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Des hauts fonctionnaires des Nations Unies exhortent à poursuivre le financement des programmes sur le sida malgré la crise économique

16 juin 2009

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Photo: ONUSIDA

Plusieurs hauts fonctionnaires des Nations Unies ont exhorté aujourd'hui les pays à maintenir et à renforcer leurs engagements dans la riposte au VIH/sida malgré la récession économique mondiale, en avertissant qu'une réduction drastique des financements aujourd'hui pourrait entraîner davantage de dépenses et de souffrances à l'avenir.

Dans un discours prononcé lors d'une réunion de l'Assemblée générale convoquée pour évaluer les progrès réalisés dans la riposte à l'épidémie mondiale de VIH, le Président de la réunion, M. Miguel D'Escoto, a observé que les personnes vivant avec le virus s'étaient retrouvées dans une situation de risque accru, à cause de la crise financière qui affecte actuellement l'ensemble des économies de la planète.

« Du fait de la crise en cours, je crains que les gouvernements ne se résignent à réduire leurs programmes et à réviser leurs ambitions à la baisse », a-t-il dit aux délégués présents. « Pourtant, c'est précisément dans les moments difficiles que nos vraies valeurs et la sincérité de notre engagement trouvent tout leur sens. »

Réaliser l'accès universel aux services de prévention, de traitement, de prise en charge et d'appui en matière de VIH est un impératif sur le plan des droits de l'homme. Il est essentiel que la riposte mondiale à l'épidémie de sida s'appuie sur ces droits fondamentaux et que disparaissent la discrimination et les lois répressives à l'encontre des personnes les plus touchées par le VIH.

Michel Sidibé, Directeur exécutif de l'ONUSIDA

« Alors même que nous observons des signes annonçant une diminution des financements des programmes sur le sida dans de nombreux pays, nous nous devons de rappeler aux gouvernements et à la communauté internationale que le monde dispose des ressources nécessaires à la mise en œuvre des actions contre le sida sur lesquelles nous nous sommes engagés. »

« Tant sur le plan financier que sur le plan humain, nous paierons plus cher demain les conséquences des restrictions budgétaires décidées aujourd'hui », a-t-il affirmé.

En 2006, l'Assemblée générale a promis d'atteindre l'objectif de l'accès universel à des services complets de prévention, de traitement, de prise en charge et d'appui en matière de VIH à l'horizon 2010. Un rapport du Secrétaire général Ban Ki-moon sur les progrès accomplis dans la mise en œuvre des engagements pris en matière de VIH/sida montre que la réalisation des objectifs nationaux concernant l'accès universel à l'horizon 2010 nécessitera 25 milliards de dollars par an, et cela pendant deux ans.

M. D'Escoto a rappelé que les montants nécessaires pour atteindre cet objectif ne représentent qu'une « part minuscule » des sommes dépensées cette année dans les mesures destinées à relancer l'économie, ainsi que l'a fait remarquer le Programme commun des Nations Unies sur le VIH/sida (ONUSIDA).

Le rapport du Secrétaire général met également l'accent sur un certain nombre d'évolutions encourageantes, comme l'établissement d'objectifs nationaux clairs concernant l'accès universel, ou l'augmentation des budgets consacrés aux programmes sur le VIH dans les pays à faibles revenus et les pays à revenus intermédiaires, qui ont atteint 13,7 milliards de dollars en 2008.

Dans le même temps, le rapport estime qu'il reste encore beaucoup à faire, face notamment à l'accès nettement insuffisant des populations concernées aux principaux services de prévention et de traitement du VIH. Par ailleurs, le développement des programmes de traitement ne parvient pas à suivre le rythme des nouvelles contaminations et les efforts de prévention restent insuffisants.

« L'heure n'est pas aux hésitations », a déclaré le Secrétaire général Ban Ki-moon aux personnes présentes. « La crise économique ne doit pas être une excuse pour abandonner nos engagements ; elle doit au contraire créer une dynamique permettant la réalisation d'investissements appropriés qui bénéficieront aux générations futures. »

Selon M. Ban, une riposte énergique et efficace à l'épidémie de sida est intégralement liée au respect des engagements internationaux visant à réduire la pauvreté, prévenir la famine, réduire la mortalité infantile et protéger la santé et le bien-être des femmes.
« Toutefois, pour atteindre l'objectif de l'accès universel, il faut surmonter certains obstacles au progrès. Or, cela ne concerne pas seulement la lutte contre la maladie mais également les obstacles que la société dresse sur notre chemin », a-t-il déclaré, avant d'ajouter que la riposte au sida nécessitait également que l'on s'attaque « aux maux de l'esprit humain que sont les préjugés, la discrimination et la stigmatisation ».

Il a appelé tous les gouvernements à réviser leurs cadres juridiques afin de garantir la conformité de ces derniers aux principes des droits de l'homme, ce dont dépend une riposte solide à l'épidémie de sida. « Il ne s'agit pas seulement d'un défi médical ou scientifique. C'est également un défi moral », a-t-il ajouté.

S'adressant aux journalistes après la réunion, le Secrétaire général a parlé de ses propres actions pour lutter contre les préjugés, la discrimination et la stigmatisation. Il a ainsi mentionné qu'il rencontrait régulièrement des membres du personnel des Nations Unies vivant avec le VIH et qu'il incitait l'ensemble des personnes vivant avec le virus à participer à la société sans craindre la discrimination.

Il a été rejoint par le Directeur exécutif de l'ONUSIDA, M. Michel Sidibé, qui a loué M. Ban pour son action visant à rompre la « loi du silence » qui règne autour de la stigmatisation, de la discrimination et de la criminalisation dont sont l'objet les personnes vivant avec le VIH, en particulier parmi les groupes vulnérables, à savoir les homosexuels, les professionnel(le)s du sexe et les consommateurs de drogues.

Il ajouté que « le temps était compté », faisant remarquer que l'échéance de 2010 pour la réalisation de l'accès universel approchait. « Malheureusement, nous sommes loin d'avoir atteint nos objectifs. »

D'après l'ONUSIDA, 84 pays ont indiqué posséder des législations et des politiques nationales limitant l'accès des populations vulnérables aux services de prévention, de traitement, de prise en charge et d'appui en matière de VIH.

« Réaliser l'accès universel aux services de prévention, de traitement, de prise en charge et d'appui en matière de VIH est un impératif sur le plan des droits de l'homme. Il est essentiel que la riposte mondiale à l'épidémie de sida s'appuie sur ces droits fondamentaux et que disparaissent la discrimination et les lois répressives à l'encontre des personnes les plus touchées par le VIH », a déclaré M. Sidibé.

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La crise économique menace les objectifs sanitaires des Nations Unies

16 juin 2009

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The 2009 report of the Global Campaign of the Health MDGs: Leading by Example - Protecting the most vulnerable during the economic crisis.

Le Secrétaire général des Nations Unies, M. Ban Ki-moon, et le Ministre norvégien des Affaires étrangères, M. Jonas Gahr Støre, ont publié le rapport 2009 sur la Campagne mondiale en faveur des OMD axés sur la santé, intitulé Montrer l'exemple : la protection des plus vulnérables en période de crise économique. Le lancement a coïncidé avec la tenue le 15 juin au siège des Nations Unies à New York du forum de haut niveau sur le thème « Promouvoir la santé mondiale en cas de crise ».

Le rapport montre que les actions récentes menées par les gouvernements, les institutions internationales et la société civile, commencent à produire des effets positifs sur la santé maternelle et infantile. Cela donne l'espoir d'une accélération des progrès qui permettront d'atteindre les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) 4 et 5, à savoir, réduire la mortalité infantile de deux tiers et la mortalité maternelle de trois quarts à l'horizon 2015. Il apparaît cependant que ces progrès sont désormais menacés par la crise économique la plus grave que le monde ait connu depuis les années 1930, en particulier dans les pays à faibles revenus. 

D'après le rapport, des fonds supplémentaires sont nécessaires pour accélérer les progrès vers la réalisation des objectifs sanitaires, et plus particulièrement, pour sauver des millions de mères et de nouveau-nés.

Le Réseau des dirigeants mondiaux, qui regroupe douze dirigeants de pays en développement et de pays donateurs, a contribué à l'élaboration du rapport, dans lequel il exhorte les dirigeants du monde entier à prendre des mesures visant à protéger les personnes vulnérables, particulièrement les femmes et les enfants, de la récession économique. « Cette crise économique mondiale démontre à quel point nous sommes devenus une communauté mondiale dans laquelle nous dépendons tous les uns des autres. C'est le moment d'honorer nos engagements et d'investir dans un avenir commun », déclarent les dirigeants du réseau dans l'introduction signée du rapport.

La Campagne mondiale en faveur des OMD axés sur la santé a été lancée par le Premier Ministre Stoltenberg et d'autres dirigeants du monde, en septembre 2007 à New York. La campagne a pour but d'accroître et de pérenniser les engagements politiques et financiers en faveur des OMD axés sur la santé, en particulier les OMD portant sur la protection des plus vulnérables, des femmes et des enfants.

Le Réseau des dirigeants mondiaux est un groupe constitué de dirigeants du monde entier qui a pour vocation de soutenir sur le plan politique et de défendre au niveau le plus élevé possible la Campagne mondiale en faveur des OMD axés sur la santé.

La crise économique menace les objectifs sanitair

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Une nouvelle publication défend une approche stratégique du VIH et de l'éducation

15 juin 2009

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D'après ce document intitulé Une approche stratégique : le VIH/sida et l'éducation, le secteur éducatif peut jouer un rôle central dans la riposte au VIH, ne serait-ce qu'en faisant « davantage ce qu'il fait déjà et en le faisant mieux »
Photo publiée avec l'aimable autorisation de l'UNESCO

L'éducation peut jouer un rôle essentiel dans la riposte mondiale au VIH, ne serait-ce qu'en faisant « davantage ce qu'elle fait déjà et en le faisant mieux », ainsi qu'en assurant à chaque enfant un accès à des apprentissages de qualité. Ceci est la conclusion principale ressortant d'une nouvelle publication de l'Equipe de travail interinstitutions (ETII) de l'ONUSIDA sur l'éducation. Cette publication se penche sur ce qui est déjà connu et ce qu'il faut faire savoir au sujet de l'intensification de la participation du secteur éducatif aux actions contre l'épidémie.
 
Une approche stratégique : le VIH/sida et l'éducation sera lancé cette semaine à l'occasion du symposium de l'ETII organisé à Limerick en Irlande, par Peter Power T.D., Ministre d'Etat chargé du Développement de l'Outre-Mer.  La publication examine la manière dont l'éducation peut contribuer à atténuer les effets du VIH et les raisons d'une totale intégration de ce secteur clé aux programmes nationaux sur le sida.
 
Le rapport, qui constitue une vaste mise à jour d'une précédente publication datant de 2003, met l'accent sur le fait que l'éducation en elle-même apporte une protection contre le virus. Par conséquent, une scolarisation plus importante et des apprentissages de meilleure qualité devraient être en première ligne dans la riposte à l'épidémie. Une deuxième mesure complémentaire porte sur l'introduction d'actions spécifiques adaptées à l'épidémie, par exemple, des cours sur le VIH et la sexualité.

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Photo: UNESCO

Dans la préface de la publication, Michel Sidibé, Directeur exécutif de l'ONUSIDA, déclare : « L'éducation est facteur d'autonomisation. Elle facilite l'acquisition et l'utilisation de savoirs, de compétences, d'attitudes et de comportements indispensables à des modes de vie sains. Outre qu'elle soutient l'apprentissage tout au long de la vie, elle renforce également la responsabilité publique, promeut le dialogue intergénérationnel et se traduit par un meilleur recours aux services disponibles, notamment à la protection sanitaire et sociale. » Il ajoute : « L'éducation peut porter remède aux situations sociales, culturelles et économiques qui contribuent à une plus grande vulnérabilité... »

Destiné aux décideurs et aux professionnels du secteurs éducatif ainsi qu'à leurs partenaires travaillant à des actions contre le sida dans d'autres secteurs, Une approche stratégique : le VIH/sida et l'éducation recense des priorités essentielles.

L'éducation est facteur d'autonomisation. Elle facilite l'acquisition et l'utilisation de savoirs, de compétences, d'attitudes et de comportements indispensables à des modes de vie sains…L'éducation peut porter remède aux situations sociales, culturelles et économiques qui contribuent à une plus grande vulnérabilité.

Michel Sidibé, Directeur exécutif de l'ONUSIDA

Le rapport insiste sur la nécessité de « connaître son épidémie », afin que chaque action soit adaptée à la réalité épidémiologique locale. Il argumente également en faveur de deux objectifs centraux : d'une part, la prévention du VIH (y compris la réduction de la vulnérabilité sociale et des prises de risques individuelles), et d'autre part, l'atténuation de l'impact du sida. 

Le rapport soutient également que les jeunes doivent avoir accès à l'ensemble des informations et des ressources leur permettant de se protéger de manière efficace. Cela nécessite l'utilisation d'un langage clair et compréhensible dans les programmes scolaires et des cours d'éducation sexuelle adaptés à l'âge et à la culture des élèves. L'éducation doit « couvrir d'une manière globale » des questions telles que les relations et les réseaux sexuels (y compris les relations entre personnes du même sexe) ou la consommation de drogues. La publication cite également une enquête récente réalisée auprès de jeunes en Afrique par l'Institut Guttmacher. D'après cette étude, bien que la plupart des adolescents pensent que des cours d'éducation sexuelle devraient être dispensés dans les écoles, moins de la moitié d'entre eux ont la possibilité de suivre de tels enseignements dans leurs établissements.

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PhotoSCO

Une approche stratégique : le VIH/sida et l'éducation se concentre principalement sur les apprentissages en milieu scolaire. Toutefois, le rapport reconnaît que de nombreux jeunes les plus exposés au risque de contamination ne sont souvent jamais allés à l'école ou ont abandonné leurs études. Cela prouve qu'il est important, non seulement d'atteindre les jeunes non scolarisés, mais aussi d'accroître la scolarisation, en s'assurant d'une part que davantage de filles vont à l'école, et d'autre part, qu'un nombre plus élevé d'enfants poursuivent leurs études au-delà du primaire. 

Donner aux jeunes les moyens de se protéger contre le VIH est l'un des huit secteurs d'intervention prioritaires de l'ONUSIDA et de ses coparrainants figurant dans le document « Une action conjointe en vue de résultats : Cadre de résultats de l'ONUSIDA (2009–2011) » . Grâce à Une approche stratégique : le VIH/sida et l'éducation, l'Equipe de travail interinstitutions de l'ONUSIDA espère que cet objectif central se rapprochera un peu plus de sa réalisation.

Créée en 2002, l'ETII sur l'éducation est réunie par l'UNESCO et rassemble des organismes coparrainants de l'ONUSIDA, des institutions bilatérales, des donateurs privés et des partenaires de la société civile, dans le but d'accélérer et d'améliorer une riposte coordonnée et harmonisée au VIH dans le secteur de l'éducation.

Des exemplaires gratuits de Une approche stratégique : le VIH/sida et l'éducation peuvent être demandés à l'adresse électronique suivante : info-iatt@unesco.org. Vous devrez indiquer la quantité désirée, la ou les langues souhaitées et l'adresse d'expédition. Si vous souhaitez obtenir plus de 5 exemplaires du rapport, merci de bien vouloir préciser l'usage qui en sera fait.

Une nouvelle publication défend une approche stra

Coparrainants:

UNESCO

UNICEF


Reportages:

Une équipe spéciale de l'ONUSIDA élabore des outils efficaces pour permettre aux jeunes de s'attaquer au problème du VIH (5 juin 2009)

Un forum virtuel mondial afin de permettre aux enseignants de s'exprimer sur le problème du VIH (14 mai 2009)

UNESCO : Meilleures pratiques en matière de riposte au VIH dans le secteur de l’éducation (4 mai 2009)

Soutenir les jeunes élèves vivant avec le VIH en Namibie et en Tanzanie (23 décembre 2008)

ICASA 2008 : Courage et espoir, ou l’histoire d’enseignants vivant de manière positive (3 décembre 2008)


Publications:

Une approche stratégique : le VIH/sida et l'éducation ( En | Fr | Es ) (pdf, 2.44 Mb. | 2.31 Mb. | 2.27 Mb.)

Outils pour intégrer le VIH et le sida dans le secteur de l'éducation : Principes directeurs à l'intention des organismes de coopération pour le développement . (ETII de l'ONUSIDA sur l'éducation, 2008). ( En | Fr | Es ) (pdf, 1.01 Mb. | 904 Kb. | 1.02 Mb.)

Notes d'information – L'éducation des filles et la prévention du VIH. (ETII de l'ONUSIDA sur l'éducation, 2008) (pdf 252 Kb.)

Notes d'information – L'éducation au VIH et au sida dans les situations d'urgence.. (ETII de l'ONUSIDA sur l'éducation, 2008) (pdf, 275.6 Kb.)

Notes d'information – Intégration du VIH dans les programmes d'éducation.. (ETII de l'ONUSIDA sur l'éducation, 2008) (pdf, 277.1 Kb.)

Notes d'information – Enseignants vivant avec le VIH et le sida. (ETII de l'ONUSIDA sur l'éducation, 2008) (pdf, 273 Kb.)

UNESCO : Série de brochures sur les bonnes pratiques et politiques concernant l'éducation et le VIH/sida (en anglais)

Brochure 1 : Vue d'ensemble
(pdf, 2.62 Mb.)

Brochure 2 : VIH et sida dans un environnement accueillant, sans danger et favorable à l'apprentissage
(pdf, 5.06 Mb.)

Brochure 3 : VIH/sida et développement, conduite et soutien des éducateurs
(pdf, 1.06 Mb.)

Brochure 4 : Partenariats en pratique (pdf, 5.11 Mb.)

Brochure 5 : Apprentissage efficace (pdf 3.70 Mb.)

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HIV prevention central to the AIDS response

15 juin 2009

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This year’s Implementers Meeting was marked by a sense that the global response to AIDS has moved into a new phase – a time when it is necessary to take thoughtful stock of what has been achieved over the last few years.

The 2009 HIV/AIDS Implementers’ Meeting opened on June 10 in Namibia, drawing more than 1,500 participants from more than 55 countries around the world to Windhoek. With the theme : “Optimizing the Response: Partnerships for Sustainability”, this year’s meeting focused on optimizing the impact of prevention, treatment and care programmes, enhancing programme quality, promoting coordination among partners and encouraging innovative responses to the AIDS pandemic.

“This meeting represents a renewed call to all partners to continue working together to fight the AIDS pandemic,” said H.E. Hifikepunye Phamba, President of the Republic of Namibia who opened the meeting. “It serves as another important platform to showcase the successes that have been achieved over the years. This in turn should motivate everyone to persevere in the noble work that is being done.”

In his opening speech, UNAIDS Deputy Executive Director, a.i., Paul De Lay spoke about the global pledge to move towards universal access to HIV prevention, treatment, care and support and stressed that although a number of countries have taken great strides to reach universal access for antiretroviral treatment and prevention of mother to child transmission, there are many that are struggling to bring services to those who need them. He urged countries to continue spending on AIDS during the current economic downturn: “the life-saving programmes you are putting in place will yield dividends that last for generations,” he said.

The opening ceremony was preceded by a meeting between UNAIDS and United States Government representatives. The meeting discussed the U.S. President's Emergency Plan for AIDS Relief (PEPFAR) Partnership Frameworks between partner governments and other partners that will guide PEPFAR’s response to AIDS in the host countries through service delivery, policy reform, and coordinated financial commitments. The meeting was also a chance for UNAIDS and the US Government to establish a mechanism for regular communication in the future. UNAIDS expressed appreciation toward the US Government’s effort to encourage coordination and synergies at country level and increasing the efficient use of resources.

Kate Thomson, UNAIDS Chief of Civil Society Partnerships spoke about the UNAIDS’ commitment to promoting gender rights and equality and to remove punitive laws, policies and practices as well as the stigma and discrimination that hinder effective responses to HIV. In response, PEPFAR reaffirmed its endorsement of a rights-based approach and its commitment to creating more enabling environments. 

At a press briefing moderated by UNAIDS with the participation of key representatives from the Implementers Meeting co-sponsors, journalists and reporters  where introduced to universal access to treatment, care and support and were briefed on some of the key strategies and frameworks governing current AIDS work.

During the briefing, key issues surrounding HIV prevention were presented by Helen Jackson, Senior HIV Prevention Advisor with the UNAIDS Regional Support Team for Eastern and Southern Africa. She stressed the importance of prioritising evidence-based interventions and the need to focus on combination prevention, that is, combining a series of behavioural, structural, and biomedical prevention approaches to achieve maximum impact on HIV prevention.

On June 11, one of the sessions moderated by UNAIDS focused on stigma and discrimination and presented a new tool to measure and understand HIV-related stigma called the, ‘People Living with HIV Stigma Index’. The Index is one of a number of tools developed over the last decade to measure and better understand HIV-related stigma. Kate Thomson, UNAIDS Chief of Civil Society Partnerships said that this tool is particularly important because “it can shape future programmatic interventions and policy change.”  “The Index will be a powerful advocacy tool which will support governments, civil society and activists alike to reduce the stigma and discrimination linked to HIV,” she added. 
On the same day, Susan Kasedde, Regional Advisor with the UNAIDS Regional Support Team for Eastern and Southern Africa moderated a satellite session with the title ‘Knowledge Translation and HIV Incidence Measurement’. During this session, countries reported on the results of the “Modes of HIV Transmission” studies  they carried out last year with the support of UNAIDS and the World Bank.

“It was particularly interesting to hear from the country representatives on how the results of the Modes of Transmission studies have impacted on policy and strategy development at the national level and on the overall national discourse around HIV prevention,” said Kasedde.

In Kenya, the studies’ results have helped defined the country’s national HIV prevention strategy while in Lesotho, they have prompted the development of a national behaviour change communication strategy. Uganda has defined a new prevention policy and guidelines and has declared 2010 the ‘year of couple testing’ based on findings from the study that most infections occur in long term, stable relationships which were previously perceived to be low risk.

This year’s Implementers Meeting was marked by a sense that the global response to AIDS has moved into a new phase – a time when it is necessary to take thoughtful stock of what has been achieved over the last few years. The global economic downturn has heightened the need for reflection about what works – and what does not work – and to increase efficiency of programme implementations in all areas of the response to AIDS.

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AIDS and global health

15 juin 2009

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A short report by UNAIDS on AIDS and Global Health examines the role that the health sector should play in helping to attain the goal of universal access to HIV prevention, treatment, care and support. Credit: UNAIDS/P.Virot

The High-Level Forum on Advancing Global Health in the Face of Crisis is taking place at United Nations Headquarters on Monday, 15 June 2009. The Secretary-General is hosting the day long forum in order to elevate the global health debate and engage multisectoral representatives from around the world.

A short report by UNAIDS on AIDS and Global Health made available for this event examines the role that the health sector should play in helping to attain the goal of universal access to HIV prevention, treatment, care and support. Over the past decade the AIDS response has played a major role in producing better health outcomes for people in developing countries and has mobilized a whole range of stakeholders in efforts to build health systems worldwide. However, much work still needs to be done.

The AIDS epidemic is part of the global health landscape, just as the global health agenda is part of the AIDS response. The new report shows that the response to AIDS is an opportunity to improve health systems worldwide. Also discussed is that other areas that contribute to health solutions, such as human rights, the law and education, need to be embraced if we are to maximize outcomes, and that health equity must be addressed.

Shortfall in health resources

Investment in global health has increased significantly in recent years, and investment in the AIDS response has grown from US$ 300 million in 1996 to nearly US$ 14 billion in 2007. However, resources are still falling short for all health needs, and AIDS is no exception. With 7400 new HIV infections each day, the shortfall grows ever greater, and to achieve universal access in 2010 will require US$ 25 billion: US$ 11 billion more than is available today. Advocates for global health must therefore find ways to increase sound investments in health and the AIDS response.

Community services strengthened

It has been shown that there are many beneficial effects from an increase in AIDS resources being spent on health and community systems. A case study described in the report looks at how increased funding for HIV in Nigeria has trickled down to improvements at the local level in a whole range of areas, which in turn helps in the fight against many other diseases. Focusing on a hospital in Jengre, Nigeria, the case study shows that AIDS funding has helped provide free services for children and pregnant mothers enrolled in antenatal care, in addition to enabling major improvements in the hospital’s infrastructure and its ability to tackle the other poverty diseases: tuberculosis and malaria.

Linking AIDS treatment and HIV prevention to other health issues, such as sexual reproductive health, tuberculosis and safe motherhood, has meant that they themselves receive more attention. AIDS responses have also strengthened hospital infection control and improved blood safety and transfusions. The issue of paediatric AIDS has contributed to the debate on better medicines for children, and new opportunities have emerged to challenge those social norms that contribute to ill health.

HIV: health issue and social issue

AIDS and global health notes that HIV is both a health issue and a social issue. By involving the education, agriculture, business, media, labour and other social service sectors, the AIDS response has been able to leverage better health outcomes, just as efforts to eradicate polio and reduce tobacco use have done in recent years. HIV has highlighted the underlying causes of poor health: social determinants such as gender inequality, stigma, migration and lack of education. A lesson learned is that social determinants must be addressed when addressing global health needs.

Sections of the report on tuberculosis and HIV, climate change and HIV and A (H1N1) influenza stress the diverse areas that global health and AIDS cut across.

In conclusion, the report reminds us that much has been accomplished under the emergency conditions of the past 25 years, but that the global response is at a crossroads. The AIDS response and the health response should not work in isolation, but should be united around one common goal: results for people.

AIDS and global health

Feature stories:

Economic crisis challenges UN health Goals (16 June 2009))


Multimedia:

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Publications:

AIDS and global health (pdf, 450 Kb)

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Un dessin animé pour contrer la tuberculose

12 juin 2009

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Luís Figo et la coupe du monde de la tuberculose.

L'icône internationale du football et Ambassadeur du partenariat Halte à la tuberculose, Luís Figo, est le personnage principal d'une bande dessinée éducative destinée à transmettre des informations essentielles sur la tuberculose. Luís Figo et la coupe du monde de la tuberculose a été produit par Halte à la tuberculose, un partenariat sanitaire international soutenu par l'ONUSIDA, dont le secrétariat est basé dans les locaux de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) à Genève.

Dans la bande dessinée, Luís Figo est le capitaine d'une équipe de football composée de jeunes filles et de jeunes garçons. Ensemble, ils remportent un match contre une équipe de germes responsables de la tuberculose. La bande dessinée cherche informer les enfants et les adolescents sur la tuberculose, les liens de cette maladie et le VIH, et les manières de l'éviter.

La tuberculose tue et je souhaite que vous tous échappiez à cette maladie. La balle est maintenant dans votre camp ; vous pouvez contribuer à empêcher la propagation de la tuberculose.

L'icône internationale du football et Ambassadeur du partenariat Halte à la tuberculose, Luís Figo

Dans une déclaration effectuée à l'occasion du lancement, Luís Figo a exhorté les jeunes du monde entier à prendre très au sérieux le message véhiculé par la bande dessinée. « La tuberculose tue et je souhaite que vous tous échappiez à cette maladie. La balle est maintenant dans votre camp ; vous pouvez contribuer à empêcher la propagation de la tuberculose », a-t-il dit.

Le livre, disponible en arabe, en chinois, en anglais, en français, en khmer, en kiswahili, en hindi, en portugais, en russe et en espagnol, est distribué dans de nombreux pays en collaboration avec des partenaires locaux. On estime à 70 000 le nombre d'exemplaires déjà distribués à l'occasion de manifestations dans plusieurs pays. La bande dessinée peut également être téléchargée sur le site www.stoptb.org/figo .

Un concours international destiné aux auteurs de bandes dessinées a été organisé en 2008, afin de concevoir ce livre éducatif. Un jury composé de spécialistes de la bande dessinée venus du monde entier et de représentants d'organisations des Nations Unies a sélectionné la proposition retenue, qui a été présentée à Lisbonne le 24 juillet 2008.

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ZZZZZZZZZZZZZZ

La bande dessinée est maintenant devenue un dessin animé, dont le lancement aura lieu le 13 juin à Genève, à l'occasion du All Stars 2009, un match de charité organisé par la Fondation Luís Figo. Le dessin animé Luís Figo et la coupe du monde de la tuberculose sera projeté dans sa version française lors du match de gala. Bientôt disponible en arabe, en anglais, en portugais, en russe et en espagnol, il sera largement diffusé dans le monde entier.

Le match, qui a pour but de recueillir des fonds, se déroulera au Stade de Genève. Des joueurs et des entraîneurs, stars actuelles ou anciennes célébrités du football, y participeront, et notamment Mourinho, Christian Chivu, Ronaldinho, Clarence Seedorf, Fabio Capello, Giovanni Trapattoni et Giga Popescu.

La tuberculose et le VIH

La tuberculose est la principale cause de mortalité chez les personnes vivant avec le VIH et la part de cette maladie dans les décès dus au sida est estimée à 23%. Les liens entre le VIH et la tuberculose sont si étroits qu'on utilise souvent les concernant les termes de coépidémie ou de double épidémie. Les deux épidémies s'alimentent et se renforcent l'une et l'autre : en effet, le VIH active une tuberculose latente chez un individu, qui devient alors contagieux et susceptible de transmettre le bacille de la tuberculose à d'autres personnes.

En l'absence de traitement, on estime qu'un individu présentant une tuberculose déclarée infecte 10 à 15 personnes par an. La stratégie Halte à la tuberculose rassemble les normes internationales conseillées en matière de prévention, de diagnostic et de traitement de la tuberculose, et comprend des recommandations concernant la prise en charge de la tuberculose chez les personnes vivant avec le VIH.

Récemment est apparue une nouvelle souche ultrarésistante du bacille de la tuberculose (TB-UR), particulièrement dangereuse pour les personnes vivant avec le VIH, dont elle entraîne souvent la mort. Il est essentiel d'empêcher la propagation de formes pharmaco-résistantes de la tuberculose à travers des investissements plus importants dans les services liés à la tuberculose, une amélioration de la détection des cas et de l'adhésion aux traitements dans la population, et une lutte plus efficace contre les contaminations.

L'ONUSIDA, le Partenariat Halte à la tuberculose et l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) encouragent une action mondiale concertée et coordonnée, visant à lutter contre la tuberculose chez les personnes vivant avec le VIH. Le Partenariat Halte à la tuberculose a en outre mis en place un Groupe de travail sur le VIH et la tuberculose. Ce groupe élabore une politique de lutte contre la tuberculose liée au VIH à l'échelle mondiale et conseille les acteurs de la riposte au VIH et à la tuberculose sur les actions qu'ils peuvent mener ensemble.

Ces partenariats ont abouti à la création de politiques et de directives visant à traiter le problème de la tuberculose liée au VIH. Cela a permis aux pays et aux organisations de prendre des mesures importantes pour intégrer le VIH et la tuberculose dans leurs actions.

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Des projets locaux pour soutenir les personnes vivant avec le VIH

12 juin 2009

Dans le cadre de la réunion 2009 des responsables de la mise en œuvre des programmes sur le VIH/sida qui se tient actuellement à Windhoek en Namibie, les délégués présents ont eu l'occasion de visiter des projets en rapport avec le VIH dans les environs, afin de découvrir ce qui est fait sur le terrain pour soutenir les personnes vivant avec le virus.

Un de ces projets, le Centre de services sociaux Bernhard Nordkamp, propose des formations et des programmes de proximité sur le VIH comprenant prévention, appui médico-social, dépistage volontaire, services de conseil et groupes de soutien post-dépistage, ainsi qu'un programme d'apprentissage extrascolaire.

Depuis sa création en 1999 par l'Action catholique contre le sida, ce lieu, le premier centre confessionnel de soutien et de proximité sur le VIH en Namibie, a accueilli plus de 1500 orphelins et enfants vulnérables. Dans ce centre, les enfants pratiquent le chant choral, reçoivent des cours de musique, suivent une thérapie par l'art et bénéficient d'une aide aux devoirs. Ils ont également accès à une salle informatique qui leur permet d'améliorer leurs connaissances en mathématiques et en anglais à travers des apprentissages assistés par ordinateur.

« Le dévouement du personnel et des bénévoles du centre est impressionnant », a déclaré Paul De Lay, Directeur exécutif adjoint par intérim de l'ONUSIDA. « C'est l'engagement d'organisations comme celle-ci qui permet de faire vraiment une différence dans la vie des gens au niveau des communautés. »

Le centre organise en outre quotidiennement une soupe populaire pour 130 enfants se trouvant pour la plupart dans le plus grand besoin, notamment des enfants vivant avec le VIH et des orphelins.

Quelques 60 bénévoles travaillent au centre et apportent un réconfort à près de 600 familles à travers des services de soins à domicile. Ce programme concerne également près de 990 orphelins qui reçoivent un soutien psychosocial.

Une autre activité du centre consiste à mettre sur pieds des projets générateurs de revenus pour les personnes vivant avec le VIH. Un de ces projets, appelé « Ruban rouge perlé », assure des revenus à près de 25 familles. D'autres projets portent sur la production de cartes de vœux, de bijoux et de décorations de Noël.

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2009 HIV/AIDS Implementers' Meeting

10 juin 2009

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H.E. Hifikepunye Pohamba, President of the Republic of Namibia, addresses attendees at the opening of the 2009 HIV/AIDS Implementers’ Meeting in Windhoek, Namibia on June 10, 2009. Credit: Lukas Amakali.

From June 10-14, more than 1,500 implementers from around the world will gather in Windhoek to share best practices and lessons learned during the implementation of multi-sectoral AIDS programs with a focus on optimizing the impact of prevention, treatment and care programs; enhancing program quality; promoting coordination among partners; and encouraging innovative responses.

The 2009 HIV/AIDS Implementers' Meeting will be hosted by the Government of Namibia, and co-sponsored by the U.S. President’s Emergency Plan for AIDS Relief (PEPFAR); the Global Fund to Fight AIDS, Tuberculosis and Malaria; UNAIDS; UNICEF; the World Bank; the World Health Organization; and the Global Network of People Living with HIV/AIDS.

“With universal access as the overarching goal of the meeting, I hope that we will pay particular attention to the urgent need to strengthen HIV prevention efforts,” said Paul De Lay, UNAIDS Deputy Executive Director Programme, a.i., who will address participants at the opening of 2009 HIV/AIDS Implementers Meeting.

The conference theme is “Optimizing the Response: Partnerships for Sustainability.” Reflecting this theme, presentations will focus on what program implementers are doing to meet the challenges affecting the scale-up of HIV prevention, treatment and care. The meeting’s six research tracks cut across all subject matter areas of AIDS programming and include:

  1. Responding to challenges in HIV prevention;
  2. Women and children;
  3. Effective HIV prevention, treatment, care and support programmes for men who have sex with men, drug-users, people in prisons, and people in sex work;
  4. Evolving challenges in treatment, laboratory, care and support services;
  5. Performance-based programming and systems-strengthening; and
  6. Cross-cutting issues.

To learn more about the 2009 HIV/AIDS Implementers’ Meeting, please visit www.hivimplementers.org 

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Swaziland: le PAM vient en aide aux familles vivant avec le VIH

08 juin 2009

A version of this story was first published at wfp.org

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Vusie Maphalala prend part à un projet mené conjointement par le PAM et le Ministère de la Santé du Swaziland.
Photo: PAM/Banele Dlamini

Portant son plus beau costume, Vusie Maphalala attend patiemment son tour dans le minuscule dispensaire de Mpolonjeni, à Mbabane capitale du Swaziland, où il va chercher ses antirétroviraux salvateurs. Comme il est séropositif, il sait que c’est grâce à ces médicaments qu’il est encore en vie – et qu’il pourra vivre assez longtemps pour élever ses trois jeunes enfants.

Mais il sait également que les médicaments par eux-mêmes ne suffisent pas.

Il y a deux ans, sa femme est morte. Elle était sous antirétroviraux, mais elle était trop faible et trop malnutrie pour se rétablir. C’est pourquoi M. Maphalala vient tous les mois chercher non seulement ses médicaments mais aussi la ration alimentaire qu’il reçoit dans le cadre d’un projet mené conjointement par le PAM et le Ministère de la Santé du Swaziland. Il s’agit de plus de sept kilos d’un mélange nutritif maïs-soja, appelé dans la langue locale ‘sidonono’.

Son état de santé commence à s’améliorer

“J’étais malnutri et pratiquement grabataire quand j’ai commencé à recevoir de la nourriture du PAM,” déclare cet homme de 44 ans, qui s’efforçait d’avaler ses médicaments bien qu’à jeun. “Et dans l’espace de deux mois, j’ai repris des forces et j’ai commencé à aller mieux.”

D’après Martin Bloem, Chef du Service de la nutrition au PAM, “Une bonne alimentation est essentielle pour le traitement du VIH surtout dans les régions où l’on trouve simultanément des taux élevés de malnutrition et de tuberculose. A cause de la crise économique actuelle, il est encore plus difficile qu’avant pour les personnes sous traitement de continuer à bien se nourrir."

Le rôle important des rations alimentaires ne fait aucun doute pour M. Maphalala. “Cette région est souvent frappée par la sécheresse, et comme nous sommes parfois sans nourriture, il m’était très difficile de continuer à prendre mes médicaments,” a-t-il dit, lui qui a connu des gens qui n’ont pas pu poursuivre leur traitement parce qu’ils avaient trop faim. “Mais depuis, je ne rate plus la moindre dose.”

Appui aux autres

Maintenant, M. Maphalala se porte suffisamment bien pour faire du travail manuel et s’occuper de ses fils – et pour apporter aux autres personnes séropositives de sa communauté qui sont sous thérapie antirétrovirale un soutien ô combien nécessaire.

“En tant que volontaire, j’aide les gens qui viennent de commencer une thérapie antirétrovirale à planifier leur calendrier médicamenteux,” a-t-il déclaré. “Je leur apprends aussi combien il est important de se nourrir convenablement et leur explique que consommer le mélange maïs-soja leur facilitera l’observance du traitement.”

Le Swaziland est l’un des pays du monde les plus touchés par le VIH. Selon les dernières estimations OMS/ONUSIDA/UNICEF, quelque 26 % de la population adulte vivent avec le virus. D’après le rapport de situation pays 2008 du Swaziland, la prévalence chez les femmes est de 31 %. Les jeunes filles (15-24 ans) sont touchées de manière disproportionnée et sont près de quatre fois plus susceptibles d’être infectées que leurs homologues masculins. La demande de traitement ne fait qu’augmenter et, en 2007, sur les 60 000 personnes qui avaient besoin d’antirétroviraux, 42 % en recevaient.

La nutrition et la sécurité alimentaire sont les principales composantes du traitement, des soins et du soutien pour les individus, les familles et les communautés affectées par le VIH, notamment en Afrique sub-saharienne. Une mauvaise alimentation peut accélérer la survenue des maladies associées au sida ainsi que rendre plus difficile l’observance du traitement antirétroviral. Le VIH affaiblit le système immunitaire et peut perturber l’ingestion et l’absorption des nutriments. Par ailleurs, ceux qui vivent avec le virus ont besoin de plus de nourriture que les personnes non infectées. Les adultes séropositifs ont des besoins énergétiques de 10 % à 30 % supérieurs à la normale. Pour ce qui est des enfants, ces proportions vont de 50 % à 100 %. 

Si l’on veut satisfaire à l’engagement international primordial qui est d’assurer l’accès universel aux services de prévention, de traitement, de soins et de soutien du VIH d’ici 2010, il est essentiel de s’intéresser à la nutrition et à la sécurité alimentaire.

Le PAM met en oeuvre dans une cinquantaine de pays des programmes VIH/sida qui portent sur le traitement, les soins et le soutien, et l’atténuation des effets de la maladie.

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Une équipe spéciale de l'ONUSIDA élabore des outils efficaces pour permettre aux jeunes de s'attaquer au problème du VIH

05 juin 2009

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Les sept notes d'orientation sur les jeunes et le VIH contribuent à renforcer la riposte à l'épidémie dans cette population clé.

En 2007, près de 40% des nouvelles contaminations se sont produites dans la tranche d'âge 15-24 ans. A l'heure qu'il est, plus de 5 millions de jeunes vivent avec le virus, parmi lesquels 60% sont des filles.

Donner aux jeunes les moyens de se protéger contre le VIH est l'un des huit secteurs d'intervention prioritaires de l'ONUSIDA et de ses coparrainants figurant dans le document « Une action conjointe en vue de résultats : Cadre de résultats de l'ONUSIDA (2009–2011) »

Afin d'apporter aux jeunes toute l'attention dont ils ont besoin, l'Equipe de travail interinstitutions (ETII) de l'ONUSIDA sur le VIH et les jeunes a élaboré une série de notes d'orientation.

Les notes d'orientation de l'équipe spéciale réunie par l'UNFPA sont conçues pour guider le personnel, les gouvernements, les bailleurs et la société civile dans l'élaboration et la mise en oeuvre d'actions efficaces contre le VIH chez les jeunes. Les besoins de la jeunesse, bien que semblables dans une certaine mesure à ceux de la population générale, sont également très spécifiques. Dans l'avant-propos de la série de notes, Purnima Mane, Directrice exécutive adjointe de l'UNFPA, et Michel Sidibé, Directeur exécutif de l'ONUSIDA, remarquent qu'un travail important reste à accomplir pour garantir l'accès des jeunes à la connaissance.

[E]n 2007, 40% des jeunes hommes et 36% des jeunes femmes seulement possédaient des connaissances précises sur le VIH, montrant ainsi que même les programmes de base de sensibilisation au VIH n'ont pas atteint pleinement leurs objectifs…Il est essentiel de poursuivre les efforts réalisés et d'intensifier nos actions.

Purnima Mane, Directrice exécutive adjointe de l'UNFPA, et Michel Sidibé, Directeur exécutif de l'ONUSIDA

Ils soutiennent que, malgré un engagement mondial visant à assurer l'accès de 95% des jeunes à des informations, des enseignements, des services et des compétences psychosociales en matière de VIH à l'horizon 2010, « [E]n 2007, 40% des jeunes hommes et 36% des jeunes femmes seulement possédaient des connaissances précises sur le VIH, montrant ainsi que même les programmes de base de sensibilisation au VIH n'ont pas atteint pleinement leurs objectifs…Il est essentiel de poursuivre les efforts réalisés et d'intensifier nos actions. »

Les besoins des jeunes sont souvent ignorés lors de l'élaboration des politiques, car ceux-ci ont souvent peu de moyens pour se faire entendre lorsqu'il s'agit de prendre des décisions liées aux interventions conçues à leur intention. Les notes d'orientation affirment, sur la base de preuves à l'échelle mondiale, que leur participation à l'élaboration des programmes de prévention du VIH est non seulement souhaitable, mais « essentielle à la réussite de ces programmes ».

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Photo publiée avec l'aimable autorisation de l'UNFPA

La quatrième note d'orientation de la série par exemple, qui porte sur les interventions s'appuyant sur les communautés, montre exactement comment les jeunes peuvent s'impliquer dans la prévention du VIH et faire une réelle différence. En Equateur, les jeunes transsexuels du Projet de prévention Frontières ont élaboré leur propre programme visant à mobiliser leurs pairs, qui appartiennent à un groupe très exposé au risque d'infection, afin d'agir contre l'épidémie. Il est rapporté dans la note, qu'ils ont par la suite créé la première organisation non gouvernementale de personnes transsexuelles du pays, dans le but d'exiger des services de santé, d'affronter la discrimination et de promouvoir leurs droits humains. L'implication des jeunes de Zambie est également décrite, notamment l'appui médico-social que ceux-ci apportent aux personnes de leurs communautés vivant avec le VIH.

La série de notes comprend une vue d'ensemble des quatre domaines d'action visant à réduire les effets de l'épidémie sur les jeunes:

  1. L'information afin d'acquérir des connaissances
  2. Des possibilités de développement de compétences psychosociales
  3. Des services de santé adaptés à l'âge des personnes
  4. La création d'un milieu favorable et sûr.

Pour que les interventions soient un succès, tous ces points doivent être traités en même temps, à travers des stratégies de communication axées sur les changements de comportements.

Les autres notes d'orientation se penchent sur les jeunes plus exposés au risque d'infection ainsi que sur la jeunesse dans divers contextes : situations de crises humanitaires, initiatives communautaires, secteur de la santé, secteur de l'éducation et lieu de travail. De nouveau, l'aspect central et l'importance de la participation des jeunes à la définition de leur propre rôle dans la riposte au VIH sont démontrés. La dernière note, qui se concentre sur le lieu de travail, fait état d'une consultation de la jeunesse organisée par l'OIT et ses partenaires au Rwanda, dans le but de connaître les préoccupations et les besoins des jeunes et de produire une riposte commune. Ceux-ci ont affirmé que les opportunités d'emplois décents et la prévention du VIH étaient « les deux côtés d'une même pièce ». Depuis cette réunion de novembre 2007, « L'appel à l'action de Kigali » a été lancé, appel qui comprend des mesures visant à promouvoir l'emploi des jeunes et à contrer le VIH.

La série de notes n'est pas conçue comme un modèle prêt à l'emploi destiné à l'ensemble des pays. L'équipe spéciale espère que les notes d'orientation, en présentant une grande quantité d'interventions éclairées par des données probantes, encourageront les partenaires à explorer ce qui fonctionne dans leurs pays, en essayant de garantir une génération future sans VIH, et ce, avec l'aide des jeunes pour dessiner le chemin à suivre dans les années à venir.

L'Equipe de travail interinstitutions (ETII) de l'ONUSIDA sur le VIH et les jeunes a vu le jour en 2001. Elle réunit le Secrétariat de l'ONUSIDA, les 10 organismes coparrainants de l'ONUSIDA, des représentants de la jeunesse et de la société civile, des instituts de recherche et des bailleurs.

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