Feature Story

La Journée mondiale sida célébrée par le Bureau de l’ONUSIDA à Washington

30 novembre 2009

En collaboration avec 26 organisations de la société civile, le Programme des Nations pour le Développement (PNUD), l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (UNODC), le Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA), et la Banque mondiale, l’ONUSIDA accueille un déjeuner le 1er décembre, qui couronne une série de forums politiques sur le VIH, les droits humains et les populations clés à risque. 

Au cours de ces derniers mois, l’ONUSIDA a reçu des dirigeants venus du monde entier à Washington, DC, pour débattre des questions de droits humains en matière de lutte contre le VIH dans trois populations clés à risque : le 16 septembre, les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes ; le 15 octobre, les professionnel(le)s du sexe ; et le 12 novembre, les personnes qui s’injectent des drogues. Un représentant de chacun de ces groupes abordera les droits humains et l’accès universel. Des représentants de la société civile feront part de leurs recommandations au Gouvernement des Etats-Unis d’Amérique. Le Représentant des Etats-Unis, Jim McDermott (Etat de Washington), prononcera une allocution spéciale.

La Journée mondiale sida célébrée par le Bureau d

Coparrainants:

PNUD

ONUDC

UNFPA

Feature Story

Messages publiés à l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre le sida 2009

30 novembre 2009

Le 1er décembre 2009 marque le 21ème anniversaire de la Journée mondiale de lutte contre le sida. Cette année, la Journée a pour thème « Accès universel et droits humains ».

Pour marquer l’événement, le Secrétaire général des Nations Unies, le Directeur exécutif du Secrétariat de l’ONUSIDA et les responsables des coparrainants et partenaires de l’ONUSIDA délivrent des messages spéciaux à l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre le sida.

Secrétaire général des Nations Unies,
Ban Ki-moon
Journée mondiale de lutte contre le sida, 1er décembre 2009

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« Alors que nous célébrons la Journée mondiale de lutte contre le sida, la voie à suivre est claire : nous devons poursuivre les activités qui sont efficaces, mais nous devons aussi prendre d’urgence des mesures plus ambitieuses pour assurer, comme nous en avons pris l’engagement, l’accès universel à des programmes de prévention, de traitement, de soins et de soutien d’ici à 2010 ».

Lire le message du Secrétaire général des Nations Unies en | es fr | ru | ar | ch

 


Directeur exécutif de l’ONUSIDA
Michel Sidibé
Journée mondiale de lutte contre le sida, 1er décembre 2009


Cliquer sur PLAY pour voir la vidéo
« La riposte au sida est un mécanisme efficace pour créer des programmes intégrés dans les domaines de la santé, des droits de l’homme et du développement.

Nous devons sortir la riposte au sida de son isolement et créer un large mouvement social qui accélérera les progrès en direction des objectifs du Millénaire pour le développement ».

Lire le message du Directeur exécutif de l’ONUSIDA
(en es fr | ru )

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Directeur exécutif de l’UNODC
Antonio Maria Costa
Message à l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre le sida, 1er décembre 2009

« A l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre le sida 2009, l’UNODC souhaite insister sur le fait qu’il est important que chacun – y compris ceux qui vivent en marge de la société et sont les plus exposés au risque d’infection – puisse avoir la possibilité de profiter de ses droits ».


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Directrice générale de l’UNESCO Irina Bokova
Message à l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre le sida, 1er décembre 2009

« Lorsque je vois comment nous parvenons tous à maintenir et renforcer notre participation à la riposte au sida, je suis profondément convaincue que l’UNESCO continuera de s’attaquer aux facteurs sociaux et structurels qui dynamisent l’épidémie, y compris les inégalités entre les sexes ainsi que la stigmatisation et la discrimination, et de donner aux jeunes les moyens de prendre des décisions éclairées et sans risque pour leur santé. Nous devons tirer profit de nos atouts et aller de l’avant en collaborant avec nos partenaires ».


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Directeur général de l’OIT
M. Juan Somavia
Message à l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre le sida, 1er décembre 2009sage on the occasion of World AIDS Day, 1 December 2009


« A l’occasion de cette Journée mondiale de lutte contre le sida, nous devons rendre hommage tous ceux qui se sont engagés à rompre le silence et à s’attaquer à la tragédie mondiale la plus cruelle de notre époque. L’OIT renouvelle son engagement à assumer sa part de cette mission afin de tenir sa promesse dans le monde du travail et avec lui ».


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Fr | Es

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Envoyée spéciale du Secrétaire général des Nations Unies pour le sida en Afrique
Elizabeth Mataka
Message à l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre le sida, 1er décembre 2009

« En tant que femmes, nous ne pouvons pas lutter seules contre le VIH. Nous avons besoin du soutien des hommes et des garçons pour développer des attitudes masculines nouvelles et positives qui n’admettent pas les inégalités entre les sexes et qui soutiennent les droits des femmes et des filles dans le domaine de la santé sexuelle et reproductive. Nous devons nous associer avec les hommes pour lutter contre les facteurs qui alimentent l’épidémie sur notre continent, à savoir les rapports sexuels multiples simultanés, la violence sexuelle, les rapports sexuels intergénérationnels et de survie ».


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Ambassadeur de bonne volonté de l’ONUSIDA
Michael Ballack
Message à l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre le sida, 1er décembre 2009

« Savez-vous que bon nombre des personnes qui vivent avec le VIH ou sont affectées par le virus n’ont pas accès aux soins, au logement ou même à l’emploi. Pourquoi ? A cause de la discrimination.
Il est essentiel que nous ne fassions pas de discrimination à l’encontre de quiconque pour quelque raison que ce soit !
Chacun doit pouvoir profiter de ses droits
Rejoignez-moi et revendiquons des droits égaux pour tous ».


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Ambassadeur de bonne volonté de l’ONUSIDA
Emmanuel Adebayor
Message à l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre le sida, 1er décembre 2009

« Savez-vous qu’il existe des soins pour le VIH ?
- Et cependant… trop de gens à travers le monde n’ont pas accès à un traitement, à une prise en charge et à un appui appropriés.
C’est une chose inacceptable !
Chacun doit pouvoir profiter de ses droits
Rejoignez-moi et revendiquons des droits égaux pour tous ».


 

Ambassadeur de bonne volonté de l’ONUSIDA
Toumani Diabate
Message à l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre le sida, 1er décembre 2009

"Ecoutez …
mon message… Ecoutez mes mots…

La discrimination et la stigmatisation comptent parmi les plus importants obstacles à la riposte contre l’épidémie de VIH à travers le monde.

Nous pouvons changer cela – les personnes affectées par le VIH devraient avoir les mêmes droits que les autres.

Merci de vous joindre à moi en ce jour spécial pour rendre hommage au courage des personnes qui vivent avec le VIH et pour nous assurer que nos voix et notre soutien sont entendus».


OHCHR-BLUE2_SM.gif Ambassadeur de bonne volonté de l’ONUSIDA
Salman Ahmad
Message à l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre le sida, 1er décembre 2009

« Dans ma dernière chanson, ‘Love Can’ qui fera partie de mon prochain album et livre ‘Rock and Roll Jihad’, il y a un vers qui dit : « lorsque vous regardez avec le cœur, tous les masques commencent à tomber, Amour peux-tu me redonner ce regard ?

Je pense qu’il nous faut redécouvrir et réapprendre à voir le monde avec compassion. Lorsque nous regardons avec le cœur, nous découvrons une humanité diverse et magnifique qui englobe aussi ceux qui parmi nous – femmes, enfants et hommes – vivent avec le VIH et le sida. C’est grâce à l’Amour que nous pouvons redécouvrir cette compassion. L’Amour peut nous faire retrouver ce regard perdu ».

20081201_MetteMarit_100 Ambassadrice de bonne volonté de l’ONUSIDA
HRH Crown Princess Mette-Marit of Norway
Message à l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre le sida, 1er décembre 2009

« L’accès pour tous à la prévention, au traitement, aux soins et à l’appui en rapport avec le VIH est un aspect essentiel des droits de l’homme. La violation des droits humains, notamment la stigmatisation et la discrimination, accroît le risque d’infection par le virus et son impact. La Journée mondiale de lutte contre le sida 2009 est pour chacun de nous une invitation à s’engager, prendre soin des autres et tenir promesse.

Pour enrayer le sida, il faut favoriser des actions conduites par les jeunes. Il nous faut obtenir l’engagement de la jeunesse pour faire progresser la riposte, et ce, pour plusieurs raisons. D’abord, nous ne pouvons pas nous permettre de baisser aujourd’hui la garde face au sida – après tout le chemin parcouru. Au cours des six dernières années, le nombre de personnes qui ont accès au traitement dans les pays à revenu faible a augmenté de 400 000 à 3 millions. Ensuite, nous avons besoin d’un engagement renouvelé pour maintenir toutes les initiatives efficaces. Il est également important d’intégrer les jeunes à la riposte au sida car les moins de 24 ans sont aujourd’hui le groupe le plus vulnérable aux nouvelles infections. Enfin, nous avons besoin de l’ouverture, de l’énergie et des compétences des jeunes pour maintenir un esprit combatif en faveur des droits humains et contre la stigmatisation et la discrimination. Ce sont les jeunes qui peuvent ouvrir la voie à une riposte au sida de nouvelle génération. Ils doivent définir ce qui est important pour eux, ils savent ce qui les rend vulnérables. Ils peuvent apprendre à leurs aînés ce qui est efficace – et communiquer par l’intermédiaire de nouveaux circuits. Cela ouvrira de nouvelles possibilités et permettra de s’assurer que les ripostes futures s’appuient sur des perspectives différentes ».


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UN Plus: UN System HIV Positive Staff Group
Message on the occasion of World AIDS Day, 1 December 2009

“Today communities around world will remember the millions who have died of AIDS and speak out in solidarity with those living with HIV. While many of us, thanks to access to treatment, are able to lead full and productive lives, the global response is still not meeting the needs of the vast majority of those living with HIV. Of the almost 10 million people living with HIV in need of treatment, only around 4 million have access, and availability of second and third line therapies is still a challenge.”

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Dr Marcos Espinal, Executive Secretary of the Stop TB Partnership
Message on the occasion of World AIDS Day, 1 December 2009

“We must do more and do it now to stop people living with HIV from dying of tuberculosis. Countries need to find, prevent and treat tuberculosis in all people living with HIV and to test for HIV in all patients with TB in order to provide prevention, treatment and care. To do both they must developer collaborative programmes, nationwide, that address both diseases.”

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Messages publiés à l’occasion de la Journée mondi

Partenaires:

Campagne mondiale contre le sida



Publications:

Le point sur l'épidémie de sida 2009 (pdf, 3 Mb.) (en anglais)

Perspectives sida 2010 (pdf, 4 Mb.) (en anglais)

Feature Story

Un rapport de l’ONU montre qu’il faut progresser dans le dépistage et le traitement du VIH pour les enfants et les mères

30 novembre 2009

NEW YORK/GENEVE/BARCELONA 30 novembre 2009 - Les efforts nationaux de lutte contre le SIDA, en particulier ceux déployés pour prévenir la transmission du virus de la mère à l’enfant, montrent des résultats positifs, mais nombre d’enfants touchés par le VIH et le SIDA continuent à avoir beaucoup de mal à faire satisfaire leurs besoins essentiels, affirme un rapport publié aujourd'hui par quatre institutions des Nations Unies.

Le rapport, intitulé Enfants et SIDA : quatrième bilan de la situation, 2009, et publié conjointement par l’ONUSIDA, le Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA), l’UNICEF et l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), présente des données sur les interventions qui protègent les femmes et les enfants contre le VIH et le SIDA et un ensemble de principes visant à accélérer les actions entreprises.

Les données indiquent qu'il y a eu des progrès significatifs dans certains pays, tant dans le traitement pour éviter la transmission du virus de la mère à l'enfant que dans le dépistage du VIH chez les femmes enceintes. Un traitement de prévention de la transmission de la mère à l’enfant est désormais assuré à 95 pour cent des femmes qui en ont besoin au Botswana, 91 pour cent en Namibie et 73 pour cent en Afrique du Sud - tous des pays à forte prévalence du VIH. Le progrès est particulièrement manifeste en Afrique du Sud, où la couverture n’était que de 15 pour cent en 2004.

« Dans le monde, 45 pour cent des femmes enceintes séropositives reçoivent maintenant un traitement pour les empêcher de transmettre le VIH à leurs enfants, soit une augmentation de près de 200 pour cent par rapport à 2005 », a déclaré Mme Ann M. Veneman, Directrice générale de l'UNICEF. « Le défi consiste à faire passer à grande échelle le traitement dans des pays comme le Nigéria, où vivent 15 pour cent des femmes enceintes séropositives du monde ».

Actuellement, 10 pour cent seulement des femmes du Nigéria sont testées pour le VIH et 90 pour cent des femmes enceintes vivant avec le VIH n’ont pas accès à des traitements de prévention de la transmission à leurs enfants.

Les liens entre la pauvreté des ménages, la santé maternelle et infantile, et le VIH restent forts. Cependant les succès sont évidents lorsque les gouvernements se sont engagés vigoureusement à améliorer la santé de la mère et de l’enfant – notamment dans le domaine du dépistage et du traitement du VIH – et lorsque les tests et les traitements ont été incorporés dans les programmes de santé maternelle et infantile d’ensemble. Les progrès seront plus marqués si l’on s’attaque aux causes profondes de la vulnérabilité au VIH, notamment la pauvreté, l'inégalité entre les sexes et la violence sexuelle.

Le traitement pédiatrique des enfants séropositifs dans le monde est certes encore en retard par rapport au traitement des adultes, mais il progresse et il est offert à 38 pour cent de ceux qui en ont besoin, une amélioration de près de 40 pour cent en un an seulement. Des preuves récentes indiquent que le diagnostic réalisé chez le nourrisson dans ses deux premiers mois de vie et l'initiation précoce du traitement antirétroviral (ARV) peuvent conduire à une réduction significative de la mortalité de l’enfant mais les données montrent que, dans le monde, 15 pour cent seulement des enfants nés de mères séropositives au VIH sont actuellement testés lors de leurs deux premiers mois de vie.

« Pour accroître le dépistage du VIH pour les mères et les enfants, nous avons besoin de nous attaquer aux barrières sociales, telles que la violence, la stigmatisation et la discrimination, et renforcer les systèmes de santé », a déclaré Mme Thoraya Ahmed Obaid, la Directrice exécutive de l’UNFPA. « En offrant des services intégrés pour les soins de santé maternelle et infantile, la planification familiale et le dépistage du VIH, les conseils et le traitement, nous pouvons sauver et améliorer la vie de millions de femmes et d'enfants ».

La situation des enfants orphelins à cause du VIH et/ou séropositifs reste un souci majeur car, sur huit familles qui s’occupent d’enfants vulnérables et orphelins, une seule reçoit une aide extérieure, comme des soins médicaux, une assistance financière et un soutien pour l'éducation.

Les femmes et les filles âgées de 15 à 24 ans constituent un autre groupe particulièrement éprouvé.  Les femmes et les filles de ce groupe d'âge en Afrique subsaharienne continuent de représenter près de 70 pour cent de toutes les nouvelles infections parmi les jeunes de la région.
Le rapport suggère que pour freiner les moteurs de l’épidémie -  notamment les violences sexuelles – il faut inclure les hommes et les garçons dans les interventions.

Le rapport montre que les investissements dans la prévention et le traitement du VIH et du SIDA portent leurs fruits, notamment pour les femmes et les enfants. S’ils sont maintenus, et soutenus par un engagement vigoureux et des politiques judicieuses, on en mesurera les dividendes en nombre de vies sauvées.

Un rapport de l’ONU montre qu’il faut progresser

Coparrainants:

UNICEF

UNFPA

WHO


Contact:

Kate Donovan,
UNICEF
Tel: 212 326 7452
E-mail: kdonovan@unicef.org  

Richard Leonard, 
ONUSIDA
Tel: +1 646 666 8009
E-mail: LeonardR@unaids.org  


Publications:

Enfants et SIDA : quatrième bilan de la situation, 2009 (pdf, 5.04 Mb.) (en anglais)

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Elaboration d’indicateurs sur la stigmatisation et la discrimination liées au VIH

30 novembre 2009

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A recent review of evidence on HIV-related stigma commissioned by UNAIDS and carried out by ICRW revealed that HIV-related stigma is still pervasive and negatively affects the quality of life of people living with HIV. Credit: UNAIDS

Ces dernières années on a fait d’énormes progrès dans la compréhension de la stigmatisation et de la discrimination liées au VIH, à savoir comment mesurer et réduire ces phénomènes. Néanmoins, la grande diversité des moyens utilisés  pour mesurer les causes, le degré et les conséquences de la stigmatisation fait qu’il est difficile d’établir des comparaisons  de son importance dans différents milieux et populations. En outre, le manque d’indicateurs au niveau du programme, et à l’échelle nationale et mondiale a été un obstacle de taille à l’élargissement des programmes de réduction de la stigmatisation.

Pour renforcer la prise de conscience de la stigmatisation et de son impact dévastateur sur la vie des gens, l’ONUSIDA a rassemblé des chercheurs, des experts du suivi et évaluation, des responsables de l’exécution des programme VIH, et des personnes oeuvrant au niveau des  politiques pour échanger les enseignements tirés eu égard à l’évaluation de la stigmatisation, pour examiner les instruments de mesure et poser des jalons pour l’élaboration d’un ensemble d’indicateurs communs normalisés sur la stigmatisation et discrimination liées au VIH.

«Nous avons la confirmation que malgré les différents visages et expressions que prend la stigmatisation d’un endroit à l’autre, la structure sous-jacente reste la même,» a déclaré Barbara de Zalduondo, Chef de la Division Appui aux priorités programmatiques de l’ONUSIDA. «Nous nous sommes quittés convaincus qu’il existe des facteurs communs de la stigmatisation, et que nous pouvons utiliser divers instruments pour les mesurer et faire des comparaisons.»

La réunion de trois jours s’est tenue à Washington du 23 au 25 novembre en collaboration avec le Réseau mondial des personnes vivant avec le VIH (GNP+), le Centre international de recherches sur les femmes (CIRF) et la Fédération internationale pour la planification familiale (FIPF). 

Un examen récent des données relatives à la stigmatisation liée au VIH effectué à la demande de l’ONUSIDA par le CIRF a révélé que ce phénomène est encore omniprésent  et qu’il nuit à la qualité de vie des personnes atteintes du virus. Par ailleurs, à cause de la stigmatisation et de la discrimination, les individus hésitent à se soumettre au dépistage du VIH, à se faire traiter et soigner, et à poursuivre le schéma thérapeutique.

Les participants à la réunion ont décidé des domaines clés qu’il convient de mesurer pour comprendre la stigmatisation associée au VIH et la stigmatisation sous-jacente que suscitent le commerce du sexe, la consommation de drogues injectables et l’homosexualité, et se sont dit enthousiastes quant aux résultats de la réunion.

«Nous disposons à présent d’instruments pour comprendre et réduire la stigmatisation et pouvons donc dorénavant agir concrètement pour aider les personnes vivant avec le VIH. Nous ne nous exprimerons plus en termes abstraits,» a déclaré Kenly Sikwese, Coordonnateur du PLHIV Stigma Index (Indice de la stigmatisation des PVVS) en Zambie.

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Le Royaume-Uni lance l’Indicateur de stigmatisation des personnes vivant avec le VIH

30 novembre 2009

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Un indicateur contenant des informations sur la stigmatisation dont sont victimes les personnes vivant avec le VIH au Royaume-Uni a été rendu public aux Chambres du Parlement, à Londres.

Le Royaume-Uni est le premier pays d’Europe à lancer l’Indicateur de stigmatisation des personnes vivant avec le VIH dans son intégralité. Il s’agit d’une initiative novatrice dans les domaines de la recherche et du plaidoyer au niveau communautaire, développée par et pour les personnes vivant avec le VIH en vue de mesurer et d’expliquer la façon dont la stigmatisation et la discrimination liées au VIH touchent ces personnes et les possibilités d’action dont elles disposent pour s’attaquer à ces obstacles et les surmonter.

Plus de 20 autres pays d’Asie, d’Afrique, d’Amérique latine et du Pacifique utilisent l’Indicateur, avec le soutien d’un partenariat international entre la Fédération internationale pour la Planification familiale (FIPF), en association avec l’ONUSIDA, le Réseau mondial des personnes vivant avec le VIH/sida (GNP+) et la Communauté internationale des femmes vivant avec le VIH/sida (ICW). L’initiative britannique a reçu l’appui de la Fondation M.A.C. AIDS, du Département pour le développement international (DFID) (Royaume-Uni) et du gouvernement écossais.

Le lancement de l’Indicateur a eu lieu en présence d’orateurs tels que Son Excellence Kenneth Kaunda, premier Président de la République de Zambie, M. Andy Burnham, député et Ministre britannique de la Santé, Annie Lennox, chanteuse ayant mis sur pied la campagne SING, et des membres de l’équipe de recherche au niveau communautaire. La cérémonie était présidée par David Borrow, député et président du Groupe parlementaire interpartis sur le sida.

Pour lutter contre la stigmatisation, j’ai non seulement versé des larmes, crié et fait entendre ma voix, mais j’ai aussi été aux prises avec des données concrètes pour pouvoir la mesurer. Je dispose désormais d’un outil qui, en tant que chercheur et militant, me faisait défaut.

Le programme du Royaume-Uni fait suite à des lancements du même ordre au Bangladesh, en Chine, en Éthiopie, aux Fidji, au Kenya, au Nigéria, au Pakistan, en Thaïlande et en Zambie.

S’agissant du rôle de l’Indicateur dans le cadre de la riposte au sida, un chercheur travaillant dans ce domaine en Ouganda a affirmé : « Pour lutter contre la stigmatisation, j’ai non seulement versé des larmes, crié et fait entendre ma voix, mais j’ai aussi été aux prises avec des données concrètes pour pouvoir la mesurer. Je dispose désormais d’un outil qui, en tant que chercheur et militant, me faisait défaut. »
L’Indicateur vise à mieux cerner la façon dont la stigmatisation et la discrimination touchent les personnes vivant avec le VIH et, dans un second temps, à utiliser les données concrètes qui en découlent pour mettre en place des futures interventions programmatiques et apporter des modifications aux politiques.

La stigmatisation et la discrimination constituent un des obstacles les plus graves à la lutte effective contre l’épidémie. Elles découragent les gouvernements de reconnaître l’importance du sida ou d’agir contre lui en temps utile. Elles empêchent les individus de chercher à connaître leur statut VIH. Elles découragent les personnes qui se savent infectées de faire connaître leur diagnostic et d’agir pour protéger autrui et de chercher pour elles-mêmes un traitement et une prise en charge.

Il est essentiel de donner des moyens d’agir aux personnes vivant avec le VIH ainsi qu’à leurs réseaux et communautés. L’Indicateur doit jouer un rôle de catalyseur visant à susciter et à promouvoir un changement au sein des communautés où il est utilisé.

L’Indicateur contribue à accroître l’efficacité de la communication, de l’information et de la vulgarisation en matière de lois relatives à la protection des personnes vivant avec le VIH dans les pays où il est utilisé, afin que ces personnes puissent connaître leurs droits. Il vise à orienter les politiques et les pratiques dans le domaine des droits de l’homme, de la confidentialité et du dépistage, notamment en faveur des jeunes.

Les informations tirées de l’Indicateur, recueillies par des personnes vivant avec le VIH, attesteront de la réussite (ou de l’échec) des programmes existants et mettront en évidence les domaines négligés qui devront faire l’objet d’interventions. Parmi ceux-ci figurent notamment l’amélioration des politiques sur le lieu de travail, la contribution aux débats sur la criminalisation de la transmission du VIH et la promotion du respect des droits de l’homme.

En conclusion, l’Indicateur promet d’être un outil de plaidoyer qui aidera les gouvernements, les organisations non gouvernementales et les militants à atteindre l’objectif commun consistant à lutter contre la stigmatisation et la discrimination liées au VIH.

Dans le document Une action conjointe en vue de résultats – Cadre de résultats de l’ONUSIDA , 2009–2011, l’ONUSIDA préconise la suppression des lois punitives, des politiques, des pratiques, de la stigmatisation et de la discrimination qui bloquent les ripostes efficaces au sida, au moyen d’une collaboration essentielle « avec la société civile et l’ensemble des parties prenantes pour faire respecter la non-discrimination dans toutes les activités, en s’opposant au jugement social et à la peur qui nourrit la stigmatisation ».

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La Journée mondiale sida sur les ondes

30 novembre 2009

Pour célébrer la Journée mondiale sida 2009, une radio amateur, 4U1AIDS, diffusera des messages dans le monde entier du 1er au 7 décembre, via le réseau radioamateur, depuis le Secrétariat de l'ONUSIDA à Genève. L'initiative vise à encourager les radioamateurs du monde entier à participer à la Journée mondiale sida.

Connue comme un passe-temps, la radio amateur est également un service public, qui permet de maintenir les communications en cas d'urgence ou de catastrophe, lorsque tous les autres moyens de communication (notamment les réseaux de téléphonie portable ou les communications par satellites) sont interrompus. Elle se distingue des radios commerciales par son aspect non lucratif et le fait que les radioamateurs exercent leur activité sans contrepartie financière.

La communauté des radioamateurs a une portée mondiale et on estime qu'elle compte environ six millions d'opérateurs réguliers dans le monde. Ils partagent un intérêt pour ce qu'il se passe dans le monde et la capacité à entrer en contact les uns avec les autres.

Pour célébrer la Journée mondiale sida 2009, une carte QSL spéciale sera envoyée aux radioamateurs en contact radio avec 4U1AIDS. Ceux qui auront établi un contact sur 3 ou 5 bandes de radio amateur recevront respectivement un certificat commémoratif ou un fanion commémoratif de l'ONUSIDA.

La Journée mondiale sida a été célébrée pour la première fois en 1998. Il s'agit d'une journée du souvenir, de solidarité mondiale et de célébration, qui permet d'une part, de sensibiliser davantage au problème du VIH afin de lutter contre la stigmatisation et la discrimination à l'égard des personnes vivant avec le virus, et d'autre part, de faire passer des messages de prévention.

La Journée mondiale sida sur les ondes

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Le Directeur exécutif de l’ONUSIDA, Yao Ming et le gouvernement lancent une campagne contre la discrimination en Chine

27 novembre 2009

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From right: Mr Huang Jiefu, Vice Minister of Health on behalf of the Government of China, UNAIDS Executive Director Mr Michel Sidibé and civil society representative jointly launched the nationwide anti-stigma campaign. Beijing, 27 November 2009.
Credit: UNAIDS/Zhou Dao

 

Le Directeur exécutif de l’ONUSIDA, Michel Sidibé, et le Vice-ministre chinois de la Santé, Huang Jiefu, ont lancé à Pékin, plus tôt dans la journée, une campagne de lutte contre la stigmatisation et la discrimination liées au VIH. La star chinoise du basket-ball, Yao Ming, et un groupe de supporteurs, parmi lesquels des personnes vivant avec le VIH, sont le visage de cette campagne diffusée à travers deux vidéos et une affiche.

Félicitant M. Ming de son engagement pour sensibiliser au VIH, M. Sidibé a déclaré: «Cela nous inspire qu’une célébrité aussi grande que Yao Ming joue les premiers rôles dans ce domaine. J’espère que d’autres suivront son exemple.»

 

Cela nous inspire qu’une célébrité aussi grande que Yao Ming joue les premiers rôles dans ce domaine. J’espère que d’autres suivront son exemple.

Michel Sidibé, Directeur exécutif de l’ONUSIDA

Dans la campagne, Yao Ming encourage la population en Chine et dans le monde entier à contribuer au changement de comportement et à mettre un terme à la stigmatisation et à la discrimination. «Comme nous tous, mes amis qui vivent avec le VIH devraient pouvoir vivre pleinement leur vie et ce, dans la dignité.»

Les membres d’organisations de personnes vivant avec le VIH et d’autres partenaires ont aussi participé à la cérémonie de lancement.

Cette campagne fait suite aux conclusions d’un rapport récemment publié sur l’indicateur de stigmatisation en Chine, qui mesure la stigmatisation et la discrimination dont sont victimes les personnes vivant avec le VIH en Chine. Ce rapport a interrogé plus de 2000 personnes vivant avec le VIH.

Cette étude montre que 42 % des participants ont signalé qu’ils avaient été victimes d’une forme de discrimination liée au VIH. Elle a aussi montré que 12 % des participants avaient déclaré qu’on leur avait refusé des soins médicaux au moins une fois depuis que leur séropositivité avait été diagnostiquée.

Selon le Dr Jiefu, «Depuis toujours, la Chine fait de l’éducation à la non discrimination un volet important de sa riposte au sida. Le Gouvernement chinois s’engage à poursuivre les travaux avec la communauté internationale, notamment l’ONUSIDA, et à faire plus pour éliminer la discrimination.»

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Mr Michel Sidibé, UNAIDS Executive Director presents the China Stigma Index Report at launch in Beijing, 27 November 2009.
Credit: UNAIDS/Zhou Dao

De nombreux participants à l’étude ont affirmé qu’on leur avait refusé les traitements antirétroviraux, les services de planification familiale et les services de santé reproductive depuis que leur séropositivité avait été diagnostiquée. 17 % d’entre eux ont déclaré qu’un professionnel de santé leur avait recommandé de ne pas avoir d’enfants et certains ont subi des pressions pour se faire stériliser par un professionnel de santé. Certaines participantes ont déclaré avoir subi des pressions du personnel de santé ou du personnel du département de la planification familiale pour mettre un terme à leur grossesse.

Cette étude sur l’indicateur de stigmatisation en Chine a aussi montré que le quart du personnel de santé et plus du tiers des agents de l’Etat et des enseignants avaient des comportements plus négatifs et discriminatoires à l’égard des personnes vivant avec le VIH une fois qu’ils avaient appris leur séropositivité.

Une part significative des personnes vivant avec le VIH a indiqué avoir perdu son emploi, avoir été forcée de quitter l’école ou de déménager, voire même avoir découvert que les membres de leur famille étaient victimes de diverses formes de discrimination du fait de leur séropositivité.

82 %des personnes vivant avec le VIH dans la région Asie-Pacifique vivent en Chine, en Inde, en Thaïlande, en Indonésie, au Cambodge et en Papouasie-Nouvelle-Guinée.
En Chine, le VIH demeure un redoutable défi. Il est assorti de plusieurs facteurs alimentant l’épidémie, notamment la honte, la peur, la stigmatisation et la discrimination; la faible sensibilisation au VIH au sein du grand public; la pauvreté rurale; la mobilité; la disponibilité et le coût abordable de la prostitution; l’existence d’une communauté rapidement croissante d’hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes; et la consommation de drogues injectables.

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Michel Sidibé meets with Li Keqiang, Vice Premiere of China

27 novembre 2009

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Credit: Xinhua/Li Tao

Mr Michel Sidibé, UNAIDS Executive Director, met with Vice Premiere of the People’s Republic of China Li Keqiang in Beijing during his week long visit to the country.

"China is still confronted with a severe task of HIV prevention and treatment, although the spread of the epidemic has slowed down thanks to the joint efforts of government, professionals and the public," Li said at the meeting.

 

Right now there is great scope to save lives by recognizing and meeting the unique needs of those at high risk.

Michel Sidibé, UNAIDS Executive Director

Mr Sidibé said the vice premier had "showed the country's commitment to this cause," but the UNAIDS head also noted that China faces a major challenge in scaling up HIV prevention. “Right now there is great scope to save lives by recognizing and meeting the unique needs of those at high risk,” said Mr Sidibé.

In China, between 560,000 to 920,000 people are living with HIV and 97,000 to 112,000 AIDS patients at the end of 2009, according to estimates by the Ministry of Health and UNAIDS.

During the meeting, Vice Premier Mr Li also highlighted the country's efforts to step up AIDS awareness education among the public and mobilize social forces in disease prevention and control in a bid to minimize the AIDS impact

He pledged China's commitment to stronger international cooperation, saying the country will expand information and technology exchanges, share experience in prevention and treatment, shoulder international obligations and contribute to the health and security of human.

China now has 276 AIDS control programs jointly operated with more than 40 foreign governments or international organizations, involving 3.58 billion yuan in fund.

Michel Sidibé meets with Li Keqiang, Vice Premier

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PNUD : la vulnérabilité des migrantes bangladaises vis-à-vis du VIH à l’étranger

27 novembre 2009

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Photo: PNUD 

Dans les États arabes où elles ont migré pour travailler, de nombreuses Bangladaises sont soumises à un dépistage obligatoire du VIH et expulsées s’il s’avère qu’elles vivent avec le virus. Elles sont en outre souvent victimes d’agressions physiques et sexuelles commises par leurs employeurs. Telles sont les conclusions accablantes d’un rapport publié cette semaine par le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) et le Programme Ovibashi Karmi Unnayan (OKUP) du pays.

Le rapport, intitulé HIV vulnerabilities faced by women migrants: from Bangladesh to the Arab States (Vulnérabilités vis-à-vis du VIH des migrantes originaires du Bangladesh dans les États arabes) examine les problèmes sur les plans sanitaire, social et économique, souvent graves, que rencontrent nombre de femmes ayant choisi de quitter leur pays d’origine pour trouver du travail, la plupart du temps comme employée de maison.

Si la migration ne constitue pas en soi un facteur de risque d’infection à VIH, il n’en reste pas moins que les conditions dans lesquelles certains travailleurs émigrent et vivent dans le pays d’accueil les rendent extrêmement vulnérables vis-à-vis du VIH.

Dr Salil Panakadan, Coordonnateur de l’ONUSIDA dans le Pays

Les travailleurs migrants en général soutiennent fortement l’économie du Bangladesh. « Les gains qu’apportent les travailleurs migrants sur le plan économique sont énormes. En 2007, ils représentaient près de 9,4% du PIB du Bangladesh », indique Stefan Priesner, Directeur du PNUD dans le pays. « Il est donc essentiel d’offrir un appui et de bonnes conditions de travail aux travailleurs migrants tout au long de leur séjour à l’étranger. »

Le rapport s’appuie sur quelque 250 entretiens réalisés avec des migrantes qui ont fait part des nombreuses épreuves qu’elles doivent affronter, notamment les longues durées de travail, l’irrégularité du versement de leur salaire et la maltraitance physique et sexuelle. Cette situation peut avoir pour conséquence d’accroître leur vulnérabilité. En effet, quand parfois elles s’enfuient, elles se trouvent exposées à d’autres formes d’exploitation, telles que le commerce du sexe forcé et la traite, ce qui augmente considérablement leur risque de contracter l’infection à VIH. Souvent, quand on découvre qu’elles sont séropositives après leur avoir fait subir un dépistage involontaire, on les renvoie dans leur pays.

« Si la migration ne constitue pas en soi un facteur de risque d’infection à VIH, il n’en reste pas moins que les conditions dans lesquelles certains travailleurs émigrent et vivent dans le pays d’accueil les rendent extrêmement vulnérables vis-à-vis du VIH », affirme le Dr Salil Panakadan, Coordonnateur de l’ONUSIDA dans le Pays. « Dans bien des cas, le dépistage du VIH, tant dans le pays d’origine que dans le pays d’accueil, entraîne une violation des droits des migrants, car il est pratiqué sans leur consentement, sans qu’ils reçoivent des conseils et un appui, ou dans le non-respect de la confidentialité. »

Shakirul Islam, Président et chercheur principal de l’OKUP, affirme aussi que la vulnérabilité des travailleuses migrantes vis-à-vis du VIH est une préoccupation majeure. « L’analyse des conditions dangereuses dans lesquelles les Bangladaises émigrent pour trouver du travail indique que l’absence de lois et de textes réglementaires concernant le processus d’embauche des employées de maisons étrangères et les conditions médiocres dans lesquelles elles doivent travailler une fois sur place rendent les femmes extrêmement vulnérables et ne font que les exposer davantage au risque d’infection à VIH. »

Il soutient en outre que davantage d’efforts pourraient être déployés pour tenter de remédier à cette situation. « Une autre lacune concerne le caractère inapproprié des informations sur le VIH et autres risques sanitaires que reçoivent les migrants avant leur départ. Fait le plus important, même si les migrants sont pris en compte dans le plan stratégique national de lutte contre le sida, il n’existe pas de riposte au VIH axée spécifiquement sur les travailleurs migrants. »

Il est nécessaire de faire davantage pour veiller au bien-être des travailleuses migrantes qui ont été contraintes de retourner dans leur pays suite à la découverte de leur séropositivité. « Le rapport régional souligne que l’expulsion des migrants séropositifs par le pays d’accueil et le manque de programmes de réinsertion dans le pays d’origine peuvent avoir des conséquences dramatiques sur leur santé, leur bien-être et leur moyens d’existence ainsi que ceux de leur famille », affirme Caitlin Wiesen, Cheffe de l’équipe VIH au PNUD et Coordinatrice du programme régional sur le VIH. « Il est urgent de mettre en place des programmes efficaces de réinsertion à l’intention des migrants rentrés au pays, de faire en sorte qu’ils aient accès à des services de santé et qu’ils disposent de différents choix en matière de moyens d’existence. »

Les États arabes sont la destination principale de nombreux travailleurs migrants originaires d’Asie, notamment du Bangladesh. Les pays d’accueil ayant fait l’objet de l’étude sont Bahreïn, le Liban et les Émirats arabes unis.

Cette étude fait ressortir que, s’agissant aussi bien de Bahreïn que de Dubaï, il n’existe pas de salaire minimum pour les employées de maison bangladaises, qui ne gagnent qu’une centaine de dollars par mois. Dans ces États, et même au Bangladesh, le droit du travail ne s’applique pas à ce type d’emplois, donc les migrantes ne peuvent obtenir de réparation en cas de préjudice.

« De nombreux travailleurs migrants sont exploités et subissent des mauvais traitements. C’est un problème de portée mondiale, qui nous préoccupe tous », déclare le Dr Khandaker Mosharraf Hossain, Ministre bangladais du Travail, de l’Emploi, de la Protection des expatriés et de l’Emploi à l’étranger. « Les pays d’accueil et d’origine endossent la même responsabilité, à savoir mettre en œuvre des politiques et des programmes de protection. Des progrès sont néanmoins en cours : les pays d’accueil et d’origine dialoguent davantage, ce qui nous permet de veiller au respect et à la protection des droits des migrants qui se trouvent à l’étranger. »

L’étude portant sur le Bangladesh fait l’objet d’une des parties consacrées chacune à un pays dans le rapport intitulé HIV vulnerabilities faced by women migrants: from Asia to the Arab states (Vulnérabilités vis-à-vis du VIH des migrantes originaires d’Asie dans les États arabes) publié en mars dernier.

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Lancement du Réseau des personnes vivant avec le VIH au Vietnam

26 novembre 2009

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Launch of VNP+, 24 November 2009, Jan Beagle, Deputy Executive Director, Management and External Relations, UNAIDS
Credit: UNAIDS

Le Réseau des personnes vivant avec le VIH au Vietnam (VNP+) a été officiellement enregistré début novembre, puis lancé le 24 du mois, avec le soutien de l'Equipe commune des Nations Unies sur le VIH au Vietnam.

VNP+ fusionne les efforts de 150 groupes d'entraide et alliances de personnes vivant avec le VIH opérant dans diverses régions du Vietnam et s'assure que ces personnes participent de manière significative à la riposte nationale au sida.

Les réseaux de personnes vivant avec le VIH constituent des dispositifs très efficaces pour établir des partenariats et plaider en faveur de l'accès universel à la prévention, aux traitements et à l'appui médico-social.

Mme Jan Beagle, Directrice exécutive adjointe de l'ONUSIDA

« Les réseaux de personnes vivant avec le VIH constituent des dispositifs très efficaces pour établir des partenariats et plaider en faveur de l'accès universel à la prévention, aux traitements et à l'appui médico-social », a déclaré Jan Beagle, Directrice exécutive adjointe de l'ONUSIDA, qui assistait à la cérémonie de lancement à Hanoi.

« Je souhaite donc féliciter le Gouvernement vietnamien pour cette initiative qui vise à garantir une participation des personnes vivant avec le VIH à tous les stades de la riposte nationale au VIH », a-t-elle ajouté.

Enregistrée en tant qu'ONG locale sous le nom de Centre d'action pour les personnes vivant avec le VIH, VNP+ a également pour mission d'assurer des formations et de créer des perspectives d'emploi pour les personnes vivant avec le VIH ou affectées par le VIH, de mener des activités d'information et de communication sur le VIH/sida et de promouvoir les programmes de recherche, de prévention, de prise en charge et de traitement.

« Les actions du réseau donneront aux personnes vivant avec le VIH ou affectées par le VIH les moyens de surmonter la stigmatisation et la discrimination et de contribuer à la riposte nationale », a pour sa part déclaré le représentant de VNP+, M. Do Dang Dong, avant d'ajouter : « Nous espérons un partenariat rapproché avec le Gouvernement et d'autres organisations de la société civile et des organisations internationales, afin que nous puissions remplir au mieux notre tâche. »

L'Equipe commune des Nations Unies sur le VIH et d'autres partenaires, notamment le PEPFAR, ont apporté à VNP+ un appui technique et financier depuis la création du réseau en 2008. En début d'année, l'Equipe commune des Nations Unies a assuré auprès de VNP+ des formations portant sur la gestion de projets axée sur les résultats, les aptitudes à défendre des politiques, l'organisation de réunions régulières de mise en commun des informations et l'organisation de la réunion d'évaluation annuelle du réseau.

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Group photo of UNAIDS Programme Coordinating Board Delegation meeting with Deputy Prime Minister of Viet Nam, Truong Vinh Trong on 24 November 2009
Credit: UNAIDS
La délégation du Conseil de coordination de l'ONUSIDA, en visite au Vietnam les 23 et 24 novembre, a assisté au lancement de VNP+.

En plus des visites aux projets soutenus par les Nations Unies sur le terrain, la délégation a également rencontré des dirigeants officiels, notamment le Président du Comité national pour la prévention du sida, de la drogue et de la prostitution, S.E. le Vice-premier ministre Truong Vinh Trong.

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