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Le Fonds mondial prévoit que l’élimination de la transmission mère-enfant du VIH d’ici à 2015 appelée de ses vœux par l’ONUSIDA est réalisable

08 mars 2010

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(de gauche à droite) Professeur Michel Kazatchkine, M. Michel Kazatchkine, Directeur général du Fonds mondial de lutte contre le sida; la tuberculose et le paludisme;  Dr. Aaron Motsoaledi, Ministre de la Santé d’Afrique du Sud; Michel Sidibé, Directeur exécutif de l’ONUSIDA et Sisonke Msimang, Directeur exécutif de " The Open Society Initiative for Southern Africa". 8 mars 2010.
Photo: Juda Ngwenya/Le Fonds mondial

Un nouveau rapport publié par le Fonds mondial prévoit que l’élimination virtuelle de la transmission mère-enfant du VIH d’ici à 2015 appelée de ses vœux par l’ONUSIDA est réalisable.

M. Michel Sidibé, Directeur exécutif de l’ONUSIDA, et M. Aaron Motsoaledi, Ministre de la Santé d’Afrique du Sud, se sont associés à M. Michel Kazatchkine,  Directeur exécutif du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, pour le lancement du Rapport de résultats 2010 du Fonds mondial en Afrique du Sud. Ce rapport souligne les progrès accomplis dans la riposte contre ces trois maladies.

Le rapport prévoit aussi que si le rythme actuel de multiplication des investissements dans les systèmes de santé pour lutter contre ces trois maladies est maintenu, alors le paludisme pourrait être sorti de la liste des problèmes de santé publique en l’espace d’une décennie dans la plupart des pays où il est endémique et l’objectif international de division par deux de la prévalence de la tuberculose pourrait être atteint d’ici à 2015.

Sans un Fonds mondial pleinement financé, notre rêve commun d’accès universel à la prévention, au traitement, aux soins et à l’appui en rapport avec le VIH pourrait devenir notre pire cauchemar – mettant en danger la vie de millions de personnes actuellement sous traitement et plaçant des millions de femmes dans une situation qui ne leur permettrait plus de protéger leur nourrisson contre l’infection.

Michel Sidibé, Directeur exécutif de l’ONUSIDA

Avec ces objectifs très stimulants à portée de main, nous devons faire tout notre possible pour nous assurer qu’ils deviennent réalité » a déclaré M. Sidibé. « Sans un Fonds mondial pleinement financé, notre rêve commun d’accès universel à la prévention, au traitement, aux soins et à l’appui en rapport avec le VIH pourrait devenir notre pire cauchemar – mettant en danger la vie de millions de personnes actuellement sous traitement et plaçant des millions de femmes dans une situation qui ne leur permettrait plus de protéger leur nourrisson contre l’infection.

Les trois leaders étaient en Afrique du Sud, pays qui a intensifié et accéléré le développement des services de prévention, de traitement, de soins et d’appui en rapport avec le VIH. L’an dernier, le nouveau budget alloué à la lutte contre le sida a augmenté de 33 % pour atteindre US$ 1 milliard pour 2010. Entre décembre 2007 et décembre 2008, le nombre de personnes recevant des traitements antirétroviraux en Afrique du Sud a augmenté de 53 %, passant de 458 951 à 700 500. La couverture des traitements antirétroviraux ayant été étendue, les taux de mortalité – qui avaient rapidement augmenté les années précédentes – se sont stabilisés.

« Avec le soutien du Fonds mondial et de l’ONUSIDA, la transmission mère-enfant du virus peut être éradiquée en Afrique du Sud. Dans la mesure où la santé de nos mères et de nos enfants affecte directement le développement de notre pays, l’Afrique du Sud doit atteindre cet objectif d’ici à 2015 » a déclaré le Dr Aaron Motsoaledi, Ministre de la Santé d’Afrique du Sud.

Résultats des subventions du Fonds mondial :

  • 2,5 millions de personnes sont actuellement sous traitement antirétroviral.
  • Les propositions approuvées relatives à des projets de lutte contre le VIH s’élèvent au total à US$ 10,8 milliards et couvrent 140 pays.
  • 1,8 milliard de préservatifs masculins et féminins distribués.
  • 105 millions de sessions de conseil et de test du VIH fournies.
  • 790,000 femmes enceintes séropositives au VIH de pays à revenu faible ou intermédiaire ont reçu un traitement antirétroviral pour prévenir la transmission mère-enfant – ce qui représente une couverture de 45 % des femmes ayant besoin d’un tel traitement.
  • 4.5 millions de services primaires de soins et d’appui fournis aux orphelins et autres enfants rendus vulnérables par le sida.

La conférence de reconstitution des ressources du Fonds mondial aura lieu en octobre 2010. Les donateurs seront sollicités pour reconstituer les ressources à hauteur d’entre US$ 13 et 20 milliards pour 2011-2013.

« Dans le secteur de la santé, 2010 est une année pivot pour financer l’étape finale de l’effort qui permettra d’atteindre les Objectifs du Millénaire pour le développement » a déclaré le Dr Kazatchkine. « Nous avons réalisé des progrès sans précédent mais la situation demeure fragile. Si nous perdons notre élan aujourd’hui, le prix à payer sera élevé. Si nous ne réussissions pas à continuer de multiplier les investissements dans le secteur de la santé, ce serait comme trahir la confiance de millions de personnes ».

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On International Women’s Day, UNAIDS, IAS and 14 partners launch new agenda to improve scientific research for women and children

08 mars 2010

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Credit: UNAIDS/A. Gutman

As the world marks International Women’s Day, there is growing concern that women and children are bearing the brunt of the AIDS epidemic. To turn the tide, UNAIDS, the International AIDS Society (IAS) and 14 other leading public and private sector organizations have teamed up to release a new scientific research agenda.

The report called, “Asking the Right Questions: Advancing an HIV Research Agenda for Women and Children” includes 20 specific recommendations to expand and improve responses to the HIV-related challenges facing women and children worldwide.

“With this roadmap, we can work together to remove the roadblocks to universal access to HIV prevention and treatment and move forward to a world where women and children are no longer left behind,” said UNAIDS Executive Director Mr Michel Sidibé.

HIV is the leading cause of death and disease among women of reproductive age. The majority of the estimated 33.4 million people living with HIV in 2008 were women and children.

With this roadmap, we can work together to remove the roadblocks to universal access to HIV prevention and treatment and move forward to a world where women and children are no longer left behind,

UNAIDS Executive Director Mr Michel Sidibé

The Agenda was developed through extensive consultation with investigators, clinicians, civil society and UN agencies and was supported by an expert-led mapping exercise and literature review.

IAS Executive Director Robin Gorna said, “This agenda defines priority research needed to greatly improve our knowledge about and capacity to prevent and treat HIV in women and children. Implementation of this research agenda is key to closing these knowledge and service gaps and to saving women’s and children’s lives.”

The report identifies priority research questions within four broad categories: 1) clinical research on preventing mother-to-child transmission and pediatric treatment, 2) clinical research on women’s treatment issues; 3) operations research for women and 4) operations and implementation research related to stopping mother-to-child transmission.

To address these challenges, the report recommends increased investment in research, greatly expanding data sharing on HIV and women and children, as well as greater efforts to separate clinical data by gender.

The full research agenda on women and children is available online at www.iasociety.org/ilf.aspx.

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Le pouvoir des mots : la LGBT Brésil lance un guide pour les médias

05 mars 2010

LGBT Communication Manual Cover

L’Association brésilienne des lesbiennes, gays, bisexuels et transsexuels (LGBT) (Associação Brasileira de Gays, Lésbicas, Bissexuais, Travestis e Transexuais or ABGLT) a récemment lancé un " Manuel de communication de la LGBT " à l’attention des professionnels de la communication, des élèves et des enseignants afin de réduire l’usage inapproprié de termes portant préjudice ou perpétuant des malentendus à propos des Brésiliens de la LGBT et de leurs partisans.

Le manuel a vu le jour grâce au soutien d’ONUSIDA qui participe au projet « Alliés » de l’ABGLT. Le mouvement brésilien conçoit un certain nombre d’outils dans le cadre de son projet destiné à instruire les Brésiliens sur les droits des minorités sexuelles. Ces outils renforcent leur message selon lequel chacun jouerait un rôle important dans la construction d’une société plus équitable et plus juste, indépendamment de toute pratique sexuelle.

Les normes sociales rendent encore difficiles la diversité et le respect de tous. Nous espérons que ce manuel porte en lui le germe d’une amélioration culturelle et comportementale.

Pedro Chequer, Coordonnateur de l’ONUSIDA au Brésil

Le manuel met notamment en évidence les idées fausses et courantes qui continuent de prévaloir dans les médias à propos des pratiques et caractéristiques de la LGBT. Il indique par exemple qu’un homme peut avoir des rapports sexuels avec des hommes sans se considérer homosexuel, bisexuel ou gay du fait qu’il continue à se considérer hétérosexuel malgré ses pratiques homosexuelles.

Pour cette situation précise, les professionnels de la santé ont estampillé l’expression « hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes » ou HSH pour identifier le comportement sexuel d’une personne plutôt que son orientation ou son identité sexuelle.

Le manuel rappelle aussi aux professionnels qu’à moins d’avoir obtenu son accord formel au préalable, une personne ne doit jamais être identifiée dans une production médiatique (y compris dans un reportage, une vidéo ou sur une photographie) comme vivant avec le VIH.

Les normes sociales continuent de résister à la diversité

« Cette initiative qui permet à ce manuel de voir le jour est des plus cruciales et nous nous en réjouissons. Nous félicitons l’ABGLT de ce service communautaire », a déclaré le Coordonnateur de l’ONUSIDA au Brésil, M. Pedro Chequer.

Il a aussi fait remarquer que la législation brésilienne ne punit pas les personnes en raison de leur orientation ou de leur identité sexuelle et qu’au contraire, elle décrit et renforce les droits de tous.

« En outre », a indiqué M. Chequer, « la toute première conférence nationale des membres de la LGBT a été réunie par le président du Brésil en 2008. Mais les normes sociales rendent encore difficiles la diversité et le respect de tous. Nous espérons que ce manuel porte en lui le germe d’une amélioration culturelle et comportementale. »

Les groupes de lesbiennes, gays, bisexuels, travestis et transsexuels au Brésil

L’Association brésilienne des lesbiennes, gays, bisexuels, travestis et transsexuels a été créée le 31 janvier 1995 par trente-et-un groupes différents. Elle représente actuellement un réseau national de 220 organisations, lequel est le plus grand réseau de LGBT en Amérique latine.

La résolution du premier congrès de l’ABGLT de 2005 affirme : « La vulnérabilité engendrée par le VIH et ses conséquences est exacerbée par les violations commises à l’encontre du droit à la vie, à la liberté, à l’information, à l’éducation, à la santé et à l’égalité (non-discrimination)… La diminution de cette vulnérabilité est liée au renforcement de l’action responsable par laquelle chacun s’engage dans la sphère publique parallèlement à l’exercice de ses droits et devoirs. »

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Des microdons pour de grandes causes

04 mars 2010

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Un mouvement original de financement prend son envol ce jeudi et pourrait récolter des millions de dollars au bénéfice de la lutte contre le VIH et de la santé dans le monde. Michel Sidibé, Directeur exécutif de l'ONUSIDA, a rejoint Ban Ki-Moon, Secrétaire général des Nations unies, Bill Clinton, ex-président des États-Unis, Spike Lee, réalisateur et Will.I.Am et David Guetta, artistes internationaux, à New York pour le lancement du projet MASSIVEGOOD. Ce nouvel outil de financement permettra aux voyageurs de verser un « microdon » à une grande cause internationale dans le domaine de la santé chaque fois qu'ils achèteront un billet d'avion, réserveront une chambre d'hôtel ou loueront une voiture.

Dès cette semaine, les voyageurs aux États-Unis trouveront le projet MASSIVEGOOD sur les sites commerciaux de voyages tels que Travelocity et Accor Hotels. En un seul clic, ils pourront verser 2 USD au profit de la lutte contre le VIH, la malaria et la tuberculose et de l'amélioration des soins de la mère et de l'enfant dans les pays en développement. Vu la réduction des financements conventionnels provoquée par la crise économique, ce nouveau mécanisme de financement peut contribuer à la réalisation de l'objectif de l'accès universel à la prévention, au traitement, à la prise en charge et à l'appui en matière de VIH.

Les mécanismes de financement innovants tels que MASSIVEGOOD sont essentiels pour maintenir en vie les quatre millions de personnes qui suivent un traitement antirétroviral.

Michel Sidibé, Directeur exécutif de l'ONUSIDA

« L'espoir pour l'accès universel ne doit pas se transformer en cauchemar. Les mécanismes de financement innovants tels que MASSIVEGOOD sont essentiels pour maintenir en vie les quatre millions de personnes qui suivent un traitement antirétroviral » a déclaré Michel Sidibé.

La Fondation du Millénaire a développé le projet MASSIVEGOOD avec l'appui du secteur international des voyages et du tourisme. Les fonds seront distribués à l'UNITAID, une organisation qui visent à améliorer la disponibilité de traitements clés dans les pays pauvres en achetant des médicaments qui sauvent des vies.

À l'occasion du lancement officiel ce 4 mars, Ban Ki-Moon, le Secrétaire générale des Nations unies, a cliqué sur MASSIVEGOOD et réalisé le tout premier don de 2 USD. Il était accompagné de MM. Sidibé et Clinton et d'autres leaders dans les modes de financement nouveaux.

Bill Clinton a affirmé : « Grâce à MASSIVEGOOD, la Fondation du Millénaire a trouvé un moyen d'impliquer des millions de personnes d'une nouvelle manière pour résoudre la crise sanitaire mondiale d'aujourd'hui. C'est un véritable honneur que d'être parmi les premiers à cliquer sur MASSIVEGOOD et je me réjouis de voir le mouvement prendre de l'ampleur.»

D'autres personnalités importantes dans le domaine international de la santé ont également loué le projet. Margaret Chan, Directrice générale de l'Organisation mondiale de la santé, a déclaré : « Le lancement de MASSIVEGOOD a lieu à un moment clé pour l'engagement de la communauté internationale en faveur des objectifs du millénaire pour le développement. Alors qu'il nous reste cinq ans pour travailler sur les promesses de la Déclaration du millénaire de 2000, nous avons besoin d'initiatives qui encouragent les citoyens du monde à s'impliquer dans les causes internationale en faveur de la santé. »

Le lancement du 4 mars s'inscrit dans une série d'événements qui auront lieu à New York pour promouvoir ce nouveau mécanisme de financement. En début de semaine, Will.I.Am, chanteur récompensé par un Grammy, a enregistré une nouvelle chanson appelée « MASSIVEGOOD » en collaboration avec DJ David Guetta et la chanteuse sud-africaine de renommée internationale Yvonne Chaka Chaka.

Si les célébrités et les leaders politiques internationaux ont répondu présent pour le décollage de MASSIVEGOOD, il appartiendra aux voyageurs de transformer leur monnaie en billet vers une vie meilleure pour des millions de personnes dans les pays en développement.

Des microdons pour de grandes causes

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Fidji est le premier pays des Iles du Pacifique à dépénaliser l’homosexualité

04 mars 2010

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Marquant une étape significative en direction des objectifs d’accès universel du pays, Fidji a voté une loi dépénalisant l’homosexualité consentie dans le cadre du Décret national sur la criminalité (Fiji National Crime Decree) le 1er février 2010. Grâce à cette loi, Fidji devient le premier pays des Iles du Pacifique doté de lois contre la sodomie datant de l’époque coloniale à dépénaliser officiellement les rapports sexuels entre hommes*.

Le nouveau décret sur la criminalité supprime toutes les clauses faisant référence à la ‘sodomie’ et aux ‘actes contre nature’, et utilise un langage neutre qui respecte l’égalité entre les sexes dans le reste de la section sur les délits sexuels.

« Nous souhaitons féliciter le gouvernement de Fidji pour avoir pris une mesure audacieuse en supprimant une loi punitive » a déclaré Stuart Watson, Coordonnateur de l’ONUSIDA pour le Pacifique.

« Cette réforme représente une étape importante en direction de la mise en place d’un cadre juridique respectueux des droits, non seulement pour les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes, mais pour l’ensemble de la communauté ».

Le VIH, la loi et les droits de la personne dans le Pacifique

En 2007, le Secrétariat de l’ONUSIDA et le PNUD ont examiné les lois de 15 pays des Iles du Pacifique relatives aux questions en rapport avec le VIH, y compris la discrimination, le respect de l’éthique, l’accès au traitement, la vie privée et la confidentialité. Ce projet incluait : les Iles Cook, les Etats fédérés de Micronésie, Fidji, Kiribati, les Iles Marshall, Nauru, Niue, Palau, la Papouasie-Nouvelle-Guinée, Samoa, les Iles Salomon, Tokelau, Tonga, Tuvalu et Vanuatu.

Cette réforme représente une étape importante en direction de la mise en place d’un cadre juridique respectueux des droits, non seulement pour les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes, mais pour l’ensemble de la communauté.

Stuart Watson, Coordonnateur de l’ONUSIDA pour le Pacifique.

A la suite de cet examen, le bureau de l’ONUSIDA pour le Pacifique et le Centre pour le Pacifique du PNUD ont organisé, avec l’Equipe ressource du Pacifique pour les droits régionaux (RRRT), une réunion en Nouvelle Zélande avec les Ministres de la Justice (Attorney Generals) et les Ministres de la Santé de ces pays. Avec les plus grands experts internationaux et régionaux, ils ont discuté du VIH, de la loi et des droits humains par rapport aux lois spécifiques de chaque pays de la région qui ont un impact sur la riposte au VIH. L’objectif était de mieux soutenir des ripostes juridiques à l’épidémie efficaces et respectueuses des droits.

Les participants ont réaffirmé l’importance de la mise en œuvre de la ‘Stratégie régionale du Pacifique sur le VIH/sida 2007-2008’ avalisée par les Chefs de gouvernements du Pacifique à Samoa en 2004. Cette stratégie régionale est un plan global qui souligne l’importance du respect des droits humains dans les interventions en rapport avec le VIH.

Appel en faveur de l’examen, de la réforme et de la promulgation d’une législation appropriée

Les Ministres de la Justice et les Ministres de la Santé ont ensuite lancé un appel en faveur de l’examen, de la réforme et de la promulgation d’une législation appropriée qui renforce les droits humains universels afin de protéger et de garantir la dignité de toutes les personnes affectées par le VIH, qui promeut une riposte intégrée contre le VIH en tenant compte des liens réciproques entre droits sexuels et reproductifs et prévention du VIH, et qui protège en outre les droits des personnes vivant dans des communautés indépendamment de leur sexe, sexualité ou identité de genre ou sexuelle, ou autres caractéristiques identitaires.

Suite à cette première consultation parrainée par les Nations Unies, la République des Iles Fidji a demandé à l’ONUSIDA et à l’OMS une assistance technique pour l’aider à élaborer pour le pays une loi sur le VIH qui soit complète et respectueuse des droits. Parallèlement à la rédaction du projet de loi sur le VIH et à un processus de consultation sur ce projet, et sur la base des décisions de la Haute Cour, la loi de l’époque coloniale qui pénalisait les rapports sexuels entre hommes a été supprimée. Ce projet est devenu une loi le 1er février 2010 avec la promulgation à Fidji du Décret national sur la criminalité.

Le VIH dans le Pacifique

Le rapport intitulé Le point sur l’épidémie de sida 2009 indique que la prévalence du VIH est généralement très faible dans le Pacifique par rapport à ce qu’elle est dans d’autres régions. Dans ces petits pays iliens, la prévalence du VIH chez les adultes a tendance à être très inférieure à 0,1 %. Les épidémies nationales résultent très majoritairement d’une transmission sexuelle du virus, et ce, bien que les groupes de population les plus affectés varient fortement au sein de la région.

Selon le Rapport de la Commission sur le sida dans le Pacifique on ne connaît pas l’ampleur de la transmission du VIH lors de rapports sexuels entre hommes dans le Pacifique. Dans la mesure où la majorité de ces rapports sont cachés, illégaux et niés dans la région, ils ne sont pas pris en compte de manière appropriée dans la plupart des plans nationaux de riposte au VIH.

La surveillance comportementale recense les rapports sexuels entre hommes parmi les jeunes dans les Iles Salomon, au Vanuatu et à Samoa, ainsi que dans la police et l’armée dans les Iles Fidji, chez les patients qui fréquentent des dispensaires de traitement des IST dans les Iles Fidji et à Samoa, et chez les marins à Kiribati. Malgré l’existence d’un lien possible entre des rapports sexuels non protégés entre hommes et des taux relativement élevés d’infection à VIH en Papouasie-Nouvelle-Guinée, à Fidji, en Nouvelle Calédonie, en Polynésie française et à Guam, aucun de ces pays n’a récemment réalisé d’études de surveillance comportementale ou d’études qualitatives concernant les caractéristiques de ces hommes, ou initié de campagne ciblée pour encourager les pratiques sexuelles à moindre risque.

Les principaux obstacles à l’efficacité de telles campagnes sont à la fois liés à la stigmatisation sociale et à l’illégalité des rapports homosexuels. Non seulement les hommes ont honte, ou sont embarrassés, de révéler la nature de leur activité sexuelle, mais en plus on les dissuade de s’intéresser à ce qu’ils devraient savoir pour réduire leur risque ou pour acheter des préservatifs.

Stuart Watson considère que la réforme de la loi va permettre de mieux sensibiliser les communautés qui sont difficiles à atteindre.

« La modification de la loi est un pas en avant considérable grâce auquel toutes les communautés vont pouvoir être sensibilisées avec des programmes éducatifs et des ressources de prévention. Cela devrait permettre à tous d’avoir un meilleur accès aux services de prévention du VIH en réduisant le risque d’infection par le VIH et les IST » a déclaré M. Watson.


* Les relations entre hommes sont illégales et passibles d’emprisonnement dans les 9 pays iliens du Pacifique suivants : les Iles Cook, Kiribati, Nauru, Palau, la Papouasie-Nouvelle-Guinée, Samoa, les Iles Salomon, Tonga, Tuvalu. Dans 13 autres pays et territoires du Pacifique, les rapports sexuels entre hommes ne sont pas passibles de poursuites pénales.

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L'ONUSIDA agit pour donner aux femmes et aux filles les moyens de se protéger du VIH

02 mars 2010

L'ONU entend aider la société civile et les gouvernements à aborder les problèmes des inégalités entre les sexes et des violations des droits de l'homme, qui continuent à exposer davantage les femmes et les filles au risque d'infection par le VIH

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Photo ONUSIDA

New York/Genève, le 2 mars 2010 – L'ONUSIDA, avec la participation d'Annie Lennox, artiste renommée et militante de la cause des femmes affectées par le VIH, vient de lancer l'Agenda pour l'intensification des mesures concernant les femmes, les filles, l'égalité entre les sexes et le VIH (2010–2014), un plan d'action élaboré pour aborder les problèmes des inégalités entre hommes et femmes et des violations des droits de l'homme, qui continuent à exposer  davantage les femmes et les filles au risque d'infection par le VIH.

Ce plan d'action sur cinq ans a été lancé à l'occasion d'une réunion de haut niveau organisée dans le cadre de la 54e session de la Commission de la condition de la femme, qui se tiendra à New York jusqu'au 12 mars. Il demande au système des Nations Unies d'aider les gouvernements, la société civile et les partenaires du développement à renforcer les actions nationales visant à placer les femmes et les filles au centre de la riposte au sida, en s'assurant que leurs droits sont protégés.

La violence à l'égard des femmes est inacceptable et ne doit pas être tolérée .

Michel Sidibé, Directeur exécutif de l'ONUSIDA

« La violence à l'égard des femmes est inacceptable et ne doit pas être tolérée », a déclaré Michel Sidibé, Directeur exécutif de l'ONUSIDA. « En privant les femmes de leur dignité, nous perdons l'occasion d'exploiter le potentiel de la moitié de l'humanité dans la poursuite des Objectifs du Millénaire pour le développement. Les femmes et les filles ne sont pas des victimes, elles sont le moteur d'une transformation sociale. »

L'ONUSIDA et ses partenaires appuieront la mise en oeuvre nationale du Plan d'action dans des pays pilotes, dont le Liberia.

Annie Lennox a souligné son attachement indéfectible à la cause des femmes et des filles affectées par le VIH.

«Je crois que nous avons besoin d'un mouvement de grande ampleur en faveur du changement », a-t-elle déclaré. « Ce qui importe, selon moi, est que nous sommes par essence tous les mêmes. Tous les êtres humains, d'où qu'ils viennent, ont le même droit fondamental au bonheur et à la santé. Je vois dans ce Plan d'action une occasion unique de placer au premier plan les réalités auxquelles doivent faire face de nombreuses femmes et filles, et d'attirer l'attention sur les injustices auxquelles celles-ci sont confrontées, autant de situations qui les exposent davantage au risque d'infection par le VIH.


  • Le VIH est la première cause de maladie et de décès chez les femmes en âge de procréer (15 à 49 ans) dans le monde.
  • En Afrique australe, la prévalence du VIH parmi les jeunes femmes âgées de 15 à 24 ans est en moyenne trois fois plus élevée que celle observée chez les hommes de la même tranche d'âge..
  • 70% des femmes dans le monde sont confrontées à la violence. L'expérience de la Unir le monde contre le sida


En décembre 2008, 33,4 millions de personnes vivaient avec le VIH dans le monde, dont 15,7 millions – soit près de la moitié – étaient des femmes. La proportion de femmes infectées par le VIH a augmenté dans plusieurs régions du monde ces dix dernières années. En Afrique subsaharienne, 60% des personnes vivant avec le VIH sont des femmes. Trente ans après le début de l'épidémie, les services en rapport avec le VIH ne se penchent pas suffisamment sur les réalités et les besoins propres aux femmes et aux filles.

Je vois dans ce Plan d'action une occasion unique de placer au premier plan les réalités auxquelles doivent faire face de nombreuses femmes et filles, et d'attirer l'attention sur les injustices auxquelles celles-ci sont confrontées, autant de situations qui les exposent davantage au risque d'infection par le VIH.

Annie Lennox

« Les informations sur la santé sexuelle et reproductive destinées aux femmes et aux filles séropositives sont encore très limitées », affirme Suksma Ratri, membre du Réseau des femmes séropositives d'Indonésie, qui a participé à la réunion d'aujourd'hui. « Il est très difficile d'avoir une vie sexuelle active en étant séropositive. Les choix des femmes et des filles qui vivent avec le VIH sont souvent limités lorsqu'il s'agit de leur sexualité. Elles ont besoin d'un dispositif de soutien approprié et accueillant, qui leur permette de prendre des décisions librement concernant leur sexualité sans qu'elles soient l'objet de discrimination ou de stigmatisation. Je pense que le Plan d'action constituera une excellente plate-forme, qui permettra aux pays de renforcer les services en direction des femmes et des filles. »

The Agenda for Action provides clear action points on how the UN can work together with governments, civil society and development partners to:

Le Plan d'action fournit des indications claires sur la manière dont l'ONU peut collaborer avec les gouvernements, la société civile et les partenaires du développement pour:

  • Produire de meilleures informations portant sur les besoins spécifiques des femmes et des filles dans le contexte du VIH ;
  • Faire en sorte que les engagements politiques se traduisent par une augmentation des ressources et une intensification des actions, de manière à ce que les programmes sur le VIH répondent mieux aux besoins des femmes et des filles ;
  • Soutenir les dirigeants dans la création d'un environnement plus sûr, dans lequel les droits humains des femmes et des filles sont protégés.

Parmi ces actions figurent :

  • L'amélioration de la collecte et de l'analyse des données, afin de mieux comprendre comment l'épidémie affecte les femmes et les filles ;
  • Le renforcement de la campagne « Tous unis pour mettre fin à la violence à l'égard des femmes » du Secrétaire général des Nations Unies à travers la riposte au sida ;
  • La garantie d'une intégration de la violence à l'égard des femmes dans les programmes de prévention, de traitement, de prise en charge et d'appui en matière de VIH ;
  • L'analyse de l'impact des facteurs socioculturels et économiques, qui empêchent les femmes de se protéger contre le VIH ;
  • Le soutien aux associations de femmes et aux réseaux de femmes vivant avec le VIH dans l'établissement des engagements pris par les gouvernements sur la question des femmes et du VIH ;
  • La participation accrue des organisations d'hommes et de garçons à la défense des droits des femmes et des filles.

Le lancement du Plan d'action a réuni de nombreux dirigeants de premier plan issus du système des Nations Unies, des gouvernements et de la société civile. Plusieurs personnes se sont exprimées à cette occasion, notamment Asha Rose Migiro, Secrétaire générale adjointe des Nations Unies, Melanne Verveer, Ambassadrice itinérante des Etats-Unis pour violence réduit la capacité des femmes à négocier une sexualité sans risque.

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La 54e Commission de la condition de la femme lance des appels à l’action pour l’égalité des sexes dès son ouverture

02 mars 2010

Un exemplaire de ce article est publié sur  www.unfpa.org

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Lors d’une table ronde de haut niveau qui s’est tenue au premier jour de la 54e Commission de la condition de la femme, la Directrice exécutive de l’UNFPA, Thoraya A. Obaid, qui parlait au nom des Nations Unies, a mis en évidence les liens existant entre le droit à la santé sexuelle et reproductive et la promotion de la femme, l’égalité des sexes et la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement.

Cette 54e Commission de la condition de la femme  examinera, au cours des deux premières semaines de mars, les quinze années d’action qui ont suivi la Déclaration de Beijing et le Programme d’action. Ce Programme, qui a vu le jour lors de la quatrième Conférence mondiale sur les femmes en 1995, a renforcé l’importance accordée aux droits et à la promotion de la femme, telle qu’elle avait été établie l’année précédente au Caire. Il appelle à l’action dans douze domaines clés : la pauvreté, l’éducation et la formation, la santé, la violence contre les femmes (l’une des neuf priorités de l’ONUSIDA), les conflits armés, l’économie, les instances de pouvoir et la prise de décision, les mécanismes institutionnels, les droits de l’homme, les médias, l’environnement et les filles.

Nous aurons de meilleures chances de résoudre les problèmes du monde si, hommes et femmes, nous unissons nos efforts en tant que partenaires égaux pour trouver des solutions novatrices.

UNFPA Executive Director Thoraya A. Obaid

La commission mettra en lumière l’intérêt lié au partage des meilleures pratiques et des discussions portant sur les obstacles et lacunes, en particulier ceux qui ont trait à la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement dont les dix années d’action feront l’objet d’un examen en septembre. La synergie qui unit les trois programmes pour le développement a été élaborée par la Directrice exécutive de l’UNFPA dans une déclaration qu’elle a publiée à l’occasion de la Journée internationale de la Femme 2010 (8 mars).

« En 1994, lors de la Conférence internationale sur la population et le développement (CIPD), les dirigeants ont déclaré pour la première fois que la santé reproductive et les droits de la femme sont essentiels à sa promotion, à l’égalité des sexes et au développement durable. Et il y a quinze ans, lors de la quatrième Conférence mondiale sur les femmes, les dirigeants du monde se sont entendus sur un programme d’action pour l’égalité, le développement et la paix.

« Aujourd’hui, un grand nombre de ces accords sont intégrés aux Objectifs du Millénaire pour le développement que les dirigeants du monde ont adoptés pour réduire la pauvreté et engager notre monde sur un chemin plus pérenne… À l’heure où les idées se répandent plus vite que jamais, l’une d’entre elles prend le pas sur les autres : Nous aurons de meilleures chances de résoudre les problèmes du monde si, hommes et femmes, nous unissons nos efforts en tant que partenaires égaux pour trouver des solutions novatrices. »

En marge de la commission, l’UNFPA participe à plusieurs événements sur les droits à la santé sexuelle et reproductive, la lutte contre le VIH, la violence contre les femmes, la paix et la sécurité, le rôle des hommes et des garçons en tant que partenaires pour l’égalité des sexes et la migration des femmes. Le Fonds publie également un rapport sur ses contributions aux engagements de Beijing, Beijing +15 : UNFPA and Partners Charting the Way Forward (2010).

Une autre initiative destinée à promouvoir l’idée de l’égalité des sexes et la promotion de la femme en 2010 prévoit la diffusion d’une série d’émissions spéciales radio et audio sur cette idée en ciblant les jeunes femmes et les adolescentes. Ces émissions, qui sont produites par Radio des Nations Unies avec le soutien de l’UNFPA, exploreront les difficultés rencontrées par les jeunes adolescentes ainsi que leurs rêves pour l’avenir. D’autres actions seront menées tout au long de l’année pour attirer l’attention sur le Programme de Beijing et ses liens avec la Conférence internationale sur la population et le développement et les Objectifs du Millénaire pour le développement.

Feature Story

L'ONUSIDA et Annie Lennox lancent un programme d'actions pour les femmes et les filles dans le contexte du VIH

02 mars 2010

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(de gauche) Michel Sidibé, Directeur exécutif de l'ONUSIDA; Annie Lennox, artiste et militante politique et sociale; Helen Clark, Administrateur du PNUD. NY, 2 mars 2010
Photo: ONUSIDA/B. Hamilton

À travers le monde, le VIH continue à toucher de manière disproportionnée les femmes et les filles. Les maladies liées au SIDA sont la principale cause de mortalité dans le monde parmi les femmes en âge de procréer (15 à 49 ans). Dans l'ensemble de l'Afrique subsaharienne, les femmes représentent environ 60 % des infections à VIH estimées. En Asie, la proportion de femmes par rapport aux hommes vivant avec le VIH est passée de 19 % en 2000 à 35 % en 2008.

Michel Sidibé, Directeur exécutif de l'ONUSIDA, et Annie Lennox, artiste et militante politique et sociale, ont lancé aujourd'hui au siège des Nations unies à New York l' l'Agenda pour une action accélérée au niveau des pays afin d'attirer l'attention des leaders politiques internationaux sur le bien-être des femmes et des filles. Aujourd'hui, la Commission de la condition de la femme a commencé l’examen, 15 ans après, de la mise en oeuvre de la Déclaration de Beijing.

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Annie Lennox, artiste et militante politique et sociale  lance  l'Agenda pour une action accélérée au niveau des pays   NY, 2 mars 2010
Photo: ONUSIDA/B. Hamilton

Mettre un terme à la violence contre les femmes est une des principales priorités de l'ONUSIDA. Près de 70 % des femmes sont confrontées à la violence durant leur vie. En Afrique du Sud, une femme est violée toutes les minutes.

Le lancement, présidé par M. Sidibé, s'est déroulé sous la forme d'un dialogue impliquant près de 300 représentants des pouvoirs publics, de la société civile, des réseaux de femmes vivant avec le VIH et de défenseurs et de militants pour les droits de la femme.

« La brutalité à laquelle sont confrontées de nombreuses femmes et filles va bien au-delà des questions de politique sociale ; il s'agit essentiellement d'une question d'égalité et de justice. Ce problème doit devenir un thème de politique étrangère. L'Agenda pour une action accélérée au niveau des pays en faveur des femmes et des filles est une voie vers le dialogue ouvert avec les leaders de différents pays sur la manière de former le monde de demain » a déclaré Michel Sidibé à l'ouverture des débats.

Nous savons que l'inégalité entre les sexes expose des millions de femmes et de filles à travers le monde à un risque d'infection à VIH plus élevé.

Annie Lennox

Annie Lennox a lancé un appel pour un mouvement de grande envergure en faveur du changement en indiquant que les mesures contre le SIDA doivent intégrer les droits des femmes et des filles et remettre en question les rôles des genres afin de pouvoir enrayer l'épidémie de SIDA.

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Helen Clark, Administrateur du PNUD. NY, 2 March 2010
Photo: ONUSIDA/B. Hamilton

L'Agenda pour une action accélérée au niveau des pays vise à associer le mouvement pour les droits de la femme à la réponse internationale au SIDA et à mobiliser tous les intervenants, en commençant par l'ONUSIDA et le Fonds de développement des Nations unies pour la femme, par le biais d'un engagement politique plus marqué, de capacités plus fortes et d'une augmentation des ressources.

L'Agenda pour une action accélérée au niveau des pays en faveur des femmes et des filles est une voie vers le dialogue ouvert avec les leaders de différents pays sur la manière de former le monde de demain.

Michel Sidibé, Directeur exécutif de l'ONUSIDA

« Les faits sont connus », a expliqué Annie Lennox, « nous savons que l'inégalité entre les sexes expose des millions de femmes et de filles à travers le monde à un risque d'infection à VIH plus élevé. Nous nous pouvons accepter que seulement 38 % des jeunes femmes aient une connaissance précise et globale du VIH. » 

Michel Sidibé a interrogé Annie Lennox sur le rôle que peuvent jouer la musique et la culture dans l'introduction de changements positifs dans les pratiques sociétales qui nuisent à la santé des femmes et des filles et qui bafouent leurs droits.

« Je lance un appel aux leaders politiques, religieux et économiques et aux communautés pour qu'ils rétablissent l'équilibre du pouvoir entre les hommes et les femmes, pour un monde meilleur » a répondu Annie Lennox.

L'Agenda pour une action accélérée au niveau des pays s'inscrit dans la réponse au besoin urgent de réagir face à l'inégalité persistente entre les sexes et aux violations des droits de l’homme qui touchent les femmes et les filles en particulier. Il souligne la nécessité de comprendre les effets particuliers de l'épidémie de VIH sur les femmes et les filles et de réagir et de traduire les engagements politiques en actions amplifiées.

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Le lancement s'est déroulé sous la forme d'un dialogue impliquant près de 300 représentants des pouvoirs publics, de la société civile, des réseaux de femmes vivant avec le VIH et de défenseurs et de militants pour les droits de la femme.
Photo: ONUSIDA/B. Hamilton

Un des aspects importants de l'Agenda est qu'il encourage les hommes à oeuvrer aux côtés des femmes pour l'égalité entre les sexes et qu'il remet en question les idéaux masculins qui se traduisent par une prise de risques plus grande et approuvent la violence contre les femmes et les filles.

Le programme commun des Nations unies, en place dans les pays, va entammer un dialogue avec la société civile, y compris les résaux de femmes vivant avec le VIH, les groupements de femmes, les pouvoirs publics et les partenaires du développement afin d'identifier les opportunités de renforcement de la réponse.

Feature Story

Call for submissions Global Health Governance: Special Issue on “Governance and the AIDS Response”

01 mars 2010

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Global health Governance: The Scholarly Journal for the New Health Security Paradigm

The next issue of Global Health Governance will focus on Global Health Governance and the AIDS Response. Michel Sidibé, Executive Director of the United Nations Joint Programme on HIV/AIDS (UNAIDS) and Kent Buse, Senior Policy Advisor to the Executive Director, will serve as guest editors for this issue.

This special issue will explore the contributions of the global AIDS response over the last 30 years to innovations in governance principles, paradigms, and practice. It will outline present challenges, opportunities and future directions for improving both the global governance of the AIDS response and governance approaches to human development, security and dignity more generally. AIDS governance at global, national and community levels has not only transformed the nature of health systems governance, but also shed light on a number of socio-political issues with significant implications for human development. The editors seek a balance of theoretical/conceptual and empirical pieces from a wide variety of disciplinary perspectives including public health, political science and international relations, international law, philosophy, history, anthropology, business and public administration to better understand and improve this exciting area of practice and enquiry.

The focus of manuscripts must be on the governance of the AIDS response and/or lessons it offers for Global Health Governance. The range of possible article topics is vast and may include, but is not limited to, the following:

  • Enhancing effectiveness and legitimacy of global governance mechanisms and institutions;
  • Systems for inclusive policy-making as well as the engagement of civil society and the private sector in planning, accountability, oversight of national responses;
  • Innovations, successes, failures and potential of transparency/accountability mechanisms—including within the multilateral system;
  • Process of establishing/validating/disseminating/enforcing novel global norms—particularly concerning sexual and human rights, punitive laws, inclusive policy making, accountability, ethical trials, access; gender;
  • Country institutions for governing national responses, such as NACs and CCMs;
  • Tensions between concepts of national ownership and global cosmopolitan citizenship and social justice;
  • Cross-border civil society interest group formation for policy change and supranational citizenship building;
  • Politics of punitive laws—and the role of civil action, networks, partnerships in their repeal;
  • Framing and discourse in relation to global priority setting;
  • Innovations in communication technologies for global governance;
  • AIDS in the context of global and national security as well as global solidarity and justice;
  • Lessons from the AIDS response for realizing the right to health through development of novel norms and enforcement processes concerning universal access;
  • Role of AIDS activists/networks in development of intellectual property rights discourse/regimes and practice and implications for access to essential health commodities;
  • The politics of innovative financing and resource allocation;
  • Governance implications of taking the AIDS response out of relative isolation and linking to other efforts to achieve the MDGs;
  • Lessons from AIDS partnerships: governance, ethics, politics, public-private interplay.

In addition to academic papers, the Guest Editors will solicit commentaries from thought leaders on topical issues and future directions of global health governance.

Authors should alert the journal of their intention to submit a manuscript, including the proposed title of the paper, the names of the author(s) and an abstract of no more than 250 words no later than 15 March 2010. The abstract should include the research question(s), methods, findings, main argument and implications. The letter should be submitted to Sonja Tanaka, tanakas@unaids.org. The deadline for submissions is 15 June 2010. The provisional date of publication is October 2010.

Timeline

  • February 15th—Call for Proposals
  • March 15th—Deadline for submissions of Abstracts
  • June 15th—Deadline for submission of Manuscripts
  • August 10th—Accept/Reject decisions communicated to authors
  • September 10th—Deadline for submission of revised Manuscripts
  • October—Provisional publication of 2010 Fall issue

There are no submission fees.

More information about the Journal can be found at the Journal web site.

Call for submissions Global Health Governance: Sp

Contact:

Sonja Tanaka
E-mail: tanakas@unaids.org


External links:

Global Health Governance

Feature Story

Ouverture du CONCASIDA : coup de projecteurs sur les besoins des jeunes

01 mars 2010

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Le sixième Congrès d’Amérique centrale sur le VIH/sida et les infections sexuellement transmissibles (CONCASIDA) se tient à San José (Costa Rica), du 1er au 5 mars 2010. Il a pour thème « Jeunesse et VIH ; mon droit de savoir et de décider ».

Événement multisectoriel visant à partager des expériences, des informations et des travaux de recherche scientifiques, le CONCASIDA a lieu tous les deux ans dans un pays d’Amérique centrale. Cette année, il sera axé sur la vulnérabilité de la jeunesse des pays de la région – due à l’absence d’éducation sexuelle – et à l’augmentation du nombre d’infections dans cette tranche de la population. Le CONCASIDA cherche en outre à analyser les conséquences sociales de cette situation sur les pays d’Amérique centrale.

D’après une étude effectuée en 2008 par le Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA) et le Fonds des Nations Unies pour l'Enfance (UNICEF), avec le soutien de l’ONUSIDA, la majorité des jeunes au Costa Rica sont sexuellement actifs depuis l’âge de 16 ans. L’étude a également souligné que les jeunes costariciens manquaient d’informations et de connaissances sur le VIH.

L’étude montre en outre qu’à Limón, seuls près de 28% des jeunes interrogés savent utiliser correctement un préservatif, mais, à Puntarenas, cette proportion est encore plus faible et avoisine les 17%. Dans les deux provinces, plus de la moitié des adolescents considèrent que demander à un partenaire de mettre un préservatif peut être interprété comme un signe de méfiance. Enfin, pour 43% des jeunes dans les deux provinces, une jeune fille qui a des préservatifs dans son sac à main est une femme aux « mœurs douteuses ».

Parmi les principaux thèmes abordés cette année figurent les thèmes suivants : les soins, la lutte et la surveillance ; la prévention et la promotion ; les facteurs de risque pour la vie sociale et l’état psychique et émotionnel ; les droits de l’homme et les législations ; le suivi et l’évaluation des engagements relatifs au VIH et au sida.

Au cours du congrès, différentes parties prenantes présenteront les conclusions de leurs travaux et rechercheront des moyens nouveaux et plus efficaces de riposter à l’épidémie de sida.

Ouverture du CONCASIDA : coup de projecteurs sur

Populations clés:

Les jeunes


Coparrainants:

UNFPA

UNICEF


Reportages:

Costa Rica : des mesures en faveur de programmes de prévention du VIH destinés aux jeunes et dirigés par des jeunes (3 mars 2009)

CONCASIDA 2007 (7 novembre 2007)


Liens externes:

CONCASIDA (en espagnol)

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