Feature Story
Le Directeur exécutif de l’ONUSIDA s’entretient avec des délégations des Caraïbes
21 mai 2009
21 mai 2009 21 mai 2009
Le Directeur exécutif de l’ONUSIDA, Michel Sidibé (à gauche), avec le Dr Edward Greene, Sous-Secrétaire général, Secrétariat de la CARICOM. 20 mai 2009, Genève. Photo: ONUSIDA/P. VirotMercredi 20 mai, le Directeur exécutif de l’ONUSIDA, M. Michel Sidibé, s’est entretenu avec une délégation de la Communauté des Caraïbes (CARICOM) à la 62e Assemblée mondiale de la Santé, au sujet des priorités des Caraïbes concernant la collaboration avec l’ONUSIDA.
Karl Hood, ministre grenadien de la Santé et président du Conseil du développement humain et social de la CARICOM, a ouvert la réunion en saluant le leadership de M. Sidibé en matière d’intensification de la riposte mondiale au VIH, ainsi que le rôle fondamental joué par l’ONUSIDA dans la mise en place et la promotion du développement du Partenariat Pan-Caraïbe contre le VIH/sida (PANCAP).
À la 7e assemblée générale de la CARICOM, en octobre 2008, les participants ont approuvé le Cadre stratégique régional des Caraïbes 2008-2013, axé sur des actions qui permettront aux pays d’atteindre l’accès universel à la prévention, au traitement, aux soins et à l’appui dans le domaine du VIH d’ici à 2010.
Les participants de la réunion ont appelé l’ONUSIDA à structurer et à renforcer encore davantage le soutien qu’il apporte dans la région. Ils lui ont en outre demandé d’axer l’aide nationale sur la pleine mise en œuvre du Cadre stratégique régional fixé.
Des participants de la réunion de l’ONUSIDA et des délégations de la CARICOM, qui s’est tenue en marge de la 62e Assemblée mondiale de la Santé. 20 mai 2009, Genève. Photo: ONUSIDA/P. Virot
Pour répondre à ces appels, M. Sidibé a réitéré l’engagement de l’ONUSIDA de faire part de son expérience et de fournir un appui technique pour contribuer à améliorer les capacités du PANCAP à soutenir ses activités aux niveaux international, national et communautaire.
M. Sidibé a indiqué aux participants qu’il avait conscience de la nécessité de mettre en place un appui technique renforcé dans la région. Il a souligné l’importance d’y établir une unité d’appui technique à cette fin.
Au cours de son intervention, M. Sidibé a insisté sur le fait qu’il était nécessaire de regrouper l’ensemble des organismes des Nations Unies travaillant dans la région au sein d’un seul cadre de résultats en matière d’action. Il a en outre proposé que soit créé un groupe consultatif comprenant des représentants de la CARICOM, qui pourrait conseiller le directeur régional de l’ONUSIDA sur la définition et la coordination des priorités en vue d’une riposte efficace à l’épidémie dans la région.
Tous les participants se sont accordés à dire que la collaboration entre la CARICOM et l’ONUSIDA produisait des résultats encourageants dans le domaine de la riposte au sida, et ils ont renouvelé leur volonté de renforcer encore davantage le partenariat.
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Reportages:
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Le Secrétaire général des Nations Unies rencontre des membres du personnel de l'ONU séropositifs
20 mai 2009
20 mai 2009 20 mai 2009
Le Secrétaire général des Nations Unies, M. Ban Ki-moon, a organisé une rencontre à Genève avec des membres séropositifs du personnel de l'ONU et le Directeur exécutif de l'ONUSIDA, 20 mai 2009. Photo: ONUSIDA/P. VirotLe Secrétaire général des Nations Unies, M. Ban Ki-moon, a organisé une rencontre à Genève avec des membres séropositifs du personnel de l'ONU et le Directeur exécutif de l'ONUSIDA. Les membres du personnel concernés font partie de UN Plus, un groupe de sensibilisation du système de l'ONU mis en place en 2005, afin de promouvoir les droits des membres du personnel séropositifs et de fournir à ceux-ci un soutien de la part de leurs collègues.
S'adressant aux personnes présentes, le Secrétaire général a réitéré son soutien à UN Plus et reconnu qu'il était très fier de l'engagement et de la vigueur des membres du groupe.
Le groupe UN Plus a rencontré M. Ban pour la première fois en 2007, lors d'une réunion décrite par le Secrétaire général des Nations Unies comme « l'une des expériences les plus émouvantes de [sa] vie » ; la réunion d'aujourd'hui était l'occasion de rendre compte au Secrétaire général des dernières avancées et de solliciter la poursuite de son soutien.
Bhatupe Mhango, Coordonnatrice de UN Plus, a exprimé sa reconnaissance pour le travail effectué par le Secrétaire général dans le domaine de la défense des droits des personnes séropositives, avec pour preuve les multiples rencontres du Secrétaire général avec des personnes vivant avec le VIH à l'occasion de ses voyages officiels à travers le monde.
L'engagement en faveur de l'accès universel inclut un accès universel pour tous les membres du personnel de l'ONU.
M. Michel Sidibé, Directeur exécutif de l'ONUSIDA
Le Directeur exécutif de l'ONUSIDA, M. Michel Sidibé, qui adhère également sur les plans personnel et organisationnel à la vision du groupe UN Plus, s'est engagé à continuer de soutenir le groupe et à défendre les membres du personnels de l'ONU vivant avec le VIH. « L'engagement en faveur de l'accès universel inclut un accès universel pour tous les membres du personnel de l'ONU », a-t-il insisté.
La question des inégalités, sur les plans notamment de la reconnaissance des unions entre personnes du même sexe et de l'assurance maladie, a constitué un point central de l'agenda de la réunion. Les participants sont tombés d'accord sur la nécessité d'une harmonisation de l'assurance maladie dans l'ensemble du système de l'ONU afin d'en réduire la complexité.
UNAIDS Executive Director Michel Sidibé and UN Secretary-General Ban Ki-moon listened to HIV positive UN staff members who are part of a UN system-wide advocacy group called UN Plus. 20 May 2009, Geneva.
Credit: UNAIDS/P. Virot
Depuis 2007, les effectifs du groupe UN Plus, organisé et soutenu par l'ONUSIDA, ont grossi pour atteindre 150 membres ; ceux-ci sont répartis dans 41 pays et travaillent pour 21 institutions des Nations Unies.
Dans le cadre de sa stratégie d'information, UN Plus a signé des accords de partenariat avec d'autres organisations, dont la FICSA (Fédération des associations de fonctionnaires internationaux) et le CCISUA (Comité de coordination des associations et syndicats internationaux du personnel du système des Nations Unies). UN Plus poursuit également des partenariats avec d'importants réseaux de personnes vivant avec le VIH, notamment les réseaux FICR+, GNP+, ICW, ainsi que le tout nouveau FIPF+, et a mis en place un forum destiné aux femmes.
De tels partenariats sont au coeur de la vision du groupe UN Plus. Comme le faisait remarquer Kate Thomson, Responsable de l'unité des partenariats avec la société civile de l'ONUSIDA, au Secrétaire général, « les membres du groupe UN Plus ont récemment préparé la voie vers l'adoption d'un nouvel agenda pour la prévention, la santé et la dignité des personnes séropositives, qui rassemblera les efforts de collaboration de l'ONUSIDA et des réseaux de personnes séropositives à l'échelle mondiale, en vue de la réalisation de l'accès universel. »
La stigmatisation des personnes vivant avec le VIH reste une préoccupation bien réelle du personnel des Nations Unies. En effet, cette stigmatisation demeurant un souci majeur, il a été rapporté au Secrétaire général que 80% des membres du groupe UN Plus n'ont pas divulgué pas leur statut sérologique à ce jour. Un mère de famille travaillant pour l'OMS a assisté à la réunion en gardant l'anonymat, soulignant la réalité les problèmes personnels et quotidiens liés à la stigmatisation et à la révélation d'une séropositivité.
Pour davantage d'informations sur UN Plus, consultez le site web du groupe à l'adresse suivante : www.unplus.org
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Partenaires:
ICW : La communauté internationale des femmes vivant avec le VIH
Fédération internationale pour la planification familiale (FIPF)
Réseau mondial des personnes vivant avec le VIH/sida (GNP+)
Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR)
Fédération des associations de fonctionnaires internationaux (FICSA)
Comité de coordination des associations et syndicats internationaux du personnel du système des Nations Unies (CCISUA)
UN Cares
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Un financement novateur pour le développement : l’objectif du nouveau Groupe I-8
20 mai 2009
20 mai 2009 20 mai 2009
UN Secretary-General is in Geneva this weeking attending the World Health Assembly. Photo: OMS
Etant donné que le ralentissement économique mondial risque d’avoir des effets néfastes sur les personnes déjà très vulnérables à la pauvreté, la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) dans le monde entier passera par un changement d’échelle de la mise en œuvre de mécanismes de financement novateurs pour le développement.
Face à cela, le Dr Philippe Douste-Blazy, Conseiller spécial du Secrétaire général de l’ONU pour le financement novateur pour le développement, a proposé de créer un groupe réunissant huit initiatives financières (I-8), les institutions des Nations Unies et les représentants de la société civile.
Le Groupe I-8 pour les Objectifs du Millénaire pour le développement s’est réuni pour la première fois à Genève le 19 mai 2009. Le Secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki moon, le Directeur général de l’Organisation mondiale de la Santé, le Dr Margaret Chan, et le Directeur exécutif de l’ONUSIDA, M. Michel Sidibé, ont chacun prononcé une allocution lors de la séance d’ouverture.
Nous devons rapidement renforcer et augmenter les mécanismes novateurs existants et en envisager de nouveaux. La présente réunion va créer un réseau régulier de consultation, de coordination et de renforcement mutuel entre les acteurs du financement novateur du monde entier.
Le Secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki moon
Pour le Secrétaire général de l’ONU, la crise économique actuelle accroît l’importance du financement novateur.
« Nous devons rapidement renforcer et augmenter les mécanismes novateurs existants et en envisager de nouveaux », a déclaré le Secrétaire général dans ses remarques d’ouverture. « La présente réunion va créer un réseau régulier de consultation, de coordination et de renforcement mutuel entre les acteurs du financement novateur du monde entier. »
Pour atteindre les Objectifs du Millénaire pour le développement, nous devons éviter les doublons, lutter contre la compétition et placer les besoins des personnes au premier plan
Michel Sidibé, Directeur exécutif de l’ONUSIDA
M. Michel Sidibé a expliqué comment le I-8 pourrait combler le fossé entre les besoins de développement et les ressources consacrées à la construction d’un monde plus juste, plus équitable et en meilleure santé. Il a aussi rappelé aux participants l’aspect humain de la question : « Pour atteindre les Objectifs du Millénaire pour le développement, nous devons éviter les doublons, lutter contre la compétition et placer les besoins des personnes au premier plan », a-t-il déclaré.
Une discussion de groupe sur les mécanismes novateurs de financement a été modérée par le Dr Patrice Debré, Ambassadeur français chargé de la lutte contre le VIH/sida et les maladies transmissibles au ministère français des Affaires étrangères et européennes.
Le Groupe I-8 pour les Objectifs du Millénaire pour le développement rassemble les mécanismes de financement suivants :
- La Facilité internationale de financement pour la vaccination (IFFIm), créée pour soutenir l’Alliance mondiale pour les vaccins et la vaccination (GAVI)
- UNITAID
- Les garanties pour les achats futurs de vaccins
- L’initiative « Debt 2 Health » du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme
- (PRODUCT) Red
- L’initiative d’investissement socialement responsable de l’Agence Française de Développement (AFD)
- L’utilisation des revenus du marché du carbone
8. La Fondation du Millénaire pour les financements innovants dans le secteur de la santé - La Fondation du Millénaire pour les financements innovants dans le secteur de la santé
Trouver un accord sur un cadre conjoint de mise en commun des informations qui seront recueillies, échanger des données d’expérience et élaborer un message commun sur les conséquences de la crise économique et financière pour les pays en développement, figuraient parmi les objectifs de la première réunion de ce réseau informel.
L’objectif de l’I-8 est de mettre en commun les données d’expérience, de travailler sur un ensemble de messages visant à renforcer l’initiative actuelle du Groupe spécial de haut niveau sur le financement international novateur des systèmes de santé et du Groupe pilote sur les contributions de solidarité en faveur du développement, de préparer le terrain pour de nouvelles initiatives et de coordonner la répartition des ressources afin d’optimiser les résultats sur le terrain. L’objectif est de pouvoir mettre en œuvre, grâce à cela, les prochaines initiatives (nouvelles idées ou élargissement d’initiatives existantes) aussi rapidement que possible et avec toute la réussite possible.
Cet événement s’est déroulé pendant la soixante-deuxième Assemblée mondiale de la Santé, qui se tient à Genève jusqu’au 22 mai 2009.
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Coparrainants:
Organisation mondiale de la Santé
Reportages:
La soixante-deuxième Assemblée mondiale de la Santé dominée par la grippe A(H1N1)
Discours:
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Les ministres de la santé des pays de l'ANASE débattent des problèmes de la grippe A(H1N1) et du sida
19 mai 2009
19 mai 2009 19 mai 2009
Les ministres de la santé des pays de l'Association des Nations de l'Asie du Sud-Est (ANASE) se sont réunis de manière informelle en marge de l'Assemblée mondiale de la Santé (AMS), le 19 mai 2009, à Genève (Suisse). Photo: ONUSIDA/P. Virot
Les ministres de la santé des pays de l'Association des Nations de l'Asie du Sud-Est (ANASE) se sont réunis de manière informelle en marge de l'Assemblée mondiale de la Santé (AMS), le 19 mai 2009, à Genève (Suisse).
La réunion avait pour objectif principal d'aborder des questions d'intérêt commun durant l'AMS, telles que les stratégies de l'ANASE pour faire face à l'épidémie de grippe A(H1N1) et prévenir une éventuelle pandémie, et de débattre avec le Directeur exécutif de l'ONUSIDA, M. Michel Sidibé, des stratégies visant à réaliser l'accès universel à la prévention, aux traitements, à la prise en charge et à l'appui en matière de VIH.
La réunion était présidée par l'honorable Dr Francisco T. Duque III, Secrétaire d'Etat à la Santé des Philippines, et soutenue par l'ONUSIDA. Elle constituait le prolongement du 2e Sommet ANASE-ONU, qui s'était tenu à New York le 13 septembre 2005. Lors de la réunion de New York, les participants s'étaient entendus sur un communiqué commun affirmant la nécessité pour les membres de l'ANASE de pourvoir s'exprimer dans les forums mondiaux comme l'Assemblée mondiale de la Santé, et de participer aux processus décisionnels mondiaux portant sur les fonds affectés à la lutte contre le sida et la prévention du VIH.
M. Michel Sidibé, Directeur exécutif de l'ONUSIDA et Secrétaire général adjoint des Nations Unies, a présenté sa vision aux pays de l'ANASE et réaffirmé l'engagement de l'ONUSIDA à soutenir les pays dans la réalisation de l'accès universel.
M. Michel Sidibé, Directeur exécutif de l'ONUSIDA et Secrétaire général adjoint des Nations Unies, a présenté sa vision aux pays de l'ANASE et réaffirmé l'engagement de l'ONUSIDA à soutenir les pays dans la réalisation de l'accès universel.
M. Sidibé a également décrit brièvement les avancées significatives de certains pays de la région dans l'intégration comme priorité dans la riposte au sida des communautés les plus vulnérables, notamment les professionnel(le)s du sexe et leurs clients, les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes et les consommateurs de drogues injectables.
M. Sidibé a souligné l'importance du leadership des gouvernements pour atteindre les objectifs de l'accès universel et salué la volonté résolue affichée par les pays de l'ANASE dans la riposte au sida, comme le montrent la Déclaration de l'ANASE sur le VIH et le sida, adoptée en 2007, et la Déclaration sur la protection et la promotion des droits des travailleurs migrants.
A la fin de la réunion, les ministres de la santé ont publié une Déclaration ministérielle commune sur la position de l'ANASE concernant l'état de préparation face aux épidémies de grippe aviaire, humaine et A(H1N1), et insistant particulièrement sur une collaboration transfrontalière, la mise en commun des informations et des spécimens de virus, et l'accès universel à la prévention, aux traitements, à la prise en charge et à l'appui en matière de VIH.
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Reportages:
Session extraordinaire du sommet de l’ANASE sur le sida (13 janvier 2007)
Focus de l’ANASE sur le sida (10 janvier 2007) (en anglais)
Multimédia:
Liens externes:
ANASE
Documentation complète pour la soixante-deuxième Assemblée mondiale de la Santé
Questions essentielles abordées par l'Assemblée mondiale de la Santé de 2009
Règlement sanitaire international (en anglais)
Soins de santé primaires
Déterminants sociaux de la santé
Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD)
Considérations sur la grippe A(H1N1) et l'infection à VIH - Note d'orientation de l'OMS
Pour en savoir plus sur la grippe A(H1N1)
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La soixante-deuxième Assemblée mondiale de la Santé dominée par la grippe A(H1N1)
18 mai 2009
18 mai 2009 18 mai 2009
Photo (60e AMS) :
OMS/Peter Williams
L'Assemblée mondiale de la Santé s'apprête cette année à se pencher avec la plus grande attention sur l'épidémie de grippe A(H1N1). Des ministres de la santé et des fonctionnaires venus de plus de 190 pays vont se réunir à Genève du 18 au 22 mai pour débattre des manières de riposter efficacement à une pandémie potentielle, en abordant notamment les questions de l'état de préparation, de l'accès aux vaccins et de la mise en commun des virus de la grippe.
D'après les dernières statistiques de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), 39 pays rapportent désormais un total de 8480 cas de grippe A(H1N1), dont 60 cas mortels (données actualisées le 17 mai). Le virus représente une menace sanitaire sérieuse et croissante. La Directrice générale de l'OMS, le Dr Margaret Chan, a lancé un appel à la « solidarité internationale » face à cette menace imprévisible et la soixante-deuxième Assemblée mondiale de la Santé fournira une occasion de mettre en œuvre une telle solidarité.
Il incombera également à l'assemblée, convoquée par la Directrice générale de l'Organisation mondiale de la Santé, d'examiner les progrès réalisés et de définir de nouvelles priorités pour l'OMS. Les autres questions abordées porteront notamment sur les soins de santé primaires et le renforcement des systèmes de santé, l'examen des déterminants sociaux de la santé, et le suivi de la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement touchant à la santé. Les discussions porteront également sur le budget des programmes pour les deux prochaines années et sur des questions de gestion interne.
L'examen d'une version révisée du Plan stratégique à moyen terme 2008-2013 constituera un moment clé de la réunion. Ce plan comprend 13 objectifs, notamment : réduire le fardeau sanitaire, social et économique que représentent les maladies transmissibles ; atténuer les conséquences sanitaires des situations d'urgence, des catastrophes, des crises et des conflits ; assurer un meilleur accès aux médicaments et aux technologies médicales, et en améliorer la qualité et l'usage ; contrer la propagation du sida, de la tuberculose et du paludisme.
Les délégués espèrent exploiter le succès des réunions précédentes. Par exemple, en 2008, l'assemblée a approuvé une stratégie pour la santé publique, l'innovation et la propriété intellectuelle, qui a favorisé de nouvelles approches en matière de recherche et de développement pharmaceutiques et soutenu la levée des obstacles entravant l'accès aux médicaments, en particulier pour les pays moins développés. L'assemblée a également adopté une résolution exhortant les Etats membres à prendre des mesures décisives concernant les impacts sanitaires du changement climatique.
On peut clairement s'attendre à ce que l'Assemblée mondiale de la Santé explore un ensemble complexe de problèmes interdépendants, dépassant le domaine de la santé et touchant des secteurs très divers, dans le but de mettre au point une riposte efficace aux menaces sanitaires mondiales.
Durant la semaine de l'assemblée, le Directeur exécutif de l'ONUSIDA, M. Michel Sidibé, participera à une série de manifestations parallèles, notamment à des réunions avec des ministres de la santé venus du monde entier.
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Coparrainants:
Organisation mondiale de la Santé
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Soixante et unième Assemblée mondiale de la Santé
La grippe A(H1N1) et l’infection à VIH (01 mai 2009)
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Questions essentielles abordées par l'Assemblée mondiale de la Santé de 2009
Règlement sanitaire international (en anglais)
Soins de santé primaires
Déterminants sociaux de la santé
Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD)
Considérations sur la grippe A(H1N1) et l'infection à VIH - Note d'orientation de l'OMS
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Des parlementaires africains s'engagent sur la question de l'accès universel aux services liés au VIH
18 mai 2009
18 mai 2009 18 mai 2009
UNAIDS and UNDP in West and Central Africa signed a memorandum of understanding with the Forum of Arab and African Parliamentarians for Population and Development (FAAPPD)
Credit UNAIDS/M.O. Dème
Les représentants de l'ONUSIDA et du PNUD en Afrique de l'Ouest et en Afrique centrale ont signé un protocole d'accord avec le Forum des parlementaires africains et arabes pour la population et le développement (FAAPPD), qui formalise l'engagement des parlementaires à oeuvrer à la réalisation dans la région de l'objectif de l'accès universel aux services de prévention, de traitement, de prise en charge et d'appui en matière de VIH.
Créé en 1997, le FAAPPD est une organisation constituée des réseaux nationaux de parlementaires travaillant sur les questions de santé, dont le VIH, dans 61 pays d'Afrique et du Moyen-Orient.
Le protocole d'accord décrit les activités communes impliquant les partenaires régionaux et visant à renforcer le rôle des parlementaires dans certains domaines, notamment le leadership, la réforme du droit et l'affectation de budgets suffisants pour garantir la viabilité de la riposte au VIH.
Le rôle des parlementaires dans l'établissement et le renforcement d'un dialogue sociétal sur des questions essentielles comme l'accès universel aux services de prévention, de traitement et de prise en charge du VIH pour les groupes les plus vulnérables et marginalisés, est plus important que jamais.
Le Dr Meskerem Grunitzky Bekele, Directrice régionale de l'ONUSIDA pour l'Afrique de l'Ouest et l'Afrique centrale, et M. Jean-Christophe Deberre, Directeur régional adjoint du PNUD pour l'Afrique de l'Ouest et l'Afrique centrale
Accueillant avec satisfaction cette étape importante du leadership en faveur de l'accès universel, le Dr Meskerem Grunitzky Bekele, Directrice régionale de l'ONUSIDA pour l'Afrique de l'Ouest et l'Afrique centrale, et M. Jean-Christophe Deberre, Directeur régional adjoint du PNUD pour l'Afrique de l'Ouest et l'Afrique centrale, ont déclaré: « Le rôle des parlementaires dans l'établissement et le renforcement d'un dialogue sociétal sur des questions essentielles comme l'accès universel aux services de prévention, de traitement et de prise en charge du VIH pour les groupes les plus vulnérables et marginalisés, est plus important que jamais. »
Le protocole d'accord a été signé dans le cadre d'une collaboration régionale entre différents partenaires, à savoir : l'ONUSIDA, le PNUD, l'UNICEF, l'ONUDC, le HCDH, l'UNIFEM, l'UNFPA, la CEDEAO, OSIWA, USAID et le FAAPPD. Par cette collaboration, les partenaires espèrent créer un environnement favorable à une riposte efficace au sida en Afrique de l'Ouest et en Afrique centrale.
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Travailleurs migrants et vulnérabilité au VIH dans les pays d’Asie du Sud et du Sud-Est
18 mai 2009
18 mai 2009 18 mai 2009
M. Michel Sidibé, Directeur exécutif de l'ONUSIDA lors de la réunion sur les travailleurs migrants et la vulnérabilité au VIH en Asie du Sud et du Sud-Est, 18 mai 2009, Genève. Photo: ONUSIDA / P. Virot
La migration internationale de main-d’œuvre, ou la traversée des frontières par des personnes en recherche d’emploi, est un phénomène croissant et un volet grandissant dans les économies nationales, régionales et mondiales. Le VIH est néanmoins devenu un sujet de préoccupation majeur quant à la migration transfrontière et d’outre-mer.
Des représentants du Pakistan, de la Chine, de la Thaïlande, de l’Afghanistan, du Bangladesh et du Népal, ainsi que de hauts fonctionnaires du BIT, de l’OIM, de l’OMS et de l’ONUSIDA, ont participé à une réunion sur la question à la 62ème Assemblée mondiale de la Santé (2009). Il s’agissait d’une réunion de suivi à celle de 2007, qui s’était tenue à Genève lors de 60ème Assemblée mondiale de la Santé. Menée à l’initiative du Gouvernement pakistanais, la réunion de cette année a insisté sur la nécessité de nouer un dialogue interrégional entre les pays d’accueil et d’origine, en particulier les pays du Conseil de Coopération du Golfe (CCG), pour trouver des solutions permettant de réduire les risques et la vulnérabilité des travailleurs migrants au VIH.
Les gouvernements des pays d’Asie ont exprimé leur préoccupation concernant le grand nombre de migrants dans la région. A tout moment, on estime que près de 58 millions de personnes se trouvent à l’étranger, soit en Asie soit ailleurs dans le monde. En dehors de l’Asie, les pays du CCG sont la principale destination d’une majorité des travailleurs migrants originaires des Philippines, du Bangladesh, de Sri Lanka et du Pakistan.
Cette réunion a permis aux ministères de la santé des pays de départ de l’Asie du Sud et du Sud-Est de mettre en commun leurs expériences sur des problèmes que tous rencontrent afin de préparer les migrants au travail à l’étranger, en particulier la réduction de la vulnérabilité au VIH et à d’autres risques sanitaires. Les délégués ont aussi parlé de la façon dont les mécanismes régionaux, tels que le processus de Colombo et le Dialogue d’Abu Dhabi, ainsi que les engagements internationaux, pourraient être utilisés pour soutenir le dialogue et la coopération entre les pays d’origine et d’accueil et pour élaborer une position/stratégie commune qui soutiendrait les négociations et la collaboration avec les pays d’accueil.
Les principaux objectifs de la réunion étaient les suivants :
- Identifier une stratégie de collaboration intersectorielle entre ministère de la Santé et ministère du Travail pour lutter contre la vulnérabilité des travailleurs migrants au VIH dans la région Asie.
- Mettre en place un groupe de travail chargé d’élaborer un plan d’action et un rapport d’activité. L’une des actions immédiates consisterait à recenser les pays qui mettent en place des programmes de prévention du VIH pour les travailleurs migrants, notamment des orientations avant le départ et à l’arrivée, et à identifier les lacunes et les éventuels partenaires/ressources.
- Associer l’ONU et les autres organisations concernées par la question aux niveaux national et régional dans les pays d’origine et d’accueil.
- Associer les organisations non gouvernementales qui travaillent avec/pour les migrants de sorte qu’elles deviennent des partenaires clés du suivi des questions migratoires dans les pays de la région.
Michel Sidibé, Directeur exécutif de l’ONUSIDA, a aussi participé à cette réunion dont les conclusions seront examinées lors de la prochaine réunion du Conseil de l’ONUSIDA, qui examinera la question des déplacements forcés et des populations migrantes et son lien avec le VIH, ainsi que les difficultés rencontrées pour leur garantir l’accès universel à la prévention, au traitement et à l’appui médico-social en matière de VIH.
M. Sidibé a insisté sur le fait qu’il fallait recueillir des données supplémentaires qui permettraient d’élaborer des stratégies à partir d’éléments probants relatifs aux besoins des populations migrantes. Il a aussi souligné l’importance de l’autorité politique pour formuler une riposte efficace au sida associant l’ensemble des secteurs de la société.
Travailler à l’étranger : un processus difficile
Bien que la migration fasse désormais partie du fonctionnement économique de nombreux pays de départ ou de destination, les migrants sont souvent considérés comme des personnes dépourvues de droits. Ils peuvent être exploités, marginalisés et stigmatisés tout au long du processus migratoire. Les études montrent que les populations mobiles sont vulnérables à la discrimination, à l’exploitation et au harcèlement dans leur pays et à l’étranger. Leurs droits fondamentaux peuvent être violés en matière de rémunération et de conditions de travail. Souvent, les migrants ne jouissent que de peu ou pas de protection juridique ou sociale et n’ont généralement pas accès aux services et aux informations liés au VIH.
Ces dernières années, le VIH a été diagnostiqué chez un nombre croissant de travailleurs migrants d’Asie dans plusieurs pays arabes. L’expulsion de ces travailleurs du fait de leur séropositivité a entraîné de graves pertes économiques pour eux et leur famille. Ils ont été déclarés « inaptes » au travail à l’étranger.
Dans certains pays, dans le cadre de la procédure de demande de visa, les migrants doivent se soumettre à un examen médical, notamment un dépistage du VIH effectué par une clinique agréée. La plupart du temps, le migrant est orienté vers une clinique particulière agréée par le pays hôte. Par exemple, tous les migrants partant dans un pays du CCG doivent se rendre dans des cliniques reconnues par l’Association des centres médicaux agréés par le CCG. Elles coûtent cher et la plupart se trouvent dans les capitales, ce qui accroît les frais, de transport et de logement par exemple.
Il n’y a que peu ou pas d’orientation vers un traitement ou des services de soutien pour les personnes malades, notamment celles qui sont séropositives. Si un travailleur migrant s’avère séropositif, la plupart des pays de la région l’expulsent sans explication, avec une maigre compensation et sans égard pour ses droits ou sa dignité.
Etant donné le grand nombre de migrants, il est crucial d’intégrer à une riposte au sida régionale et efficace la garantie de leurs droits et de leur accès aux services de prévention, de traitement et d’appui médico-social en matière de VIH.
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La soixante-deuxième Assemblée mondiale de la Santé dominée par la grippe A(H1N1)
Un nouveau rapport montre une vulnérabilité accrue au VIH chez les migrantes originaires d'Asie dans les Etats arabes
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Le VIH et la migration internationale des travailleurs: Politique générale de l'ONUSIDA
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Une campagne anti-homophobie vise à éliminer la discrimination en Amérique latine
16 mai 2009
16 mai 2009 16 mai 2009Le 17 mai a lieu la Journée internationale contre l’homophobie, une initiative qui a pour but d’éliminer la discrimination et de revendiquer le respect des droits des gays, des personnes transsexuelles et des lesbiennes.
Pour célébrer cette Journée, de nombreux pays d’Amérique latine ont organisé des activités, telles que des défilés, des fêtes, des ateliers de sensibilisation et des campagnes visant à promouvoir le respect de la diversité sexuelle.
Le Dr César Núñez, Directeur régional de l'ONUSIDA, a insisté sur le fait que tous les pays d’Amérique latine devaient voir dans la célébration de la Journée internationale contre l’homophobie et la transphobie une occasion de renforcer les activités menées dans le domaine des droits de l’homme, afin de mettre au point une riposte au sida plus efficace dans la région.
L’une des nouvelles initiatives de cette année est la campagne en ligne, dans le cadre de laquelle des messages contre l’homophobie et la transphobie sont diffusés. Cette campagne, dont le thème est « Pour des droits liés à la sexualité et pour la diversité sexuelle », a été élaborée par les bureaux régionaux de l’ONUSIDA et du PNUD, en collaboration avec le Réseau latino-américain des personnes transsexuelles (REDLACTRANS), l’Association pour la santé intégrale et la citoyenneté en Amérique latine (ASICAL) et le Conseil des organisations de lutte contre le sida en Amérique latine et dans les Caraïbes (LACCASO).
« Mettons un terme à la violence, surmontons l’indifférence » et « L’homophobie accélère la propagation du VIH » font partie des messages de la campagne qui apparaissent sur des sites Internet et sont diffusés sur YouTube. L’ONUSIDA Brésil les a adaptés en portugais.
Les rapports sexuels entre hommes constituent le principal mode de transmission du VIH en Amérique latine, et l’homophobie et la stigmatisation demeurent des obstacles importants à une riposte efficace à l’épidémie. Elles accroissent l’isolement des gays et des personnes bisexuelles et transsexuelles, en les dissuadant de se faire connaître, de divulguer leur identité et de bénéficier de conseils et de services liés au VIH.
Bien des pays d’Amérique latine disposent de lois défendant la liberté et l’orientation sexuelles. Par exemple, au cours des 12 derniers mois, des réformes législatives ont vu le jour au Nicaragua et au Panama, ce qui signifie que désormais, plus aucun État latino-américain ne criminalise les relations homosexuelles.
Pourtant, on considère généralement que l’Amérique latine a encore du chemin à parcourir pour mettre réellement fin à l’homophobie, à savoir « la peur ou la haine des homosexuels ». D’après l’Organisation des Nations Unies, il est fréquent que les personnes homosexuelles et transsexuelles soient insultées, licenciées et exclues des activités communautaires.
Right Hand Content
Reportages:
Journée internationale contre l’homophobie (16 mai 2009)
L’homophobie fait obstacle à la prévention du VIH (13 janvier 2009)
Journée internationale contre l’homophobie (16 mai 2008)
Centre de presse:
Déclaration de M. Michel Sidibé, Directeur exécutif de l’ONUSIDA, à l’occasion de la Journée internationale de lutte contre l’homophobie, le 17 mai (15 mai 2009)
Les ripostes au sida sont un échec chez les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes et les populations transsexuelles (15 mai 2009)
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Un nouveau cadre d'action pour les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes et les personnes transsexuelles
15 mai 2009
15 mai 2009 15 mai 2009
L'accès universel à des programmes appropriés sur le VIH pour les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes et les personnes transsexuelles constitue un pan essentiel de la réalisation de l'accès universel dans sa globalité.
Un nouveau Cadre d'action de l'ONUSIDA sur l'accès universel pour les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes et les personnes transsexuelles expose la manière dont l'ONUSIDA va faciliter et soutenir l'accès universel à la prévention, aux traitements, à la prise en charge et à l'appui en matière de VIH, pour les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes et les personnes transsexuelles.
En reconnaissant que des « actions ordinaires » ne constituent plus une réponse viable aux risques liés au VIH pour ces groupes, le Cadre d'action montre l'échec des mesures collectives contre le VIH chez les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes et les personnes transsexuelles. Le problème a parfois été ignoré – en l'absence de données et d'analyses suffisantes – ou alors, les engagements et les ressources allouées aux programmes sur le VIH destinés à ces populations sont très en deçà de ce qui serait nécessaire.
« A cause de cette incapacité à réagir efficacement, la prévalence du VIH a pu atteindre des niveaux critiques dans de nombreuses populations d'hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes et de personnes transsexuelles », a déclaré Michel Sidibé, Directeur exécutif de l'ONUSIDA. « Les actions visant à inverser cette tendance doivent s'appuyer sur les droits de l'homme et la décriminalisation de l'homosexualité », a-t-il ajouté.
A cause de cette incapacité à réagir efficacement, la prévalence du VIH a pu atteindre des niveaux critiques dans de nombreuses populations d'hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes et de personnes transsexuelles.
Michel Sidibé, Directeur exécutif de l'ONUSIDA
L'approche adoptée dans le Cadre d'action vise à réduire l'incidence du VIH partout, tout en protégeant la santé et les droits non seulement des hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes et des personnes transsexuelles, mais également de leurs partenaires sexuelles féminines ainsi que du reste de la population. Les actions contre le VIH parmi les groupes marginalisés sont à elles seules d'une grande importance ; elles constituent souvent les stratégies les plus efficaces permettant de réduire la transmission du VIH au conjoint par voie hétérosexuelle et d'éviter des épidémies de plus grande ampleur dans les populations hétérosexuelles. L'accès universel à des programmes appropriés sur le VIH pour les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes et les personnes transsexuelles constitue un pan essentiel de la réalisation de l'accès universel dans sa globalité.
Le Cadre d'action expose la manière dont le secrétariat et les organismes coparrainants de l'ONUSIDA vont agir en faveur de l'accès universel pour ces groupes souvent marginalisés, à travers trois objectifs :
(1) Améliorer la situation des hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes et des personnes transsexuelles sur le plan des droits de l'homme. Dans sa déclaration lors de la Conférence internationale sur le sida en août 2008, le Secrétaire général de l'ONU a décrit le danger de ne pas protéger les droits humains et juridiques des professionnel(le)s du sexe, des consommateurs de drogues et des hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes, en faisant remarquer que les pays où de tels droits sont inscrits dans la loi enregistrent une diminution des infections, une demande inférieure pour des traitements antirétroviraux et une baisse des décès.
(2) Renforcer et favoriser le développement de la base de connaissances sur les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes, les personnes transsexuelles et le VIH. Des données de meilleure qualité issues des sources les plus diverses sont nécessaires pour influencer, mettre au point et défendre de nouvelles orientations et de nouvelles actions programmatiques. L'ONUSIDA et ses coparrainants s'appuieront sur les travaux en cours avec leurs partenaires pour renforcer cette base de connaissances.
(3) Renforcer les capacités et favoriser des partenariats afin de garantir des réponses plus larges et plus appropriées au problème des hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes, des personnes transsexuelles et du VIH. Il est essentiel d'assurer un potentiel d'action suffisant aux organisations intergouvernementales, gouvernementales et non gouvernementales afin d'aborder d'une manière appropriée la question des diverses sexualités et du VIH, si l'on veut que les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes et les personnes transsexuelles puissent bénéficier d'un accès universel aux services liés au VIH. Le Cadre d'action décrit la manière de parvenir à cet accroissement des capacités.
L'ONUSIDA, en se servant de l'influence de l'ensemble de ses coparrainants, s'engage à agir en collaboration avec les autres institutions, dans le but de renforcer les mesures sur le VIH en faveur des hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes et des personnes transsexuelles, à l'échelle mondiale et dans les pays.
Un groupe de travail interinstitutionnel mettra au point un système pour : suivre et évaluer l'approche et les actions proposés dans le Cadre d'action ; élaborer l'approche stratégique de l'ONUSIDA et de ses coparrainants ; mettre au point, suivre et évaluer des plans de travail détaillés ; réviser et évaluer régulièrement l'approche stratégique de l'ONUSIDA et de ses coparrainants ; établir des rapports sur les activités entreprises.
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Centre de presse:
Déclaration de M. Michel Sidibé, Directeur exécutif de l’ONUSIDA, à l’occasion de la Journée internationale de lutte contre l’homophobie (IDAHO), (17 mai 2009)
Publications:
Cadre d'action de l'ONUSIDA sur l'accès universel pour les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes et les personnes transsexuelles (pdf, 274 Kb.) (en anglais)
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Journée internationale contre l’homophobie
14 mai 2009
14 mai 2009 14 mai 2009
L’homophobie et la criminalisation des comportements sexuels entre adultes consentants constituent des obstacles majeurs aux ripostes efficaces au VIH.
Les États qui ont signé la Déclaration politique des Nations Unies sur le VIH/sida de 2006 se sont engagés à lever des obstacles juridiques et à promulguer des lois afin de protéger les populations vulnérables. Pourtant, plus de 80 pays criminalisent toujours les rapports homosexuels entre adultes consentants.
C’est à l’encontre de ce contexte répressif que chaque année, des communautés du monde entier célèbrent la Journée internationale contre l’homophobie le 17 mai, date anniversaire de la décision prise par l’Organisation mondiale de la Santé en 1990 de retirer l’homosexualité de sa liste de troubles mentaux. Cette journée représente donc une nouvelle occasion de mettre l’accent sur le besoin pressant de déployer des efforts conjoints pour réduire et éliminer la discrimination, la violence et la criminalisation fondées sur l’orientation sexuelle.
L’homophobie et la criminalisation des comportements sexuels entre adultes consentants constituent des obstacles majeurs aux ripostes efficaces au VIH. Celles-ci varient en fonction du degré de protection de la dignité et des droits de toutes les personnes touchées par le VIH, notamment leur droit et leur capacité d’organiser et de sensibiliser leur communauté, de défendre sa cause et d’avoir accès à des services de prévention et de traitement dans le domaine du VIH.
« La décision de criminaliser les relations homosexuelles est une grave régression pour la riposte au sida et pour les droits des personnes visées par [ce type de loi] », a déclaré Michel Sidibé, le Directeur exécutif de l’ONUSIDA. « Étant donné que ces lois de caractère discriminatoire poussent les gens à vivre dans la clandestinité, elles auront un effet négatif tant sur l’offre de programmes de prévention du VIH que sur l’accès au traitement des personnes vivant avec le VIH. »
S’agissant des hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes, des lesbiennes et des personnes transsexuelles, des faits indiquent que la protection de leurs droits, tant dans la législation que dans la pratique, et l’intensification des programmes visant à répondre à leurs besoins en matière de VIH et de santé constituent, si elles vont de pair, des composantes indispensables et complémentaires d’une riposte efficace à l’épidémie.
L’ONUSIDA exhorte tous les gouvernements à prendre des mesures visant à éliminer la stigmatisation et la discrimination auxquelles doivent faire face les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes, les lesbiennes et les personnes transsexuelles, et à créer des contextes sociaux et juridiques garantissant le respect des droits de l’homme et l’accès universel à la prévention, au traitement, aux soins et à l’appui dans le domaine du VIH.
« Il n’y a pas de place pour l’homophobie. L’accès universel à la prévention, au traitement, aux soins et à l’appui en rapport avec le VIH doit être ouvert à toutes les personnes qui en ont besoin, y compris les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes », a déclaré Michel Sidibé.
Les pays qui disposent de lois anti-discrimination visant les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes, les consommateurs de drogues injectables et les professionnel(le)s du sexe ont atteint, dans leurs activités de prévention du VIH, des taux de couverture plus élevés.
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Reportages:
L’épidémie cachée de VIH chez les hommes qui ont des rapports sexuels avec des hommes en Europe orientale et en Asie centrale (26 January 2009)
La Chine se penche sur l’incidence du VIH parmi les HSH (16 janvier 2009)
L’homophobie fait obstacle à la prévention du VIH (13 janvier 2009)
ICASA 2008 : Hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes et VIH en Afrique (7 décembre 2008)
Les HSH et l’épidémie mondiale de VIH (31 juillet 2008)
Renforcer le travail avec les HSH en Afrique (23 mai 2008)
Journée internationale contre l’homophobie (16 mai 2008)
Journée internationale contre l’homophobie 2007 (16 mai 2007)
Centre de presse:
Déclaration de M. Michel Sidibé, Directeur exécutif de l’ONUSIDA, à l’occasion de la Journée internationale de lutte contre l’homophobie, le 17 mai (15 mai 2009)
L’ONUSIDA se déclare préoccupé par la décision de l’Assemblée nationale burundaise de criminaliser les relations homosexuelles (27 avril 2009)
L'ONUSIDA accueille avec satisfaction la libération au Sénégal de neuf hommes emprisonnés en raison de leur orientation sexuelle (20 avril 2009)
L’ONUSIDA et une large coalition travaillent pour faire libérer neuf hommes ayant eu des rapports sexuels avec des hommes au Sénégal qui ont été déclarés coupables et emprisonnés (15 janvier 2009)
La criminalisation des comportements sexuels et de la transmission du VIH entrave les ripostes au sida (27 novembre 2008)
Multimédia:
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ONUSIDA a adressé un message fort au public de la 23ème édition du TEDDY Award à Berlin
