Feature Story
La communauté européenne du développement discute des problèmes de santé mondiaux
23 octobre 2009
23 octobre 2009 23 octobre 2009
Michel Sidibé, Directeur exécutif de l’ONUSIDA, a participé à une table ronde sur les problèmes de santé dans le monde, 22 octobre 2009, Stockholm.
Photo: ONUSIDA
Les journées européennes du développement ont été ouvertes hier à Stockholm par son Altesse Royale la princesse héritière Victoria de Suède en présence de José Manuel Barroso, Président de la Commission européenne, et de Fredrik Reinfeldt, Premier Ministre suédois.
Cet événement de trois jours réunit plus de 1 500 organisations et 400 personnes de la communauté du développement pour débattre de la façon de rendre l’aide au développement plus efficace. Elle aspire à la construction d’une coalition mondiale pour réaliser les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) d’ici à 2015.
Les journées européennes du développement sont organisées conjointement chaque année par la Commission européenne et la présidence de l’Union européenne. 2009 est la quatrième édition de ces journées.
Michel Sidibé, Directeur exécutif de l’ONUSIDA, a participé à une table ronde sur les problèmes de santé dans le monde. Les participants ont examiné les différents moyens permettant d’améliorer la santé mondiale, malgré les difficultés actuelles de l’économie mondiale.
M. Sidibé a souligné que le monde était à la traîne en ce qui concernait la prévention du VIH et a exposé brièvement les grands obstacles à l’arrêt de la propagation du VIH, notamment l’octroi de ressources à destination de populations victimes de criminalisation et de marginalisation.
“Bien que nous disposions d’interventions efficaces en matière de prévention, nous ne sommes pas assez convaincants pour que les décideurs y investissent suffisamment”.
Michel Sidibé, Directeur exécutif de l’ONUSIDA
« Bien que nous disposions d’interventions efficaces en matière de prévention, nous ne sommes pas assez convaincants pour que les décideurs y investissent suffisamment », a ajouté M. Sidibé. Le Directeur exécutif de l’ONUSIDA a également insisté sur le fait que, pour réussir, il fallait créer un mouvement de prévention du VIH avec les communautés locales pour dépasser l’inertie des politiques.
De plus, il a affirmé la nécessité de mettre en place des programmes de « lutte franche et ouverte contre l’inégalité entre les hommes et les femmes pour faire face à une épidémie changeante. »

M. Michel Sidibé, Directeur exécutif de l’ONUSIDA, a rencontré M. Alpha Oumar Konaré, ancien Président du Mali, au cours des Journées européennes du développement (22 octobre 2009, Stockholm).
Photo: ONUSIDA
La réunion a aussi mis l’accent sur la façon de réaliser les OMD liés à la santé. M. Sidibé a indiqué qu’il fallait sortir la riposte au sida de son isolement et que les décideurs devaient tirer profit de l’énergie et de la créativité du mouvement de lutte contre le sida pour tenir leurs promesses tant en matière de lutte contre le sida que de réalisation des OMD.
Lluis Riera, Directeur du Département politique à la Direction générale du développement de la Commission européenne, Michel Kazatchkine, Directeur exécutif du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, et Anders Nordström, Directeur général de l’Agence suédoise pour le développement international (Sida), ont aussi prononcé une allocution lors de cette réunion.
La réunion sur les problèmes de santé mondiaux était une initiative conjointe de l’ONUSIDA, du Fonds mondial, de l’Alliance GAVI, de Stop AIDS Alliance et d’AIDS Accountability International.

M. Michel Sidibé, Directeur exécutif de l’ONUSIDA, et George Soros au cours des Journées européennes du développement (22 octobre 2009, Stockholm)
Photo: ONUSIDA
M. Sidibé a saisi l’occasion de ce déplacement en Suède pour rencontrer des organisations non gouvernementales (ONG) suédoises qui participent à la riposte au sida. Il a notamment rencontré des représentants de Noah’s Ark, ONG associée à la lutte contre le VIH depuis 1986, et du Réseau suédois de personnes vivant avec le VIH.
Les journées européennes du développement, dont l’hôte est la Suède, qui assure la Présidence tournante de l’Union européenne, se termineront le 24 octobre.
La communauté européenne du développement discute
Partnaires:
Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme
Alliance mondiale pour les vaccins et la vaccination (GAVI) (en anglais)
AIDS Accountability International (en anglais)
The Stop AIDS Alliance (en anglais)
Multimédia:
Carte interactive : Sur la voie de l’accès universel
Liens externes:
Journées européennes du développement
Save the Children, Suède (en anglais)
Fondation Arche de Noé (en anglais)
Publications:
Cadre de résultats (pdf, 384 Kb.)
Feature Story
Le Nigeria lance une campagne postale de sensibilisation au VIH
21 octobre 2009
21 octobre 2009 21 octobre 2009
Le Ministre nigérian de l'Information et de la Communication, M. Alhaji Aliyu Ikra Bilbis, a lancé la campagne.
Photo: ONUSIDA
Le 9 octobre dernier, pour célébrer la Journée mondiale de la poste, le Nigeria a lancé au plan national une campagne mondiale de sensibilisation organisée conjointement par l'Union postale universelle, l'ONUSIDA, l'OIT et UNI Global.
Le Ministre nigérian de l'Information et de la Communication, M. Alhaji Aliyu Ikra Bilbis, a lancé la campagne en appelant à la participation d'un nombre plus important d'intervenants, afin de soutenir une riposte globale au sida du Gouvernement, et a ajouté : « Le Nigeria a fait preuve de dynamisme dans la riposte au VIH. »
Tout en félicitant la poste nigériane (Nipost) pour cette dernière action qui contribue à l'arrêt de la propagation du VIH à l'horizon 20015, un des Objectifs du Millénaire pour le développement, le Dr Warren Naamara, Coordonnateur de l'ONUSIDA dans le pays, a déclaré : « Le Nigeria a montré sa volonté d'atteindre cet OMD, mais l'implication d'autres parties prenantes et d'autres acteurs est nécessaire, de manière à faire en sorte que les initiatives nationales contre le VIH atteignent davantage de monde. »
La portée du réseau postal est immense ; ce réseau est accessible aux personnes de tous âges et constitue un excellent moyen de sensibilisation à la prévention du VIH.
M. Michel Sidibé, Directeur exécutif de l'ONUSIDA
Le Dr Naamara a encouragé Nipost à collaborer avec l'Agence nationale de lutte contre le sida et les Agences de lutte contre le VIH des Etats, afin de mettre sur pieds une riposte multisectorielle complète et durable au VIH et au sida.
Cette campagne innovante permet de sensibiliser les clients et les employés des bureaux de poste aux moyens de prévention du VIH à travers une série d'affiches accrocheuses et de prospectus. Les documents indiquent également l'adresse d'un site web multilingue sur la prévention du VIH, hébergé par l'ONUSIDA, et qui fournit des informations détaillées sur les manières d'éviter l'infection.
La campagne au Nigeria fait partie de la première phase d'une série d'initiatives similaires menées par les organismes participants dans six autres pays : le Brésil, le Burkina Faso, le Cameroun, la Chine, l'Estonie et le Mali. Les critères retenus dans le choix des pays sont la prévalence du VIH et une large répartition géographique. La prévalence du VIH au Nigeria est de 3,1% et le pays se trouve en deuxième position derrière l'Afrique du Sud pour le nombre de personnes vivant avec le VIH.
Le Directeur exécutif de l'ONUSIDA, M. Michel Sidibé, a auparavant applaudi cette campagne pour son côté innovant en déclarant : « La portée du réseau postal est immense ; ce réseau est accessible aux personnes de tous âges et constitue un excellent moyen de sensibilisation à la prévention du VIH. »
Le Directeur général des Postes, Mallam Ibrahim Mori Baba, a lu une déclaration à l'occasion du lancement de la campagne.
Photo: ONUSIDA
Près de 24 000 bureaux de poste dans sept pays afficheront et distribueront des informations destinées à leurs clients pendant cette première phase ; il est prévu que d'autres pays membres de l'UPU participent plus tard à cette campagne. Pour la seconde phase, l'OIT est en train de préparer des outils pour les employeurs postaux et destinés à informer le personnel sur le VIH. UNI Global, qui rassemble plus de 900 syndicats représentant plus de 15 millions de membres dans le monde, collabore étroitement avec les services postaux et les syndicats pour cette seconde phase. La troisième phase est prévue pour 2011, lorsque l'UPU invitera ses membres à éditer un timbre commémorant l'identification du sida en 1981.
Dans de nombreuses régions du monde, les bureaux de poste ont déjà une fonction sociale importante pour ce qui est de la promotion des messages de santé publique au sein des communautés. Ces trois prochaines années, la campagne s'étendra au monde entier et pourra concerner jusqu'à 600 000 bureaux de poste. Cela signifie que les millions d'utilisateurs quotidiens des services postaux ainsi que les 5,5 millions d'employés des postes auront accès à des informations importantes sur les manières d'empêcher la transmission du VIH.
Le Nigeria lance une campagne postale de sensibil
Coparrainants:
Centre de presse:
L’ONUSIDA, l’UPU, l’OIT et UNI Global Union lancent une campagne mondiale de prévention du VIH
Reportages:
Le réseau postal international va diffuser des messages de prévention du VIH (7 juillet 2009)
Liens externes:
Union postale universelle
UNI Global (en anglais)
Publications:
Affiche de la campagne de sensibilisation du réseau postal (pdf, 578 Kb.)
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Feature Story
Des scientifiques se réunissent dans le cadre de la conférence « AIDS Vaccine 2009 »
19 octobre 2009
19 octobre 2009 19 octobre 2009
UNAIDS Executive Director Michel Sidibé at the press conference of the 2009 AIDS Vaccine Conference. Paris, 19 October 2009. Credit: UNAIDS
La conférence annuelle « AIDS Vaccine » s’est ouverte aujourd’hui à Paris. Les progrès accomplis dans la mise au point d’un vaccin et les répercussions des résultats des essais sur l’avenir feront l’objet de discussions comptant parmi les points importants du programme. Dans un discours d’ouverture à la conférence, le Directeur exécutif de l’ONUSIDA, Michel Sidibé, a déclaré que les premiers défis à relever pour parvenir à une riposte efficace au sida concernaient l’accès au vaccin et son prix.
M. Sidibé a évoqué les progrès accomplis dans le domaine de la recherche sur le vaccin contre le sida. Les résultats obtenus récemment en Thaïlande ont donné de l’espoir à de nombreux scientifiques dont les travaux portent sur la découverte d’un vaccin contre le VIH qui soit sans danger et d’une grande efficacité. Pour M. Sidibé, ces efforts témoignent de la vigueur et de la dynamique des actions menées collectivement au niveau mondial pour tenir la promesse de mettre au point un vaccin contre le sida.
Il se peut qu’une décennie nous sépare d’un “vaccin prêt à l'emploi”, mais lorsqu’un tel vaccin contre le VIH sera disponible, il devra être financé comme un bien public accessible à tous.
Michel Sidibé, Directeur exécutif de l’ONUSIDA
Le Directeur exécutif de l’ONUSIDA a en outre parlé du défi qui réside dans la création de conditions propices à une mise en œuvre massive d’une vaccination efficace contre le sida. Les traitements antirétroviraux existent depuis 1996, mais l’accès à ceux-ci est véritablement devenu une réalité lorsque les dirigeants du monde entier ont fait l’objet d’une pression de l’opinion publique. Il en est résulté que le prix de ces médicaments a diminué, ce qui a permis à des millions de personnes vivant avec le VIH dans les pays en développement d’avoir accès aux traitements.
Aujourd’hui, les militants du sida répètent les mêmes actions, cette fois pour faire baisser le prix des traitements de deuxième intention.
« Il se peut qu’une décennie nous sépare d’un “vaccin prêt à l'emploi”, mais lorsqu’un tel vaccin contre le VIH sera disponible, il devra être financé comme un bien public accessible à tous », a déclaré M. Sidibé. « D’ici là, nous devons redoubler d’efforts dans le domaine de l’association des méthodes de prévention du VIH pour endiguer la montée continue de nouvelles infections. »
La conférence « AIDS Vaccine 2009 » accueillera des chercheurs reconnus et de jeunes chercheurs ainsi que des cliniciens, des épidémiologistes et des experts en santé publique, qui ont pour buts de mettre en commun des données d’expérience et des avancées scientifiques et de renforcer les collaborations.
Organisée par la Global HIV Vaccine Enterprise à Paris en l’an 2000, la première conférence « AIDS Vaccine » visait à faire avancer le domaine de la recherche sur le vaccin contre le VIH à travers des débats, des échanges et des enseignements. La réunion annuelle est aujourd’hui considérée comme le principal lieu de circulation des informations scientifiques sur la mise au point d’un vaccin efficace contre le VIH, qui constitue une tâche difficile et stimulante. La conférence s’achèvera le 22 octobre.
Des scientifiques se réunissent dans le cadre de
Centre de presse:
Lire le discours du Directeur exécutif de l’ONUSIDA à la conférence « AIDS Vaccine 2009 » (19 octobre 2009)
Le déplacement des priorités scientifiques et sanitaires et la récession économique mondiale : Répercussions sur les investissements en R&D pour la prévention du VIH
Reportages:
OPINION : Le vaccin contre le VIH : un bien public pour corriger une injustice mondiale (2 octobre 2009)
5e Forum du Programme africain pour un vaccin contre le sida (AAVP) (19 juin 2009)
Liens externes:
Conférence « AIDS Vaccine 2009 » (en anglais)
Initiative internationale pour le vaccin contre le sida (IAVI) (en anglais)
Feature Story
Les établissements d'enseignement professionnel chinois jouent un rôle essentiel dans l'éducation sur le sida
16 octobre 2009
16 octobre 2009 16 octobre 2009
Les établissements d'enseignement professionnel en Chine offrent la possibilité de transmettre des messages de prévention du VIH et des IST à des milliers de jeunes. Photo : OIT
Le lycée d'enseignement professionnel de Zhaoqing, dans la province chinoise du Guangdong, assure chaque année la formation technique élémentaire de milliers de travailleurs migrants. C'est également le premier établissement de ce type dans le pays à avoir incorporé des cours sur la sexualité, la santé reproductive et le VIH dans son programme d'enseignement. Ce modèle a maintenant été étendu à l'ensemble du pays avec l'assistance technique de l'Organisation internationale du Travail (OIT).
Des programmes tels que celui soutenu par l'OIT peuvent constituer un excellent modèle permettant de toucher des dizaines de millions de jeunes ainsi que leurs partenaires en Chine, juste au moment où leur âge les expose davantage au risque d'infection par le VIH ainsi qu'aux autres infections sexuellement transmissibles.
Dr Bernhard Schwartländer, Coordonnateur de l'ONUSIDA en Chine
De nombreux diplômés de l'école de Zhaoqing trouvent un emploi dans le delta de la Rivière des Perles, qui est la plus grande zone industrielle au monde et emploie plus de 60 millions de travailleurs migrants venus des régions rurales de la Chine. Avant que les élèves âgés de 14 à 19 ans n'entrent dans la vie active, leurs enseignants s'attachent à leur inculquer des connaissances qui les aideront d'une part, à éviter les fréquentes grossesses non désirées, et d'autre part, à se protéger contre les infections sexuellement transmissibles dont l'infection à VIH, très répandues selon certaines informations.
Pour de nombreux élèves de l'école, l'initiative semble porter ses fruits et les bénéfices d'une plus grande ouverture et d'un accès à l'information sont réels. Une élève nous raconte : « Au début du cours sur le sida, je me sentais nerveuse et timide. Une fois les explications données, je me suis sentie à l'aise et j'ai accepté ce que notre professeur nous disait. J'ai compris que je ne savais rien sur le VIH… Les personnes séropositives ne sont pas dangereuses et ne méritent aucune discrimination. »
Les établissements d'enseignement professionnel en Chine offrent la possibilité de transmettre des messages de prévention du VIH et des IST à des milliers de jeunes. Photo : OIT
S'inspirant de l'exemple du lycée de Zhaoqing et d'autres établissements similaires, l'OIT et le Ministère du Travail des Etats-Unis (USDOL) ont entrepris de toucher le plus grand nombre possible d'élèves, parmi les 18 millions que comptent les 16 000 établissements d'enseignement professionnel du pays.
Le projet commun OIT/USDOL, appelé SHARE (Actions stratégiques contre le VIH/sida dans les entreprises), considère que les établissements d'enseignement professionnel offrent la possibilité d'apporter une formation sur le VIH, les IST et la santé reproductive à un grand nombre de jeunes vulnérables. Par exemple, dans une enquête réalisée sur une population de 1602 filles fréquentant les établissements d'enseignement professionnel d'Anhui, 12% ont déclaré avoir déjà eu des rapports sexuels et 60% des filles de ce groupe ont fait état de grossesses hors mariage.
Au vu de cette situation, le projet SHARE a mis en place des programmes dans 1000 établissements d'enseignement professionnel et formé plus de 2000 enseignants à des méthodes pédagogiques participatives. Le Ministère chinois des Ressources Humaines soutient cet effort avec une politique nationale qui impose à l'ensemble des établissements d'enseignement professionnel relevant de son autorité d'intégrer des cours sur les IST, le VIH et la santé reproductive dans leur programme de santé psychologique.
Selon Richard Howard, Conseiller technique principal du projet d'éducation concernant le VIH/SIDA sur les lieux du travail en Chine, « le renforcement des capacités des établissements d'enseignement professionnel chinois permettra de toucher cinq millions d'élèves sur les cinq prochaines années ».
Les autorités du pays sont très conscientes qu'en dépit des premiers succès enregistrés, le projet doit être suivi et évalué attentivement. « Les défis à venir portent notamment sur la manière de suivre les retombées de cette initiative », déclare Zheng Dongliang, du Ministère des Ressources Humaines et de la Sécurité Sociale et Directeur national du projet d'éducation concernant le VIH/SIDA sur les lieux du travail de l'OIT/USDOL. Et d'ajouter : « Nos pouvons actuellement évaluer la transmission des connaissances par le biais des examens, mais notre objectif est de faciliter les changements de comportements ; nous cherchons en outre des solutions permettant d'assurer un meilleur suivi et une meilleure évaluation de l'impact de ces actions, afin de nous assurer qu'elles engendrent effectivement des comportements positifs parmi ces jeunes vulnérables. »
En principe, l'éducation sexuelle a été mise en place dans les écoles chinoises en 1992. Cependant, sa mise en oeuvre et son efficacité sont variables. Mme Li Hua, une enseignante du lycée d'enseignement professionnel de Wuhu, rapporte que « très souvent, ce sont les enseignants qui sont gênés lorsqu'il s'agit d'aborder des questions liées à la sexualité avec leurs élèves ; les élèves sont désireux d'apprendre et lorsque l'environnement s'y prête, ils n'hésitent à parler ouvertement de leurs expériences ». L'un des objectifs de ce programme est justement de fournir aux enseignants les connaissances, les compétences et les outils nécessaires pour aborder franchement les questions liées à la santé sexuelle et reproductive en classe.
« Il est stimulant et encourageant de voir des enseignants et des élèves échanger de manière animée et imaginative sur des sujets plutôt privés », déclare le Dr Bernhard Schwartländer, Coordonnateur de l'ONUSIDA en Chine. « Des programmes tels que celui soutenu par l'OIT peuvent constituer un excellent modèle permettant de toucher des dizaines de millions de jeunes ainsi que leurs partenaires en Chine, juste au moment où leur âge les expose davantage au risque d'infection par le VIH ainsi qu'aux autres infections sexuellement transmissibles. »
Les établissements d'enseignement professionnel c
Coparrainants:
Partenaires:
Ministère du Travail des Etats-Unis (USDOL) (en anglais)
Reportages:
Une équipe spéciale de l'ONUSIDA élabore des outils efficaces pour permettre aux jeunes de s'attaquer au problème du VIH (05 juin 2009)
Travailleurs migrants et vulnérabilité au VIH dans les pays d’Asie du Sud et du Sud-Est (18 May 2009)
UNESCO : Meilleures pratiques en matière de riposte au VIH dans le secteur de l’éducation (4 mai 2009)
Never abandon, never give up : un film de l’OIT permet aux travailleurs migrants en Chine de s’attaquer à la stigmatisation liée au sida (18 mai 2009)
Publications:
Une approche stratégique : le VIH/sida et l'éducation ETII de l'ONUSIDA sur l'éducation, 2008 (pdf, 2.43 Mb.) (en anglais)
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Un partenariat avec les organisations d'inspiration religieuse en vue d'une quasi-élimination de transmission mère-enfant du VIH
14 octobre 2009
14 octobre 2009 14 octobre 2009
UNAIDS Executive Director Michel Sidibé in panel discussion with Dr Deborah Birx, Director of the Global AIDS Program, CDC, Dr Georges Tiendrebeogo, Royal Tropical Institute, Cordaid and Dr Miguel H. Diaz, U.S. ambassador to the Holy See. Rome, 14 October 2009.
Photo: Ambassade des Etats-Unis près le Saint-Siège
Le Directeur exécutif de l'ONUSIDA, M. Michel Sidibé, a participé à Rome à une réunion sur la prévention et les traitements précoces du VIH et de la tuberculose chez les jeunes enfants. La conférence, organisée par Caritas Internationalis et l'Ambassade des Etats Unis au Vatican, se tient à la Pontificia Università della Santa Croce de Rome.
La réunion a été ouverte par le président récemment nommé du Conseil pontifical pour la pastorale de la santé, l'Archevêque Zygmunt Zimowski.
Dans son discours, M. Sidibé a insisté sur l'importance des communautés confessionnelles pour les soins et l'espoir qu'elles apportent, et a reconnu que 30 à 70% des soins de santé en Afrique sont dispensés par des organisations d'inspiration religieuse.
Nous avons comme partenaire un des réseaux les plus puissants au monde : des communautés confessionnelles dévouées, capables de toucher un grand nombre de personnes, et animées par un engagement profond en faveur de la justice sociale et des droits de l'homme.
Michel Sidibé, Directeur exécutif de l'ONUSIDA
En partenariat avec les organisations d'inspiration religieuse, il serait possible d'arriver à une quasi-élimination de la transmission mère-enfant du VIH, a déclaré M. Sidibé : «Nous avons la technologie. Nous avons la volonté. Et nous avons comme partenaire un des réseaux les plus puissants au monde : des communautés confessionnelles dévouées, capables de toucher un grand nombre de personnes, et animées par un engagement profond en faveur de la justice sociale et des droits de l'homme. »
M. Sidibé a également mis l'accent sur le rôle unique de sentinelle endossé par les responsables religieux au sein de grandes communautés, qui leur permet de mobiliser un important mouvement communautaire dans le cadre de la riposte au sida. Or, ce mouvement a besoin d'être redynamisé au plus vite, afin d'exhorter les pays à mettre en place des services de prévention de la transmission mère-enfant du VIH ainsi que des services intégrés de prise en charge de la tuberculose et du VIH.
Selon les estimations, 370,000 enfants naissent chaque année avec le VIH en Afrique subsaharienne, alors que 45% seulement des femmes enceintes sur le continent bénéficient d'un traitement ARV prophylactique. La réunion a donc été l'occasion de favoriser un débat entre les responsables de l'Eglise catholique romaine sur l'urgence d'une extension des services de dépistage et de traitement pour les enfants vivant avec le VIH et la tuberculose et des mesures destinées à empêcher la transmission mère enfant du VIH.
Durant sa visite à Rome, M. Sidibé a également eu l'occasion de rencontrer des représentants de Sant'Egidio, la plus grande organisation catholique de volontaires laïques au monde, qui fournit des traitement antirétroviraux ainsi qu'un soutien nutritionnel à plus de 70,000 personnes dans 10 pays d'Afrique subsaharienne.
La conférence durera du 14 to 16 octobre et réunira des médecins, des membres d'ordres religieux, des chefs de projets sur le sida de l'Eglise catholique, des professeurs de théologie et des représentants de l'industrie pharmaceutique..
Elle est coparrainée par le Conseil pontifical pour la pastorale de la santé, l'ONUSIDA, le Département Halte à la tuberculose de l'Organisation mondiale de la Santé, le Partenariat Halte à la tuberculose, la commission pour la santé de l'Union internationale des supérieures générales, et l'Hôpital des enfants Bambino Gesù.
Empêcher le décès des mères et l'infection des nourrissons par le VIH constitue l'un des domaines prioritaires du Cadre de résultats de l'ONUSIDA (2009-2011).
Un partenariat avec les organisations d'inspirati
Discours:
Michel Sidibé, Directeur exécutif de l'ONUSIDA. Rome, (14 octobre 2009)
Reportages:
Elaborer des stratégies pour travailler avec les organisations confessionnelles (10 abril 2008)
Liens externes:
Vatican: Le Saint-Siège
Ambassade des Etats-Unis près le Saint-Siège (en anglais)
Caritas Internationalis (en anglais)
Sant’ Egidio
Publications:
Une action conjointe en vue de résultats: Cadre de résultats de l’ONUSIDA, 2009–2011 (pdf, 488 Kb)
Une action d'inspiration religieuse contre le VIH en Afrique australe: l'initiative "choisir de prendre soin" (pdf, 1.48 Mb) (en anglais)
S'engager avec le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme: guide d'introduction pour les organisations d'inspiration religieuse (pdf, 2.41 Mb.) (en anglais)
Rapport d'un atelier théologique consacré à la stigmatisation liée au VIH et au SIDA (pdf, 928 Kb.)
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Le Directeur exécutif de l’ONUSIDA visite le plus ancien centre de traitement contre le VIH du Karnataka
13 octobre 2009
13 octobre 2009 13 octobre 2009
M. Sidibé a eu des entretiens avec le personnel du dispensaire, notamment les conseillers, les médecins et le personnel infirmier, ainsi qu’avec la direction et le doyen de la faculté de médecine. Photo: ONUSIDA
Pour conclure sa visite officielle en Inde, le Directeur exécutif de l’ONUSIDA, Michel Sidibé, s’est rendu hier dans un centre de traitement contre le VIH aux hôpitaux Bowring & Lady Curzon à Bangalore. Ce centre géré par l’État est le plus grand et le plus ancien du Karnataka et il compte le plus grand nombre de services intégrés en rapport avec le VIH et la tuberculose en Inde. C’est également l’un des rares centres capables à la fois de définir, grâce à un test de mesure de la charge virale, le moment où les médicaments de première intention deviennent inefficaces et de fournir un accès aux médicaments de deuxième intention et de les administrer.
Ce dispensaire est un modèle qui montre que l’accès aux antirétroviraux de première intention et de deuxième intention est en train d’être élargi pour les Indiens qui ont besoin du traitement.
Michel Sidibé, Directeur exécutif de l’ONUSIDA
M. Sidibé a salué le travail du Karnataka, qui a consisté à piloter le regroupement des services VIH/tuberculose dans le même centre et à permettre aux patients qui en ont besoin d’avoir accès aux médicaments de deuxième intention.
Pour M. Sidibé, « ce dispensaire est un modèle qui montre que l’accès aux antirétroviraux de première intention et de deuxième intention est en train d’être élargi pour les Indiens qui ont besoin du traitement ». Il s’est également félicité du fait que « les Indiens puissent se procurer des médicaments fabriqués en Inde », une situation qui illustre ce qu’il est possible de réaliser en Afrique à l’avenir.

Le centre de traitement contre le VIH aux hôpitaux Bowring & Lady Curzon à Bangalore est capable de fournir l'accès aux médicaments de deuxième intention et de les administrer aux patients qui en ont besoin .
Photo: ONUSIDA
Le Directeur exécutif de l’ONUSIDA a eu l’occasion de s’entretenir avec des patients, et leur famille, qui ont témoigné du fait que le traitement leur avait redonné la santé et permis de reprendre le cours de leur vie, même une activité professionnelle. M. Sidibé a également eu des entretiens avec le personnel du dispensaire, notamment les conseillers, les médecins et le personnel infirmier, ainsi qu’avec la direction et le doyen de la faculté de médecine.
Au cours de sa visite à Bangalore, M. Sidibé a en outre participé à une manifestation de la société civile organisée dans la ville. Il s’y est entretenu avec des représentants de la société civile et a discuté avec des femmes vivant ouvertement avec le VIH.
Dans le cadre de la première visite officielle du Directeur exécutif de l’ONUSIDA en Inde, des manifestations et des réunions se sont également tenues à New Delhi et Mumbai.
Le Directeur exécutif de l’ONUSIDA visite le plus
Multimédia:
Reportages:
Le Directeur exécutif de l’ONUSIDA se joint au ministre principal pour inaugurer un centre d’apprentissage sur le VIH et le commerce du sexe à Bangalore (Inde) (12 octobre 2009)
Le Directeur exécutif de l’ONUSIDA se rend sur les lieux d’un programme extra-institutionnel à l’intention des hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes à Mumbai (12 octobre 2009)
Michel Sidibé félicite les communautés de minorités sexuelles indiennes de s’être unies contre l’article 377 du Code pénal (9 octobre 2009)
Michel Sidibé exhorte l’Inde à poursuivre ses efforts (6 octobre 2009)
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Le Directeur exécutif de l’ONUSIDA se joint au ministre principal pour inaugurer un centre d’apprentissage sur le VIH et le commerce du sexe à Bangalore (Inde)
12 octobre 2009
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Le Directeur exécutif de l’ONUSIDA, Michel Sidibé, s’est joint au ministre principal du Karnataka, B.S. Yediyurappa, pour inaugurer officiellement l’Ashodya Academy. Bangalore, 12 octobre 2009.
Photo: ONUSIDA
Aujourd’hui, à Bangalore, le Directeur exécutif de l’ONUSIDA, Michel Sidibé, s’est joint au ministre principal du Karnataka, B.S. Yediyurappa, pour inaugurer officiellement l’Ashodya Academy – le premier centre d’apprentissage sur le VIH dans la région Asie-Pacifique entièrement géré par des professionnel(le)s du sexe. Le ministre principal s’est félicité de l’ouverture de ce lieu à Mysore. Le centre entame le premier stage de formation sur le VIH avec plus de 200 professionnel(le)s du sexe d’Ashodya ainsi que des participants venus d’autres régions de l’Inde et de plus loin encore, à savoir du Bangladesh, du Cambodge, du Myanmar et du Népal.
Le fait que vous souteniez la lutte contre le VIH alors que vous vous trouvez au cœur d’une crise humanitaire est un geste remarquable qui témoigne de votre leadership et de votre dévouement envers les personnes pauvres et vulnérables, dépourvues de moyen d’expression .
Michel Sidibé, Directeur exécutif de l’ONUSIDA
Michel Sidibé a rendu hommage au dévouement du ministre principal, qui a pris du temps sur les actions de secours et de relèvement menées à la suite des inondations qui frappent le Karnataka. « Le fait que vous souteniez la lutte contre le VIH alors que vous vous trouvez au cœur d’une crise humanitaire est un geste remarquable qui témoigne de votre leadership et de votre dévouement envers les personnes pauvres et vulnérables, dépourvues de moyen d’expression », a déclaré le Directeur exécutif.
« C’est un moment dont nous sommes fiers, et nous nous sommes réunis pour lutter contre la propagation du VIH », a affirmé Partima, une professionnelle du sexe de Mysore.
Le centre Ashodya développera le potentiel d’action d’organisations en matière d’amélioration et de développement d’approches à l’initiative des communautés visant à faire connaître le VIH aux professionnel(le)s du sexe. Photo: ONUSIDA
Ashodaya Samathi, une association de professionnel(le)s du sexe à Mysore, a également dit combien elle appréciait que le ministre principal, B.S. Yediyurappa, ait pris le temps de participer à l’ouverture du centre et qu’il ait apporté son soutien public à celui-ci. L’association a fait don de 50 000 roupies au gouvernement du Karnataka, une somme qu’elle a rassemblée pour participer au financement des actions de relèvement menées à la suite des inondations.
Le ministre principal a fait savoir qu’il était profondément touché par ce don généreux et il a déclaré que celui-ci avait plus de valeur à ses yeux qu’un don d’une valeur 10 000 fois supérieure de la part de donateurs fortunés.
un exemple remarquable d’une communauté soutenant des frères et sœurs d’une autre communauté se trouvant dans une situation d’urgence et ayant besoin d’aide.
Charles Gilks, Coordonnateur de l’ONUSIDA dans le pays
Le coordonnateur de l’ONUSIDA dans le pays, Charles Gilks, a déclaré que le symbole de ce don allait au-delà de sa valeur monétaire et qu’il constituait « un exemple remarquable d’une communauté soutenant des frères et sœurs d’une autre communauté se trouvant dans une situation d’urgence et ayant besoin d’aide ».
Au Karnataka, l’épidémie de VIH est relativement avancée. La prévalence de cet État se classe au deuxième rang des prévalences les plus élevées des États de l’Inde du Sud. La prévalence du VIH chez les adultes dans plusieurs districts dépasse 1% depuis neuf ans, et le commerce du sexe est une des causes principales de transmission du VIH. Des activités de cartographie ont montré que les zones urbaines comptaient plus de 64 000 professionnelles du sexe, contre 61 000 dans les zones rurales.
Les activités de proximité à l’intention de ces communautés de professionnel(le)s du sexe constituent un volet essentiel de la riposte au sida dans cette région. Le centre Ashodya développera le potentiel d’action d’organisations en matière d’amélioration et de développement d’approches à l’initiative des communautés visant à faire connaître le VIH aux professionnel(le)s du sexe. Il est soutenu par la Fondation Bill & Melinda Gates, l’Université du Manitoba et la Banque asiatique de développement, en partenariat avec l’ONUSIDA.
Le Directeur exécutif de l’ONUSIDA se joint au mi
Multimédia:
Reportages:
Le Directeur exécutif de l’ONUSIDA se rend sur les lieux d’un programme extra-institutionnel à l’intention des hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes à Mumbai (11 octobre 2009)
Michel Sidibé félicite les communautés de minorités sexuelles indiennes de s’être unies contre l’article 377 du Code pénal (9 octobre 2009)
Michel Sidibé exhorte l’Inde à poursuivre ses efforts (6 octobre 2009)
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Le Directeur exécutif de l’ONUSIDA visite les locaux d’un programme à destination des hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes à Bombay
11 octobre 2009
11 octobre 2009 11 octobre 2009
(De gauche à droite): Ashok Row Kavi, militant gay avec Michel Sidibé, Directeur exécutif de l'ONUSIDA. Photo: ONUSIDA
Au cours de sa visite dans les locaux de l’Humsafar Trust à Bombay, M. Sidibé a parlé avec son fondateur, le militant gay M. Ashok Row Kavi, de sa vision sur la façon de parvenir à la réalisation de l'accès universel à la prévention, aux soins et aux traitements en matière de VIH en Inde d’ici à 2010.
En visite à Bombay, au cours de son premier voyage en Inde en tant que Directeur exécutif de l'ONUSIDA, M. Michel Sidibé a félicité l’Humsafar Trust pour sa contribution à l'arrêt d’annulation de l'article 377 du Code pénal indien. Cette organisation faisait partie des demandeurs ayant déposé une requête devant la cour de Dehli contre cet article qui criminalisait les relations homosexuelles.
L’Humsafar Trust est l'une des premières organisations en Inde à plaider pour les droits des hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes. En 1990, M. Row Kavi, avec d'autres hommes se décrivant comme homosexuels, ont lancé une revue intitulée Bombay Dost (Bombay Ami) afin de tenter de créer une « communauté gay ». Ils ont reçu de nombreux courriers d’hommes de tout le pays, et même de plus loin, - du Népal, du Pakistan, d'Afghanistan et d'Asie centrale -, qui étaient aussi à la recherche de cette communauté. Cinq ans plus tard, M. Row Kavi a aménagé dans un bâtiment abandonné et mis à disposition par le gouvernement au milieu des bidonvilles de Bombay afin d'offrir une éducation en matière de santé et des services y afférents aux hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes.
Comme les rapports sexuels entre les hommes ne permettent pas de procréer, ils ne sont pas considérés comme sérieux en Inde. A l’Humsafar Trust, on ne demande jamais à quelqu’un qui il est; tout ce qui nous intéresse, c’est de savoir si la personne se protège ou pas.
M Ashok Row Kavi, fondateur de l’Humsafar Trust
Aujourd'hui, l’Humsafar Trust continue d'offrir les services d'un centre d'accueil, des conseils et les services d'un centre de santé fournissant des traitements contre les maladies sexuellement transmissibles, mettant à disposition des installations de dépistage du VIH et des orientations vers les traitements contre le VIH. L’Humsafar Trust a été un véritable pionnier dans la lutte contre l'article 377 et dans la naissance d'un changement juridique quant à la façon dont l'homosexualité est traitée en Inde.
En expliquant la naissance de l’Humsafar Trust, M. Row Kavi, qui est aussi consultant auprès de l’ONUSIDA, a déclaré : «Comme les rapports sexuels entre les hommes ne permettent pas de procréer, ils ne sont pas considérés comme sérieux en Inde. A l’Humsafar Trust, on ne demande jamais à quelqu’un qui il est ; tout ce qui nous intéresse, c’est de savoir si la personne se protège ou pas.»
La Naz Foundation (India) Trust, une organisation non gouvernementale basée à New Delhi dont les travaux concernent la riposte au sida et la santé sexuelle depuis 1994, et le Collectif des juristes ont rejoint l’Humsafar Trust lors du dépôt de la requête auprès de la Haute Cour de New Delhi contre l'article 377. Leurs efforts ont été récompensés lorsque, le 2 juillet 2009, la Cour, dans un jugement historique, a déclaré que l'article 377 violait les droits à la vie privée, à la liberté, à la santé et à l'égalité consacrés dans la Constitution indienne.
Au cours de sa récente visite à New Delhi, M. Sidibé a félicité les militants au cours d’un événement organisé en leur honneur. La décision de la Cour renforce les efforts de l'Organisation indienne de lutte contre le sida (NACO) entrepris pour sensibiliser les personnes les plus à risque.
Le Directeur exécutif de l'ONUSIDA a déclaré que la décision de l'Inde relative à l'article 377 représentait une immense victoire car «la suppression des lois criminalisant et discriminant annonçait un nouveau cadre, un nouvel engagement, ainsi qu'un nouveau mouvement vers l'accès universel à la santé et aux droits de l'homme».
Les statistiques fournies par la NACO montrent que l'article 377 encourageait les personnes à rester cachées, ce qui rendait difficile leur accès aux services de base en matière de VIH, ainsi qu’aux services sociaux et de santé.
Dans une réunion avec les représentants de réseaux de personnes séropositives et de la société civile, M. Sidibé a réaffirmé aux personnes vivant avec le VIH qu'elles étaient au cœur de la mission de l'ONUSIDA. Il a déclaré qu'il souhaitait vivement que la riposte au sida redouble au niveau national et mondial, malgré la crise financière et économique mondiale.
La visite de M. Sidibé se terminera le 12 octobre.
Le Directeur exécutif de l’ONUSIDA visite les loc
Centre de presse:
Les ripostes au sida sont un échec chez les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes et les populations transsexuelles (pdf, 30 Kb.) (en inglés)
L’ONUSIDA salue la décision historique de la Haute Cour de Delhi d’abroger la loi qui pénalise les relations homosexuelles entre adultes
Reportages:
Décision historique de la Haute Cour de Delhi qui reconnaît que la criminalisation abusive est un obstacle à la santé, aux droits de l’homme et à la dignité (7 juillet 2009)
Initiative mondiale pour interrompre la propagation du VIH parmi les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes (24 juillet 2007)
Liens externes:
Humsafar Trust (en anglais)
Publications:
Cadre de résultats de l’ONUSIDA : accès universel pour les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes (pdf, 323 Kb.) (en anglais)
Homophobie au niveau de l’Etat (pdf, 250 Kb.) (en anglais)
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Michel Sidibé félicite les communautés de minorités sexuelles indiennes de s’être unies contre l’article 377 du Code pénal
09 octobre 2009
09 octobre 2009 09 octobre 2009
(en partant de la droite) Oscar Fernandes, président – Forum parlementaire sur le VIH/sida ; Michel Sidibé, Directeur exécutif de l’ONUSIDA (au centre) ; Dr Charles Gilks, UCC India. New Delhi, le 9 octobre 2009
Photo: ONUSIDA
Aujourd’hui, le Directeur exécutif de l’ONUSIDA, Michel Sidibé, a participé à une manifestation à Dehli, en l’honneur des militants dont les actions ont contribué à la récente abrogation de l’article 377 du Code pénal indien. Cette loi, qui criminalisait les rapports sexuels entre hommes et entre personnes transsexuelles consentants, a été annulée le 2 juillet 2009 dans un arrêt historique de la Haute Cour de Dehli.
M. Sidibé a félicité les communautés lesbienne, gay, bisexuelle et transsexuelle pour leur solidarité, qui a conduit à l’arrêt de la Cour. Le Directeur exécutif estime que celui-ci est « une victoire pour la tolérance, l’équité et l’égalité ».
M. Sidibé a également exhorté les communautés de militants à se mobiliser dans le cadre de la riposte au VIH et à se faire les porte-parole des personnes les plus vulnérables au VIH. « Si des lois de cette nature sont annulées, le programme de prévention du VIH de l’Inde pourrait, à l’avenir, servir de modèle à d’autres pays dans le monde entier », a-t-il déclaré.
Dans son allocution à la réception en l’honneur des militants, M. Sidibé a en outre fortement recommandé la suppression des lois répressives, notamment en matière de commerce du sexe et de consommation de drogues, qui nuisent à la riposte au sida. Il a affirmé que la criminalisation risquait de pousser des communautés déjà plus exposées au risque d’infection « à vivre dans l’ombre et [qu’elle] sapait les efforts déployés pour garantir l’accès universel aux services de prévention, de soins et d’appui dans le domaine du VIH ».
L’article 377
La Haute Cour a rendu cet arrêt après une longue bataille juridique dans laquelle les communautés lesbienne, gay, bisexuelle et transsexuelle de l’Inde ont uni leurs efforts pour faire entendre leur voix.
Une victoire pour la tolérance, l'équité et l'égalité
Michel Sidibé, Directeur exécutif de l'ONUSIDA
Dans la déclaration solennelle sur l’article 377 qu’elle a faite devant les juges, l’Organisation nationale de lutte contre le sida (NACO) a affirmé que cette loi faisait obstacle aux efforts de prévention du VIH. La NACO a indiqué que seuls 6% des hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes ont accès aux services de prévention, de traitement, de soins et d’appui en matière de VIH, car la plupart d’entre eux ne sont pas disposés à révéler leur comportement sexuel par peur d’extorsion, de harcèlement et de violence de la part des forces de l’ordre. Il a été indiqué que l’article 377 incitait les personnes à rester cachées, ce qui entrave leur accès aux services essentiels liés au VIH ainsi qu’aux services sanitaires et sociaux.
Pour les juges Shah et Muralidhar, la Constitution indienne reconnaît, protège et loue la diversité. Ils ont déclaré que l’article 377 violait les droits à la vie privée, à la liberté, à la santé et à l’égalité, consacrés dans la Constitution.
La manifestation visait à rendre hommage aux communautés de militants dont les actions ont contribué à la récente abrogation de l’article 377 du Code pénal indien. New Delhi, le 9 octobre 2009
Photo: ONUSIDA
Cette décision a certes été surtout considérée comme une victoire pour les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes et les personnes transsexuelles, mais elle a aussi été saluée comme une victoire pour tous, indépendamment de l’orientation et de l’identité sexuelles. Ce jugement est remarquable et progressiste, du fait qu’il traduit le rejet d’une conception universelle de la sexualité fondée uniquement sur les pratiques hétérosexuelles. L’arrêt énonce que la moralité ne peut justifier une atteinte aux droits de l’homme.
Dans le monde, près de 80 pays sont dotés de lois qui criminalisent les pratiques homosexuelles. En collaborant avec la société civile et d’autres parties prenantes, l’ONUSIDA œuvre pour supprimer les lois punitives, les politiques et les pratiques qui font obstacle à la riposte au sida. Il s’agit de l’un des neuf domaines prioritaires du Cadre de résultats de l’ONUSIDA, 2009 – 2011 (lien vers : Une action conjointe en vue de résultats : Cadre de résultats de l’ONUSIDA, 2009 – 2011).
Dans le prolongement de la prononciation de l’arrêt par la Cour, des représentants des communautés de minorités sexuelles de New Delhi ont cherché et étudié, avec M. Sidibé, des moyens de réussir à nouer un dialogue avec les autorités gouvernementales et sanitaires.
Michel Sidibé félicite les communautés de minorit
Centre de presse:
Les ripostes au sida sont un échec chez les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes et les populations transsexuelles (en anglais)
L’ONUSIDA salue la décision historique de la Haute Cour de Delhi d’abroger la loi qui pénalise les relations homosexuelles entre adultes
Reportages:
Décision historique de la Haute Cour de Delhi qui reconnaît que la criminalisation abusive est un obstacle à la santé, aux droits de l’homme et à la dignité (7 juillet 2009)
Les HSH et l’épidémie mondiale de VIH (31 July 2008)
Publications:
UNAIDS Cadre d’action de l’ONUSIDA sur l’accès universel pour les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes et les personnes transsexuelles (pdf, 323 Kb.) (en anglais)
Article sur la situation eu égard à l’homophobie (pdf, 250 Kb.) (en anglais)
Une action conjointe en vue de résultats : Cadre de résultats de l’ONUSIDA, 2009 – 2011 (pdf, 423 Kb)
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Une nouvelle initiative pour former les personnes vivant avec le VIH en Inde à la sensibilisation au problème du sida sur les lieux de travail
07 octobre 2009
07 octobre 2009 07 octobre 2009Nous célébrons aujourd'hui, 7 octobre 2009, la Journée mondiale du travail décent. L'Organisation internationale du Travail, un des coparrainants de l'ONUSIDA, oeuvre à la réalisation de l'objectif du travail décent. Cet objectif approuvé mondialement est fondé sur les droits au travail, et notamment sur l'absence de discrimination, l'accroissement des possibilités d'emploi, la protection sociale pour tous et le dialogue social.

Défendant les droits des personnes vivant avec le VIH sur le lieu de travail : Shri Mallikarjun Kharge, Ministre du Travail et de l'Emploi de l'Union indienne (à la tribune) et Syed Mohammad Afsar, Spécialiste technique de l'OIT sur le VIH/sida pour l'Asie du Sud et coordonnateur du projet de l'OIT en Inde.
Photo publiée avec l'aimable autorisation de l'OIT
Une initiative innovante vient d'être lancée dans le cadre de la riposte indienne au sida dans le monde du travail par l'Organisation internationale du Travail (OIT) et le Réseau des personnes vivant avec le VIH/sida en Inde (INP+). Les deux organisations ont uni leurs efforts pour mettre au point un outil unique de formation, composé d'un manuel et d'une vidéo, destiné aux personnes vivant avec le virus, afin de former celles-ci à la sensibilisation au problème du sida sur les lieux de travail.
Présenté par Shri Mallikarjun Kharge, Ministre du Travail et de l'Emploi de l'Union indienne, cet outil pédagogique contient des témoignages de personnes vivant avec le VIH dans des environnements de travail, une telle initiative de formation s'étant avérée très efficace par le passé. Ce guide pratique et procédant par étapes est conçu d'une part, pour encourager les personnes séropositives à une plus grande ouverture quant à leur statut sérologique et d'autre part, pour diffuser un message de tolérance et de respect des droits de l'homme et des droits en matière d'emploi des personnes affectées par le virus dans le pays.
La vidéo et le manuel ont été élaborés grâce aux contributions de plus d'une centaine de personnes vivant avec le VIH et sont disponibles à la fois en anglais et en hindi.
Nous ne pourrons jamais insister suffisamment sur l'importance des droits des personnes vivant avec le VIH — droits au respect, à la dignité, à l'accès aux soins et aux traitements — et ici, avec ce projet, au travail. Renforcer les capacités des individus dans le but de défendre ces droits est essentiel et nous tenons à saluer le travail réalisé dans ce domaine par l'OIT et INP+.
Charles Gilks, Coordonnateur de l'ONUSIDA en Inde
Hari Singh, membre du conseil d'administration du Réseau des personnes vivant avec le VIH/sida à Delhi, collabore aux initiatives de sensibilisation de l'OIT depuis 2007 et a participé activement à ce processus. Il a mentionné, dans un discours prononcé à l'occasion du lancement, la confiance qu'il a acquise pour aborder la question de son statut sérologique. Il parle désormais de sa propre expérience avec des employeurs, des travailleurs et des syndicats, et diffuse des messages clairs et spécifiques contre le sida.
Comme dans de nombreux autres pays, la stigmatisation et la discrimination liées au sida sont encore très répandues dans la société indienne, notamment sur le lieu de travail, et un certain nombre de personnes ont été chassées de leur emploi à cause de leur statut sérologique. Selon Naveen Kumar du Réseau des personnes séropositives de Delhi, cela peut avoir des conséquence dévastatrices : « Si vous nous retirez nos emplois, vous nous tuerez plus vite que le VIH. » Faire disparaître les lois répressives, les politiques, les pratiques et les attitudes stigmatisantes ou discriminatoires, qui constituent des obstacles à des actions efficaces contre le sida, est l'un des neufs domaines prioritaires du Cadre de résultats de l'ONUSIDA 2009-2011.
Cette dernière initiative fait partie d'un projet cadre mené par l'OIT en Inde, le premier pays au monde à mettre en oeuvre un projet de coopération technique de l'OIT sur le VIH, suite à la création en 2001 du programme de l'organisation sur le VIH/sida et le monde du travail. Dès le commencement, l'équipe de gestion du projet de l'OIT a intégré une personne vivant avec le VIH.

Hari Singh s'exprimant à l'occasion du lancement du manuel et de la vidéo de formation. Il collabore avec l'OIT fin de s'assurer que les personnes vivant avec le VIH soient entendues sur leur lieu de travail.
Photo publiée avec l'aimable autorisation de l'OIT
« L'OIT, en partenariat avec INP+, applique activement le principe du droit à l'emploi et d'autres droits fondamentaux des personnes vivant avec le VIH en rapport avec l'emploi, dans l'élaboration et la mise en oeuvre des programmes et des politiques concernant le VIH sur le lieu de travail », explique K.K. Abraham, le président d'INP+.
Comme le maintient Syed Mohammad Afsar, Spécialiste technique de l'OIT sur le VIH/sida pour l'Asie du Sud et coordonnateur national du projet en Inde : « Le travail est tout aussi important que les traitements pour les personnes vivant avec le VIH. Un des principes fondamentaux du Recueil de directives pratiques du BIT sur le VIH/sida et le monde du travail est l'absence de discrimination par rapport à l'emploi. Les gens doivent avoir le droit de travailler et de gagner leur vie tant que leur santé le leur permet. »
Le projet de l'OIT en Inde est soutenu par le Ministère américain du Travail et, depuis peu, par le Plan d'urgence de lutte contre le sida du Président des Etats-Unis (PEPFAR). Il est désormais perçu par beaucoup comme un élément de comparaison pour les autres programmes sur le sida dans le monde du travail, mis en oeuvre par l'OIT en collaboration avec les ministères du travail et les organisations d'employeurs et de travailleurs.
« Avec ce projet de l'OIT, nous avons renforcé les capacités des personnes vivant avec le VIH et encouragé leur participation dès le départ. Jusque là, 165 personnes vivant avec le VIH en Inde ont été formées à la sensibilisation sur les lieux de travail », a ajouté M. Afsar.
Selon Charles Gilks, le Coordonnateur de l'ONUSIDA en Inde, l'initiative est tout à fait bienvenue. « Nous ne pourrons jamais insister suffisamment sur l'importance des droits des personnes vivant avec le VIH — droits au respect, à la dignité, à l'accès aux soins et aux traitements — et ici, avec ce projet, au travail. Renforcer les capacités des individus dans le but de défendre ces droits est essentiel et nous tenons à saluer le travail réalisé dans ce domaine par l'OIT et INP+. »
Une nouvelle initiative pour former les personnes
Coparrainants:
Partenaires:
Réseau des personnes vivant avec le VIH/sida en Inde (INP+) (en anglais)
Ministère du Travail des Etats-Unis (USDOL) (en anglais)
Multimédia:
Regarder la vidéo sur la prévention du VIH dans le mode du travail sur YouTube
Reportages:
Maroc : réunion pour renforcer la riposte au sida sur le lieu de travail (10 juillet 2009)
La Conférence internationale du travail aborde le problème du VIH dans le monde du travail (3 juin 2009)
L'OIT et des leaders du monde du travail s'engagent sur des initiatives à l'occasion de l'ICASA 2008 (4 décembre 2008)
Une norme internationale du travail pour renforcer la riposte au sida sur le lieu de travail (21 juillet 2008)
L’OIT constate un progrès significatif dans les attitudes à l’égard du VIH/sida sur les lieux de travail (25 avril 2008)
La crise des personnels de santé limite la riposte au sida (29 février 2008)
Publications:
Le sida est l'affaire de tous : Partenariats ave le secteur privé : Une collection d’études de cas de l'ONUSIDA (pdf, 863 Kb.) (en anglais)
Manuel des employeurs sur le VIH/sida : Guide pour l'Action (pdf, 609 Kb.)
Cadre de résultats de l'ONUSIDA (2009–2011) (pdf, 396 Kb.)
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