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Le chef du HCR promet que la riposte au sida restera une priorité

03 décembre 2009

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Rocking in Nepal: A band on stage at the World AIDS Day concert in Damak.
Credit: UNHCR

Alors que le monde célébrait ce mardi la Journée mondiale sida, le chef du HCR, António Guterres, a annoncé que l'Agence des Nations Unies pour les réfugiés avait augmenté ses activités sur le VIH et le sida dans le monde.

M. Guterres, tout en promettant personnellement que la riposte au VIH/sida resterait une priorité pour le HCR, a également indiqué que l'agence poursuivrait ses actions de persuasion visant à faire abolir les lois discriminatoires à l'encontre des personnes vivant avec le VIH.

En Afrique australe, où se situe l'épicentre de l'épidémie de sida, la couverture des réfugiés par les services de conseil et de dépistage volontaire, la PTME et les traitements antirétroviraux, est de 100%.

António Guterres, le chef du HCR

Dans un message annuel au personnel, le Haut Commissaire a déclaré : « Nous intervenons dans plus de 75 pays et 75% des réfugiés ont accès à des traitements antirétroviraux, lorsque ceux-ci sont disponibles pour les citoyens du pays d'accueil ; par ailleurs, 63% des réfugiées ont accès à des programmes de prévention de la transmission mère-enfant du VIH (PTME). »

« En Afrique australe, où se situe l'épicentre de l'épidémie de sida, la couverture des réfugiés par les services de conseil et de dépistage volontaire, la PTME et les traitements antirétroviraux, est de 100% », a-t-il poursuivi. En 2005, les programmes sur le VIH/sida du HCR se limitaient à l'Afrique et à l'Asie ; ils ont été depuis étendus aux Amériques et à l'Europe orientale.

M. Guterres a ajouté que l'objectif du HCR était de garantir un accès à ces services essentiels à toutes les personnes relevant de la compétence de l'agence. « Il est en outre nécessaire de renforcer la riposte au VIH/sida auprès des personnes déplacées dans leur propre pays et parmi les populations plus exposées au risque d'infection, qui relèvent de la compétence du HCR », a-t-il dit.

Le Haut Commissaire a également promis d'aider les membres du personnel touchés par les VIH et le sida. « Nous devons faire davantage pour lutter contre la stigmatisation et soutenir les membres du personnel, qui vivent avec le VIH. Nous nous engageons à satisfaire aux 10 normes minimales de l'ONU concernant le VIH sur le lieu de travail d'ici à 2011, de manière à ce que chaque membre du personnel ait une parfaite connaissance de la prévention du VIH, des traitements et des droits liés au VIH/sida au sein du système des Nations Unies », a-t-il déclaré.

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Refugees in Gambia commemorate World AIDS Day.
Credit: UNHCR

« La Journée mondiale sida nous fournit à tous l'occasion de renouveler notre engagement à combattre l'épidémie dans notre vie personnelle comme dans notre vie professionnelle, et c'est exactement ce à quoi j'encourage chacun d'entre nous ici présent », a conclu M. Guterres.

Le HCR a organisé une série d'activités au siège de l'agence à Genève, ainsi que dans les bureaux locaux et dans les camps de personnes déplacées par la force à travers le monde. Un grand ruban rouge, symbole de la sensibilisation au sida, a été suspendu à la façade de l'immeuble du siège de l'agence, où les employés ont pu accéder à de la documentation ainsi qu'à du matériel didactique sur le VIH et acheter des vêtements en soie et en coton fabriqués en Thaïlande par des personnes vivant avec le VIH.

Parmi les manifestations organisées dans le monde pour célébrer la Journée mondiale sida figuraient un concert de sensibilisation pour les réfugiés et les communautés locales de l'Est du Népal. Le spectacle, organisé dans une école de Damak avec le soutien du FC Barcelone, a présenté divers styles de musique, notamment de la musique populaire népalaise, du raga, du rock, du funk, du blues et du jazz.

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L’Organisation internationale du Travail célèbre la Journée mondiale de lutte contre le sida

03 décembre 2009

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Chaque année depuis 2006, les responsables de l’OIT se réunissent pour former un ruban rouge humain afin de commémorer la Journée mondiale de lutte contre le sida
Photo: OIT

Le 1er décembre, une centaine de responsables environ se sont réunis pour former un ruban rouge humain afin de commémorer et de célébrer la Journée mondiale de lutte contre le sida au siège de l’Organisation internationale du Travail à Genève.

Ce rassemblement symbolique a été suivi d’une cérémonie animée par Mme Manuela Tomei, Directrice du Programme du BIT sur les conditions d’emploi et de travail. Mme Angelica Ducci, Directrice exécutive, a lu un message de Juan Somvia, Directeur général, qui a souligné à quel point il est important de donner les moyens aux travailleurs séropositifs de conserver leur emploi en éliminant la stigmatisation et la discrimination. Il a de nouveau insisté sur la nécessité d’avoir une approche multidimensionnelle assortie d’un engagement à long terme, de créativité et de diversité pour prévenir la multiplication des infections

Le Dr Sophia Kisting, Directrice du Programme de l’OIT sur le VIH/sida et le monde du travail, n’a pu assister à cet événement du fait de sa participation à un événement spécial organisé à Ouagadougou, Burkina Faso, à l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre le sida dans le cadre du 1er Symposium africain sur le travail décent ayant pour thème ‘Sortir de la crise’.

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Concert de jazz du musicien namibien Jackson Wahengo et de son groupe
Photo: OIT
L’OIT a permis aux personnes vivant avec le VIH de s’exprimer. M. Rodrigo Pascal qui est membre d’UN Plus – groupe de membres séropositifs du personnel du système des Nations Unies – a présenté un témoignage. Il a expliqué qu’UN Plus comptait désormais 170 membres, représentant 28 organismes des Nations Unies dans 43 pays. Il a rappelé le droit au travail des personnes vivant avec le VIH : « Nous avons aussi le droit de conserver nos emplois et d’être promus en fonction de nos compétences et de nos performances ». Il a ajouté : « lorsqu’il existe un accès au traitement, nous pouvons vivre une vie normale, les effets secondaires de la thérapie étant généralement assez gérables. Nous sommes capables de relever des défis comme tous les autres êtres humains ».

La célébration s’est clôturée par un concert de jazz du musicien namibien Jackson Wahengo et de son groupe. M. Wahengo a interprété ses chansons en oshiwambo, sa langue natale. L’une des chansons intitulée Takamifeni (ce qui signifie ‘sois prudent’) est le message d’un père séropositif à son fils.

Chaque année depuis 2006, les responsables de l’OIT se réunissent pour former un ruban rouge humain afin de commémorer la Journée mondiale de lutte contre le sida. L’événement de cette année a marqué la clôture des festivités organisées pour le 90ème anniversaire de l’OIT, huit ans après la création du Programme de l’Organisation internationale du Travail sur le VIH/sida et le monde du travail en 2001.

L’Organisation internationale du Travail célèbre

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Commission sur le sida dans le Pacifique : « La question du VIH ne peut pas être traitée isolément »

02 décembre 2009


Honourable Misa Telefoni Retzlaff, Chairman of the Commission on AIDS in the Pacific presents a commemorative gift to UN Secretary-General Ban Ki-moon to mark the launch of the report “Turning the Tide: An OPEN strategy for a response to AIDS in the Pacific”. New York, 2 December 2009.
Credit: UNAIDS/B. Hamilton

Une commission indépendante sur le VIH dans le Pacifique préconise de ne pas traiter la question du VIH isolément, mais plutôt dans le contexte global du développement de la région. Il s’agit de l’une des recommandations qui découlent du rapport que le Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies (ONU), M. Ban Ki-moon, a présenté aujourd’hui au Siège de l’organisation à New York.

Intitulé Turning the Tide: An OPEN strategy for a response to AIDS in the Pacific (Renverser le cours des choses : une stratégie ouverte pour une riposte au sida dans le Pacifique), le rapport énonce les problèmes majeurs qui entravent la riposte au sida dans le Pacifique et expose des mesures décisives que les pays de la région devraient prendre pour protéger leur société, culture et économie respectives contre le VIH.

Le rapport indique en outre que les ripostes uniformes ne sont pas adaptées à la diversité des pays du Pacifique et qu’une législation obsolète criminalisant l’homosexualité et le commerce du sexe constitue un obstacle majeur dans la région.

Il faut que les gouvernements, la société civile et les personnes vivant avec le VIH se rassemblent pour amplifier le mouvement de lutte contre le sida qui repose sur des données concrètes et les droits de l’homme.

Michel Sidibé, Directeur exécutif de l’ONUSIDA

« Les lois répressives sont des entraves majeures à l’efficacité de la prévention du VIH et à notre riposte au sida », a déclaré le Secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki-moon. « Nous devons veiller au respect des droits de toutes les personnes vivant avec le VIH. Il faut notamment que les pays de la région abrogent les lois qui entretiennent la stigmatisation et la discrimination dont sont victimes les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes, les professionnel(le)s du sexe et les consommateurs de drogues injectables. »

Le Directeur exécutif de l’ONUSIDA, M. Michel Sidibé, s’est exprimé sur le rapport et a affirmé que la région Pacifique disposait d’une occasion unique de parvenir à l’accès universel à la prévention, au traitement, aux soins et à l’appui en matière de VIH. « Il faut que les gouvernements, la société civile et les personnes vivant avec le VIH se rassemblent pour amplifier le mouvement de lutte contre le sida qui repose sur des données concrètes et les droits de l’homme », a-t-il affirmé. « Dorénavant, la riposte au sida doit être un catalyseur qui permette d’atteindre les Objectifs du Millénaire pour le développement dans la région. »

Composée de certains des pays les plus petits, les plus isolés et les moins développés du monde, la région Pacifique couvre un tiers de la surface du globe et n’abrite que 0,14% de la population mondiale – la proportion étant similaire s’agissant du fardeau du VIH. Toutefois, en ce qui concerne les pays de la région, même un faible nombre de personnes vivant avec le VIH peut se traduire par des taux élevés d’incidence et de prévalence.

 

20091202_PacificRao_200.jpgLe Directeur de l’Équipe d'appui aux régions (EAR) de l’ONUSIDA, M. Prasada Rao, s’est exprimé à la présentation du rapport publié par la Commission sur le sida dans le Pacifique. New York, le 2 décembre 2009.
Photo : ONUSIDA/B.Hamilton

Les pays du Pacifique sont souvent inclus dans les grands groupements régionaux Asie-Pacifique, où la gravité du problème dans les pays asiatiques prend le pas sur les difficultés et les besoins des pays de plus petite taille du Pacifique.

Ces constats sur les régions ont conduit à la création d’une commission indépendante sur le sida dans le Pacifique (Commission sur le sida dans le Pacifique) en octobre 2007, visant à étudier l’ampleur actuelle de l’épidémie de VIH dans la région.

L’incidence du VIH

Les pays du Pacifique se trouvent chacun à un stade différent de la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement, mais le rapport soutient qu’il est improbable que l’un d’eux atteigne l’ensemble des objectifs relatifs à la santé d’ici à 2015.

On a notifié 29 629 cas de personnes vivant avec le VIH dans la région Pacifique, 5 162 nouveaux diagnostics de séropositivité ayant été établis en 2008.

C’est en Papouasie-Nouvelle-Guinée que la proportion de cas est la plus élevée. Elle connaît d’ailleurs une croissance exponentielle : de 21% en 1984-1989, elle est passée à plus de 99% en 2008. Le nombre de cas notifiés en Papouasie-Nouvelle-Guinée s’élève au total à 28 294, mais pour l’ONUSIDA, le pays compterait 54 000 personnes vivant avec le VIH. On estime que d’ici à 2012, le nouveau taux de prévalence du pays sera de 5,07% et que 208 714 personnes auront été infectées par le VIH.

Dans la région, les rapports sexuels non protégés constituent le mode de transmission du VIH le plus courant. Le nombre de jeunes séropositifs augmente de façon régulière, et les jeunes femmes sont infectées plus tôt que les jeunes hommes. La Nouvelle-Calédonie, la Polynésie française et le Guam ont établi que les rapports sexuels non protégés entre hommes et la consommation de drogues injectables étaient les principaux moteurs de leur épidémie.

La riposte du Pacifique

20091202_Pacific2_200.jpgRenverser le cours des choses : une stratégie ouverte pour une riposte au sida dans le Pacifique.

Entre 2001 et 2009, le financement des programmes VIH dans la région a plus que quintuplé pour atteindre USD 77 millions en 2008. Le coût de la mise en œuvre de ces programmes dans le Pacifique tient principalement à la diversité culturelle et linguistique, aux réseaux de transport peu développés et coûteux et aux faibles infrastructures de communications.

Si la Commission a félicité les leaders du Pacifique d’avoir rapidement pris des mesures pour soutenir la riposte au sida, elle a aussi fait remarquer que les connaissances restaient limitées en raison de la médiocrité de la surveillance et de la faiblesse de la collecte et de l’analyse de données.

Elle a en outre indiqué que la riposte du Pacifique au sida sera plus fructueuse si elle se concentre sur les rapports sexuels non protégés et d’autres comportements à haut risque plutôt que sur des groupes de population.

Comme les relations familiales et les liens fondés sur la religion sont très forts et très importants dans la région Pacifique, tout espoir de réussite dans le domaine de la lutte contre l’épidémie repose sur l’intégration d’actions contre le VIH au sein de ces structures. En outre, pour intensifier la riposte, le rapport suggère de faire participer davantage les personnes vivant avec le VIH à l’élaboration des politiques et à l’exécution des programmes.

« Le sida dans le Pacifique ne devrait pas être considéré comme un fardeau qui a pour conséquence de réaffecter les ressources allouées à d’autres domaines prioritaires », a précisé l’honorable Misa Telefoni Retzlaff, Président de la Commission sur le sida dans le Pacifique, qui a présenté le rapport aux côtés du Secrétaire général. « Le sida offre des possibilités en matière de développement et de lutte contre les inégalités et les injustices dans nos sociétés. »

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World Bank on World AIDS Day: HIV as key development issue

01 décembre 2009

To mark World AIDS Day this year the World Bank is hosting an event in Washington DC which brings together a wide range of international partners and high-level guests to explore key issues in the challenge to HIV. Entitled Keeping the promise, Investing in the future: Linking HIV/AIDS, food security and maternal and child health, the gathering will examine AIDS as a central development issue, forging critical links between the epidemic and broader development goals.

To watch live click here

The event brings together the "big three" in AIDS funding - USG/PEPFAR (Under-Secretary for State, Hon. Jack Lew , and Ambassador Eric Goosby who heads PEPFAR), the Global Fund (Michel Kazatchkine, Executive Director) and the World Bank (MD Ngozi  Okonjo-Iweala, Debrework Zewdie, and Julian Schweitzer). There will be short talks by WB President Bob Zoellick, Hon Jack Lew, Beldina Atieno – an HIV positive school teacher from Kenya, and Dr Jean (Bill) Pape who will discuss groundbreaking new data from his work in Haiti (with Cornell University) on the link between nutrition and health outcomes for people with HIV.  Then there will be a "Davos-style" conversation, moderated by Frank Sesno (former chief CNN correspondent, now Director, GWU School of Media and Public Affairs.).

It takes place this morning at World Bank headquarters in Washington from 9.00am to 10.45am local time and will be web cast live. The event includes the following speakers and panellists:

  1. The Honorable Jack Lew, U.S. Deputy Secretary of State
  2. Beldina Atieno, Teacher and mother living with HIV, Kenya
  3. Jean Pape, Director, GHESKIO, Haiti, and Professor of Medicine, Cornell University
  4. Michel Kazatchkine, Executive Director, Global Fund to Fight AIDS, TB and Malaria
  5. Ambassador Eric Goosby, US Global AIDS Coordinator
  6. Ngozi Okonjo-Iweala, Managing Director, World Bank
  7. Debrework Zewdie, Director, Global HIV/AIDS Program
  8. Robert Zoellick, President, World Bank Group (by video)

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« Pour moi, vivre avec le VIH, c’est… »

01 décembre 2009

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On compte environ 33,4 millions de personnes vivant avec le VIH dans le monde. En cette Journée mondiale sida, où tous les habitants de la planète sont invités à se rassembler pour rendre des hommages et dénoncer des obstacles, il convient de ne pas perdre de vue que derrière les chiffres se cachent toujours des individus et de se rappeler qu’ils doivent subir les répercussions concrètes du VIH au quotidien.

Voici le récit de Raffaele.

Depuis que l’on a dressé le diagnostic de ma séropositivité, il y a environ dix ans, une question revient souvent quand on sait que je vis avec le VIH : « Qu’as-tu ressenti quand tu as appris la nouvelle ? »

Une confusion.

C’est le seul mot qui me vienne instantanément à l’esprit. J’ai déambulé tel un robot des jours durant, jusqu’à ce que jaillissent mes premières larmes d’adulte, devant la vitrine d’un magasin. Je ne pourrais pas dire ce qui a déclenché mes pleurs, mais c’est le souvenir le plus ancien – et le seul – que m’ait laissé le diagnostic. Des heures à me tenir debout dans la rue, immobile, en larmes.

Je ne peux pas nier que le chemin ait été semé d’embûches. Il faut accepter que certaines situations soient très douloureuses à vivre, et je les vivais encore plus mal quand elles se produisaient dans mon environnement.

Je considérais toutes ces épreuves comme des expériences dont je devais tirer des enseignements...

Raffaele

Avant mon diagnostic, je n’avais qu’une vague idée de ce qu’étaient la stigmatisation et la discrimination. Jusqu’au jour où j’ai commencé à en être moi-même victime…

Des amis de longue date se sont faits de plus en plus rares, me privant de ce dont j’avais le plus besoin : le soutien. Il m’était difficile d’accepter le vide que laissait leur absence, ce qui ne faisait qu’affecter davantage ma santé déclinante. Je considérais néanmoins toutes ces épreuves comme des expériences dont je devais tirer des enseignements.

J’ai dû surmonter tant d’obstacles et prendre tellement de décisions… Entre autres difficultés, je peux citer le traitement contre le VIH et les effets indésirables qu’il produit. Si je jette un regard vers cette période, vers ces nuits où il m’était impossible de dormir, vers ces nausées incessantes et vers les innombrables autres maux dont mon organisme était atteint, je me rends compte que j’aurais pu facilement baisser les bras. Mais une fois encore, quand je me rappelle cette période, je pense à tous les aspects positifs qui m’ont redonné la force et l’énergie nécessaires pour m’accrocher.

Je considère que j’ai de la chance. L’accès au traitement antirétroviral me permet de vivre une vie normale, et je peux compter sur l’appui et l’amour de mon merveilleux compagnon. J’ai toujours accordé de l’importance à ma carrière de graphiste. Au cours des premières années de ma séropositivité, j’avais la chance de travailler dans un cadre où d’autres collègues séropositifs et moi-même pouvions parler de notre sérologie VIH en toute sincérité. Nous discutions librement des hauts et des bas que connaît une personne vivant avec le VIH au quotidien : nous n’avions pas à masquer ces faits.

Ces dix dernières années me font penser à un tour de montagnes russes : elles sont empreintes de longs moments de joie et d’insupportables instants d’effroi. Je pourrais estimer que je me trouve une fois de plus à la fin d’un cycle, mais l’enfant énergique qui est en moi est plus que disposé à repartir pour un tour.

Pour moi, la Journée mondiale sida ne vise pas seulement à rendre hommage à ceux qui ne sont plus de ce monde. Elle est aussi l’occasion de rappeler aux gens que nous devons lutter au quotidien contre le virus, la stigmatisation et la discrimination. Et elle nous fait espérer qu’un jour viendra où ces maux seront relégués au rang des vagues souvenirs.

Raffaele vit à Londres.

« Pour moi, vivre avec le VIH, c’est… »

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Coup de projecteur sur les droits à l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre le sida à New York

01 décembre 2009

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Pour attirer l’attention sur les droits humains des personnes vivant avec le VIH, M. Ban Ki-moon, Secrétaire général des Nations Unies, sera rejoint à New York par Naomi Watts, Ambassadrice de bonne volonté de l’ONUSIDA, Kenneth Cole, Président du Conseil d’administration de l’amfAR – Fondation américaine pour la recherche contre le sida, et Christine C. Quinn, Présidente du conseil municipal de la ville de New York, sans oublier Keren Dunaway-Gonzalez, jeune militante de 13 ans de la lutte contre le sida.

Ils se réuniront devant l’Arc de triomphe de Washington Square Park où les projecteurs illuminant le monument seront éteints à 18h15 à la mémoire de ceux qui sont morts du sida avant d’être rallumés à 18h20 pour souligner la nécessité de braquer la lumière sur les droits humains des personnes vivant avec le VIH à travers le monde.

Les projecteurs qui éclairent l’Empire State Building, tout à fait visible entre les piliers de l’Arc, seront également éteints et rallumés en même temps. Parmi les autres lieux de New York où l’on participera à cette opération, citons tous les théâtres de Broadway, le Madison Square Garden, le Lincoln Center, l’Immeuble Chrysler et le Pont de Brooklyn.

L’événement de New York fait partie de la campagne mondiale ‘Coup de projecteur sur les droits’ organisée par l’amfAR, Fondation américaine pour la recherche contre le sida, l’ONUSIDA, Broadway Cares/Equity Fights AIDS et la Campagne mondiale de lutte contre le sida.

L’amfAR et ses organisations partenaires ont créé un site Internet spécial pour la campagne ‘Coup de projecteur sur les droits’ (www.lightforrights.org) qui présente des descriptions d’activités permettant de braquer les feux sur les droits susceptibles d’être organisées ailleurs, des idées de réseaux sociaux et des modèles pour faire campagne.

La Journée mondiale de lutte contre le sida est une journée internationale pour célébrer, se souvenir et offrir l’opportunité aux peuples du monde de renouveler leur engagement dans la riposte au sida. Cette année, elle a pour thème « Accès universel et droits humains ».

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Le Président Zuma et le Directeur exécutif de l’ONUSIDA lancent un appel en faveur d’un mouvement de prévention de masse lors de la commémoration de la Journée mondiale de lutte contre le sida à Pretoria

01 décembre 2009


UNAIDS Executive Director Michel Sidibé together with President Jacob Zuma at the national commemoration in Pretoria
Credit: UNAIDS/Melanie Hamman

Pour marquer la Journée mondiale de lutte contre le sida, M. Michel Sidibé, Directeur exécutif de l’ONUSIDA, s’est joint aux Sud-africains pour leur commémoration nationale à Pretoria où il a lancé un appel pour la création d’un mouvement de prévention de masse.

M. Sidibé était en compagnie du Président de la République d’Afrique du Sud, M. Jacob Zuma, et du Ministre de la Santé, le Dr Aaron Motsoaledi, au Centre de conférences Tshwane de Pretoria à l’occasion d’un événement qui a réuni des milliers de participants. Lors de celui-ci, le Président Zuma s’est engagé à se soumettre à un nouveau test de dépistage du VIH, personnifiant ainsi le thème des célébrations sud-africaines – Je suis responsable.

Lors de son allocution pour la Journée mondiale de lutte contre le sida, M. Sidibé a évoqué le discours décisif prononcé en octobre par le Président sud-africain, M. Zuma, devant le Conseil national des Provinces au Parlement. Ce discours, salué par M. Ban Ki-Moon, Secrétaire général des Nations Unies, a marqué une rupture fondamentale avec le passé en annonçant les grandes lignes d’objectifs osés et ambitieux destinés à inverser la progression de l’épidémie de sida.

Je suis ici aujourd’hui pour vous dire à quel point je suis solidaire de votre engagement et de votre vision – vous donnez de l’espoir à tant de millions de personnes qui attendent que l’Afrique du Sud rejoigne le front de la riposte mondiale.

Michel Sidibé, Directeur exécutif de l’ONUSIDA

« Je suis ici aujourd’hui pour vous dire à quel point je suis solidaire de votre engagement et de votre vision – vous donnez de l’espoir à tant de millions de personnes qui attendent que l’Afrique du Sud rejoigne le front de la riposte mondiale » a déclaré M. Sidibé.

En Afrique du Sud, on estimait à 5,7 millions le nombre de personnes vivant avec le VIH en 2007, ce qui représente la population la plus importante au monde de séropositifs. L’Afrique subsaharienne reste la région de la planète la plus durement touchée par le virus : elle abrite plus des deux tiers de l’ensemble des personnes vivant avec le VIH et a enregistré près des trois quarts des décès liés au sida en 2008.

Notre message est simple , nous devons enrayer la propagation du VIH et réduire le taux de nouvelles infections. La prévention est notre plus puissante arme contre l’épidémie.

Président de la République d’Afrique du Sud, M. Jacob Zuma

« Notre message est simple » a déclaré le Président Zuma, « nous devons enrayer la propagation du VIH et réduire le taux de nouvelles infections. La prévention est notre plus puissante arme contre l’épidémie ».

Le Président Zuma a annoncé qu’un traitement contre le VIH sera fourni à tous les enfants de moins d’un an dont le test de dépistage révèle la séropositivité.

Il a également évoqué l’objectif de l’Afrique du Sud de promouvoir un test volontaire universel de dépistage du VIH : « Pour faire avancer notre riposte, nous lançons une campagne massive pour inciter tous les Sud-africains à se soumettre à un test de dépistage du VIH. Chacun de nos compatriotes doit connaître son statut sérologique VIH ».

Le renouvellement de l’engagement de l’Afrique du Sud en faveur d’une riposte au sida éclairée par le concret – qui invite ses citoyens à prendre connaissance de leur statut sérologique, à réduire les risques et à demander un traitement – est essentiel pour le succès de la lutte contre le sida au niveau régional, sur le continent africain et au-delà.


(from left) Ambassador of Sweden, H.E. Mr. Peter Tejler, local Representative of the Swedish European Union Presidency; UNAIDS Executive Director Michel Sidibé; Swedish Minister of International Development & Cooperation, Ms. Gunilla Carlsson; Pretoria, 1 December 2009.
Credit: Embassy of Sweden, Pretoria, South Africa

Les espoirs sont bons concernant l’accès universel : en 2008, 44 % des adultes et des enfants de la région ayant besoin d’un traitement antirétroviral avaient accès à celui-ci. Cinq ans plus tôt, la couverture régionale du traitement n’était que de 2 %.

M. Sidibé a cependant indiqué : « avec 7 400 nouvelles infections chaque jour dans le monde, nous devons créer un mouvement de prévention de masse révolutionnaire pour faire reculer l’épidémie ».

Mme Prudence Mabele – qui vit ouvertement sa séropositivité depuis 1992 – s’est aussi exprimée pendant l’événement : « En tant que personne vivant avec le virus, je salue le leadership du gouvernement dans cette nouvelle étape de la lutte contre le VIH » a déclaré Mme Mabele avant d’exhorter le peuple sud-africain : « Prenons tous connaissance de notre statut sérologique afin de pouvoir tous vivre de manière positive ». Mme Mabele est en couverture du document Perspectives sida 2010.

Plus tôt dans la journée, M. Sidibé a assisté à la commémoration de la Journée mondiale de lutte contre le sida de l’Union européenne (UE) organisée par l’Ambassadeur de Suède, M. Peter Tejler, représentant local de la Présidence suédoise de l’UE, à l’Ambassade de Suède à Pretoria.

Pendant cet événement, le plus haut représentant de l’ONUSIDA a souligné l’importance d’une riposte au sida basée sur les droits humains et rappelé qu’il était urgent de recentrer la prévention du VIH.

« Les obstacles universels aux droits humains font aussi obstacle à l’accès universel » a déclaré M. Sidibé.

Mme Gunilla Carlsson, Ministre suédoise de la Coopération au développement international, a lancé un appel pour une plus grande égalité entre les sexes dans le cadre de la riposte au sida : « Les droits des femmes et des filles doivent être garantis, y compris le droit à la santé sexuelle et reproductive. Il faut mettre fin à toutes les formes de violence sexiste ».

M. Mark Heywood, Président adjoint du Conseil national de lutte contre le sida d’Afrique du Sud, et le Juge Edwin Cameron, Cour constitutionnelle de l’Afrique du Sud, étaient également présents.

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Genève célèbre la vie positive à l’occasion de la Journée mondiale sida

01 décembre 2009

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Si vous faites partie des nombreux voyageurs qui atterriront cette semaine à l’aéroport de Genève, vous remarquerez certainement les gigantesques rubans rouges qui se trouvent dans les halls d’arrivée et de départ, dans une ville qui a choisi d’unir ses forces à celles de l’ONUSIDA et des innombrables organisations de la société civile pour attirer l’attention sur les droits humains et à la Journée mondiale sida.

Terre d’accueil de nombreuses organisations internationales, la Ville de Genève montre  l’exemple de par son action contre le VIH dans la communauté. Avec un taux de presque une personne sur cent vivant avec le VIH, Genève est l’une des cités les plus touchées par l’épidémie en Suisse. L’épidémie est alimentée principalement par la consommation de drogues injectables et les rapports sexuels entre personnes de même sexe. Toutefois, les nombreux programmes en place donnent des résultats : l’an passé, pas un seul nouveau cas d’infection à VIH du fait de la consommation de drogues n’a été diagnostiqué.

Fidèle à son engagement de riposter de manière proactive à l’épidémie, et de prendre en compte les  besoins de celles et ceux qui en sont affectés, la ville, notamment nombre de compagnies du secteur privé, ont répondu favorablement à l’appel à célébrer collectivement la Journée mondiale sida.

Je suis enchantée de voir tant de personnes de la communauté internationale et locale se rassembler pour montrer leur solidarité et célébrer cette Journée mondiale sida, et je suis honorée de célébrer cette journée avec vous.

Jan Beagle, Directrice exécutive adjointe de l’ONUSIDA. Gestion et relations extérieures.

« Nous pensons que le sida est un problème important pour les gens de Genève, et nous sommes très heureux de nous joindre aux Nations Unies et à la société civile pour montrer notre engagement à répondre aux besoins des personnes vivant avec le VIH, mais également pour sensibiliser le public à une épidémie qui affecte des millions de personnes à travers le monde, » déclare Rémy Pagani, Maire de la Ville de Genève.

Les activités genevoises sont dirigées par un comité de la Journée mondiale sida qui rassemble le personnel des Nations Unies et des membres d’organisations internationales et locales telles que le Groupe sida Genève. Ils étaient mus par le désir de partager leur engagement en faveur de la cause du VIH et ont rassemblé leur créativité et leurs carnets d’adresses pour mobiliser un maximum de personnes autour de la Journée mondiale sida.

La communauté s’est réunie pour former un spectaculaire ruban rouge humain constitué d’environ 200 personnes en provenance des Nations Unies et des réseaux internationaux et locaux œuvrant dans le domaine du sida.

Cela étant, c’est non seulement l’aéroport de Genève qui participe, mais des rubans rouges accompagnés d’une plaque expliquant le symbole du ruban ont également été placés à proximité de cinq monuments importants autour du Lac Léman. Des affiches de la Journée mondiale sida sur lesquelles figurent des messages en rapport avec les droits humains ont été collées sur les trams locaux et les hôtels de la ville ont proposé de déposer à leur réception des rubans rouges et un programme des manifestations.

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La Ville de Genève a été un solide partenaire tout au long des célébrations, avec l’illumination de la cathédrale Saint-Pierre et du phare des Pâquis. Les médias locaux ont également été très impliqués, et ont couvert la Journée mondiale sida par des interviews de membres de la communauté locale et internationale pour illustrer à la fois la réalité qui consiste à vivre avec le VIH à Genève et la manière dont répondent les autorités locales.

Un déjeuner de solidarité a été organisé au Siège du Secrétariat de l’ONUSIDA afin de collecter des fonds pour les enfants affectés par le VIH au Cameroun. Le Groupe sida Genève a pris la direction de l’organisation des manifestations commémoratives de la soirée à travers la ville pour se souvenir des amis et des membres de la famille perdus à cause du sida, et aussi pour célébrer la vie positive sur la voie d’un monde libéré de la stigmatisation et de la discrimination.

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Journée mondiale sida 2009

01 décembre 2009

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2009 marque le 21ème anniversaire de la Journée mondiale de lutte contre le sida. Le 1er décembre de chaque année, la communauté mondiale se réunit à la mémoire de ceux qui sont morts du sida et pour attirer l’attention sur cette épidémie planétaire.

Le thème de la Journée de cette année « Accès universel et droits humains » cible la nécessité absolue de protéger les droits de la personne et de garantir un accès universel à la prévention, au traitement, aux soins et à l’appui en rapport avec le VIH. Cette journée est aussi l’occasion de lancer un appel aux pays pour qu’ils suppriment les lois qui discriminent les personnes vivant avec le VIH, les femmes et les groupes marginalisés. Une série d’événements sont prévus au niveau mondial pour marquer cette Journée.


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Messages à l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre le sida

Pour marquer l’événement, le Secrétaire général des Nations Unies, le Directeur exécutif du Secrétariat de l’ONUSIDA et les responsables des coparrainants et partenaires de l’ONUSIDA délivrent des messages spéciaux à l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre le sida.

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Le Président Zuma et ONUSIDA lancent un appel en faveur d’un mouvement de prévention de masse lors de la commémoration de la Journée mondiale de lutte contre le sida à Pretoria

Pour marquer la Journée mondiale de lutte contre le sida, M. Michel Sidibé, Directeur exécutif de l’ONUSIDA, s’est joint aux Sud-africains pour leur commémoration nationale à Pretoria où il a lancé un appel pour la création d’un mouvement de prévention de masse..
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Le Secrétaire général des Nations Unies, Naomi Watts, Kenneth Cole, Oscar Winner et Susan Sarandon, entre autres, mettent en avant les droits de l'homme à New York, lors de l'opération « LUMIERE POUR LES DROITS » organisée à l'occasion de la Journée mondiale sida

Dans le cadre des commémorations de la Journée mondiale sida 2009, les lumières de l'Arc de triomphe de Washington Square et d'autres monuments de la ville de New York s'éteindront ce soir à 18h15 en souvenir de ceux qui ont perdu la vie à cause du sida, puis se rallumeront pour mettre en valeur les droits humains des personnes vivant avec le VIH/sida à travers le monde.

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Les lois qui sanctionnent pénalement des groupes et des comportements risquent de compromettre l’accès universel à la prévention, au traitement, aux soins et à l’appui en rapport avec le VIH

L'ONUSIDA exhorte les gouvernements à renoncer à promulguer des lois pénales qui entretiennent la discrimination, nuisent à l’efficacité des ripostes nationales au VIH et violent les droits humains.
 World l’ONUSIDA exhorte les gouvernements à renoncer à promulguer des lois pénales qui entretiennent la discrimination, nuisent à l’efficacité des ripostes nationales au VIH et violent les droits humains.

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Coup de projecteur sur les droits à l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre le sida à New York

Pour attirer l’attention sur les droits humains des personnes vivant avec le VIH, M. Ban Ki-moon, Secrétaire général des Nations Unies, sera rejoint à New York par Naomi Watts, Ambassadrice de bonne volonté de l’ONUSIDA, Kenneth Cole, Président du Conseil d’administration de l’amfAR – Fondation américaine pour la recherche contre le sida, et Christine C. Quinn, Présidente du conseil municipal de la ville de New York, sans oublier Keren Dunaway-Gonzalez, jeune militante de 13 ans de la lutte contre le sida.

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Positive Health, Dignity and Prevention

Defined during a technical consultation co-organised by GNP+ and UNAIDS in April 2009, Positive Health, Dignity and Prevention is a new framework based on a human rights approach. It reinforces the leadership of people living with HIV in the design, programming, implementation, research, monitoring and evaluation of all policies and programmes that affect them. GNP+ is releasing the official report of the meeting during World AIDS Day 2009.

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Red Ribbon Award calls for nominations to honour community leadership and action on AIDS

On this year’s World AIDS Day the UNAIDS family and the XVIII International AIDS Conference (AIDS 2010) are announcing a global call for nominations for the 2010 Red Ribbon Award. The Award honours community-based organisations for their contributions in responding to the AIDS epidemic.

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Geneva celebrates positive living on World AIDS Day

If you are one of the 4 million travellers landing in Geneva airport this week, you will surely notice the gigantic red ribbons at the arrival and departure levels of a city that has chosen to join forces with UNAIDS and the myriad civil society organizations to draw attention to Human Rights and World AIDS Day.

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World Bank on World AIDS Day: HIV as key development issue

To mark World AIDS Day this year the World Bank is hosting an event in Washington DC which brings together a wide range of international partners and high-level guests to explore key issues in the challenge to HIV. Entitled Keeping the promise, Investing in the future: Linking HIV/AIDS, food security and maternal and child health, the gathering will examine AIDS as a central development issue, forging critical links between the epidemic and broader development goals.

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Taking World AIDS Day to the airwaves

To mark 2009 World AIDS Day a special amateur radio station 4U1AIDS will operate from UNAIDS Secretariat headquarters in Geneva from 1-7 December 2009 and will be broadcast all over the world via the amateur radio network. The initiative is to encourage radio amateurs all around the globe to participate in World AIDS Day.

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World AIDS Day to be marked by UNAIDS Office in Washington

In collaboration with twenty-six civil society organizations, the United Nations Development Programme (UNDP), the United Nations Office on Drugs and Crime (UNODC), the United Nations Population Fund (UNFPA), and the World Bank, UNAIDS is hosting a luncheon on 1 December which completes a policy forum series on HIV, human rights and key at-risk populations.

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What does living with HIV mean to me?

There are an estimated 33.4 million people around the world living with HIV. As we gather around the globe this World AIDS Day to collectively commemorate, celebrate and speak out, it is important to not lose sight of the individuals behind the numbers and to remember the very real impact HIV has on people’s lives. This is Raffaele’s story.

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Data shows progress needed on HIV testing and treatment for children and mothers

30 novembre 2009

National efforts to combat AIDS, particularly by preventing mother-to-child transmission, are showing positive results, but many HIV and AIDS affected children still struggle to have their basic needs met, according to a report launched today by four United Nations agencies.

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New HIV recommendations to improve health, reduce infections and save lives

30 novembre 2009

On the eve of World AIDS Day, the World Health Organization (WHO) is releasing new recommendations on treatment, prevention and infant feeding in the context of HIV, based on the latest scientific evidence.

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Cricketers help raise AIDS awareness

30 novembre 2009

On the eve of World AIDS Day, some of the world's best-known cricketers called for the international cricket community to continue to support calls for greater awareness to help continue the fight against HIV. Cricketers like Nathan Bracken, Isa Guha, Kumar Sangakkara, Graeme Smith and Virender Sehwag came together to champion the THINK WISE campaign which helps to raise awareness about HIV amongst the cricket community. All international cricketers will also wear red ribbons in matches being playes over the next few days.

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UK rollout The People Living with HIV Stigma Index

30 novembre 2009

An index that documents the stigma experienced by people living with HIV in the country has been launched at the Houses of Parliament, London, United Kingdom. Speakers at the launch included His Excellency Kenneth Kaunda, First President of the Republic of Zambia, Rt. Hon Andy Burnham MP; Secretary of State for Health, and Annie Lennox, singer and founder of The SING Campaign and members of the community research team.

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Eight-year trend shows new HIV infections down by 17%

24 novembre 2009

Data released by UNAIDS and the WHO highlights that beyond the peak and natural course of the epidemic HIV prevention programmes are making a difference. According to 2009 AIDS epidemic update, new HIV infections have been reduced by 17% over the past eight years.

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Press release
Webcast and photos from launch press conference


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UNAIDS Outlook 2010: Fresh perspectives

24 novembre 2009

At the moment globally five people are becoming infected with HIV for every two people accessing treatment. It is critical that the way we respond keeps pace with and overtakes the epidemic if we are to see a real change in people’s lives, aspirations and futures. UNAIDS Outlook 2010, a new publication launched today, explores new ideas and provides fresh perspectives on the 2009 epidemiological data.

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VIH : nouvelles recommandations pour améliorer la santé, réduire les infections et sauver des vies

30 novembre 2009

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Photo : ONUSIDA

A la veille de la Journée mondiale sida, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) publie de nouvelles recommandations sur le traitement, la prévention et l’alimentation du nourrisson dans le contexte du VIH, en se fondant sur les dernières données scientifiques disponibles.

L’OMS recommande désormais de commencer plus tôt le traitement antirétroviral chez l’adulte et l’adolescent, d’administrer des antirétroviraux (ARV) plus faciles à prendre et mieux tolérés et d’utiliser les ARV plus longtemps pour réduire le risque de transmission du VIH de la mère à l’enfant. Pour la première fois, l’OMS recommande que les mères positives au VIH ou leurs nourrissons prennent des ARV pendant l’allaitement pour éviter la transmission du VIH.

« Ces nouvelles recommandations sont fondées sur les dernières données disponibles, » a déclaré le Dr Hiroki Nakatani, Sous-Directeur général chargé du VIH/sida, de la tuberculose, du paludisme et des maladies tropicales négligées à l’Organisation mondiale de la Santé. « Leur adoption généralisée permettra à de plus nombreuses personnes dans des zones à forte charge de morbidité de vivre plus longtemps et en meilleure santé. »

On estime à 33,4 millions le nombre de personnes vivant avec le VIH, et à 2,7 millions celui des nouvelles infections annuelles. Le sida est la première cause de mortalité dans le monde chez les femmes en âge de procréer.

Nouvelles recommandations thérapeutiques

En 2006, l’OMS a recommandé que tous les patients commencent un traitement antirétroviral quand le nombre de leurs CD4 (un moyen de mesurer l’état du système immunitaire) tombe à 200 cellules/mm3 ou en dessous, ce qui correspond généralement au moment où apparaissent des symptômes dus à l’infection par le VIH. Depuis, des études et des essais ont clairement démontré qu’en commençant le traitement plus tôt, on réduit le taux de morbidité et de mortalité. L’OMS recommande donc de commencer le traitement à un seuil de CD4 plus élevé, à savoir 350 cellules/mm3 chez toutes les personnes séropositives au VIH, notamment les femmes enceintes, qu’elles soient ou non symptomatiques.

L’OMS recommande également aux pays de mettre progressivement fin à l’utilisation de la stavudine, ou d4T, en raison des effets secondaires irréversibles à long terme de ce produit. La stavudine est encore communément utilisée dans le traitement de première intention dans les pays en développement, car il s’agit d’un produit peu coûteux et largement disponible. On recommande la zidovudine (AZT) ou le ténofovir (TDF), moins toxiques et tout aussi efficaces.

Les recommandations de 2009 envisagent un rôle accru pour la surveillance au laboratoire en vue d’améliorer la qualité du traitement et des soins en matière de VIH. On préconise notamment un meilleur accès à la numération des CD4 et, le cas échéant, à la surveillance de la charge virale. Mais l’accès au traitement antirétroviral ne doit pas être refusé si ces tests de surveillance ne sont pas disponibles.

Prévention de la transmission mère-enfant et amélioration de la survie de l’enfant

En 2006, l’OMS a recommandé de fournir des ARV aux femmes enceintes séropositives au troisième trimestre de la grossesse (à partir de la 28ème semaine) pour éviter la transmission du VIH à l’enfant. A l’époque, on n’avait pas assez de données sur l’effet protecteur des ARV pendant l’allaitement. Depuis, plusieurs essais cliniques ont démontré l’efficacité des ARV pour la prévention de la transmission au nourrisson pendant l’allaitement. Les recommandations de 2009 veulent promouvoir l’utilisation des ARV à un stade plus précoce de la grossesse, à partir de la 14ème semaine et jusqu’à la fin de la période de l’allaitement.

L’OMS recommande désormais de poursuivre l’allaitement jusqu’à l’âge de 12 mois, à condition que la mère séropositive ou le nourrisson prenne des ARV pendant cette période. Cela réduira le risque de transmission du VIH et améliorera les chances de survie de l’enfant.

« Par ces nouvelles recommandations, nous envoyons un message clair, à savoir que l’allaitement est une bonne option pour chaque bébé, même pour ceux qui ont une mère séropositive au VIH, lorsqu’elle a accès aux ARV, » a déclaré Daisy Mafubelu, Sous-Directeur général de l’OMS en charge de la famille et de la santé communautaire.

Les autorités sanitaires nationales sont incitées par l’OMS à définir les meilleures pratiques d’alimentation du nourrisson (allaitement maternel avec administration d’ARV ou recours à une préparation pour nourrissons) dans leur communauté. Il faut alors promouvoir la pratique retenue comme la seule à suivre en matière de soins.

Avantages et problèmes à surmonter

En commençant plus tôt le traitement antirétroviral, on renforce le système immunitaire et on réduit le risque de maladies et de décès liés au VIH. On diminue aussi le risque de transmission du VIH et de la tuberculose.

Les nouvelles recommandations concernant la prévention de la transmission mère-enfant (PTME) du VIH pourraient ramener le risque de transmission à 5% ou même en dessous. Associées à des pratiques plus judicieuses d’alimentation du nourrisson, les recommandations peuvent contribuer à améliorer la survie de l’enfant.

Le principal problème consiste à améliorer la disponibilité des traitements dans les pays où les ressources sont limitées. L’extension des services de traitement antirétroviral et de PTME se heurte actuellement à une infrastructure insuffisamment développée, à des ressources humaines et financières inadéquates et à une intégration médiocre des interventions dirigées contre le VIH dans le cadre des services de santé maternelle et infantile au sens large. 

Si elles sont adoptées, les recommandations se traduiront par un nombre accru de personnes ayant besoin d’un traitement. Mais les coûts supplémentaires associés au traitement plus précoce pourraient être compensés par une diminution des frais hospitaliers, par une meilleure productivité du fait de la diminution des congés maladie, par un nombre inférieur d’enfants rendus orphelins par le sida et par une baisse des infections à VIH.

Un autre défi consiste à encourager plus de gens à se soumettre à des tests de dépistage volontaire et à demander conseil avant l’apparition de symptômes. Aujourd’hui nombreuses sont les personnes séropositives qui attendent trop longtemps avant de se faire soigner, généralement lorsque le nombre de leurs CD4 tombe en dessous de 200 cellules/mm3. Or, les avantages d’un traitement plus précoce pourraient aussi amener davantage de personnes à se soumettre au test VIH et au conseil et à connaître leur statut VIH.

En collaboration avec ses principaux partenaires, l’OMS apportera un soutien technique aux pays pour qu’ils adaptent, adoptent et appliquent les directives révisées. Si elles sont mises en œuvre sur une large échelle, les nouvelles recommandations de l’OMS permettront d’améliorer la santé des personnes vivant avec le VIH, de réduire le nombre de nouvelles infections et de sauver des vies.

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