Feature Story

Un forum virtuel mondial afin de permettre aux enseignants de s'exprimer sur le problème du VIH

14 mai 2009

Teacher and pupil
Le forum virtuel mondial donnera aux enseignants et à leurs partenaires l'occasion d'échanger des idées et des expériences afin d'améliorer l'efficacité de la riposte au VIH.
Photo: ONUSIDA, G. Pirozzi

Les enseignants doivent avoir un rôle essentiel dans l'élaboration d'une riposte efficace au VIH dans les établissements scolaires. Pourtant, les signes d'une participation effective des enseignants aux actions visant à contrer l'épidémie sont rares et isolés. En outre, les enseignements tirés d'une telle participation n'ont pas été mis en commun, ni débattus à grande échelle. 

Afin d'examiner les progrès réalisés et d'identifier des solutions, l'Institut international de planification de l'éducation (IIPE) de l'UNESCO et l'Equipe de travail interinstitutions (ETII) de l'ONUSIDA sur l'éducation organisent un forum en ligne sur le thème Enseignants et VIH/sida : examen des réalisations et recensement des défis du 18 au 29 mai 2009.

Le forum réunira des acteurs issus de divers horizons, notamment des planificateurs de programmes d'enseignement, des décideurs, des représentants des syndicats d'enseignants et du personnel enseignant, des réseaux d'enseignants vivant avec le VIH, des groupes de la société civile, des donateurs, des organismes coparrainants de l'ONUSIDA et d'autres institutions multilatérales. Les participants pourront ainsi échanger opinions et expériences, et se pencher sur la manière dont les enseignants peuvent se servir de leur influence et de leur expertise pour atténuer les effets d'une épidémie, dont les conséquences négatives sur les établissements scolaires et l'ensemble du système éducatif sont profondes. 

Dans de nombreux pays, le sida fait désormais partie des programmes scolaires et les enseignants eux-mêmes prennent souvent des initiatives dans ce domaine. Par exemple, le Syndicat démocratique sud-africain des enseignants renforce ses capacités institutionnelles et assure des formations auprès des enseignants, afin d'examiner leur propre vulnérabilité par rapport au risque de contamination, leur connaissance du VIH et leur capacité à aider les autres à se prémunir contre l'infection. Les éducateurs en général ont la lourde responsabilité de s'assurer d'une part, que les enfants et adolescents acquièrent les connaissances et les compétences essentielles ainsi que les bonnes attitudes en matière de prévention, et d'autre part, dans les environnements à forte prévalence, que les élèves infectés ou affectés par le VIH ont accès à un appui médico-social.

Women painting
Droit d'auteur: UNESCO

Sans les enseignants, l'objectif d'une éducation pour tous, qui vise à répondre aux besoins d'apprentissage de chaque enfant, adolescent et adulte à l'horizon 2015, ne pourra pas être atteint. Pourtant, cette profession est confrontée à de sérieux problèmes, notamment des environnements de travail difficiles (classes surchargées, manque de matériel) et une formation continue rare voire inexistante. Dans de nombreux pays, en particulier en Afrique subsaharienne, les enseignants sont profondément touchés par le VIH. En Zambie, selon les estimations de l'ONUSIDA et de l'OMS, les maladies (souvent liées au sida) et les obligations liées à la prise en charge de membres de la famille, y compris la participation aux funérailles, sont responsables de plus de 60% des absences des enseignants. En outre, la stigmatisation et la discrimination, l'inégalité entre les sexes, des préoccupations d'ordre moral, des questions culturelles ainsi que les rapports entre enseignants et élèves, rendent extrêmement complexe l'environnement dans lequel se déroule l'éducation sur le sida en milieu scolaire.

Dans une déclaration commune, Mark Richmond, Coordonnateur mondial de l'UNESCO pour le VIH et le sida, et Mark Bray, Directeur de l'IIPE de l'UNESCO ont affirmé : « L'épidémie de sida soulève de nombreuses questions chez les enseignants, en particulier dans les environnements à forte prévalence. »

Ce forum promet d'être une occasion précieuse… pour les enseignants de se faire entendre de l'ensemble des acteurs de la riposte au VIH.

Mark Richmond, Coordonnateur mondial de l'UNESCO pour le VIH et le sida, et Mark Bray, Directeur de l'IIPE de l'UNESCO

« Ce forum promet d'être une occasion précieuse pour les enseignants et d'autres parties prenantes de partager leurs connaissances et leurs expériences, et plus important encore, de se faire entendre de l'ensemble des acteurs de la riposte au VIH », ont-ils ensuite ajouté.

Les résultats du forum alimenteront directement les discussions de la réunion de printemps de l'ETII de l'ONUSIDA sur l'éducation, organisée par Irish Aid, le programme d'aide au pays en développement du gouvernement irlandais. Le symposium, qui se tiendra en juin de cette année, aura pour thème « Enseignants et VIH/sida : examen des réalisations et recensement des défis ».

Un compte-rendu des débats sera en outre plus largement accessible grâce au Service d'échange d'informations sur le VIH, le sida et l'éducation de l'IIPE.

Les participants au forum seront invités à échanger des points de vue sur quatre sujets interdépendants:

1. Implication des enseignants dans la prévention du VIH : incidence sur les politiques générales et l'encadrement

2. Couverture et contenu des formations préalable et interne des enseignants

3. Le rôle des enseignants dans la protection des enfants et la promotion d'environnements scolaires sûrs et sains

4. Environnements de travail solidaires et favorables pour les enseignants affectés par le VIH.

Les quatre sujets seront accessibles pendant toute la durée du forum qui sera animé en ligne par des modérateurs (personnel du secrétariat de l'IIPE et de l'ETII de l'ONUSIDA), avec des synthèses quotidiennes des discussions et des commentaires, afin d'alimenter le débat sur ces questions.

Pour participer au forum, veuillez envoyer un courriel à hiv-aids-clearinghouse@iiep.unesco.org, en précisant votre nom, votre titre, votre organisation et votre nationalité. Vous recevrez alors des instructions détaillées sur la manière d'accéder au forum et de contribuer au débat.

Notez que vous avez la possibilité de vous inscrire à n'importe quel moment avant ou pendant le forum, mais que celui-ci ne sera accessible qu'à partir du 18 mai.

Pour davantage d'informations sur le Symposium de l'ETII en Irlande, veuillez vous adresser à :
info-iatt@unesco.org.

Right Hand Content

Politiques et directives:

Secteur éducatif - Politiques techniques de l’ONUSIDA


Coparrainants:

UNESCO

UNICEF


Reportages:

UNESCO : Meilleures pratiques en matière de riposte au VIH dans le secteur de l’éducation (4 mai 2009)

Soutenir les jeunes élèves vivant avec le VIH en Namibie et en Tanzanie (23 décembre 2008)

ICASA 2008 : Courage et espoir, ou l’histoire d’enseignants vivant de manière positive (3 décembre 2008)


Publications:

Brochure 1 : Vue d'ensemble(pdf, 2.62 Mb.)
 
Brochure 2 : VIH et sida dans un environnement accueillant, sans danger et favorable à l'apprentissage (pdf, 5.06 Mb.)

Brochure 3 : VIH/sida et développement, conduite et soutien des éducateurs(pdf, 1.06 Mb.)

Brochure 4 : Partenariats en pratique (pdf, 5.11 Mb.)

Brochure 5 : Apprentissage efficace (pdf, 3.70 Mb.)

Outils pour intégrer le VIH et le sida dans le secteur de l'éducation : Principes directeurs à l'intention des organismes de coopération pour le développement (ETII de l'ONUSIDA sur l'éducation, 2008) ( Anglais | Français | Espagnol ) (pdf, 1,01 Mb | 904 Kb. | 1.02 Mb.)

Notes d'information – L'éducation des filles et la prévention du VIH. (UNAIDS IATT on Education, 2008) (pdf 252 Kb.)

Notes d'information – L'éducation au VIH et au sida dans les situations d'urgence. (ETII de l'ONUSIDA sur l'éducation, 2008) (pdf, 275 Kb.)

Notes d'information – Intégration du VIH dans les programmes d'éducation. (ETII de l'ONUSIDA sur l'éducation, 2008)(pdf, 275 Kb.)

Notes d'information – Enseignants vivant avec le VIH et le sida. (ETII de l'ONUSIDA sur l'éducation, 2008) (pdf, 273.9 Kb.)

Feature Story

La Finlande accroît sa contribution à l’ONUSIDA

14 mai 2009

The Ambassador of Finland Mr Hannu Himanen
L’Ambassadeur de Finlande, M. Hannu Himanen, l’a annoncé en personne au Directeur exécutif de l’ONUSIDA, M. Michel Sidibé, lors d’une réunion à Genève, 14 mai 2009. Credit: UNAIDS

Signe de son engagement à la riposte de l’ONUSIDA et de son partenariat avec le Programme sur le long terme, le Gouvernement finlandais s’est engagé à accroître sa contribution de 25 % en 2009.

L’Ambassadeur de Finlande, M. Hannu Himanen, l’a annoncé en personne au Directeur exécutif de l’ONUSIDA, M. Michel Sidibé, lors d’une réunion à Genève.

La réussite de la démarche finlandaise basée sur l’intégration de la lutte contre le sida dans les systèmes communautaires constitue une révolution sociale.

Michel Sidibé, Directeur exécutif de l’ONUSIDA

L’annonce a été faite quelques jours après les Consultations nordiques de l’ONUSIDA pour 2009. Cette hausse traduit l’engagement de la Finlande à appuyer et à renforcer les travaux de l’ONUSIDA en ces temps de crise financière et économique.

Pour l’Ambassadeur de Finlande, « il est important de lier les systèmes de soins de santé primaires à la lutte contre le sida. La Finlande souhaite travailler avec l’ONUSIDA pour que cela devienne possible. »

« La réussite de la démarche finlandaise basée sur l’intégration de la lutte contre le sida dans les systèmes communautaires constitue une révolution sociale », a déclaré Michel Sidibé. « L’ONUSIDA est fier de pouvoir compter sur la Finlande comme un vrai partenaire dans la riposte mondiale au sida. »

Right Hand Content

Feature Story

La Roumanie s’entretient de sa riposte efficace au sida avec l’ONUSIDA

13 mai 2009

Director Michel Sidibé (left) met with Mr Ion Bazac
Le Directeur exécutif de l’ONUSIDA, Michel Sidibé, s’est entretenu avec le ministre roumain de la Santé, Ion Bazac, à Bucharest, 12 mars 2009.
Photo: ONUSIDA/E. Petrescu

Dans le cadre d’un voyage officiel à Bucarest, le Directeur exécutif de l’ONUSIDA, Michel Sidibé, s’est entretenu hier avec le ministre roumain de la Santé, Ion Bazac.

Le Directeur exécutif a félicité la Roumanie d’avoir atteint l’objectif important de l’accès universel au traitement contre le VIH pour toutes les personnes vivant avec le VIH qui en ont besoin.

L’entretien était l’occasion d’évoquer l’importance de maintenir les bons résultats de la Roumanie dans le domaine de sa riposte au sida en cette période de crise financière et économique.

M. Sidibé a expliqué que le sida représentait une possibilité de réaliser des progrès en vue d’atteindre des objectifs plus vastes en matière de santé et de développement, par l’intégration de services liés au VIH à d’autres services de santé, notamment dans les domaines du traitement antituberculeux et de la santé sexuelle et reproductive.

M. Bazac a réitéré l’engagement de la Roumanie de maintenir les activités de prévention du VIH qui sont actuellement soutenues par le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme. Le ministre a en outre invité l’ONUSIDA à collaborer avec la nouvelle faculté roumaine de formation sur le VIH/sida et les maladies infectieuses, qui sera ouverte le mois prochain à Bucarest.

Director Michel Sidibé (left) met with Bogdan Aurescu
Le Directeur exécutif de l’ONUSIDA, Michel Sidibé (gauche), s’est entretenu avec le secrétaire d'État du ministère roumain des Affaires étrangères, Bogdan Aurescu.
Photo: ONUSIDA/E. Petrescu

Michel Sidibé, au cours d’un entretien avec le secrétaire d’État du ministère roumain des Affaires étrangères, Bogdan Aurescu, a expliqué que la Roumanie était susceptible de jouer un rôle de leader dans le plaidoyer politique en matière de sida et de droits de l’homme, notamment au sein de l’Union européenne. M. Aurescu, un spécialiste du droit et un diplomate renommé, a déclaré que la Roumanie était prête à mobiliser l’Union européenne et le Conseil de l’Europe dans ces domaines. Le secrétaire d’État a également exprimé la haute considération de la Roumanie pour la collaboration avec les Nations Unies, et il a fait part de sa volonté résolue de soutenir, par le biais de l’ONUSIDA, l’élaboration de politiques, le plaidoyer et la coopération technique en matière de VIH.

Right Hand Content

Feature Story

Le Secrétaire général de l’ONU salue les efforts accomplis pour lutter contre le sida en République démocratique populaire lao

13 mai 2009

Une version de ce reportage a déjà été publiée sur unicef.org
Mr Ban
Au cours d’une récente visite dans un centre pour jeunes de Vientiane, la capitale du pays, Ban Ki-moon a rencontré des représentants de personnes vivant avec le VIH (PVV), notamment M. Kinoy, du Réseau lao des personnes vivant avec le VIH (LNP+).
Photo: UNICEF
Lao PDR/2009/Holmes.

Le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a salué les efforts entrepris par l’Equipe de pays des Nations Unies et ses partenaires pour soutenir les activités de prévention, de traitement et d’appui médico-social à destination des personnes vivant avec le VIH et pour améliorer la connaissance et la compréhension en la matière en République démocratique populaire (RDP) lao.

Au cours d’une récente visite dans un centre pour jeunes de Vientiane, la capitale du pays, Ban Ki-moon a rencontré des représentants de personnes vivant avec le VIH (PVV), notamment M. Kinoy, du Réseau lao des personnes vivant avec le VIH (LNP+).

M. Kinoy a remercié le Secrétaire général pour l’appui des Nations Unies aux PVV en RDP lao. Il a déclaré qu’il était vital de continuer de garantir un accès gratuit aux services de traitement, de soins et d’appui à toutes les personnes dans le besoin, de lutter contre la stigmatisation et la discrimination à tous les niveaux et de renforcer la participation des PVV à la riposte nationale au sida.

L’Equipe commune des Nations Unies sur le sida en RDP lao soutient les PVV et une plus grande implication des personnes vivant avec le VIH dans de nombreuses régions du pays par le biais d’activités de renforcement des capacités et de soutien direct, ainsi que d’efforts de mobilisation des ressources. L’ONUSIDA plaide pour que les personnes vivant avec le VIH soient pleinement associées à la riposte nationale au sida car il s’agit d’un élément clé de la réussite continue de cette riposte.

L’ONUSIDA, avec un consortium de soutien regroupant plusieurs partenaires, travaille en étroite collaboration avec le LNP+ pour faire du Réseau la « voix » des personnes vivant avec le VIH. Un soutien est également apporté aux groupes de soutiens locaux aux PVV afin de renforcer leurs capacités d’autogestion et de représentation.

Mr Ban and reporters Ban Ki-moon a raconté aux jeunes journalistes sa récente rencontre avec l’UN+ (Groupe des employé(e)s du système des Nations Unies vivant avec le VIH) et leur a affirmé son engagement personnel dans la lutte contre la stigmatisation et la discrimination.
Photo: UNICEF
Lao PDR/2009/Holmes.

« Je suis très impressionné par tout ce que vous faites pour aider les jeunes lao, pour les sensibiliser et leur apprendre l’importance de la prévention au VIH/sida », a déclaré le Secrétaire général à des journalistes d’une émission de radio pour les jeunes, parrainée par l’UNICEF.

Ban Ki-moon a raconté aux jeunes journalistes sa récente rencontre avec l’UN+ (Groupe des employé(e)s du système des Nations Unies vivant avec le VIH) et leur a affirmé son engagement personnel dans la lutte contre la stigmatisation et la discrimination.

Bien que les taux d’infection à VIH soient faibles en RDP lao par rapport à d’autres régions d’Asie du sud-est, certains signes montrent que le VIH gagne du terrain parmi certains groupes d’adolescents.

Au cours de sa visite au centre pour les jeunes de Vientiane, Ban Ki-moon a salué le travail accompli par les jeunes conseillers et volontaires, notamment un groupe de moines bouddhistes, pour aider les personnes vivant avec le VIH à vaincre la stigmatisation et à s’intégrer dans la société.

Soulignant le fait que la riposte mondiale au sida constituait une priorité pour l’ONU, Ban Ki-moon a ajouté qu’il « [était] très important pour la communauté, le gouvernement et les citoyens lao de travailler ensemble, de fournir de bons conseils et un bon appui médico-social, et d’être une bonne source d’encouragement pour les personnes vivant avec le VIH. »

Mr Ban and reporters Au cours de sa visite au centre pour les jeunes de Vientiane, Ban Ki-moon a salué le travail accompli par les jeunes conseillers et volontaires, notamment un groupe de moines bouddhistes, pour aider les personnes vivant avec le VIH à vaincre la stigmatisation et à s’intégrer dans la société.
Photo: UNICEF
Lao PDR/2009/Holmes.

Créé en 2001 sous l’égide de l’Union des femmes lao, le centre pour les jeunes de Vientiane est le fruit d’une initiative pionnière conçue pour encourager le développement des capacités des jeunes et leur autonomisation. Avec l’aide du Fonds des Nations Unies pour la population, de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime et de l’UNICEF, le centre offre les services de conseil-téléphonique sur les questions liées au sida, d’un dispensaire dans le domaine de la santé génésique et d’une éducation par les pairs.
Au début de sa visite au Laos (la première effectuée par un Secrétaire général en près de 25 ans), Ban Ki-moon s’est entretenu avec Son Excellence Choummaly Sayasone, Président de la RDP lao et d’autres dirigeants gouvernementaux. Dans son discours prononcé lors de l’inauguration d’un nouveau siège des Nations Unies, le Secrétaire général a affirmé son optimisme quant à la capacité de la RDP lao de réaliser les Objectifs du Millénaire pour le développement et de ne plus faire partie des pays les moins avancés (PMA) d’ici 2020, échéance que le pays s’est fixé.
Le Secrétaire général a qualifié le récent rapport sur les Objectifs du Millénaire pour le développement d’outil de qualité pour le gouvernement et ses partenaires du développement. Afin de parvenir à réaliser les améliorations nécessaires dans plusieurs domaines, il a appelé à un « accroissement des investissements dans le domaine du développement humain, du secteur social et du respect de l’environnement. »

Dans une allocution prononcée devant plus de 200 membres du personnel de l’ONU, Ban Ki-moon a dit qu’encourager un esprit de collaboration entre les diverses institutions de l’ONU était le meilleur moyen d’encourager le développement.

Feature Story

L’ONUSIDA salue les efforts que déploie le Viet Nam pour parvenir à l’accès universel

11 mai 2009

Michel Sidibé Lors d’un entretien avec le vice-Premier ministre du Viet Nam, Son Excellence Monsieur Truong Vinh Trong, qui a eu lieu le 28 avril à Paris, le Directeur exécutif de l’ONUSIDA, Michel Sidibé, a salué les efforts que déploie le Viet Nam pour atteindre ses objectifs en matière d’accès universel.

Lors d’un entretien avec le vice-Premier ministre du Viet Nam, Son Excellence Monsieur Truong Vinh Trong, qui a eu lieu le 28 avril à Paris, le Directeur exécutif de l’ONUSIDA, Michel Sidibé, a salué les efforts que déploie le Viet Nam pour atteindre ses objectifs en matière d’accès universel. Cet entretien s’inscrivait dans le cadre d’un voyage de travail aux Pays-Bas et en France.

Les deux responsables ont échangé des points de vue sur des mesures spécifiques permettant d’atteindre les objectifs du Viet Nam en matière d’accès universel. Il s’agit notamment du renforcement de la coordination multisectorielle dans la riposte au sida, de l’intensification des programmes exhaustifs de prévention et de réduction des risques, avec l’intégration de traitements de remplacement, et de nouvelles approches pour combattre le commerce du sexe.

Le vice-Premier ministre, souscrivant aux priorités ambitieuses de M. Sidibé, a déclaré : « Le Viet Nam fait de son mieux pour garantir que son peuple soit protégé contre le VIH. »

Un voyage de travail pour examiner des données d’expérience relatives à la prévention et à la gestion dans les domaines des drogues et du commerce du sexe

M. Truong Vinh Trong a également communiqué les résultats du voyage de travail de la délégation du Viet Nam aux Pays-Bas et en France, au cours duquel elle a examiné des politiques, des pratiques et des données d’expérience relatives à la prévention et à la gestion dans les domaines des drogues et du commerce du sexe. Le Bureau de l’ONUSIDA au Viet Nam a joué un rôle essentiel dans l’organisation de ce voyage.

Viet Nam is doing its best to make sure its people are protected from HIV.

Viet Nam’s Deputy Prime Minister H.E. Mr Truong Vinh Trong

M. Sidibé a salué l’esprit d’initiative de M. Trong, grâce à qui des hauts responsables du Comité national vietnamien sur le sida, les drogues et la prostitution ont participé au voyage de travail. Parmi les membres de la délégation gouvernementale de haut niveau figuraient M. Le The Tiem, vice-ministre, ministère de la Sécurité publique, M. Bui Hong Linh, vice-ministre, ministère du Travail, des Invalides et des Affaires sociales, et le Professeur Trinh Quan Huan, vice-ministre, ministère de la Santé.

Le voyage consistait notamment en des entretiens avec des ministres néerlandais et français et des représentants des ministères de la Santé et des Affaires étrangères. En outre, des visites ont été organisées, notamment de diverses structures proposant des services aux personnes vivant avec le VIH et des programmes visant les consommateurs de drogues injectables et les professionnel(le)s du sexe, ainsi que de plusieurs instituts de recherche et d’une prison. M. Trong a expliqué que des membres de haut niveau du Comité national l’accompagnaient durant le voyage pour veiller à ce que les enseignements tirés soient intégrés à la riposte nationale du Viet Nam au sida.

Progrès vers l’accès universel

Si le Viet Nam rencontre des difficultés pour atteindre ses objectifs en matière d’accès universel, il a néanmoins accompli des progrès considérables dans certains domaines.

Depuis que les objectifs ont été fixés en 2006, l’élargissement de la couverture et l’accès à des traitements et à des soins de qualité dans le domaine du VIH ont été considérablement améliorés dans les zones où la prévalence du VIH est élevée. Le nombre de femmes enceintes pouvant prétendre à un traitement antirétroviral a augmenté de 50%, et l’accès à ce type de traitement a été multiplié par six. Des sites pilotes de traitement à la méthadone ont entrepris leurs activités dans deux provinces en 2008.

Le vice-Premier ministre a invité le Directeur exécutif de l’ONUSIDA à l’ouverture de la conférence sur le vingtième anniversaire de la riposte du Viet Nam au VIH, qui se tiendra à Hanoi en 2010.

Right Hand Content

Feature stories:

Migrants and HIV: “Far Away From Home” club (05 January 2009)

Feature Story

La cinquième Conférence sur la recherche dans le domaine de la santé aux Amériques met l’accent sur la prévention du VIH

11 mai 2009

The Miller School of Medicine of the University of Miami

La Faculté de médecine Miller (Miller School of Medicine) de l’Université de Miami et le programme de formation du Centre international Fogarty sur le sida et la tuberculose ont organisé, en collaboration avec l’ONUSIDA, la cinquième Conférence sur la recherche dans le domaine de la santé aux Amériques, les 7 et 8 mai 2009, à Miami (Floride).

L’objectif de la Conférence était de mettre l’accent sur les éléments probants actuels liés à la prévention du VIH, de parler de la viabilité des efforts globaux de prévention et de débattre de la place de la prévention du VIH dans les discussions relatives à la « santé des Amériques » et dans d’autres stratégies internationales de développement.

Sir George Alleyne, Envoyé spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour le sida dans les Caraïbes, a été invité en tant qu’orateur principal le deuxième jour de la Conférence.

De nombreuses réussites locales et nationales en matière de lutte contre l’épidémie ont permis de déterminer plusieurs éléments qui marchent, mais ces approches couronnées de succès n’ont pas encore été pleinement mises en œuvre.

A la Conférence, des scientifiques, des praticiens de la prévention du VIH et des responsables ont examiné les expériences en matière scientifique et programmatique visant à rendre prioritaires les approches globales et fondées sur des preuves en matière de prévention du VIH. Ils ont aussi parlé des solutions efficaces qui pourraient faire le lien entre le VIH et d’autres questions de santé et de développement.

La Conférence était ouverte aux comportementalistes et aux chercheurs qui travaillent dans le domaine de la prévention du VIH aux Amériques. L’accent a été en particulier mis sur la Guyane, la République dominicaine, la Jamaïque, le Brésil, la Colombie et le Pérou.

Feature Story

L’ONUSIDA à Oslo pour des consultations nordiques

08 mai 2009

Mr Erik Solheim and Michel Sidibe
Mr Erik Solheim, le Ministre du développement et de l’environnement du Norvège (gauche) a rencontré M. Michel Sidibé, Directeur exécutif de l’ONUSIDA à Oslo, 7 May 2009
Photo: Secretariat of the Minister of International Development, Norway

Les pays nordiques sont de fervents défenseurs d’une riposte mondiale au sida et soutiennent tant politiquement que financièrement l’ONUSIDA depuis sa création. Cette semaine, l’ONUSIDA a rencontré les représentants de quatre pays nordiques, la Norvège, la Suède, le Danemark et la Finlande, pour échanger des connaissances et définir les priorités pour l’année prochaine.

Les pays nordiques accordent une grande importance au format informel et interactif de ces consultations annuelles avec l’ONUSIDA qui, cette année, étaient organisées par la Norvège à Oslo.

Michel Sidibé, Directeur exécutif de l’ONUSIDA, a déclaré que « ces consultations [étaient] l’exemple parfait d’un réel partenariat et d’une coopération entre amis. Nos discussions sont honnêtes et permettent de recevoir des remarques essentielles sur le travail de l’ONUSIDA. »

Les consultations sont l’exemple parfait d’un réel partenariat et d’une coopération entre amis. Nos discussions sont honnêtes et permettent de recevoir des remarques essentielles sur le travail de l’ONUSIDA.

Michel Sidibé, Directeur exécutif de l’ONUSIDA

Les populations vulnérables, notamment les migrants, la réaction à la crise financière, le lien entre riposte au sida et Objectifs du Millénaire pour le développement, le renforcement et le fonctionnement du système de santé, et la place que l’ONUSIDA devrait occuper dans le paysage mondial de la santé, sont quelques-uns des sujets abordés cette année.

Au cours de sa visite à Oslo, M. Sidibé a aussi rencontré le Secrétaire d’Etat Solveig Torsvik, le Secrétaire général adjoint, Atle Leikvoll, et le Ministre du développement et de l’environnement, Erik Solheim.

Michel Sidibe and Mette Marit
Michel Sidibé, Directeur exécutif de l’ONUSIDA a visité Son Altesse Royale la Princesse héritière Mette-Marit à Oslo, 7 mai 2009
Photo: Sara Johannesen, Scanpix

Michel Sidibé a profité de sa visite à Oslo pour rencontrer Son Altesse Royale la Princesse héritière Mette-Marit, qui a réaffirmé son soutien à l’ONUSIDA. Elle a par ailleurs parlé de plusieurs initiatives auxquelles elle participe actuellement, notamment le sommet des jeunes dirigeants d’aids2031 qui se tiendra à Oslo le mois prochain, et a réaffirmé l’importance de la sensibilisation au VIH auprès des jeunes.

Son Altesse Royale travaille avec l’ONUSIDA depuis 2006 pour aider à sensibiliser et à soutenir les jeunes vivant avec le VIH. En 2008, lors d’une visite en Ukraine, elle a rencontré des jeunes qui participaient à une éducation par les pairs, des personnes vivant avec le VIH et de nombreuses personnes participant à la riposte en Ukraine. Son Altesse Royale s’est déjà servi de sa notoriété pour sensibiliser à la question du VIH chez les femmes, notamment lors de la XVIème Conférence internationale sur le sida à Toronto en 2006 et d’une mission d’enquête au Nicaragua en 2007.

Les réunions d’Oslo se sont terminées vendredi par un échange entre participants et groupes de la société civile nordique.

Feature Story

L’ONUSIDA réaffirme son partenariat avec le Fonds mondial, tandis que s’achève la réunion du Conseil d’administration

07 mai 2009

Michel Sidibé
Directeur exécutif de l’ONUSIDA, Michel Sidibé a ouvert une session technique sur « Le rôle du Fonds mondial en tant qu’investisseur stratégique et responsable dans le domaine du VIH/sida » pendant la 19e réunion du Conseil d’administration du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme (Fonds mondial), Genève, 6 mai 2009.
Credit: Global Fund to Fight AIDS, Tuberculosis and Malaria/Philippe Christin

La 19e réunion du Conseil d’administration du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme (Fonds mondial) s’est achevée hier à Genève (Suisse). Auparavant, alors qu’il ouvrait une session technique sur « Le rôle du Fonds mondial en tant qu’investisseur stratégique et responsable dans le domaine du VIH/sida », le Directeur exécutif de l’ONUSIDA, Michel Sidibé, a réaffirmé l’attachement de l’ONUSIDA à son partenariat et a réitéré son appel en faveur d’un Fonds mondial entièrement financé. Il a préconisé de mener une action plus ambitieuse afin de relever les défis auxquels la riposte au sida doit faire face.

Michel Sidibé a évoqué la nécessité de réaliser des investissements plus stratégiques dans la riposte au sida : « […] tant qu’il y aura cinq personnes nouvellement infectées pour deux personnes qui entament un traitement contre le VIH, nous ne modifierons pas la trajectoire de l’épidémie. » Il a également appelé de ses vœux l’élimination presque totale de la transmission mère-enfant à l’horizon 2015.

M. Sidibé a mis l’accent sur l’importance du mécanisme que constitue le Fonds mondial dans le cadre de la lutte contre les problèmes de santé mondiaux, et il a décrit cette période de crise économique comme une occasion d’apporter un changement : « […] en cette période de crise, il est plus que jamais nécessaire de mettre en œuvre le thème du jour, à savoir investir de façon stratégique et responsable. »

Investir dans la riposte au sida

Elizabeth Mataka
Elizabeth Mataka, UN Special Envoy of the Secretary-General for HIV/AIDS in Africa spoke during the technical session on “The Global Fund's role as a strategic and responsible investor in HIV/AIDS” during the 19th Board Meeting of the Global Fund to Fight AIDS, Tuberculosis and Malaria. Geneva, 6 May 2009.
Credit: Global Fund to Fight AIDS, Tuberculosis and Malaria/Philippe Christin

La session était organisée conjointement par l’ONUSIDA, l’UNICEF, l’OMS et le bureau du Président du Fonds mondial. Deux points en particulier ont été examinés : les moyens de réduire les coûts tout en améliorant la qualité des soins pour les personnes vivant avec le VIH, et la manière d’améliorer l’efficacité des subventions destinées à la prévention de la transmission du VIH de la mère à l’enfant et aux traitements du sida pédiatrique, par la promotion des efforts concertés.

Les participants ont en outre étudié ensemble comment le Fonds mondial pouvait produire un plus grand effet dans le cadre de ses investissements et jouer un rôle plus efficace en tant qu’instrument de financement et partenariat consistant à soutenir une approche exhaustive en matière de VIH.

M. Sidibé a énoncé les défis devant être relevés pour parvenir à l’accès universel à la prévention, au traitement, aux soins et à l’appui dans le domaine du VIH, dont font partie des ripostes définies par les pays, reposant sur des données concrètes et fondées sur les droits de l’homme. Il a évoqué le rôle essentiel que joue le Fonds mondial en la matière.

Le Fonds mondial est un partenaire fondamental au sein du mouvement international en faveur de l’accès universel. Parmi les mécanismes de financement mis en place dans le domaine de la santé, c’est l’un des plus novateurs, et il fait partie de ceux qui sont le plus axés sur les résultats.

Michel Sidibé, Directeur exécutif de l’ONUSIDA

« Le Fonds mondial est un partenaire fondamental au sein du mouvement international en faveur de l’accès universel. Parmi les mécanismes de financement mis en place dans le domaine de la santé, c’est l’un des plus novateurs, et il fait partie de ceux qui sont le plus axés sur les résultats », a déclaré M. Sidibé.

M. Sidibé a évoqué le Cadre de résultats de l’ONUSIDA, en insistant sur le fait qu’il était important que l’ONUSIDA – tant au niveau du Secrétariat qu’à celui des Coparrainants – concentre ses efforts sur des secteurs dans lesquels il est particulièrement compétent et où il peut jouer un rôle déterminant pour accélérer les progrès dans le domaine du sida et renforcer les effets de synergie avec les autres Objectifs du Millénaire pour le développement.

La session a étudié les moyens de faire face à l’augmentation des coûts liés à la satisfaction des besoins en matière de traitement des personnes vivant avec le VIH, et elle a signalé qu’il était nécessaire d’aboutir à des résultats notables dans la prévention de nouvelles infections, afin de rattraper l’épidémie de sida.

Board Meeting
La 19e réunion du Conseil d’administration du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme s’est achevée hier à Genève (Suisse).
Credit: Global Fund to Fight AIDS, Tuberculosis and Malaria/Philippe Christin

La réunion du Conseil d’administration, qui a duré deux jours, comportait également un examen de la stratégie en lien avec l’orientation et l’identité sexuelles, et un exposé sur un rapport d’évaluation à cinq ans, qui étudie les partenariats aux niveaux international et national ainsi que les effets de ces rapports sur la réussite de la mise en œuvre des subventions du Fonds mondial. Reconnaissant les réalisations globales du Fonds mondial au cours des six premières années, l’évaluation met en avant un certain nombre de domaines dans lesquels elle suggère d’améliorer l’établissement de partenariats plus efficaces.

Le Fonds mondial est le mécanisme de financement le plus important du monde pour les programmes de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme. La somme de 15,6 milliards de dollars américains a été approuvée pour des programmes répartis dans 140 pays, et 2,9 milliards de dollars américains seront en principe alloués en 2009.

Feature Story

Renforcer et élargir les services juridiques liés au VIH

06 mai 2009

Man looking at papers
Les personnes vivant avec le VIH ou touchées par le VIH ont souvent besoin d’une aide concrète pour que leur logement reste décent, pour garder les enfants, pour faire respecter les droits de propriété et de succession ou pour accéder aux soins de santé, à l’éducation ou à l’emploi sans discrimination.
Photo: UNAIDS/P.Virot

L’expérience en matière de riposte au sida montre qu’un accès aux services juridiques contribue largement à la protection contre la discrimination, à la réparation des violations des droits et à l’élargissement de l’accès à la prévention et au traitement du VIH. Cependant, ces programmes ne sont pas suffisamment soutenus par les ripostes nationales au sida et, lorsqu’ils existent, leur qualité et leur portée sont souvent insuffisantes.

Du 3 au 6 mai, au siège de l’Organisation internationale de droit du développement (OIDD) à Rome, l’OIDD, le Secrétariat de l’ONUSIDA et le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) ont accueilli une consultation internationale d’experts sur le renforcement et l’élargissement des services juridiques liés au VIH.

Les participants ont contribué à l’élaboration d’outils visant à améliorer l’accès aux services juridiques pour les personnes vivant avec le VIH et les populations clés les plus exposées au VIH, en particulier dans les pays à revenu faible et intermédiaire. Ces outils aideront les pays à mettre sur pied et à renforcer des programmes et des demandes de financement, notamment auprès du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme.

Susan Timberlake, Conseillère principale de l’ONUSIDA pour le droit et les droits de l’homme, explique que l’ONUSIDA plaide pour que l’accès à la justice soit un élément fondamental et programmatique du mouvement vers l’accès universel à la prévention, au traitement et à l’appui médico-social en matière de VIH. Selon elle, « la persistance de la discrimination, qu’elle soit causée par la séropositivité, le sexe ou le statut social, signifie que les services juridiques sont une partie essentielle et nécessaire de la riposte globale à l’épidémie. »

Les personnes vivant avec le VIH ou touchées par le VIH ont souvent besoin d’une aide concrète pour que leur logement reste décent, pour garder les enfants, pour faire respecter les droits de propriété et de succession ou pour accéder aux soins de santé, à l’éducation ou à l’emploi sans discrimination. L’accès aux services juridiques est encore plus important dans les environnements juridiques répressifs. De plus en plus de pays adoptent des lois excessivement larges de pénalisation de la transmission du VIH. Les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes, les travailleurs du sexe et les consommateurs de drogues risquent des sanctions pénales dans de nombreux pays, ce qui les empêche d’accéder aux services liés au VIH et accroît leur vulnérabilité au VIH. D’après une étude commandée en 2008 par la Cellule internationale de réflexion sur les restrictions au voyage liées au VIH, près de 60 pays refusent l’entrée, le séjour ou la résidence aux personnes séropositives.

Aucune solution uniforme pour les services juridiques

Les services juridiques liés au VIH prennent plusieurs formes, parmi lesquelles: l’information et le conseil juridiques, notamment par le biais de lignes d’assistance téléphoniques, le recours officiel, la médiation et d’autres formes de résolution des différends, l’aide par le biais de systèmes juridiques informels ou traditionnels (par exemple les tribunaux de villages), et l’éducation juridique communautaire. Les prestataires de services juridiques ne sont pas toujours des juristes. Il peut s’agir d’un paralégal, d’un volontaire, d’un étudiant ou d’un pair éducateur. Ces services sont fournis dans divers endroits, notamment des centres de conseil et de traitement liés au VIH, des centres d’aide juridique « traditionnels », des prisons et des installations communautaires. Les travaux entrepris peuvent être aussi en rapport avec un plaidoyer pour une réforme de la loi.

D’après Mandeep Dhaliwal, responsable du groupe sur la sexospécificité, les droits de l’homme et les différences au sein du Département sur les pratiques en matière de VIH au PNUD, les raisons de soutenir les services juridiques liés au VIH reposent sur deux arguments liés. « Tout d’abord, ces services sont essentiels car ils servent à protéger les droits de l’homme des populations marginalisées et vulnérables. Ensuite, ils sont indispensables pour garantir une santé publique optimale et des résultats en matière de développement, qui sont tous deux appuyés par la réalisation des droits. »

L’un de nos objectifs en tant que Programme commun des Nations Unies sur le VIH/sida est d’aider les pays à reconnaître l’importance des services juridiques dans leur riposte nationale au VIH, puis de travailler avec eux pour mettre en place une stratégie visant à renforcer ces services.

D’après Mandeep Dhaliwal, responsable du groupe sur la sexospécificité, les droits de l’homme et les différences, Département sur les pratiques en matière de VIH au PNUD

Pourtant, trop souvent, ces programmes ne reçoivent pas l’appui nécessaire. « L’un de nos objectifs en tant que Programme commun des Nations Unies sur le VIH/sida est d’aider les pays à reconnaître l’importance des services juridiques dans leur riposte nationale au VIH, puis de travailler avec eux pour mettre en place une stratégie visant à renforcer ces services », explique Mandeep Dhaliwal. « Les services juridiques existants liés au VIH sont généralement de faible étendue et fragmentaires. La marginalisation « juridique » des populations vulnérables étant très élevée, parvenir à l’accès universel à la prévention, au traitement et à l’appui médico-social exige un engagement en matière de protection juridique et d’accès aux services juridiques. »

La réunion de Rome a soutenu la création de trois outils visant à améliorer l’accès aux services juridiques liés au VIH :

  1. Modèles de services juridiques applicables dans différentes situations ;
  2. Programme de formation pour les juristes ;
  3. Stratégies de mobilisation des ressources.

« Il existe des exemples extraordinaires de travaux formidables accomplis pour fournir des services juridiques. Nous connaissons l’importance de la fourniture d’un environnement juridique adapté à l’accès à la prévention et au traitement du VIH », déclare David Patterson, responsable du programme VIH et droit de la santé à l’OIDD. « Pourquoi n’accorde-t-on pas la même urgence à l’accès à ces services juridiques qu’à la fourniture de traitement ? »

Parmi les participants, il y avait des prestataires de services juridiques et des responsables d’organisations travaillant avec des personnes vivant avec le VIH, des groupes de femmes, des consommateurs de drogues, des hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes et des travailleurs du sexe, ainsi que des représentants de l’OIDD, de l’ONUSIDA, du PNUD et du Fonds mondial. Ils venaient de pays et de contextes d’épidémie différents, notamment d’Australie, du Botswana, du Brésil, de Chine, du Danemark, d’Egypte, des Etats-Unis d’Amérique, de Géorgie, du Guatemala, d’Inde, d’Indonésie, du Népal, d’Ouganda, de Papouasie-Nouvelle-Guinée, de Sainte Lucie, d’Ukraine et du Viet Nam.

Right Hand Content

Feature Story

UNESCO : Meilleures pratiques en matière de riposte au VIH dans le secteur de l’éducation

04 mai 2009

HIV and AIDS
Les cinq brochures de l’UNESCO sur les Bonnes pratiques et politiques dans l’éducation et le VIH & SIDA visent à aider les secteurs de l’éducation des pays en développement à organiser une riposte efficace au VIH.

L’impact négatif du VIH se ressent sur les systèmes éducatifs, les écoles, les apprenants et les enseignants du monde entier : il va de l’abandon des études par des enfants retournant s’occuper de parents malades à la perte d’enseignants dans leurs meilleures années. Dans le cadre des efforts entrepris pour aider les gouvernements, les donateurs, les ONG, les planificateurs et gestionnaires de l’éducation, les organes de gestion des écoles et les enseignants à faire face aux effets de l’épidémie et à mettre en commun les connaissances relatives aux ripostes efficaces, l’UNESCO a créé une série de brochures sur les meilleures pratiques intitulée Bonnes pratiques et politiques dans l’éducation et le VIH & SIDA..

La portée de ces brochures est large. Elles mettent en relief les problèmes rencontrés et les enseignements tirés de plusieurs situations dans les pays en développement. Elles examinent les politiques, les programmes et les activités entrepris par différents acteurs, tirent des enseignements d’études de cas et passent en revue les ouvrages publiés et non publiés.

Children
Photo: Copyright 2003 Harvey Nelson, avec l’aimable autorisation de Photoshare.

Dans ces brochures, il est également question des apprenants déscolarisés. Par exemple, en Zambie, un programme radiophonique interactif fournit, dans un cadre informel, un accès à l’éducation aux enfants qui ne peuvent pas aller à l’école. Produit par le Département de radiodiffusion du Ministère de l’Education, cette émission, diffusée en semaine, intègre un apprentissage de la vie et de la prévention du VIH à l’enseignement de la lecture, des mathématiques et d’autres matières. Le théâtre, les chansons et les activités participatives servent à introduire des enseignements. Le projet, qui se déroule sur 450 sites, concerne 180 000 enfants, la plupart orphelins, dont la moitié sont des filles.

L’UNESCO espère qu’une meilleure pratique adoptée dans un établissement scolaire, un ministère, un pays ou une région pourra être adaptée et utilisée de manière efficace ailleurs.

La première brochure donne une vue d’ensemble et examine les politiques et les programmes adoptés dans le cadre de la riposte. Elle met aussi l’accent sur le fait que davantage de données et de recherches sur les ripostes du secteur de l’éducation à l’épidémie de sida sont nécessaires

La deuxième place les apprenants et leur droit à l’éducation, à la protection, à la connaissance et aux compétences, ainsi qu’aux soins et au soutien, au cœur de la brochure. L’un des volets examinés est l’exploration des programmes de prévention à destination des jeunes qui ont eu du succès. En Namibie, par exemple, le projet Mon avenir dépend de mes choix (My Future is My Choice) encourage depuis dix ans la prévention du sida dans les écoles. L’objectif est de protéger les jeunes du VIH et d’autres infections sexuellement transmissibles, de grossesses non désirées, de l’alcool et de l’abus de drogues en les encourageant à réfléchir par eux-mêmes et à assumer leur responsabilité quant à leur avenir et leur propre développement.

Children
Photo: Copyright 2005 Netsanet Assaye, avec l’aimable autorisation de Photoshare

La troisième brochure est consacrée aux éducateurs et à leur rôle. Elle aborde leur besoin de formation, de soin et de soutien, ainsi que l’importance de leur attitude pour garantir des environnements d’apprentissage sûrs et sans danger. La quatrième porte sur l’importance de partenariats stratégiques à des niveaux multiples (c’est à dire mondial, régional et national), de l’association des personnes vivant avec le VIH à ces meilleures pratiques et du travail avec les enfants et les jeunes. La cinquième et dernière brochure de la série s’intéresse à l’apprentissage efficace et à l’éducation de qualité. Les facteurs contribuant à un apprentissage efficace dans le contexte de l’éducation sida y sont résumés et les questions à prendre en compte lors de l’élaboration et de l’adaptation de matériel didactique pertinent y sont mises en avant.

Pour l’UNESCO, les Bonnes pratiques et politiques dans l’éducation et le VIH & SIDA sont une ressource vivante qui sera élargie et affinée à mesure que de nouvelles connaissances et stratégies seront disponibles. Cette série est considérée comme un outil, une pierre angulaire visant à soutenir le plein engagement du secteur de l’éducation dans les ripostes nationales à l’épidémie de sida.

Right Hand Content

Bonnes pratiques et politiques dans l’éducation et le VIH & SIDA:

Brochure 1 : Vue d’ensemble

Brochure 2 : VIH & SIDA dans un environnement accueillant sans danger et favorable à l’apprentissage

Brochure 3 : VIH & SIDA et développement, conduite et soutien des éducateurs

Brochure 4 : Partenariats en pratique

Brochure 5 : Apprentissage efficace


Coparrainants:

UNESCO

UNICEF


Reportages:

Soutenir les jeunes élèves vivant avec le VIH en Namibie et en Tanzanie (23 décembre 2008)

ICASA 2008 : Courage et espoir, ou l’histoire d’enseignants vivant de manière positive (03 décembre 2008)


Publications:

Outils pour intégrer le VIH et le sida dans le secteur de l’éducation : Principes directeurs à l’intention des organismes de coopération pour le développement. (Equipe de travail interinstitutions de l’ONUSIDA sur l’éducation, 2008)
( Anglais | Français | Espagnol ) (pdf, 1Mb | 904 Kb | 1 Mb)

Améliorer la réponse de l’éducation au VIH et au SIDA : Leçons tirées des efforts réalisés par les partenaires en matière de coordination, d’harmonisation, d’alignement, de partage de l’information et de suivi en Jamaïque, au Kenya, en Thaïlande et en Zambie. (Equipe de travail interinstitutions de l’ONUSIDA sur l’éducation, 2008) (pdf, 791 Kb.) (en anglais)

Notes succinctes sur l’éducation des filles et la prévention du VIH. (Equipe de travail interinstitutions de l’ONUSIDA sur l’éducation, 2008) (pdf, 253 Kb.) (en anglais)

Notes succinctes sur le secteur de l’éducation et le VIH/sida dans des situations d’urgence. (Equipe de travail interinstitutions de l’ONUSIDA sur l’éducation, 2008) (pdf, 275 Kb.) (en anglais)

Notes succinctes sur l’intégration systématique du VIH dans le secteur de l’éducation. (Equipe de travail interinstitutions de l’ONUSIDA sur l’éducation, 2008) (pdf, 277 Kb.) (en anglais)

Notes succinctes sur les enseignants séropositifs. (Equipe de travail interinstitutions de l’ONUSIDA sur l’éducation, 2008) (pdf, 273 Kb.) (en anglais)

S'abonner à Feature Story