDA, dans son discours aux participants. « Le financement de la lutte contre le sida constitue une responsabilité partagée », a-t-il ajouté en appelant les donateurs internationaux et les gouvernements nationaux à accroître leurs investissements dans la riposte au sida.

Près de 90 % des dépenses liées au sida dans les pays à faible revenu proviennent de sources internationales. Le nouvel indice de priorité des investissements nationaux, mis au point par l’ONUSIDA, montre que treize pays d’Afrique centrale et occidentale dépensent moins que leur capacité, en proportion de leur charge de la maladie et de leurs ressources gouvernementales disponibles.

Les investissements réalisés dans la riposte au sida ont porté des fruits : entre 2001 et 2009, par exemple, dix pays d’Afrique centrale et occidentale ont réduit de plus de 25 % le nombre des nouvelles infections au VIH. Au cours de cette période, sept pays de la région ont stabilisé le taux des nouvelles infections au VIH.

Les participants de la réunion ont souligné que, pour pérenniser ces gains, il était important de consolider les programmes anti-VIH et de soutenir les approches favorables aux financements à long terme qui ont survécu à la gestion de la crise. Ils ont aussi fait remarquer le rôle crucial de la responsabilisation pour l’allocation des ressources.

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L’Afrique du Sud élargit l’accès à la thérapie antirétrovirale

17 décembre 2010

C’est en Afrique du Sud que les personnes vivant avec le VIH sont les plus nombreuses : 5,6 millions d’individus selon les estimations, soit près d’un sixième de la population totale touchée par l’épidémie dans le monde. Photo: ONUSIDA

Le docteur Aaron Motsoaledi, ministre de la Santé de l’Afrique du Sud, a annoncé que son pays avait réussi à négocier des réductions de prix des traitements antirétroviraux, lors d’un appel d’offres pour élargir l’accès au traitement pour les personnes vivant avec le VIH.

« J’ai le privilège d’annoncer une baisse massive du prix des antirétroviraux qui a entraîné une réduction de 53,1 % du coût de l’offre totale », a déclaré le docteur Motsoaledi. « L’Afrique du Sud a désormais les moyens de traiter deux fois plus de personnes avec des antirétroviraux, par rapport à ce que le budget autorisait précédemment. »

Dans un communiqué publié le 14 décembre, le ministre de la Santé a annoncé que depuis la Journée mondiale de lutte contre le sida 2009, quelque 5 millions de Sud-Africains avaient fait un test de dépistage dans le cadre de la campagne de conseil et de test VIH lancée par le Président Zuma en avril.

La campagne vise à multiplier par six le nombre de personnes dépistées d’ici 2011, pour passer de 2,5 millions de tests en 2009 à 15 millions. Sur les 5 millions de personnes testées depuis le lancement, plus de 900 000 ont été diagnostiquées séropositives.

De plus en plus de personnes découvrent leur statut à mesure que les tests s’intensifient, d’où une hausse des demandes d’accès au traitement. Ces réductions de prix sont essentielles pour que toutes les personnes qui en ont besoin puissent accéder à un traitement qui leur sauvera la vie.

Michel Sidibé, Directeur exécutif de l’ONUSIDA

Le Directeur exécutif de l’ONUSIDA, M. Michel Sidibé, avait assisté au lancement de la campagne en avril et appelé de ses vœux une réduction du prix des antirétroviraux, qui était supérieur d’au moins 25 à 30 % aux prix internationaux moyens, ce qui freinait beaucoup les efforts de l’Afrique du Sud pour élargir le traitement.

« Il s’agit là d’un grand pas en avant dans la riposte de l’Afrique du Sud à l’épidémie », a déclaré M. Sidibé. « De plus en plus de personnes découvrent leur statut à mesure que les tests s’intensifient, d’où une hausse des demandes d’accès au traitement. Ces réductions de prix sont essentielles pour que toutes les personnes qui en ont besoin puissent accéder à un traitement qui leur sauvera la vie. »

L’Afrique du Sud finance plus des deux tiers de sa riposte au sida. En 2010, les dirigeants du pays ont mobilisé 1 milliard de dollars des Etats-Unis pour la riposte, une augmentation de 30 % par rapport à l’année précédente.

C’est en Afrique du Sud que les personnes vivant avec le VIH sont les plus nombreuses : 5,6 millions d’individus selon les estimations, soit près d’un sixième de la population totale touchée par l’épidémie dans le monde. Le virus affecte 18 % environ des adultes du pays.

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Rapport du Directeur exécutif de l’ONUSIDA lors de la 27è réunion du Conseil de coordination du Programme

06 décembre 2010

M. Michel Sidibé, Directeur exécutif de l’ONUSIDA, présente son rapport au Conseil de coordination du Programme le 5 décembre 2010. Source : ONUSIDA/F. Chironi

Le Directeur exécutif de l’ONUSIDA, Michel Sidibé, a présenté son rapport à la 27è réunion du Conseil de coordination du Programme (CCP) de l’ONUSIDA. Dans son rapport, M. Sidibé a informé le Conseil sur les activités menées par le Programme commun depuis sa dernière réunion de juin 2010. Il a également abordé les dernières évolutions de la riposte au sida, l’impact présent de la récession mondiale et les efforts déployés pour accroître l’efficacité et l’efficience de l’ONUSIDA.

Télécharger le rapport du Directeur exécutif au CCP (en anglais)

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La Révolution de la prévention : la prévention du VIH à l’ordre du jour des médias sociaux lors de la Journée mondiale du sida

03 décembre 2010

L’ONUSIDA s’est associée à la Campagne Staying Alive de MTV, afin de mettre la prévention du VIH à l’ordre du jour mondial via les média sociaux. Sur une période de six semaines préparant la Journée mondiale du sida, la campagne « #PreventionRevolution » a inspiré des milliers de conversations en ligne sur la nécessité de redonner un souffle à la sensibilisation autour de la prévention du VIH.

Sous la banderole « Plus de 7 000 nouvelles infections au VIH par jour sont inacceptables. Oui à une Révolution de la prévention », le logo clef, ou hashtag #PreventionRevolution, sont devenus parmi les plus répétés sur le site de réseau social Twitter, lors de la Journée mondiale du sida.

S’appuyant sur cette approche de réseaux, selon laquelle l’idée est de mobiliser les personnes ayant beaucoup d’influence, c’est-à-dire celles qui ont de nombreux liens sur un réseau social donné, la communauté de personnes mobilisées par la révolution de la prévention a fait passer le message en s’adressant à des célébrités et amis. L’ONUSIDA et ses partenaires ont mobilisé le public en ligne et hors connexion. Soutenues par les Nations Unies à New York et les coparrainants du HCR, de l’UNICEF, du PNUD, de la Banque mondiale, de l’UNESCO et du FNUAP, des milliers de personnes dans le monde entier ont rejoint les conversations.

Une série de vidéos produites pour la campagne, intégrées ci-dessous, ont été visionnées plus de 120 000 fois sur YouTube.

Lors de la Journée mondiale du sida, de nombreuses personnes ont utilisé le hashtag #PreventionRevolution, pour partager des récits personnels, encourager l’utilisation de préservatifs, du dépistage et de l’éducation à propos du VIH. Comme l’a exprimé une personne sur Twitter : « C’était quand, ton dernier dépistage ? Va te faire tester ! Rejoins la révolution de la prévention. » Tandis qu’une autre personne a tweeté :« Pour moi, la Journée mondiale du sida, c’est tous les jours. La révolution de la prévention ? Elle commence à la maison. Participe à la riposte ! »

Des organismes comprenant la Bill and Melinda Gates Foundation, ONE, Oxfam, les Nations Unies, le HCR, et des célébrités telles qu’Annie Lennox, Craig David, Bianca Gonzalez et le groupe 30 Seconds to Mars ont fait passer le message qu’une révolution de la prévention est impérative pour presque 3 millions de personnes, lors de la Journée mondiale du sida.

Un des partenaires clefs, MTV Staying Alive, a aussi mené des interviews en direct via Twitter, sous le titre de la Révolution de la prévention et MTV Get Tested  avec les musiciens Peter Wentz, Travis McCoy et le groupe Good Charlotte, qui rassemblent plus de 3,5 millions d’abonnés sur Twitter.

La campagne doit aussi bien son succès aux personnes qui ont 20, 50, 100, ou 200 abonnés sur Twitter et Facebook et qui ont demandé à leurs amis de participer à cet appel pour une révolution de la prévention. Le blog de médias sociaux Mashable a parlé de la campagne dans sa section sur les questions sociales et a demandé à ses 2 millions d’abonnés sur Twitter de « Lancer une #PreventionRevolution pendant la Journée mondiale du sida ».

Au petit matin, le 2 décembre, la conversation se poursuivait, mais le message avait changé : « La Journée mondiale du sida est terminée, mais pas l’épidémie ! Une révolution de la prévention reste impérative ». Il s’agit désormais pour l’ONUSIDA d’explorer les façons dont ce mouvement pourra être élargi et utilisé lors des mois à venir.

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Inauguration de la réunion du Conseil de coordination du Programme de l’ONUSIDA

03 décembre 2010

Photo du CCP organisé à Genève, décembre 2010. Photo : ONUSIDA

La 27e réunion du Conseil de coordination du Programme de l’ONUSIDA (CCP) sera inaugurée à Genève le 6 décembre 2010.

Avant l’inauguration, les Pays-Bas, en leur qualité de Présidence actuelle du CCP, ont organisé une visite de terrain pour une délégation du comité composée de participants de pays membres : la Mauritanie, l’Iran, la Thaïlande, la Pologne, le Salvador, ainsi que d’un organisme non gouvernemental européen, et de coparrainants, le PNUD et l’UNICEF.

Lors de la visite de trois jours, qui se termine aujourd’hui, la délégation a rencontré des fonctionnaires des ministères de la Santé et des Affaires étrangères, pour apprendre comment les politiques élargies du pays sont développées et mises en œuvre. Le groupe a pu dialoguer directement avec les organismes non gouvernementaux et a rendu visite à des programmes sur le terrain, dont des services à la communauté soutenant les professionnel(le)s du sexe et un établissement offrant des services de réduction des risques pour les personnes qui s’injectent des drogues. Une réunion avec l’Initiative multipartite sur le VIH/sida a permis aux participants de voir une approche politique large en action.

Cette visite fait suite à un voyage du CCP au Viêt Nam en 2009 et au Salvador, cette année. Les visites de pays de délégations du CCP participent à orienter et à informer les discussions de la réunion du conseil.

Un élément clef à l’ordre du jour de la réunion du CCP sera l’approbation de l’ébauche de la stratégie de l’ONUSIDA pour la période allant de 2011 à 2015. Le comité recevra aussi un rapport sur les progrès de la mise en œuvre de la Deuxième évaluation indépendante de l’ONUSIDA et un rapport du Groupe de travail sur la réalisation de ses efforts en matière de principes et de processus de décisions liés aux ébauches et à la prise de décisions au CCP.

La réunion du conseil de la semaine suivante sera dirigée par le Dr. Françoise Barré-Sinoussi, Co-présidente de la Commission de haut niveau sur la prévention du VIH et lauréate du Prix Nobel de Médecine en 2008 pour sa contribution à la découverte du virus d’immunodéficience humaine (VIH). Le Directeur exécutif présentera également son rapport.

 « VIH, sécurité alimentaire et nutrition : comment garantir que la nutrition et la sécurité alimentaire sont une partie intégrante des programmes de VIH » est le titre de la session thématique qui se déroulera le 8 décembre.

Pour de plus amples informations sur le conseil, y compris tous les documents complémentaires, veuillez vous rendre sur la page Web du CCP.

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L’ONUSIDA et le Conseil africain des associations de lutte contre le sida signent un Mémorandum d’entente

03 décembre 2010

A partir de la gauche, Meskerem Grunitzky, Directeur de l’Equipe ONUSIDA d’appui aux pays d’Afrique australe et centrale, le Dr. Ndoye, Secrétaire exécutif du Conseil national contre le sida au Sénégal et du Cheikh Tidiane Tall, Directeur exécutif d’AfriCASO. Photo : ONUSIDA.

Lors de la consultation de société civile sur l’accès universel et les Objectifs de développement du millénaire, autour du thème, « Soutenir les résultats : renforcer les liens et les interactions », le Programme commun des Nations Unies sur le VIH/sida (ONUSIDA) et le Conseil africain des associations de lutte contre le sida (AfriCASO) ont signé un mémorandum d’entente, le 3 décembre, à Dakar.

L’entente formalise un partenariat de longue date ayant pour objectif de garantir la participation efficace et de qualité des organismes de société civile africains visant la promotion de l’accès universel et la réalisation des Objectifs de développement du millénaire en Afrique. Le mémorandum d’entente élargit aussi la collaboration entre les parties au niveau institutionnel.

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La Journée mondiale du sida a été célébrée à travers le monde

02 décembre 2010

Le président du Brésil, Luiz Inácio Lula da Silva, recevant le prix du leadership de l’ONUSIDA des mains de M. Michel Sidibé, Directeur exécutif de l’ONUSIDA, lors de la Journée mondiale du sida, le 1er décembre 2010. Brasilia, Brésil. Photo : ONUSIDA/Martino

La Journée mondiale du sida a été célébrée le 1er décembre. Voici quelques photos prises à travers le monde, capturant l’esprit de l’Accès universel et des droits humains, les thèmes de la Journée mondiale du sida cette année.

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La Journée mondiale du sida organisée par l’Organisation internationale du travail souligne la place du VIH dans le monde du travail

02 décembre 2010

Le traditionnel ruban rouge humain de l’OIT, éclairé pour soutenir la campagne mondiale du Coup de projecteur sur les droits. Photo : OIT

La prévention du VIH et la protection des droits humains dans le monde du travail étaient les thèmes de l’événement organisé par l’Organisation internationale du travail (OIT) à l’occasion de la Journée mondiale du sida. Les membres du personnel ont formé le traditionnel ruban rouge humain de l’OIT, éclairé pour soutenir la campagne mondiale du Coup de projecteur sur les droits.

M. Guy Ryder, Directeur exécutif du secteur des Normes et principes et droits fondamentaux au travail de l’OIT, s’est adressé au personnel de l’OIT, à des collègues d’autres agences onusiennes et à des organisations de société civile. Il a affirmé la détermination de l’OIT à respecter son engagement à enrayer la propagation du VIH : « La nouvelle recommandation de l’OIT, adoptée en juin 2010, constitue une étape majeure. Le VIH est un élément central du Programme de l’OIT pour des conditions de travail décentes. »

La nouvelle recommandation de l’OIT, adoptée en juin 2010, constitue une étape majeure. Le VIH est un élément central du Programme pour le travail décent de l’OIT.

Guy Ryder, Directeur exécutif du secteur des Normes et principes et droits fondamentaux au travail de l’OIT

Formulée dans l’objectif d’améliorer la contribution du monde du travail à l’accès universel à la prévention, au traitement, aux soins et au soutien du VIH, la norme de travail récemment adoptée contient aussi des dispositions relatives à des mesures visant la discrimination à tous les niveaux et souligne l’importance de la confidentialité en matière d’embauche et de génération de revenus pour les personnes vivant avec le VIH. Elle est aussi conçue pour protéger les travailleurs contre les renvois injustes en raison de leur séropositivité réelle ou perçue et les dépistages VIH obligatoires.

Le Dr. Sophia K. Kisting, directrice du Programme de l’OIT sur le VIH et le monde du travail a lu le poème primé du Bolivien José Willan Montaño Ferrel, « Briller avec le VIH », diffusant un message puissant sur la dignité que représente le fait d’avoir un emploi et des conditions de travail décentes. Il s’agissait de l’un des trois poèmes primés lors du concours, « Les écrivains positifs écrivent ! » organisé en Amérique latine par l’OIT et la Confédération syndicale internationale (CSI).

L’événement a aussi diffusé deux vidéos en avant-première, “Loggers Learn about HIV/AIDS Prevention in Guyana” et « Les femmes d’affaires et le message sur le VIH/sida au Malawi ». Les deux vidéos font passer des messages puissants sur la nécessité d’éliminer la stigmatisation et la discrimination au travail.

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Une prévention de la tuberculose accessible : un impératif pour les personnes vivant avec le VIH

01 décembre 2010

La tuberculose est la cause principale de décès parmi les personnes vivant avec le VIH. Pour mitiger cette menace, des traitements préventifs à bas prix sont essentiels. Dans les nouvelles consignes, publiées aujourd’hui, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) explique comment une telle thérapie peut être accessible efficacement et en toute sécurité.

Selon l’OMS, l’isoniazide, un médicament antituberculeux, a un impact positif considérable. Les consignes, visant les environnements limités financièrement, promeuvent le traitement préventif à l’isoniazide (TPI) comme étant une méthode simple et économique empêchant la bactérie tuberculeuse de devenir active. Un quart des presque deux millions de décès annuels liés au sida est associé à la tuberculose. Dans certaines communautés, près de 80 % des personnes chez qui la tuberculose est dépistée vivent aussi avec le VIH.

L’OMS s’est engagée à augmenter le recours au TPI. La couverture est à l’heure actuelle extrêmement basse. Seul 0,2 % de toutes les personnes vivant avec le VIH avait eu accès à cette thérapie l’an passé. En outre, seule une personne séropositive sur 20 dans le monde a bénéficié d’un dépistage tuberculeux.

La Journée mondiale du sida nous rappelle que faire comme si de rien n’était est inacceptable. Les programmes de VIH doivent élargir leurs efforts visant à éradiquer la tuberculose de façon radicale.

Dr. Gottfried Hirnschall, directeur du département VIH de l’OMS

« La Journée mondiale du sida nous rappelle que faire comme si de rien n’était est inacceptable. Les programmes de VIH doivent élargir leurs efforts visant à éradiquer la tuberculose de façon radicale », a dit le Dr. Gottfried Hirnschall, directeur du département VIH de l’OMS. « Nous devons pleinement mettre en œuvre la stratégie de l’OMS Three I’s for HIV/TB (la stratégie des trois « i » contre la co-infection VIH/tuberculose), en collaboration avec tous nos partenaires. »

Les trois « i » sont : Le traitement préventif à l’isoniazide, le dépistage intensifié de la tuberculose et la lutte contre l’infection par le bacille de la tuberculose. Selon l’OMS, ces mesures doivent être offertes dans le cadre de services VIH complets. 

« Dans de nombreux pays, le VIH est l’un des principaux moteurs de l'épidémie de la tuberculose. La tuberculose peut être empêchée, elle est guérissable. Les nouvelles consignes montrent comment briser la chaîne qui lie la tuberculose au VIH, conduisant à la mort », a dit le Dr. Mario Raviglione, directeur du département Stop TB de l'OMS. « Chaque pays, chaque communauté doit mettre en œuvre les nouvelles consignes ; l’OMS peut offrir tout le soutien nécessaire pour garantir que cela se produise. »

Afin d’encourager l’accès au TPI pour les millions de personnes qui en ont besoin, les consignes de l’OMS, fondées sur des conclusions scientifiques récentes utilisées pour mettre à jour la politique de 1998, répondent à quelques idées fausses à l’origine en partie de la faible couverture du TPI. Aucune conclusion scientifique, par exemple, ne soutient les inquiétudes selon lesquelles ce traitement favoriserait une résistance à l’isoniazide. De même, le TPI peut être commencé à la suite d’un simple dépistage clinique, sans nécessiter de coûteux tests obligatoires, comme le craignent certains.

Voici les recommandations clefs comprises dans les nouvelles consignes de l’OMS :

  • Chaque enfant et adulte vivant avec le VIH, y compris ceux sous traitement antirétroviral et les femmes enceintes, doit être sous TPI.
  • Le TPI doit être offert de 6 à 36 mois, ou en traitement à vie dans les environnements à haute prévalence de VIH et de tuberculose.
  • Les personnes vivant avec le VIH ayant des symptômes tuberculeux doivent subir un dépistage plus poussé pour détecter une tuberculose active ou d’autres troubles, leur permettant un accès à des traitements adaptés.

Empêcher que les personnes vivant avec le VIH ne meurent de tuberculose est l’une des priorités de l’ONUSIDA.

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