Feature Story

Michel Sidibé rencontre l'Administratrice du PNUD

04 juin 2009

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UNAIDS Executive Director Michel Sidibé met UNDP Administrator Helen Clark, 3 June 2009.
Credit: UNDP

Le 3 juin 2009, le Directeur exécutif de l'ONUSIDA, M. Michel Sidibé, a rencontré l'Administratrice du PNUD, Mme Helen Clark, au siège du PNUD à New York. Le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) fait partie des organismes coparrainants du Programme commun des Nations Unies sur le VIH/sida (ONUSIDA).

M. Sidibé et Mme Clark ont discuté des possibilités d'utiliser au maximum les avantages comparatifs du PNUD dans les pays, afin de soutenir les efforts nationaux visant à réaliser l'accès universel à la prévention, au traitement, à la prise en charge et à l'appui en matière de VIH, tel que cela est exposé dans le Cadre de résultats de l'ONUSIDA (2009–2011). Le Cadre de résultats appelle d'une part, à optimiser les partenariats entre le secrétariat et les organismes coparrainants de l'ONUSIDA, et d'autre part, à tirer profit des mandats et des ressources de chaque organisation dans le but d'obtenir des résultats par un travail collectif.

Les actions du PNUD contre le sida découlent de ses missions dans les domaines du développement humain, de la réduction de la pauvreté et de la gouvernance. D'importants progrès peuvent être accomplis en ce qui concerne les Objectifs du Millénaire pour le développement — en matière notamment de pauvreté, d'égalité entre les sexes, d'éducation, de mortalité infantile et de mortalité maternelle — en intégrant la riposte au sida aux efforts visant à atteindre d'une part, l'objectif d'un développement humain plus large, et d'autre part, les objectifs portant sur la santé et la justice sociale.

Le PNUD contribue à faire en sorte que le VIH soit au centre des stratégies nationales de développement et de réduction de la pauvreté. Il aide également les pays à renforcer leurs capacités à mobiliser tous les niveaux du gouvernement et de la société civile, dans le but de produire une riposte efficace et coordonnée à l'épidémie et de protéger les droits des personnes vivant avec le VIH, des femmes et des populations vulnérables.

Michel Sidibé rencontre l'Administratrice du PNUD

Coparrainants:

PNUD


Multimédia:

Voir la galerie photos 3 juin 2009 (en anglais)


Publications:

Une action conjointe en vue de résultats : Cadre de résultats de l'ONUSIDA (2009-2011) (pdf, 432 Kb.) (en anglais)

Feature Story

Des stars du cricket lancent une campagne mondiale sur le sida

04 juin 2009

Voir les vidéos des messages d'intérêt public de la campagne THINK WISE.
Avec Kumar Sangakkara, batteur sri lankais, Isa Guha, internationale anglaise, des vedettes internationales du cricket et des enfants sud-africains, Graeme Smith, capitaine de l'équipe d'Afrique du Sud, et Virender Sehwag, international indien.

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Les plus grandes vedettes du cricket lancent THINK WISE (Réfléchissez), une nouvelle campagne mondiale de sensibilisation sur le sida, conçue pour informer les jeunes sur les moyens de protection contre le VIH.

Les joueurs soutiendront la campagne pendant le championnat du monde 2009 de Twenty20, organisé par le Conseil international du cricket (ICC) et qui se déroulera à Londres à partir du 5 juin. Ce volet de la campagne a pour but d'améliorer l'éducation et la sensibilisation dans le domaine du VIH et d'éliminer la stigmatisation associée à la maladie.

Près de 10 millions personnes vivent avec le VIH dans les pays participant aux matchs internationaux. Cela représente un quart du nombre total de personnes vivant avec le virus dans le monde.

I have seen firsthand the impact that HIV has had in my country. I hope that cricket fans and youngsters around the world can respect the disease and also those living with HIV. By making informed decisions we can help reduce new infections and develop strong communities.

Graeme Smith, capitaine de l'équipe de cricket d'Afrique du Sud

Graeme Smith, capitaine de l'équipe de cricket d'Afrique du Sud et soutien de la campagne THINK WISE a déclaré : « J'ai pu voir par moi-même les effets du VIH dans mon pays.  J'espère que les fans de cricket et les jeunes du monde entier sauront respecter cette maladie ainsi que les personnes vivant avec le VIH.  En prenant des décisions en connaissance de cause, nous pouvons contribuer à la diminution du nombre des nouvelles infections et au développement de communautés fortes. »

Cinq nouveaux messages d'intérêt public, comprenant notamment des interventions de Kumar Sangakkara, le capitaine de l'équipe de cricket du Sri Lanka, de Graeme Smith, de Virender Sehwag, un des meilleurs batteurs en Inde, et d'Isa Guha, la star de l'équipe féminine de cricket d'Angleterre, seront diffusés pendant le tournoi dans les stades sur des écrans géants, ainsi que par plusieurs télévisions dans le monde entier. Les joueurs porteront également un ruban rouge pour signifier leur soutien pendant les demi-finales et la finale du tournoi.

L'initiative THINK WISE est le fruit d'un partenariat de longue date entre l'ICC, le Programme commun des Nations Unies sur le VIH/sida (ONUSIDA), l'UNICEF et l'Initiative mondiale « Médias contre sida », qui depuis cinq ans s'adresse à la communauté du cricket dans le cadre de la riposte mondiale à l'épidémie de sida.

Le partenariat THINK WISE vise d'une part, à informer les joueurs, les entraîneurs, les commentateurs, les télédiffuseurs, les bénévoles et les spectateurs sur l'épidémie de sida, en ce qui concerne en particulier la prévention, et d'autre part, à délivrer ces messages à l'occasion des événements majeurs de l'ICC, ainsi que par l'intermédiaire de télédiffusions capables d'atteindre un public réparti dans plus de 200 pays.

Le partenariat THINK WISE verra d'autres actions se mettre en place dans le courant de l'année, notamment une nouvelle initiative « le cricket pour le développement » qui délivrera des messages sur le VIH auprès des jeunes. Une annonce à ce sujet est prévue pendant le Trophée des champions de l'ICC 2009, organisé en Afrique du Sud à la fin du mois de septembre.

Des stars du cricket lancent une campagne mondial

Partenaires:

Conseil international du cricket

UNICEF

L'Initiative mondiale « Médias contre sida »


Reportages:

L’ICC et l’ONUSIDA fêtent leur partenariat et se tournent vers l’avenir (17 novembre 2008)


Centre de presse:

Lancement de la campagne mondiale THINK WISE sur le sida en prévision du championnat du monde 2009 de Twenty20 de l'ICC, afin d'encourager les jeunes du monde entier à "RÉFLÉCHIR" (4 June 2009)


Multimedia:

Voir les vidéos des messages d'intérêt public Featuring Sri Lankan Batsman Kumar Sangakkara, England international Isa Guha, international cricket stars and local South African children, South African captain Graeme Smith and Indian international Virender Sehwag.

Feature Story

Peer educators raising HIV awareness through sport in Trinidad and Tobago

03 juin 2009

A version of this story was first published at UNICEF.org

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With the picturesque backdrop of Speyside, northern Tobago, in the distance, Kalifa Martin and her colleague Kerlan conduct a UNICEF-supported 'Kicking Aids Out' workshop. Credit: UNICEF Trinidad and Tobago/2009

A UNICEF-supported programme called 'Kicking AIDS Out' (KAO) has recently begun in Speyside, northern Tobago, by the Trinidad and Tobago Alliance for Sport and Physical Education (TTASPE). The new programme uses sports and games to teach young people and adolescents about HIV. Speyside is a small community that is best known as a destination for fishermen and divers. In 2007, UNICEF and TTASPE, along with the Red Cross of Trinidad and Tobago, teamed up to conduct a youth-led Vulnerable Community Assessment. Based on this assessment, Speyside was selected as the first area to initiate 'Kicking AIDS Out'.

Training for adolescents

Soon after the assessment, UNICEF and TTASPE began conducting workshops to train adolescents to become KAO peer facilitators. Kalifa Martin, 15, is one these young trainees.

"I heard there was an HIV workshop at the community centre and decided to go and learn more about HIV, because I knew it was important to get the right information," Kalifa says. "What I wasn't expecting was that I would learn about it through games and fun activities. I liked this and invited my sisters to attend and we are now all involved in the programme."

Growing up in Speyside, Kalifa saw firsthand how AIDS can have a ripple effect.

"When something happens to one person, it affects the whole community," she says. "I want more people to get tested and start making wise choices. I would like Speyside to be an example to other communities."

Increasing the level of knowledge of HIV among young people in Trinidad and Tobago is an important step. According to a recent UNAIDS/WHO/UNICEF country report, in 2007 56% of young people aged 15-24 had correct knowledge of, and rejected myths about, sexual transmission of the virus. A significant minority, 12%, in this group had also had sex before the age of 15. The same report suggests that the situation is especially serious for young women as they are over three times more likely than their male counterparts to be living with the virus (0.3% of boys compared to 1% of girls aged 15-24).

'I want to help people'

Since her training, Kalifa has conducted many ‘Kicking AIDS Out’ workshops – where lectures are replaced by educational games that resonate with young people. One such game is similar to dodgeball, except that in the KAO version, being hit with the ball symbolizes being exposed to HIV. The message is that anyone who doesn’t protect themselves is vulnerable to infection.

"It is through projects such as KAO that UNICEF hopes to empower young persons such as Kalifa to actively re-create their communities as places where young persons make informed choices," explains UNICEF Trinidad and Tobago HIV Officer Marlon Thompson.

There are currently about 20 peer educators like Kalifa in the KAO programme. And she knows that the initiative is having positive results. She has seen her peers in Speyside become more knowledgeable about AIDS and then readily share their knowledge with their family members and friends.

The programme has also changed Kalifa, who now dreams of becoming a doctor. "I want to help people living with HIV and even find a cure for it," she says.

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International Labour Conference tackles HIV in the world of work

03 juin 2009

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Credit: ILO

Some four thousand representatives of governments, workers’ and employers’ organizations from 183 states around the world are meeting in Geneva for the annual conference of the International Labour Organization. Challenging the AIDS epidemic is high on the agenda and the development of a new international labour standard on HIV and the world of work is one of the key issues for discussion during the Geneva conference which runs from 3-19 of June.

The new labour standard, ground-breaking in its scope and reach, is designed to address the global threat of HIV in the world of work and is an international human rights instrument aimed at extending and strengthening the role of the workplace in the AIDS response.

The existence of an instrument focusing solely on HIV and the world of work will give new impetus to anti-discrimination policies at national and workplace levels. 

It will strengthen the contribution of the world of work to countries’ achievement of universal access to HIV prevention, treatment, care and support and encourage information-gathering and reporting.

Dr Sophia Kisting, ILO/AIDS Director, in an interview with ILO Online

The virus affects the most economically active age range in every population and the majority of the 33 million people living with HIV worldwide are workers. Many are still subject to stigma and discrimination and the threat, or reality, of losing their jobs due to their status. Although some progress has been made, prevention and care strategies also need bolstering. The international labour standard aims to help change this situation and would be the first global human rights instrument to focus specifically on HIV and the world of work.

According to Dr Sophia Kisting, ILO/AIDS Director, in an interview with ILO Online, “The existence of an instrument focusing solely on HIV and the world of work will give new impetus to anti-discrimination policies at national and workplace levels. It will strengthen the contribution of the world of work to countries’ achievement of universal access to HIV prevention, treatment, care and support and encourage information-gathering and reporting.”

The journey towards the international standard began when a first report, entitled HIV/AIDS and the world of work, Report IV (1), was sent to all ILO members in January last year. It contained a detailed and wide-ranging questionnaire concerning all aspects of the challenge to AIDS in the workplace. A second document, Report IV (2) , synthesized and summarized the nearly 250 responses received from governments, workers, employers and other partners, most of whom agreed with the need to focus greater attention on HIV through a new international instrument. It is the draft conclusions from this report that will be discussed in depth at the 2009 conference. A second discussion will take place next year and it is expected that the formal adoption of the labour standard will occur at this point. At present the proposal is for an autonomous Recommendation, but the final decision on its form and content rests with the Conference.

ILO Recommendations are not legally binding but serve as guidance for policy and law. If adopted, the new standard would be submitted to national authorities “for the enactment of legislation or other action” and would reinforce the impact of the existing ILO Code of Practice on HIV and the world of work which was adopted in 2001.

The global threat of HIV for workers is inextricably linked with the overarching theme of the International Labour Conference; the growing impact of the world financial crisis on employment and social protection. The ILO has organized a ‘Summit on the Global Jobs Crisis’ scheduled for 15-17 June, involving a number of Heads of State to examine this issue. The forecasts of rising unemployment and poverty have potentially grave implications for the successful response to the AIDS epidemic, given the connection between poverty and HIV.

The ILO highlights the fact that the crisis may lead to cutting of AIDS programmes. Increased poverty may also bring greater risk of HIV as some are forced into unsafe behaviour to support themselves. A recent World Bank report also stressed that funding for AIDS drugs is under threat as the crisis hits the health sectors in a number of countries in Africa, the Caribbean, Europe and Asia. The International Labour Conference is committed to trying to ensure that the many gains that have been made in the challenge to the epidemic in the workplace are not lost or reversed due to current, stark economic realities.

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UNAIDS and Principality of Monaco commit to strengthened cooperation in AIDS response

29 mai 2009

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His Serene Highness Prince Albert II of Monaco; Her Serene Highness Princesse Stéphanie; UNAIDS Executive Director Michel Sidibé. Monaco 29 May 2009.
Credit: Gaëtan Luci/Palais Princier

Strengthened cooperation between UNAIDS and Monaco was the aim of Michel Sidibé, Executive Director of UNAIDS, on his first official visit to the Principality.

Mr Sidibé met with representatives of the government and civil society and had a private audience with His Serene Highness Prince Albert II of Monaco and his sister, Her Serene Highness Princess Stéphanie of Monaco.

This visit was an opportunity to renew the existing funding agreement between UNAIDS and Monaco for another two years until 2011. Mr Sidibé met with senior government officials including Mireille Pettiti, Directeur Général, Deputy Minister for Foreign Affairs, Monaco and Mr Frédéric Platini, Director of the International Cooperation Directorate of Monaco.

Cooperation between UNAIDS and Monaco has grown in recent years as has the country’s financial contribution to AIDS response in priority countries including Madagascar and Burundi. The role played by Her Serene Highness Princess Stéphanie as Goodwill Ambassador for UNAIDS has also reinforced this partnership.

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Her Serene Highness Princess Stéphanie (centre) and Jean-Jacques Campana, Conseiller de Gouvernement des Affaires Sociales et de la Santé (Minister of Health, Monaco) (right) met Michel Sidibé, UNAIDS Executive Director, 29 May 2009. Credit: Charly Gallo (Cdp) and Nicolas Saussier (Fight AIDS Monaco).

In his audience with the Prince Albert and Princess Stéphanie, his first in his role as UNAIDS Executive Director, Mr Sidibé emphasized the importance of their respective leadership in environmental protection and the response to the AIDS epidemic. Although Monaco is a country small in size, through their worldwide advocacy outreach, the leadership of the Prince and the Princess reach beyond its borders.

The Executive Director’s visit included a meeting with the association “Fight AIDS Monaco” of which HSH Princess Stéphanie is the founder and president. She introduced Mr Sidibé to the Board members as well as some of its members. Mr Sidibé emphasized the importance of having people living with HIV at the centre of the initiative in order to carry forward the movement they have created. He also explained the necessity of implementing the principle of greater involvement of people living with HIV, or GIPA.


Her Serene Highness Princess Stéphanie, Goodwill Ambassador for UNAIDS met Michel Sidibé, UNAIDS Executive Director, in Monaco on 29 May 2009. Credit: Charly Gallo (Cdp) and Nicolas Saussier (Fight AIDS Monaco).

Princess Stéphanie has been working with UNAIDS since 2006, focusing on HIV prevention and raising awareness on the negative impact of discrimination against people living with HIV. Through her personal engagement and work, she has become an important role model and significant UNAIDS Goodwill Ambassador.


Members of Fight AIDS Monaco share their experiences with Michel Sidibé, UNAIDS Executive Director and Her Serene Highness Princess Stéphanie, 29 May 2009. Credit: Charly Gallo (Cdp) and Nicolas Saussier (Fight AIDS Monaco).

The princess represented Monaco at the High Level Meeting on AIDS in New York in June 2006 where she expressed her personal commitment to the AIDS response.

She has twice visited Madagascar in 2007 and 2008 in order to raise awareness around HIV-related stigma and to support the local authorities and associations actively engaged in the AIDS response in their country. In 2008 HSH Princess Stéphanie renewed her commitment as UNAIDS Goodwill Ambassador for another two years.

The press conference which closed the visit was an opportunity to raise visibility for Monaco’s activities at national and international level with regard to HIV and show a strong sign of renewed commitment towards UNAIDS and the response to the epidemic.

UNAIDS and Principality of Monaco commit to stren

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Communities reclaiming their role in universal access to HIV services

29 mai 2009

Participants at Global Citizens Summit to End AIDS which took place in Nairobi, Kenya from 27 to 29 May 2009
Participants at Global Citizens Summit to End AIDS which took place in Nairobi, Kenya from 27 to 29 May 2009. Credit: Global Citizen Summit 2009

Leonard is the father of five daughters, one of whom, recently turned 14, was born HIV positive. In addition to juggling with the responsibility of raising a family of girls, Leonard is becoming very concerned about the new challenges he’s facing with having a positive teenage girl at home. “She is growing and as a father, I must help her grow into a mature and responsible woman. How should I talk to her about sex given her HIV positive status without instilling a sense of guilt? I do not find the guidance to help me respond to her needs,” he said.

This question was one of many others at the core of the Global Citizens Summit to End AIDS which took place in Nairobi, Kenya from 27 to 29 May.

The Citizen’s Summit was organized by a determined group of civil society, including Africa CSO Coalition against HIV&AIDS, Asia People’s Alliance for combating HIV&AIDS, Africaso, Eanaso, Heard, Cegaa, OXFAM, ActionAid, the UN Millennium Campaign, Healthlink World Wide, Panos and Pamoja. The idea stemmed from the observation that there is a growing gap between the needs of the people at the forefront of the epidemic and the response that is offered at the global level.

Leonard Okello of ActionAid, Salil Shetty, and Alloyce Orago of NACC during the official opening of the 2009 Citizens Summit
(from left) Leonard Okello of ActionAid, Salil Shetty, and Alloyce Orago of NACC during the official opening of the 2009 Citizens Summit Credit: Global Citizen Summit 2009

Addressing an audience of over 250 front line practitioners, Leonard Okello, who heads ActionAid’s HIV and AIDS unit, said: “We are meeting here at a time when the world is witnessing an increasing sense of AIDS fatigue, and witnessing serious global crises: food, climate, financial and emerging epidemics. A time when there is a big global debate on AIDS funding versus health funding and we, the people at the frontline of the AIDS response, are not on the debating table”.

During the three days meeting, the participants from grass root communities, networks of people living with HIV, faith based groups and other civil society groups came together under the umbrella of the Summit’s title “Reclaiming our Role in Universal Access” to share their experience at the front line of the response to AIDS. Their objective was to learn from their peers how they can better support people living and affected by HIV in their communities and where they can find support and guidance. The Summit was also an opportunity for them to consolidate in a roadmap the challenges that communities are facing on the road to universal access and how they could contribute to overcome them.

Representing UNAIDS at the Summit, Elhadj Amadou Sy, Deputy Executive Director ad interim, spoke of the importance of the communities’ role in scaling up towards universal access and reaffirmed UNAIDS commitment to support them in their constant and tireless efforts in the AIDS response. Referring to UNAIDS Outcome Framework for 2009-2011, he reiterated UNAIDS commitment to stand by people living and affected by HIV and to enable them to demand change in governance, legislation and policy to support a response that works for them.

Building on their previous advocacy experience in 2005 which led to the G8 commitment made in Gleneagles to move as close as possible to universal access to HIV prevention, treatment, care and support by 2010, ActionAid is planning to use the Summit’s roadmap to create a new impetus for demanding the right to universal access to prevention, treatment, care and support. At the Summit, ActionAid also launched STAR, a human rights based social mobilization methodology aiming at enabling and empowering communities to protect themselves from HIV infection and to demand their rights to prevention, treatment and care.

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Un diagnostic et un traitement précoces préservent les nourrissons d’une mort liée au sida

27 mai 2009

Une version de ce reportage a été initialement publiée sur unicef.org

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La vidéo d’Unissons-nous pour les enfants, contre le sida, intitulée Loud and Clear, montre à quel point le diagnostic précoce du VIH chez les nourrissons peut sauver des vies.

Bien des nourrissons dans le monde entier meurent en vain parce qu’ils ne sont pas soumis suffisamment tôt à un dépistage du VIH et qu’ils ne bénéficient pas d’un traitement s’ils sont porteurs du virus. Sans traitement, la moitié de l’ensemble des enfants séropositifs au VIH décéderont avant leur deuxième anniversaire, et un tiers avant le premier.

Pour contribuer à lutter contre cette situation, une nouvelle vidéo saisissante, lancée dans le cadre de la campagne Unissons-nous pour les enfants, contre le sida, montre à quel point le dépistage et le traitement précoces permettent de sauver la vie des nourrissons porteurs du VIH.

Comme l’indique la vidéo intitulée Loud and Clear (Cinq sur cinq), les nourrissons chez qui on a diagnostiqué le virus et qui reçoivent un traitement au plus tôt ont une chance bien plus élevée de survivre que ceux qui ne subissent pas de test et ne bénéficient d’aucun traitement. Des recherches montrent que si les nouveau-nés sont soumis à un dépistage à six semaines et reçoivent un traitement au cours des 12 premières semaines de leur vie, la mortalité infantile due au sida peut diminuer de 75%, ce qui représente une réduction considérable.

Pourtant, d’après un rapport publié l’année dernière par l’UNICEF, l’ONUSIDA et l’OMS, en 2007, seuls 8% des enfants nés de mère séropositive ont subi un test avant l’âge de deux mois. Les mères peuvent également contribuer à prévenir la transmission du VIH – et à préserver leur santé – en se soumettant à un test et en se faisant soigner pendant leur grossesse.

Accès aux soins et au traitement

Depuis le lancement en 2005 de la campagne mondiale Unissons-nous pour les enfants, contre le sida, des progrès considérables ont été accomplis dans l’élargissement de la prévention de la transmission du VIH de la mère à l’enfant et dans la fourniture de traitements pédiatriques pour les nouveau-nés séropositifs.

En 2007, un tiers des femmes enceintes séropositives ont bénéficié d’un traitement antirétroviral pour prévenir la transmission du virus à leur enfant, contre seulement 10% en 2004.

Néanmoins, dans les pays en développement, le nombre de femmes enceintes connaissant leur statut VIH est bien trop faible, de même que le nombre de femmes qui sont soumises à un dépistage et bénéficient d’un traitement, autant d’éléments qui sont fondamentaux pour la mère et l’enfant. Pourtant, la plupart des femmes enceintes chez qui on a diagnostiqué le VIH n’ont pas accès aux soins et aux traitements essentiels, notamment aux antirétroviraux.

« Les mères devraient avoir accès aux tests de dépistage et aux médicaments nécessaires pour protéger leur enfant et elles-mêmes », explique Dr Doreen Mulenga, conseillère principale de l’UNICEF sur le VIH/sida. « Les antirétroviraux peuvent considérablement réduire le risque qu’un enfant contracte le virus VIH de sa mère. »

Enfants en danger

Les enfants supportent une très lourde charge liée au virus. Des estimations de l’ONUSIDA et de l’OMS indiquent que pour la seule année 2007, 370 000 jeunes de moins de 15 ans ont été infectés, soit environ 1 000 par jour, et 270 000 sont décédés, avant cinq ans pour la plupart. La même année, moins de 200 000 jeunes vivant avec le VIH ont bénéficié d’un traitement antirétroviral. En outre, de récentes études indiquent que l’âge moyen auquel les enfants commencent ce traitement se situe entre cinq et neuf ans, ce qui est souvent trop tard pour en tirer les effets optimum.

De grands progrès en Zambie

À Lusaka, la capitale de la Zambie, les programmes vitaux du dispensaire Chelstone permettent de traiter les femmes enceintes vivant avec le VIH et les aident à prévenir la transmission du virus à leur enfant. La Zambie a réalisé de grands progrès en développant de tels programmes, qui comprennent des tests VIH pendant la grossesse, l’administration de traitements antirétroviraux aux femmes enceintes séropositives et d'antibiotiques et d'antirétroviraux prophylactiques aux nouveau-nés exposés au VIH in utero, et le diagnostic et le traitement précoces des nourrissons.


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Maureen Sakala, chez qui on a diagnostiqué le VIH pendant la grossesse, s'entraîne à préparer un médicament antirétroviral prophylactique pour son nouveau-né, Christopher, que la sage-femme Grace Kayumba tient dans ses bras, au dispensaire Chelstone de Lusaka (Zambie).
Photo: UNICEF/NYHQ2009-0307/Nesbitt

Christopher est né récemment au dispensaire. Sa mère, Maureen Sakala, vit avec sa propre mère, des frères et sœurs et 12 enfants orphelins – dont les enfants de son frère, mort d’une maladie associée au sida.

Mme Sakala a appris qu’elle était séropositive au cours d'un examen médical anténatal. Elle participe au programme de prévention proposé par le dispensaire, où elle a appris à administrer des antirétroviraux à Christopher pendant les sept premiers jours suivant sa naissance, à titre de mesure prophylactique contre l’infection à VIH. Le fait que la Zambie ait réussi à renforcer ses services de santé maternelle, néonatale et infantile augmente considérablement les chances de survie de ce petit garçon.

Prévenir le décès des mères et les infections à VIH des nourrissons constitue l’un des huit domaines prioritaires définis par l’ONUSIDA et ses Coparrainants pour la période 2009 – 2011 dans le document intitulé Une action conjointe en vue de résultats : Cadre de résultats de l’ONUSIDA, 2009 – 2011 (disponible en anglais).

En élargissant l'accès au dépistage et au traitement contre le VIH, des partenaires du monde entier s’emploient à protéger des nouveau-nés comme Christopher, et leur mère, des effets dévastateurs du sida.

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Les pandémies constituent des obstacles au développement de l’Afrique

27 mai 2009

UNAIDS Executive Director Mr Michel Sidibé
Le Directeur exécutif de l’ONUSIDA, M. Michel Sidibé, a également participé au forum, où il a livré un exposé sur les obstacles au développement de l’Afrique que constituent les pandémies. Photo: ONUSIDA

La Journée de l’Afrique, journée officielle de l’Union africaine, est célébrée chaque année le 25 mai. Elle offre l’occasion non seulement de rendre hommage à la diversité et aux réalisations de l’Afrique, mais aussi de réfléchir aux obstacles qui subsistent sur la voie de son développement.

Pour fêter la 46e Journée de l’Afrique, la Représentation permanente de l’Union africaine à Genève a organisé le premier forum de dialogue africain, qui s’est tenu le 27 mai 2009 sous le thème « Le développement de l’Afrique, la responsabilité de qui ? ».

Le Président de la Commission de l’Union Africaine (CUA), M. Jean Ping, a officiellement ouvert le forum de dialogue. Celui-ci a réuni des représentants du gouvernement suisse, des ambassadeurs des missions permanentes à Genève, des organismes des Nations Unies, du secteur privé et d’autres organismes de développement, notamment la Banque africaine pour le Développement.

Le Directeur exécutif de l’ONUSIDA, M. Michel Sidibé, a également participé au forum, où il a livré un exposé sur les obstacles au développement de l’Afrique que constituent les pandémies. M. Sidibé a mis l’accent sur le rôle que jouent les maladies infectieuses dans le sous-développement de l’Afrique. Cette région abrite 11% de la population mondiale et 60% des personnes vivant avec le VIH. Plus de 300 000 enfants naissent chaque année avec le VIH, alors que la transmission verticale (la transmission du VIH de la mère à l’enfant) a été quasiment éliminée de la plupart des pays d’Europe.

« Si l’Afrique doit progresser dans la voie du développement, nous devons faire en sorte que la santé ne soit plus le défi majeur qui se pose à cette région, mais qu’elle devienne sa ressource la plus importante », a déclaré M. Sidibé. « Cependant, il nous faut impérativement adopter une perspective panafricaine sur la façon dont on peut y parvenir. Nous devons faire en sorte que l’ensemble des partenaires, des gouvernements jusqu’à la société civile, et les partenaires du développement participent résolument à l’amélioration de l’état de santé des générations actuelles et futures », a-t-il ajouté.

M. Sidibé a indiqué que le sida témoignait de la nécessité de mettre en place une riposte institutionnalisée en Afrique, que les partenaires nationaux des gouvernements et de la société civile s’approprieraient et conduiraient.

Dans son allocution, M. Sidibé a insisté sur le fait qu’il convenait d’adopter un point de vue continental sur la façon dont l’Afrique conduirait sa riposte à l’épidémie. Selon lui, pour faire évoluer les approches en matière de santé et de développement, il faut améliorer les systèmes de gestion des ressources, utiliser plus efficacement les ressources humaines, redéfinir et réorienter les programmes de recherche et de développement de façon à ce qu’ils prennent en compte les priorités de l’Afrique dans le domaine de la santé, et s’attaquer aux problèmes liés au commerce entre l’Afrique et le reste du monde ainsi qu’en Afrique même, afin que l’accès aux produits soit permanent et pérenne. Le Directeur exécutif a préconisé un plus grand leadership et une responsabilité mutuelle pour élargir l’accès universel de tous les habitants d’Afrique à la prévention, au traitement, aux soins et à l’appui dans le domaine du VIH.

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Un projet de grande ampleur permet à des pays clés d’Afrique de l’Est et d’Afrique australe de mieux « connaître leur épidémie »

25 mai 2009

Cover of Swaziland report.

Si les pays veulent que les stratégies nationales de prévention du VIH fonctionnent, ils doivent cerner la nature et les moteurs de leur épidémie et concentrer leurs efforts sur des besoins avérés, à travers des interventions régulières et efficaces. Toutefois, les efforts de prévention du VIH ne correspondent pas toujours aux véritables facteurs qui sont à l’origine de nouvelles infections. Cette situation peut conduire à l’investissement de moyens considérables dans des programmes de faible portée, dont les personnes les plus exposées ne bénéficient pas. Pour pallier cette situation, les autorités nationales de coordination sida de cinq pays d’Afrique, l’ONUSIDA et la Banque mondiale ont élaboré une série de rapports détaillés qui décrivent les caractéristiques spécifiques de l’épidémie et de ses moteurs dans chaque pays, l’action de prévention du VIH qui y est menée et la répartition des fonds alloués à la prévention.

Les rapports de synthèse finaux du Kenya, du Lesotho, de l’Ouganda et du Swaziland, qui reposent sur des données nouvelles et existantes, se penchent sur la répartition des nouveaux cas d’infection au cours des 12 prochains mois. (Le cinquième pays, le Mozambique, publiera prochainement son étude, et la Zambie élabore actuellement son rapport.) Sur la base de l’ensemble des données, les rapports évaluent la correspondance entre ces éléments concrets et les politiques et les interventions relatives au VIH dans les pays. Les quatre rapports contiennent donc des recommandations visant à améliorer les stratégies nationales de prévention du VIH. Ils ont déjà commencé à inspirer des réflexions sur la planification et les politiques nationales existantes, jusqu’à servir de base, dans certains pays, à l’élaboration et à l’examen de stratégies et de lignes d’action en matière de prévention.

Ces études donnent des exemples très précis des problèmes qui découlent du relatif manque de politiques et de programmes fondés sur des données concrètes, tout en reconnaissant que l’ensemble des pays a accompli des progrès considérables dans la lutte contre le VIH et que plusieurs d’entre eux ont vu leur épidémie se stabiliser.

À titre d’exemple, l’étude montre qu’au Lesotho, dont la prévalence chez les adultes se situe au troisième rang des prévalences les plus fortes du monde, il existe un nombre « incroyablement élevé » de partenariats sexuels multiples et simultanés avant et pendant le mariage. La grande part des infections survenues en 2008 a vraisemblablement touché les personnes qui ont déclaré avoir un partenaire unique (35-62%) et les personnes engagées dans des partenariats multiples. Malgré cela, d’après le rapport, les stratégies nationales de prévention n’abordent pas explicitement les partenariats simultanés, et aucune activité ne vise spécifiquement les adultes, les couples mariés et les personnes vivant une relation stable dans une perspective à long terme.

Le rapport du Kenya fait état d’une épidémie contrastée, qui varie énormément d’un point à l’autre du pays, ce qui nécessite des interventions planifiées et mises en œuvre au niveau local. Toutefois, il a été conclu que les stratégies étaient « générales et globales » et ne ciblaient pas précisément les populations les plus exposées, notamment les groupes qui exercent une activité professionnelle mobile, tels que les pêcheurs et les chauffeurs routiers. Même là où des données probantes indiquent clairement qu’il est nécessaire que des fonds publics soient dégagés pour d’autres groupes figurant parmi les plus exposés, tels que les professionnel(le)s du sexe, leurs clients, les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes et les consommateurs de drogues injectables, un tel financement est « négligeable ou inexistant ».

Par conséquent, il ressort que, d’un pays à l’autre, des ressources considérables sont allouées à une gamme d’interventions de prévention qui ne sont pas rigoureusement évaluées en fonction de leur « impact ou qualité » et que, dans certains pays, les dépenses relatives à la prévention sont considérées tout simplement comme trop faibles. (Les dépenses dans ce secteur varient de 13% du budget sida national au Lesotho, où la prévalence du VIH chez les adultes est de 23,2%, à 34% du budget sida national en Ouganda, dont la prévalence chez les adultes est de 5,4%.)

Debrework Zewdie, Directrice du Programme mondial de lutte contre le VIH/sida de la Banque mondiale, a déclaré : « […] en raison de la situation économique mondiale actuelle, il est extrêmement important que nos investissements dans la prévention du VIH soient le plus fructueux possible. Ces synthèses exploitent les quantités croissantes de données et d’informations disponibles et permettent ainsi de mieux cerner l’épidémie et la riposte de chaque pays et de mettre en évidence la façon d’accroître l’efficacité de la prévention. Elles servent de cadre aux programmes que nous soutenons. »

Les rapports contiennent des recommandations concrètes sur les moyens de s’orienter vers une utilisation plus rationnelle des ressources, par des stratégies de prévention davantage fondées sur des données probantes. À titre d’exemple, l’Ouganda recommande la mise en place de politiques, de normes et de directives claires, en vue d’améliorer les services de conseil et de test et les interventions en matière d’IEC et de changement de comportement pour les partenaires sexuels mariés et ceux qui sont engagés dans une perspective à long terme, ainsi que pour les personnes vivant avec le VIH et les groupes exposés au risque d’infection. Le Swaziland, quant à lui, recommande que les couples mariés, ceux qui vivent en concubinage et ceux qui sont engagés dans une relation stable soient reconnus comme des populations prioritaires, et qu’un leadership politique plus ferme soit exercé en matière de prévention du VIH, afin de susciter un engagement massif en vue d’agir sur les normes complexes qui sous-tendent le niveau de vulnérabilité à l’infection dans le pays.

Les autorités nationales de coordination sida et les équipes de l’ONUSIDA et de la Banque mondiale qui ont élaboré ces rapports très fouillés couvrant un champ très large considèrent ceux-ci comme une première série de travaux de synthèse, qui s’inscriront dans le cadre d’évaluations continues liées au sida visant à renforcer et à mieux définir les ripostes nationales à l’épidémie.

Note : La série de rapports sur l’analyse des actions de prévention et les études des modes de transmission s’inscrit dans un programme de travail dirigé par les autorités nationales de coordination sida et les équipes des bureaux de pays de l’ONUSIDA, avec le soutien de l’Équipe d'appui aux régions pour l’Afrique de l’Est et l’Afrique australe, l’ONUSIDA Genève et le Programme mondial de lutte contre le VIH/sida de la Banque mondiale.

Feature Story

A la mémoire de Rodger

25 mai 2009

Par Eric Sawyer, vétéran de la lutte contre le sida et cofondateur de Housing Works.

Rodger McFarlane
Rodger McFarlane a assisté à la projection d'Outrage lors du Tribeca Film Festival de New York, en mai 2009.
Photo: Getty Images/Andrew H. Walker

Cette semaine, j’ai été frappé par l’annonce du suicide de mon ami, Rodger McFarlane, militant légendaire de la lutte contre le sida. J’étais en état de choc et profondément attristé.

Rodger était un formidable ami, non seulement pour moi en tant qu’individu et pour d’innombrables personnes dans le monde entier, mais aussi pour les communautés LGBT (lesbienne, gay, bisexuelle et transsexuelle) et celles qui luttent contre le VIH. Rodger était l’un des cofondateurs d’ACT UP à New York. Il était le mentor d’innombrables militants et employés de nombreuses organisations de lutte contre le sida et un appui essentiel, tant intellectuel que financier, au plaidoyer pour les causes liées aux gays, aux lesbiennes et au VIH.

Rodger a joué un rôle clé dans la création de beaucoup d’organisations parmi les plus grandes et les plus efficaces dans la lutte contre le sida. Il a ouvert la première permanence téléphonique sur sa ligne privée ; il a été le premier Directeur exécutif de GMHC (Men’s Health Crisis) et de Broadway Cares/Equity Fights AIDS (il a réuni les deux organisations). Il a aussi été le Président de Bailey House, puis le Directeur exécutif de la Fondation Gill.

Athlète accompli, Rodger, ne craignait aucune attaque physique. De plus, son esprit vif faisait de lui un militant brillant et fin stratège. Rodger savait toujours échafauder un plan pour résoudre un problème et trouver l’accroche nécessaire auprès des médias pour attirer l’attention du public sur le problème en question. Il a toujours réagi sans hâte ni colère. Il préférait apporter une réponse élaborée sereinement et spécifiquement à chaque problème. C’était quelqu’un de perspicace, jamais nerveux et toujours prompt à « adopter cette démarche », comme il disait, pour surmonter telle ou telle difficulté.

Un « Raconte-moi ce qu’il se passe » était suivi d’un « C’est scandaleux ! », puis d’un « Voici comment nous allons résoudre ce problème. » Ensuite, il demandait « Qu’en penses-tu ? » Il prêtait toujours une oreille attentive aux suggestions afin d’affiner ses idées.

Rodger s’attaque à Guantanamo Bay

Lorsqu’ACT UP et d’autres organisations luttaient pour fermer le centre de détention de Guantanamo Bay qui regorgeait de personnes séropositives, je suis allé voir Rodger et lui ai demandé son aide pour mettre sur pied un événement presse bien en vue et une action de désobéissance civile. Là aussi il a dit « Raconte-moi ce qu’il se passe » puis « C’est scandaleux ! », ensuite « On va leur botter les fesses ! », puis « Voici ce que nous allons faire… »

Et voici ce qu’il a fait : Rodger a engagé un jeune membre d’ACT UP et producteur qui commençait à monter, David Binder (à présent nominé aux Tony pour 33 Variations) pour organiser une manifestation et une conférence de presse au Rockefeller Center, près du bureau des passeports délivrés dans le cadre des programmes d’immigration. Nous avons réussi à rassembler Dennis DeLeon (Commissaire chargé des droits de l’homme à New York à l’époque), Jessie Jackson, Susan Sarandon, le metteur en scène Jonathan Demme et d’autres membres bien en vue de la communauté luttant contre le sida à un effort de planification d’une coalition. En un rien de temps, 40 célébrités ont été arrêtées sur la Cinquième avenue pour avoir bloqué la circulation pour demander la libération pour raisons de santé des plus malades et la fermeture du camp.

Jessie et Rodger ont insisté pour qu’on entre tous dans le système et qu’on passe la nuit en prison afin que les caméras restent braquées sur cette situation. Ils affirmaient qu’il serait très bon de conserver l’attention des médias sur la question le plus longtemps possible.

Quelques heures plus tard, le maire, M. Dinkins, était dépêché à la prison par le Président Clinton pour nous persuader, Jessie et les autres, d’accepter une libération rapide et tranquille. Il ne voulait pas attirer un regard négatif sur ce qui devenait une tâche grandissante sur sa présidence.

Jessie a appris que le gouvernement Clinton examinerait d’un œil favorable nos requêtes si nous prenions les citations à comparaître (desk appearance ticket) et quittions rapidement la prison pour faire retomber l’attention de la presse. On nous avait prévenu que passer la nuit en prison ne donnerait lieu qu’à une réponse moins favorable. Jessie a dit que David lui avait personnellement demandé, en tant que bon démocrate, de sortir avec lui sur-le-champ.

Nous avons parlé entre nous et décidé que certaines de nos demandes seraient acceptées si nous partions, ce qui permettrait d’aider les détenus séropositifs de Guantanamo. Nous sentions que même si la guerre n’était pas finie, nous avions remporté une bataille ; Bill Clinton avait envoyé le maire, M. Dinkins, pour répondre à nos actions. Nous avons pris les citations et quitté les cellules de détention.

Peu après, toutes les femmes enceintes et toutes les personnes chez lesquelles le sida s’était déclaré ont quitté le camp de détention de Guantanamo Bay, celui-là même dans lequel les terroristes sont détenus de nos jours.

Merci Rodger pour tout ce que tu as fait. Repose en paix, notre cher guerrier sans peur.

Eric Sawyer est un militant vétéran de la lute contre le sida et cofondateur de Housing Works.

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