Feature Story
Coup de projecteur sur les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes
16 février 2009
16 février 2009 16 février 2009Cet article a paru tout d’abord dans le programme officiel du 23ème Teddy Award
23rd TEDDY Award, 59th Berlinale International Film Festival
Le film est un outil d'une valeur inestimable lorsqu'il s'agit de faire découvrir des cultures, des groupes ou des peuples différents. Ce support possède une longue histoire dans le traitement de sujets et de questions prêtant à controverse. Pour les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes, le cinéma constitue une importante plate-forme, qui permet d'exposer les problèmes auxquels ceux-ci sont confrontés dans la société.
Entre la sortie de Macadam Cowboy en 1969 et les oeuvres de Rosa von Praunheim, l'acceptation sociale d'une reconnaissance des hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes et d'une ouverture d'esprit à leur égard a progressé. Plus récemment, des films majeurs réalisés à Hollywood comme Le secret de Brokeback Mountain (2006), ont attiré l'attention du public et renforcé ce sentiment d'une plus grande acceptation. Le sida et son impact sur cette communauté ont indubitablement fourni des intrigues profondes aux scénarios de plusieurs films réalisés ces vingt dernières années, en particulier du fait que cette population continue d'être la plus touchée par l'épidémie. Le film de référence Philadelphia (1993) a largement contribué à changer le regard du public sur le sida et sur les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes, tout en éveillant un sentiment de compassion.
Presque trente ans après la découverte du sida, d'importants progrès ont été réalisés à l'échelle mondiale pour prévenir les nouvelles infections par le VIH et procurer des traitements antirétroviraux aux personnes qui en ont besoin. Il n'en demeure pas moins que les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes représentent toujours une part importante des personnes contaminées par le VIH, une augmentation du nombre des nouvelles infections dans cette population étant en outre constatée dans plusieurs pays.
Le Programme commun des Nations Unies sur le VIH/sida (ONUSIDA) travaille en étroite collaboration avec les communautés et les organisations d'hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes, et favorise leur leadership et leur participation dans la riposte mondiale au sida. L'ONUSIDA agit comme un jeteur de ponts entre d'une part, les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes et leurs organisations, et d'autre part, les gouvernements et d'autres partenaires internationaux ou issus de la société civile. Le rôle de l'ONUSIDA est de garantir des engagements concernant la protection des droits humains des hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes et d'aider les pays à mettre en place des stratégies et des programmes permettant d'atteindre l'objectif de l'accès universel en matière de prévention, de traitement et de prise en charge du VIH.
Les obstacles dans la réponse aux besoins des hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes en matière de santé sexuelle
La criminalisation qui sévit dans un certain nombre de pays est un obstacle important à la communication avec cette population : en effet, peu de ces hommes s'affichent au grand jour par peur d'être l'objet de stigmatisation ou de discrimination, voire de procédures judiciaires, ce qui a pour effet d'entraver les efforts visant à développer l'accès pour ces hommes et leurs partenaires à la prévention du VIH, aux traitements, ainsi qu'à un appui médico-social. Parmi les communautés liées aux hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes se trouvent des groupes encore plus stigmatisés comme les professionnels du sexe, les hommes vivant avec le VIH et les personnes transsexuelles, dont les besoins spécifiques requièrent tous une attention particulière.
Un rapport récent sur le VIH et les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes en Europe orientale, dans les républiques du Caucase et en Asie centrale, a établi que ce groupe reste le moins bien compris des groupes les plus exposés au risque d'infection, et ce, malgré le fait que la plupart des cas de contamination dans la région aient été détectés dans cette population. Plusieurs raisons expliquent cet état de fait : la réticence de ces hommes à être identifiés comme tels (même dans un contexte médical), les poursuites pénales encourues pour des rapports homosexuels dans certains pays et, même en l'absence de sanctions pénales, la peur du rejet social et des violences physiques.
Dans une enquête réalisée en 2005 auprès d'hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes en Géorgie, un quart des hommes interrogés (25,7%) ont fait état d'exclusion sociale, de discrimination et même de violence de la part d'étrangers, de voisins, de membres de leurs familles ou d'amis, à cause de leur orientation sexuelle. L'enquête a révélé que 10% des hommes interrogés avaient été confrontés à des violences physiques, dont des cas de passages à tabac et deux cas de viols ; d'autres ont affirmé avoir été victimes de rejet social ou de licenciements injustifiés.
Les conséquences de la violence à l'encontre des hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes ont motivé les mesures prises en Amérique latine, où le Brésil et le Mexique arrivent en tête pour le nombre d'incidents rapportés. Cela dit, il est possible que ce classement soit le résultat d'un meilleur compte-rendu de la situation par des groupes de défense des droits dans ces deux pays, par rapport aux autres pays du continent.
L'ONUSIDA encourage les états à « connaître leur épidémie » et à comprendre comment celle-ci affecte les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes. Grâce à ces informations, les gouvernements doivent non seulement investir des moyens dans la prévention, les traitements et la prise en charge du VIH pour les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes – par des programmes adaptés aux besoins de santé de cette population – mais aussi traiter les problèmes de la discrimination et de la violence, ainsi que les autres obstacles à un accès aux services appropriés.
L'épidémie dans la population des hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes
Durant les 28 années qui se sont écoulées depuis l'identification chez cinq hommes gays aux Etats-Unis d'un schéma pathologique inhabituel qu'on appellera plus tard le sida, l'épidémie a causé la mort de plus de 25 millions de personnes dans le monde.
Les rapports sexuels entre hommes existent dans toutes les cultures et dans toutes les sociétés – même si la reconnaissance de cette réalité varie selon les endroits – et on estime que les contaminations causées par ces rapports représentent entre 5% et 10% de l'ensemble des infections par le VIH. Il s'agit du mode principal de transmission du VIH dans les pays à revenus élevés. En Europe occidentale, la population des hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes reste la plus exposée au risque d'infection. Pourtant, dans les pays communiquant des données sur l'accès aux services de prise en charge du VIH ventilées par groupe de population, il ressort que seuls 40% des hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes ont accès aux services de prévention et de soins dont ils ont besoin.
Tendances régionales
Les rapports sexuels entre hommes sont le mode principal de contamination par le VIH dans presque tous les pays d'Amérique latine, aux Etats-Unis, au Canada et dans certains pays d'Europe occidentale.
En Amérique du Nord, les rapports sexuels non protégés entre hommes représentaient 40% des nouveaux diagnostics d'infection par le VIH au Canada en 2006, et 53% aux Etats-Unis en 2005. Le nombre des nouveaux diagnostics d'infection attribués à des rapports sexuels non protégés entre hommes a aussi fortement augmenté ces dernières années en Europe occidentale. En Allemagne, par exemple, le nombre des nouveaux diagnostics d'infection par le VIH chez les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes a augmenté de 96% entre 2002 et 2006.
L'urgence de la situation en Amérique latine est soulignée dans des rapports officiels sur l'état de l'épidémie de VIH en Colombie, en Equateur, en Bolivie et au Pérou, où il est admis que les rapports sexuels entre hommes constituent la source principale des nouvelles contaminations.
L'urgence de la situation en Amérique latine est soulignée dans des rapports officiels sur l'état de l'épidémie de VIH en Colombie, en Equateur, en Bolivie et au Pérou, où il est admis que les rapports sexuels entre hommes constituent la source principale des nouvelles contaminations.
En Asie, les rapports sexuels non protégés entre hommes sont un facteur important, mais insuffisamment étudié, des épidémies de VIH de la région. A Bangkok, la prévalence du VIH chez les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes est passée de 17% en 2003 à 28% en 2005. Les professionnels du sexe sont particulièrement exposés au risque d'infection.
En Afrique, plusieurs études récentes suggèrent la nécessité d'une évaluation plus précise de la situation, afin de mieux comprendre la transmission du VIH dans cette population. Ces études estiment également, malgré le manque de données sur la question, que la part des infections liées à des rapports sexuels entre hommes pourrait être supérieure aux chiffres avancés jusque là.
Préparer l'avenir
L'expérience a montré que les actions efficaces contre le VIH sont les actions fondées sur le respect des droits de l'homme et sur un accès libre à la prévention, aux traitements et à la prise en charge du VIH. L'ONUSIDA soutient les initiatives visant à amender les lois qui interdisent certains actes sexuels entre adultes consentants, à faire respecter la législation contre les discriminations, à fournir des services d'assistance juridique et à promouvoir des campagnes de sensibilisation au problème de l'homophobie. Ces mesures de protection, ainsi que l'accès universel à la prévention, aux traitements et la prise en charge du VIH pour les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes, contribueront à inverser l'évolution de l'épidémie dans de nombreuses régions du monde.
Les lois, les pratiques en matière d'application de la législation, la stigmatisation et la discrimination sont des problèmes auxquels il faut s'atteler dans le cadre des ripostes nationales au sida ; tous ces points renforcent la vulnérabilité au VIH de ces hommes qui sont exclus ou qui, par peur, s'excluent eux-mêmes des programmes et des services de santé sexuelle. Les communautés gays, lesbiennes, bisexuelles et transsexuelles doivent disposer des moyens – elle en ont le droit – leur permettant de participer sur un pied d'égalité à la vie sociale et politique de leurs pays. Ces communautés, qui, dès l'apparition de l'épidémie, ont été aux avant-postes de la riposte au sida, sont aujourd'hui des partenaires clés du mouvement pour l'accès universel à la prévention, aux traitements et à la prise en charge du VIH.
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Liens externes:
TEDDY Award
Berlinale
Berliner AIDS-Hilfe
Deutsche AIDS-Hilfe
Centre de presse:
L’ONUSIDA et une large coalition travaillent pour faire libérer neuf hommes ayant eu des rapports sexuels avec des hommes au Sénégal (15 janvier 2009)
La criminalisation des comportements sexuels et de la transmission du VIH entrave les ripostes au sida (27 novembre 2008)
Publications:
Hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes, VIH prevention et soin(pdf, 638 Kb) (en anglais)
Collection Meilleures Pratiques : Le VIH et les hommes qui ont des rapports sexuels avec des hommes en Asie et dans le Pacifique (pdf, 1.12 Mb)
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L’ONUSIDA et TEDDY Award s’associent pour accroître la sensibilisation au VIH à l’occasion de la 23ème édition de la manifestation
16 février 2009
16 février 2009 16 février 2009
Le Directeur exécutif de l’ONUSIDA, M. Michel Sidibé, s’adresse au public de la 23ème édition de la cérémonie des TEDDY Awards le 13 février 2009 à Berlin. Photo : B. Dummer
Le 13 février, le Directeur exécutif de l’ONUSIDA, M. Michel Sidibé, s’est adressé au public de la 23ème édition du TEDDY Award à Berlin, avec un message fort : l’accès universel à la prévention, au traitement, aux soins et à l’appui dans le domaine du VIH doit être à la portée de toutes les personnes qui en ont besoin – notamment les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes et d’autres populations parmi les plus exposées au risque d’infection par le VIH.
L’ONUSIDA s’est associé aux organisateurs du TEDDY Award pour axer le thème de cette année sur l’homophobie, les droits humains et le sida.
Le TEDDY Award représente l’un des prix cinématographiques décernés depuis le plus longtemps (il remonte à 1987) et l’un des plus respectés par la communauté lesbienne, gay, bisexuelle et transgenre (LGBT). Il a lieu dans le cadre du Festival international du film de Berlin, appelé communément la Berlinale, qui s’est achevé le 15 février.
Au début de la cérémonie de la soirée, M. Sidibé a engagé une conversation animée avec Dirk Ludigs, un célèbre journaliste et auteur allemand, et évoqué le travail de l’ONUSIDA et de ses partenaires dans la lutte contre l’épidémie mondiale de sida.
M. Sidibé a souligné que les pays peuvent et doivent promouvoir activement la tolérance et l’inclusion, ainsi que s’opposer à l’homophobie et à la violence sexospécifique.
Sur la question des violations des droits de l’homme à l’encontre des minorités sexuelles, M. Sidibé a rappelé que les lois qui criminalisent les rapports sexuels entre hommes repoussent l’épidémie de VIH dans la clandestinité, accroissant ainsi l’isolement des gays, des bisexuel(le)s et des transsexuel(le)s, ce qui fait qu’ils sont plus réticents à se présenter pour accéder aux services liés au VIH.
Actuellement, 84 pays du monde sont dotés d’une législation qui interdit les rapports sexuels avec des personnes du même sexe. Dans la Déclaration politique sur le VIH/sida de 2006, les gouvernements se sont engagés à faire tomber ces barrières juridiques et à passer des lois pour protéger les populations vulnérables. Les pays qui ont des lois antidiscriminatoires vis-à-vis des hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes, des consommateurs de drogues injectables et des professionnel(le)s du sexe ont réalisé des taux plus élevés de couverture des activités de prévention du VIH.
Les messages de M. Sidibé étaient pertinents, étant donné que nombre de films qui ont pour thème les LGBT lors de la Berlinale de cette année étaient axés sur la stigmatisation et la discrimination, les répercussions du sida ainsi que d’autres défis auxquels sont confrontés les LGBT au sein de la société.
M. Sidibé a déclaré que l’ONUSIDA continuerait de placer les droits de l’homme au cœur de son agenda, et de protéger et de soutenir les droits de la communauté des LGBT.
Parmi les autres invités du TEDDY Award de cette année figuraient notamment le maire de Berlin, M. Klaus Wowereit, l’ambassadrice du Mali en Allemagne, Mme Fatoumata Sire Diakite, l’actrice britannique Tilda Swinton, l’acteur américain Joe Dallesandro, le Dr Gottfried Langenstein, président d’ARTE, la chaîne publique franco-allemande, et plusieurs personnalités politiques allemandes. L’hôtesse de la cérémonie était Annette Gerlach, responsable de la culture sur ARTE.
En plus de la cérémonie de remise du TEDDY Award, M. Sidibé a rencontré la ministre allemande de la Santé, Mme Ulla Schmidt, la ministre de la Coopération économique et du Développement, Mme Heidemarie Wieczorek-Zeul, plusieurs délégués du Parlement fédéral allemand, et des représentants de l’aide berlinoise contre le sida (Berliner AIDS-Hilfe) et de l’aide allemande contre le sida (Deutsche AIDS-Hilfe), deux ONG engagées dans le plaidoyer et les politiques contre le sida respectivement à Berlin et en Allemagne.
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Multimédia:
Liens externes:
TEDDY Award
Berlinale
Berliner AIDS-Hilfe
Deutsche AIDS-Hilfe
Publications:
Hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes, VIH prevention et soin(pdf, 638 Kb) (en anglais)
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« Les Champions pour une génération sans VIH » visitent le Mozambique
12 février 2009
12 février 2009 12 février 2009
(front row from left) Professor Miriam Were, Excellency Mr Joaquim Chissano, His Excellency Mr Festus G. Mogae and Ms. Joyce Mhaville. (back row from left) Dr. Innocent Ntaganira (WHO AFRO), Mr Ndolamb Ngokwey (UN Resident Coordinator in Mozambique), Dr. Kereng Masupu (Champions Secretartiat), Dr. Antonica Hembe (SADC), Mr Luke Nkinsi (Melinda and Bill Gates Foundation), Mr Mauricio Cysne (UNAIDS) and Paula Mondlana (Africa Forum)
Credit: UNAIDS/Doug Johnson
Les « Champions pour une génération sans VIH » - une organisation de leaders africains qui comprend d’anciens présidents et d’autres personnalités africaines influentes – se sont rendus au Mozambique dans le cadre de leur mandat de mobilisation du leadership en Afrique et de promotion des politiques et actions efficaces dans le domaine de la prévention du VIH.
Le but de leur visite était de plaider en faveur du maintien du sida en tête de l’ordre du jour politique du Mozambique et d’intensifier les efforts déployés pour prévenir la propagation du VIH dans le pays. En tant que leaders d’opinion s’exprimant sans détour, les Champions se sont efforcés d’entamer un dialogue en vue de changer les normes comportementales et sociétales.
« Les Champions sont conscients du fait qu’un leadership plus déterminé et plus visionnaire doit émaner du continent le plus touché par cette épidémie. Nous sommes ici pour parler à nos pairs, à nos frères et sœurs africains, afin de trouver ensemble des solutions, » a déclaré Son Excellence M. Festus Mogae, ancien président du Botswana.
The Champions realize that stronger, more visionary leadership must come from within the continent most affected by this epidemic. We are here to reach our peers, our African brothers and sisters, to find solutions together.
His Excellency Mr Festus Mogae, former president of Botswana
Sous la conduite de M. Mogae, les Champions ont rencontré le Président du Mozambique, Armando Guebuza, le Premier Ministre Luisa Diogo et plusieurs membres du cabinet, ainsi que des leaders des organisations de la société civile, des partenaires du développement et des représentants des médias. Au cours des discussions, les Champions ont fait part de leur expérience régionale en matière de lutte contre la maladie et ils ont appelé à un élargissement des stratégies efficaces de prévention du VIH.
Parmi les autres Champions participant à cette rencontre, on peut noter Son Excellence, M. Joaquim Chissano, ancien Président de la République du Mozambique ; le Professeur Miriam Were, présidente du Conseil national de lutte contre le sida au Kenya ; et Mme Joyce Mhaville, présidente du Comité d’orientation du Partenariat des médias africains contre le VIH/sida (ABMP).
(from left) Excellency Mr Joaquim Chissano, Professor Miriam Were, Ms. Joyce Mhaville, (seated) His Excellency Mr Festus G. Mogae
Credits: UNAIDS/Doug Johnson
« Les Champions pour une génération sans VIH est une initiative extraordinaire. Ils jouent un rôle crucial dans le plaidoyer en faveur de l’élargissement des activités clés de prévention qui peuvent avoir l’impact le plus important, par exemple celles qui concernent les partenariats parallèles et multiples et la circoncision masculine, » a souligné le Coordonnateur de l’ONUSIDA dans le pays, Mauricio Cysne.
Circoncision masculine
La circoncision masculine est l’une des questions prioritaires que les Champions ont abordées au Mozambique. Les Champions ont invité le gouvernement à envisager en priorité l’expansion rapide des services de circoncision masculine au titre du plan intégré de prévention du VIH en cours actuellement. Les Champions ont rappelé les données scientifiques qui ont démontré, à l’échelle mondiale et même locale, que la circoncision était en mesure de réduire considérablement les infections à VIH.
De plus, ils ont souligné que la circoncision masculine devait toujours constituer un des éléments d’un ensemble complet de mesures de prévention et que les stratégies de communication entourant la question de la circoncision masculine étaient très importantes car il convient d’éviter que les hommes éprouvent à tort un sentiment de sécurité et s’engagent dans des comportements à haut risque qui annihileraient la protection partielle assurée par la circoncision.
Partenariats multiples et relations parallèles
Les partenariats multiples et les relations parallèles figurent également parmi les questions abordées par les Champions. Au Mozambique, comme dans d’autres parties de l’Afrique australe, nombreux sont les gens qui ont plus d’un(e) partenaire sexuel(le). Des réseaux sexuels serrés se constituent lorsque des hommes et des femmes ont des partenaires multiples ou des relations parallèles—à savoir des relations avec plus d’un partenaire intime se déroulant de manière concomitante pendant des semaines, des mois ou des années. Si une personne de ce réseau contracte le VIH, le risque d’infection s’accroît pour tous les membres du réseau.
(from left) His Excellency Mr Joaquim Chissano, Professor Miriam Were, Ms. Joyce Mhaville and His Excellency Mr Festus G. MogaeCredits: UNAIDS/Doug Johnson
Les Champions ont souligné la nécessité de mettre en place une campagne à l’échelle nationale en vue de réduire les partenariats multiples et parallèles et de faire connaître le leadership et l’engagement déterminés de personnalités pouvant être considérées comme des modèles de rôles. Ces recommandations suivent de près l’adoption, par le Gouvernement du Mozambique, d’une nouvelle stratégie nationale de prévention du VIH et les Champions ont plaidé en faveur du maintien de l’élan donné pour résoudre les questions de comportement sexuel susceptibles d’accroître le risque d’infection à VIH.
Transformation sociale
Une transformation sociale des rôles et rapports sexospécifiques est déjà en cours au Mozambique, comme le montrent les récentes modifications apportées aux lois. La Législation sur la protection des personnes vivant avec le VIH contre la stigmatisation et la discrimination a été promulguée en janvier 2009 et une nouvelle loi relative à la violence dans la famille est en cours, qui devrait donner aux femmes de meilleurs moyens de négocier les rapports sexuels et de se préserver de l’infection à VIH. Les Champions ont insisté sur le fait que le Gouvernement devra apporter son plein appui à l’élaboration et à l’application de ces nouveaux mécanismes juridiques.
Enfin, les Champions ont rappelé la nécessité de pérenniser le financement de la riposte au sida et ont offert de partager les expériences fructueuses des autres pays de la région en matière d’allocation efficace des ressources et de partenariats privés/publics.
On estime que plus de 1,6 million de personnes vivent avec le VIH au Mozambique. La maladie, qui frappe de manière disproportionnée les femmes et les enfants, entraîne plus de 92 000 décès chaque année. Le nombre élevé de partenariats multiples et parallèles, les faibles niveaux de circoncision masculine et les inégalités entre les sexes figurent parmi les principaux moteurs de l’épidémie au Mozambique.
Les Champions : Généralités
Les Champions pour une génération sans VIH sont des dirigeants ayant une visibilité importante qui s’expriment sans détour en faveur de ceux qui sont affectés et infectés par le VIH. Sous la présidence de S.E. M. Mogae, les membres fondateurs comprennent quatre anciens présidents africains, un Prix Nobel et d’autres leaders africains de haut niveau venus de milieux différents. Ils centrent leurs efforts sur l’Afrique subsaharienne, qui abrite plus de deux tiers de toutes les personnes vivant avec le VIH. En privilégiant des pratiques avérées de prévention du VIH, les Champions soutiennent et encouragent des pratiques et messages essentiels dans les domaines politique, juridique, culturel et comportemental qui contribuent à accélérer les changements sociaux nécessaires pour aboutir à une génération sans VIH.
Les partenaires qui collaborent à cette initiative sont la Banque mondiale, l’ONUSIDA, l’Organisation mondiale de la Santé, la Fondation Bill et Melinda Gates, le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme et PEPFAR.
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Reportages:
Leadership et sida : Festus Mogae (20 octobre 2008)
Centre de presse:
Festus Mogae remporte le prix le plus largement doté au monde (pdf, 44 Kb)
Le Président Mogae lance le groupe des champions de la lutte pour une génération sans VIH (Champions for an HIV-free Generation) (en anglais)
Liens externes:
Fondation Mo Ibrahim
Partenariat africain global contre le VIH/sida (ACHAP) (en anglais)
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27 septembre 2023
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En déplacement à Khayelitsha, le Directeur exécutif définit l’accès universel comme priorité absolue de l’ONUSIDA
10 février 2009
10 février 2009 10 février 2009
Directeur exécutif de l'ONUSIDA Michel Sidibé a adressé une réunion publique en présence de membres des organisations locales du sida, les organisations communautaires, de la société civile, ainsi que les relations diplomatiques et les fonctionnaires du gouvernement. Le ministre sud-africain de la Santé Mme Barbara Hogan a également pris la parole.
Photo: ONUSIDA/G. Williams
Ce matin, le Directeur exécutif de l’ONUSIDA, M. Michel Sidibé a prononcé son premier grand discours mondial lors d’une réunion publique à Khayelitsha, cité de la banlieue du Cap en Afrique du Sud.
Rappelant l’engagement pris par les pays d’atteindre l’accès universel d’ici à 2010, M. Sidibé a exposé sa stratégie relative aux orientations futures de l’ONUSIDA et souligné la nécessité d’intensifier le rythme, l’action et l’engagement à l’échelle mondiale en vue de parvenir à l’accès universel à la prévention, au traitement, à la prise en charge et au soutien en rapport avec le VIH.
A l’instar d’autres régions du monde, l’Afrique australe ressent actuellement les effets de la crise économique mondiale. M. Sidibé a souligné la nécessité d’honorer les engagements d’investissements nationaux et internationaux afin de réaliser les objectifs des pays pour 2010.

Khayelitsha abrite environ un demi-million de personnes.
Photo: ONUSIDA/G. Williams
« Nous ne pouvons pas laisser la crise économique nous paralyser », a affirmé M. Sidibé. « Il convient de mettre en œuvre les mesures de stimulation et les ajustements économiques en gardant à l’esprit que des êtres humains sont concernés. Une mère ne devrait pas avoir à choisir entre bénéficier d’un traitement régulier du sida et nourrir ses enfants. Nous ne pouvons pas manquer à nos obligations envers les 4 millions de personnes sous traitement et les millions d’autres qui en ont actuellement besoin. »
Des membres des organisations sida locales, des organisations communautaires, de la société civile ainsi que des représentants du corps diplomatique et du gouvernement figuraient parmi les invités et la Ministre sud-africaine de la Santé, Mme Barbara Hogan s’est également exprimée au cours de la réunion publique.
Nous ne pouvons pas laisser la crise économique nous paralyser. Il convient de mettre en œuvre les mesures de stimulation et les ajustements économiques en gardant à l’esprit que des êtres humains sont concernés. Une mère ne devrait pas avoir à choisir entre bénéficier d’un traitement régulier du sida et nourrir ses enfants. Nous ne pouvons pas manquer à nos obligations envers les 4 millions de personnes sous traitement et les millions d’autres qui en ont actuellement besoin.
Michel Sidibé, Directeur exécutif de l’ONUSIDA
Un nouveau rapport publié aujourd’hui par l’ONUSIDA sous le titre What countries need: Investments needed for 2010 targets, préconise des investissements visant à garantir que les pays atteignent les objectifs ambitieux en matière d’accès universel qu’ils se sont fixés pour 2010. Pour y parvenir, il est estimé qu’un investissement de 25 milliards de dollars sera nécessaire en 2010, soit 11,3 milliards de dollars de plus que la somme disponible aujourd’hui.
« Il ne sera pas facile de combler cet écart, mais cela est réalisable et absolument nécessaire si nous nous destinons à accélérer le rythme de la riposte à l’épidémie de sida » a déclaré le Directeur exécutif de l’ONUSIDA, Michel Sidibé. « Ensemble nous contribuerons à sauver des vies en plaçant davantage de personnes sous traitement, en protégeant les bébés et les jeunes de l’infection et en garantissant que toute une génération d’enfants terminent leurs études.

La Clinique de Ubuntu à Khayelitsha traite la tuberculose et le VIH
Photo: ONUSIDA/G. Williams
La réunion publique s’est tenue au dispensaire Ubuntu qui prend en charge la tuberculose et le VIH. Avec un taux de coinfection VIH/tuberculose d’environ 70 % à Khayelitsha, ce dispensaire permet aux malades de bénéficier à la fois du traitement de la tuberculose et du traitement antirétroviral. Etant donné que la tuberculose est responsable de quelque 13% des décès dus au sida dans le monde, il est crucial de garantir aux personnes vivant avec le VIH un accès à la prévention, au diagnostic et au traitement de la tuberculose. Le modèle ‘d’intégration des services’ du dispensaire Ubuntu s’est maintenant étendu à d’autres dispensaires de la cité. Ubuntu a mis en place le premier programme de prévention de la transmission mère-enfant en Afrique du Sud et a fourni des traitements antirétroviraux à 20 000 personnes environ.
Cet après-midi, M. Sidibé s’envole pour Johannesburg où il participera à plusieurs réunions avec des représentants de la société civile et de plusieurs fondations et rencontrera les employés des institutions des Nations Unies. Ce déplacement est la première visite officielle de M. Sidibé dans un pays, depuis qu’il a pris ses nouvelles fonctions de Directeur exécutif de l’ONUSIDA.
En déplacement à Khayelitsha, le Directeur exécut
Reportages:
Un nouveau rapport prévoit un investissement de 25 milliards de dollars pour garantir que les pays atteignent les objectifs de 2010 (9 février 2009)
Le Directeur exécutif de l’ONUSIDA se rend en Afrique du Sud (9 février 2009)
Centre de presse:
Multimédia:
Publications:
What countries need: Investments needed for 2010 targets (pdf, 550 kb)
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Un nouveau rapport prévoit un investissement de 25 milliards de dollars pour garantir que les pays atteignent les objectifs de 2010
10 février 2009
10 février 2009 10 février 2009“What countries need: Investments needed for 2010 targets”
Un nouveau rapport publié par l’ONUSIDA sous le titre What countries need: Investments needed for 2010 targets, estime qu’il faudra investir 25 milliards de dollars dans la riposte mondiale au sida en 2010 dans les pays à revenu faible et intermédiaire—soit 11,3 milliards de plus que la somme disponible aujourd’hui.
« Il ne sera pas facile de combler cet écart, mais cela est réalisable et absolument nécessaire si nous nous destinons à accélérer le rythme de la riposte à l’épidémie de sida »a déclaré le Directeur exécutif de l’ONUSIDA, Michel Sidibé.
Les besoins en matière d’investissements sont calculés sur la base des cibles fixées par les pays pour atteindre l’accès universel à la prévention, au traitement, à la prise en charge et au soutien en rapport avec le VIH d’ici 2010. Le nouveau rapport prévoit que près d’un tiers de ce montant sera d’origine nationale, les investissements d’origine multilatérale et bilatérale devront couvrir les 17 milliards de dollars restants.
Le rapport souligne que, sur la totalité des investissements nécessaires, un tiers environ sera consacré à des activités portant sur les changements de comportement, les moteurs sociaux de l’épidémie, les améliorations sociales et d’autres services gérés par des secteurs extérieurs à celui de la santé, par l’intermédiaire de programmes multisectoriels.
Un deuxième tiers est destiné au renforcement des systèmes de santé. La faiblesse des systèmes de santé constitue un obstacle majeur sur la voie de l’accès universel à la prévention, au traitement, à la prise en charge et au soutien.
Le dernier tiers ira à des services de santé dédiés au VIH, notamment les programmes visant à réduire la transmission du VIH de la mère à l’enfant, la sécurité du sang et la fourniture de thérapie antirétrovirale à ceux qui en ont besoin.
Prévention, traitement et prise en charge du VIH
On estime qu’il faudra près de 11,6 milliards de dollars pour la prévention du VIH et 7 milliards de dollars pour les traitements.
Nous ne pouvons pas laisser la crise économique nous paralyser. Il convient de mettre en œuvre les mesures de stimulation et les ajustements économiques en gardant à l’esprit que des êtres humains sont concernés. Une mère ne devrait pas avoir à choisir entre bénéficier d’un traitement régulier du sida et nourrir ses enfants. Nous ne pouvons pas manquer à nos obligations envers les 4 millions de personnes sous traitement et les millions d’autres qui en ont actuellement besoin.
Michel Sidibé, Directeur exécutif de l’ONUSIDA
Les services de prévention du VIH définis comme prioritaires par les pays s’appuient sur les directives de l’ONUSIDA en matière de prévention, qui demandent aux pays de dresser leur liste de programmes prioritaires en fonction du type d’épidémie que connaît le pays. Par exemple, les pays dont les épidémies sont généralisées doivent de toute urgence élargir les services de prévention à l’intention des jeunes. Alors qu’on conseille aux pays connaissant des épidémies concentrées de cibler en premier lieu les services et programmes destinés aux populations les plus exposées au risque, dont les professionnel(le)s du sexe, leurs clients, les consommateurs de drogues injectables et les hommes qui ont des rapports sexuels avec des hommes.
Les investissements nécessaires pour le traitement et la prise en charge ne couvrent pas seulement la fourniture de traitements antirétroviraux. Ils comprennent également le test et le conseil proposés par les fournisseurs de soins, le traitement et la prophylaxie des infections opportunistes, l’appui nutritionnel, les tests de laboratoire, les soins palliatifs et les coûts de la logistique de l’approvisionnement en médicaments. Les coûts du comptage des CD4 pour déterminer la réaction à la thérapie antirétrovirale et la progression de la maladie sont également compris.
Ce que 25 milliards de dollars permettront de faire
Avec la réalisation des objectifs fixés par les pays pour leurs services liés au VIH, on comptera environ 6,7 millions de personnes sous traitement antirétroviral en 2010. Plus de 70 millions de femmes enceintes feront un dépistage et bénéficieront des services de prévention de la transmission mère-enfant ; 20 millions d’hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes, 7 millions de professionnel(le)s du sexe et 10 millions de consommateurs de drogues injectables bénéficieront de services de prévention du VIH. Sept millions d’orphelins recevront un appui et près de 8,1 milliards de préservatifs (masculins et féminins) seront distribués. On évitera ainsi 2,6 millions de nouvelles infections à VIH, ce qui abaissera de près de 50% l’incidence du VIH et permettra d’éviter 1,3 million de décès.
La réalisation des objectifs fixés par les pays pour 2010 sera l’occasion d’accélérer le rythme de la riposte au sida. Elle permettra de sauver des vies—en plaçant davantage de personnes sous traitement, en protégeant les bébés et les jeunes de l’infection et garantissant que toute une génération d’enfants terminent leurs études. Elle permettra aussi de jeter les bases de la pérennisation de la riposte au sida pour les années à venir et contribuera à renforcer les systèmes de santé et accroître les ressources humaines. Elle aidera à réduire l’homophobie ainsi que la stigmatisation et la discrimination subies notamment par ceux qui sont sans voix et vivent en marge. Elle contribuera à réduire la violence faite aux femmes et aux jeunes filles et donnera à des millions d’individus les moyens de se protéger du VIH et des violences sexuelles.
Bien évidemment, dans le climat financier actuel, il faudra investir avec sagesse. Mais il ne faudra pas oublier le facteur humain ; derrière chaque réduction ou coupure budgétaire se trouvent une personne, une famille.
« Nous ne pouvons pas laisser la crise économique nous paralyser », a affirmé M. Sidibé. « Il convient de mettre en œuvre les mesures de stimulation et les ajustements économiques en gardant à l’esprit que des êtres humains sont concernés. Une mère ne devrait pas avoir à choisir entre bénéficier d’un traitement régulier du sida et nourrir ses enfants. Nous ne pouvons pas manquer à nos obligations envers les 4 millions de personnes sous traitement et les millions d’autres qui en ont actuellement besoin. »
Et le rapport de conclure que l’accès universel doit devenir une réalité pour les centaines de millions de personnes qui sont vulnérables à l’infection par le VIH ainsi que pour les millions de personnes vivant avec le VIH et leurs proches. Les investissements déjà consentis pour les ripostes au sida portent leurs fruits. C’est le moment de les consolider et non pas de les réduire.
Right Hand Content
Centre de presse:
Le nouveau Directeur exécutif définit l’accès universel à la prévention, au traitement, aux soins et à l’appui en rapport avec le VIH comme priorité absolue de l’ONUSIDA (10 février 2009)
Informations express sur les besoins d'investissement (pdf, 38.1 Kb) (en anglais)
Informations express sure le financement du SIDA, 2008 (pdf, 37.7 Kb) (en anglais)
Publications:
Ce dont les pays ont besoin - Investissements nécessaires pour atteindre les objectifs de 2010 (pdf, 669 Kb)
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Le Directeur exécutif de l’ONUSIDA se rend en Afrique du Sud
09 février 2009
09 février 2009 09 février 2009
UNAIDS Executive Director Michel Sidibé (left) met with the Deputy Speaker of Parliament Mrs Nozizwe Madlala-Routledge on 9 February 2009 in Capetown.
Credit: UNAIDS/G. Williams
Le Directeur exécutif de l’ONUSIDA, M. Michel Sidibé, est en visite en Afrique du Sud, où il annoncera des plans pour la future direction du Programme commun des Nations Unies sur le VIH/sida (ONUSIDA).
Ce matin au Cap, il a rencontré Mme Nozizwe Madlala-Routledge, Vice-Présidente du Parlement sud-africain.
Demain, il exposera sa stratégie pour la future direction de l’ONUSIDA au cours d’un discours qu’il prononcera dans la township sud-africaine de Khayelitsha, où le rejoindra la Ministre de la Santé, Mme Barbara Hogan.
S’appuyant sur l’engagement qu’ont pris les pays d’atteindre l’accès universel d’ici à 2010, M. Sidibé définira sa stratégie et soulignera la nécessité de donner un nouveau souffle à la dynamique, à l’action et à l’engagement mondiaux sur la voie de la réalisation de l’accès universel à la prévention, au traitement, aux soins et au soutien dans le domaine du VIH.
Il abordera également les investissements dont les pays auront besoin pour atteindre leurs cibles en 2010. Il s’agit de la première visite officielle dans un pays qu’entreprend M. Sidibé dans son nouveau rôle de Directeur exécutif de l’ONUSIDA.
Actuellement, l’Afrique du Sud compte le plus grand nombre de personnes vivant avec le VIH dans le monde – environ 5,7 millions, et une prévalence du VIH chez les adultes de 15 à 49 ans se situant à 18%.
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Un autre héros du mouvement du sida nous a quitté
06 février 2009
06 février 2009 06 février 2009Par Leonard Okello
Directeur international d'ActionAid pour le VIH/sida
J'ai appris la triste nouvelle du décès soudain de Ramesh Venkataraman, qui fut le coordonnateur régional d'ActionAid pour le VIH et le sida en Asie. Ramesh a travaillé pour ActionAid d'avril 2007 jusqu'à sa démission, à la fin de l'année 2008. Il est décédé le 31 janvier dernier d'une hémorragie interne, après avoir enduré plusieurs maladies.
Durant les deux dernières années de ma collaboration avec Ramesh, nous sommes devenus très proches, au point que je le considérais littéralement comme mon jeune frère. Il occupait — et il continuera d'occuper — une place particulière dans mon coeur. Nous partagions les problèmes et les opportunités que nous rencontrions, tant sur le plan professionnel que personnel.
Ramesh aimait profondément son travail et avait une passion particulière pour ActionAid. Il a toujours défendu les droits de l'homme et combattu l'injustice avec vigueur, mais son état de santé le contrariait chaque jour davantage. Il m'a toujours dit combien il était conscient de ses capacités, mais ses forces déclinantes devenaient une source de frustration toujours plus grande. Il craignait de devoir abandonner son équipe qu'il aimait tant, et son sens aigu des responsabilités lui a souvent valu des larmes de douleur ou d'espoir selon la situation.
Ramesh était extrêmement intelligent, possédait un immense talent pour le plaidoyer qui s'exprimait à travers des supports variés (films, pièces de théâtre, technologies de l'information), savait manier une langue riche et empreinte d'humour, des dons que le destin ne lui aura pas permis d'exploiter pleinement.
Lorsque nous nous sommes vus pour la dernière fois à Delhi, Ramesh m'a informé qu'il craignait que son corps n'abandonne la partie. Deux semaines plus tard, il présentait sa démission. Nous nous appelions de temps en temps, malgré des lignes téléphoniques souvent peu coopératives. La dernière fois que j'ai parlé à Ramesh au téléphone, il venait de subir une opération du genou et il était très optimiste.
Mais comme ma mère me l'a souvent dit, lorsqu'une personne malade te donne beaucoup d'espoir, alors tu sais qu'il faut te préparer au pire. La vie humaine, me disait elle tout le temps, se nourrit d'espoir et c'est cet espoir qui te maintient debout jusqu'à la fin.
Il y a une autre chose que j'ai apprise des camarades de l'African National Congress (ANC) ainsi qu'à la faculté en Ouganda, durant le combat contre l'apartheid. « Ne pleurez pas, camarades, mobilisez-vous ! » était le slogan qui leur permettaient de tenir bon dans ces temps difficiles.
Je souhaite que chaque acteur du mouvement mondial de riposte au sida utilise ce temps de réflexion pour mobiliser encore davantage sur le problème du VIH, afin d'améliorer notre santé à tous.
Entretenons la flamme que Ramesh a allumée afin que nous réalisions ce qu'il a pu laisser d'inachevé derrière lui. Poursuivons le combat pour les droits de l'homme avec la même passion dont il aurait fait preuve.
Que son âme demeure en paix pour l'éternité. Aluta Continua ! Solidarité !!
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Liens externes:
ActionAid (en anglais)
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Parler de la campagne OneLove en Afrique australe
06 février 2009
06 février 2009 06 février 2009« Parler, respecter, protéger »
Initiative régionale déployée en Afrique australe, la campagne OneLove a pour but d’inciter les gens à parler de la tendance qui consiste à avoir plusieurs partenaires sexuels simultanément.
Photo: Campagne OneLove
Initiative régionale déployée en Afrique australe, la campagne OneLove a pour but d’inciter les gens à parler de la tendance qui consiste à avoir plusieurs partenaires sexuels simultanément. L’objectif global est de changer ce comportement qui est un facteur de transmission du VIH dans la région.
En utilisant les médias grand public et la mobilisation sociale pour communiquer son message, l’initiative OneLove encourage les personnes à discuter des partenariats multiples et à mieux comprendre les risques induits par leur choix de style de vie.
Partenariats multiples et relations concomitantes
Des réseaux sexuels étroits se constituent lorsque des hommes et des femmes ont des partenaires sexuels multiples ou des relations concomitantes – des relations qui durent simultanément avec plusieurs partenaires intimes pendant des semaines, des mois ou des années. Si une personne de ce réseau devient infectée par le VIH, cela accroît le risque que tous les autres membres du réseau soient contaminés.
Campagne nationale OneLove en Afrique du Sud
L’Afrique du Sud compte actuellement le plus grand nombre de séropositifs dans le monde, avec environ 5,7 millions de personnes vivant avec le VIH dans le pays et une prévalence du virus parmi les adultes (15 - 49 ans) de 18 %. Les campagnes qui informent les personnes des risques potentiels inhérents à leur style de vie leur donnent les moyens de prendre des décisions éclairées concernant leur comportement sexuel.
Catherine Sozi, Coordonnatrice de l’ONUSIDA en Afrique du Sud
La campagne OneLove a été lancée en Afrique du Sud le 14 janvier. Avec une audience de 16 millions de Sud-africains, les séries de fictions télévisées et radiophoniques « Soul City » diffusées à une heure de grande écoute sont des véhicules essentiels pour faire passer le message auprès de la population à travers le pays. L’ONUSIDA est partenaire du Soul City Institute dont l’objectif est de promouvoir des choix de style de vie sains en plaidant en faveur de ceux-ci via les médias grand public.
Le thème OneLove fait également l’objet de débats radiophoniques, de publicités télé et radio, et d’un certain nombre d’événements de sensibilisation. Plus d’un million de brochures d’information seront également distribuées dans différentes langues.
L’objectif global de la campagne est de réduire de 10 % d’ici à 2011 le nombre de nouvelles infections à VIH en Afrique du Sud. Cela contribuera à atteindre l’objectif fixé par le Conseil national d’Afrique du Sud sur le sida (SANAC) qui cherche a réduire de moitié en deux ans le nombre de nouvelles infections à VIH dans ce pays.
« L’Afrique du Sud compte actuellement le plus grand nombre de séropositifs dans le monde, avec environ 5,7 millions de personnes vivant avec le VIH dans le pays et une prévalence du virus parmi les adultes (15 - 49 ans) de 18 %. Les campagnes qui informent les personnes des risques potentiels inhérents à leur style de vie leur donnent les moyens de prendre des décisions éclairées concernant leur comportement sexuel » a déclaré Catherine Sozi, Coordonnatrice de l’ONUSIDA dans le pays.
Utilisation de réseaux sociaux pour discuter des réseaux sexuels
The OneLove theme is also being featured on radio talk shows, through TV and radio advertisements and a number of outreach events. Over a million information booklets will also be distributed in multiple languages.
Outre la mobilisation des médias traditionnels, OneLove exploite aussi des réseaux sociaux pour sensibiliser les gens à la question des réseaux sexuels. La campagne est diffusée sur une série de réseaux sociaux et de nouveaux forums médiatiques, notamment le site de partage de vidéos YouTube, le site de partage de photos Flickr, le site Facebook et le site de microblogging Twitter.
La participation et le partage des idées sont au cœur de la campagne. Le site Internet officiel de OneLove (http://www.onelovesouthernafrica.org) propose, en plus d’un grand nombre de ressources et de fiches d’information, un concours hebdomadaire et un blog. Tout le monde est invité à faire ses commentaires sur les articles, à faire part de ses opinions sur un forum de discussion et à participer à des sondages en ligne.
L’épidémie de VIH en Afrique australe
La gravité de l’épidémie en Afrique australe – 35 % de l’ensemble des infections à VIH étaient recensées dans les neuf pays de la région en 2007 – souligne la nécessité de mettre en œuvre une action intensifié et accélérée en direction de l’accès universel aux services de prévention, de traitement, de soins et d’appui en rapport avec le VIH.
L’ONUSIDA a identifié la prévention du VIH comme une priorité absolue et souligne l’importance de la réduction de l’incidence du virus par le biais de la combinaison de différentes stratégies de prévention. La combinaison des approches inclut l’éducation et une plus grande sensibilisation au report dans le temps du premier rapport sexuel, une utilisation accrue des préservatifs, la circoncision masculine et la réduction du nombre de relations sexuelles simultanées. La campagne OneLove est un véhicule important dans ce domaine.
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Partenaires:
Soul city (en anglais)
Liens externes:
OneLove (en anglais)
Conseil national d’Afrique du Sud sur le sida (SANAC) (en anglais)
Outils:
OneLove sur Flickr (en anglais)
OneLove sur Facebook (en anglais)
OneLove sur Twitter (en anglais)
OneLove sur YouTube (en anglais)
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Un nouveau portail de partage d’information pour suivre et évaluer les ripostes au sida
05 février 2009
05 février 2009 05 février 2009
Les systèmes et activités de suivi et d’évaluation (S&E) sont essentiels pour contrôler ce qui ce fait en matière de prévention, de traitement et de prise en charge du VIH et déterminer si ces activités font une différence.
Photo: globalhivmeinfo.org
Les systèmes et activités de suivi et d’évaluation (S&E) sont essentiels pour contrôlerce qui ce fait en matière de prévention, de traitement et de prise en charge du VIH et déterminer si ces activités font une différence. Une nouvelle plate-forme (www.globalhivmeinfo.org)permet maintenant aux professionnels du monde entier de partager des informations concernant l’épidémie de sida et la riposte sur un site ‘tout en un’.
Le portail web comprend un nombre considérable et croissant de documents et de références à télécharger dans une bibliothèque numérique, des calendriers d’événements interactifs ainsi que des activités de formation et des flashes d’information. Les usagers peuvent rapidement trouver l’information et les outils nécessaires en effectuant une recherche dans le portail ou la bibliothèque numérique, ou exploiter la profusion de renseignements disponibles sur les sites internet en rapport avec le S&E en utilisant le moteur de recherche externe du portail.
Le portail web est un site ‘tout en un’ d’information et de référence sur le S&E de l’épidémie de sida et de la riposte. Il est, pour les spécialistes de S&E, l’occasion d’accéder à de nouvelles informations passionnantes dans le domaine et de partager leur propre travail avec la communauté mondiale du suivi et de l’évaluation.
Deborah Rugg, Cheffe de la Division Suivi et Evaluation à l’ONUSIDA
Le portail comporte d’autres caractéristiques, notamment des fonctions de marques-pages, d’alertes automatiques et de flux RSS. Il offre également des mécanismes de communication avec d’autres spécialistes de S&E et ses possibilités de collaboration permettent aux usagers de créer des équipes et espaces de travail virtuels.
« Le portail web est un site ‘tout en un’ d’information et de référence sur le S&E de l’épidémie de sida et de la riposte. Il est, pour les spécialistes de S&E, l’occasion d’accéder à de nouvelles informations passionnantes dans le domaine et de partager leur propre travail avec la communauté mondiale du suivi et de l’évaluation, » explique Deborah Rugg, Cheffe de la Division Suivi et Evaluation à l’ONUSIDA.
Un effort collectif
Le portail web de S&E est le résultat d’une collaboration entre plusieurs institutions internationales axées sur le suivi et l’évaluation des programmes liés au VIH et il a pour but de servir les spécialistes de S&E qui travaillent aux niveaux local national et mondial. Il s’agit par exemple des personnels de terrain placés par les institutions internationales partenaires ; de leurs homologues nationaux travaillant pour les organismes nationaux, régionaux et locaux et les organisations non gouvernementales ; du personnel du siège des institutions internationales partenaires et d’autres praticiens qui s’intéressent aux programmes de suivi et d’évaluation du sida.
Vers un renforcement du ‘Troisième principe’
En tant que plate-forme d’échange d’information au sein de la communauté de S&E travaillant dans le domaine du sida avec ses nombreux partenaires et acteurs, le portail web contribue aussi à renforcer le ‘Troisième principe’ – Un système unique de suivi et d’évaluation au niveau national – et à faire en sorte que les approches de suivi et d’évaluation soient coordonnées et produisent en temps utile une information fiable sur l’épidémie et la riposte.
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Contact:
Pour toute autre information ou pour soumettre une question ou une observation, merci d’adresser un courriel à : admin@globalhivmeinfo.org
Outils:
Information sur le suivi et l’évaluation du VIH à l’échelle mondiale
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Informations sur les ripostes au sida au Moyen-Orient et en Afrique du Nord
04 février 2009
04 février 2009 04 février 2009Dr Renu Chahil-Graf, Administratrice, Equipe d’appui aux régions de l’ONUSIDA pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord
Photo: ONUSIDA
En Afrique du Nord et au Moyen-Orient, l’ONUSIDA estime à 35 000 le nombre de personnes qui ont été infectées par le VIH en 2007, ce qui porte à 380 000 le nombre de personnes vivant avec le virus. On estime que 25 000 personnes sont décédées de maladies liées au sida la même année. Des stratégies efficacement coordonnées de prévention, de traitement, de soins et d’appui en rapport avec le VIH sont essentielles si l’on veut réduire ces chiffres.
Pour avoir une vision plus claire des difficultés qu’il y a à conduire et coordonner une riposte au sida dans la région Moyen-Orient/Afrique du Nord, une évaluation des Autorités de coordination de la lutte nationale contre le sida de 16 pays a récemment été réalisée par l’Equipe d’appui aux régions de l’ONUSIDA.
« Avoir des informations sur les atouts de leur riposte nationale aide les partenaires de pays à identifier les opportunités pour améliorer la coordination » a déclaré le Dr Renu Chahil-Graf, Administratrice, Equipe d’appui aux régions de l’ONUSIDA pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord.
« Forts de ces renseignements, les pays sont mieux informés pour prendre des décisions conduisant à l’objectif commun d’accès universel aux services de traitement, de prévention, de soins et d’appui en rapport avec le VIH pour ceux qui en ont besoin » a-t-elle précisé ensuite.
Evaluation des Autorités de coordination de la lutte nationale contre le sida
Ministres, hauts responsables de la Santé et autres responsables gouvernementaux de la région MENA
Photo: ONUSIDA
L’évaluation a porté sur les structures institutionnelles, la gouvernance, les relations entre organes coordonnateurs, le renforcement des capacités, les problèmes d’harmonisation, d’alignement et opérationnels, et proposé une série de recommandations.
Sur la base de cet examen, l’ONUSIDA a organisé le mois dernier la première région régionale sur la coordination nationale de la lutte contre le sida en collaboration avec le Sultanat d’Oman à Muscat.
Plus de 80 participants composés d’administrateurs de programmes nationaux de lutte contre le sida, de hauts responsables de la Santé et autres responsables gouvernementaux du Sultanat d’Oman, d’Algérie, d’Egypte, d’Iran, de Jordanie, du Liban, du Maroc, de Palestine, d’Arabie saoudite, de Somalie, du Soudan, de Syrie, de Tunisie, des Emirats arabes unis et du Yémen ont pris part à cette réunion de trois jours. Des représentants de l’OMS, du PNUD, de l’UNFPA, de la Banque mondiale et du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme (Fonds mondial) ont également participé à cet événement.
Avoir des informations sur les atouts de leur riposte nationale aide les partenaires de pays à identifier les opportunités pour améliorer la coordination. Forts de ces renseignements, les pays sont mieux informés pour prendre des décisions conduisant à l’objectif commun d’accès universel aux services de traitement, de prévention, de soins et d’appui en rapport avec le VIH pour ceux qui en ont besoin.
Dr Renu Chahil-Graf, Administratrice, Equipe d’appui aux régions de l’ONUSIDA pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord
Réunissant les Ministres de la Santé, les Ministres de la Jeunesse et des Sports ainsi que les Ministres des Affaires et des Services sociaux, les relations réciproques ont facilité des approches transversales pour faire progresser les ripostes au sida.
Les ‘Trois principes’
A travers le monde, tout le monde s’accorde sur la nécessité d’utiliser plus efficacement les précieuses ressources qui existent. Des partenariats coordonnés et harmonisés sont essentiels pour y parvenir. Cela s’est traduit par l’approbation d’un ensemble de principes proposés par l’ONUSIDA. Les ‘Trois principes’ structurent les initiatives nationales et internationales de lutte contre le sida.
Mettre en œuvre les Trois principes à l’échelon du pays nécessite que les structures de coordination de la lutte nationale contre le sida soient impliquées dans les domaines suivants :
- Conduire l’élaboration de plans stratégiques nationaux dont les priorités sont définies
- Renforcer des systèmes de suivi et d’évaluation qui facilitent la supervision et la résolution des problèmes du programme national
- Diriger des examens participatifs des résultats des parties prenantes dans l’harmonisation et l’alignement de leur appui sur le programme national.
Le réunion de trois jours avait pour thème : ‘Partager les expériences sur les Trois principes en action au Moyen-Orient et en Afrique du Nord’. Outre l’examen des résultats de l’évaluation, une feuille de route a été élaborée pour chaque pays pour l’année à venir.
S.E Hasna Barkat Daoud, ministre de la Jeunesse, des Sports et du Tourisme de Djibouti (à gauche) et M. Elie Aaraj, président du réseau régional des ONGs dédiées au sida de la région MENA
Photo: ONUSIDA
Les pays de la région Moyen-Orient/Afrique du Nord ont reçu environ US$ 431 millions du Fonds mondial sur les quatre dernières années. Des recommandations pour redynamiser les ripostes nationales au sida dans cette région ont été discutées lors de plusieurs réunions et groupes de travail différents, et récapitulées pendant la cérémonie de clôture.
L’objectif de l’accès universel
« Nous avons tous conscience que nous sommes loin d’avoir atteint l’objectif d’accès universel qui rendra la prévention, le traitement et la prise en charge du VIH accessibles à tous ceux qui en ont besoin d’ici à 2010 » a déclaré Jihane Tawilah, Représentante de l’OMS et Présidente du Groupe thématique de l’ONUSIDA à Oman.
« En 2007, on estimait à 150 000 le nombre total de personnes vivant avec le VIH qui avaient besoin d’un traitement antirétroviral dans la région. Six pour-cent seulement de ces personnes recevaient un tel traitement, ce qui est considéré comme le taux de couverture le plus faible au niveau mondial dans le classement régional de l’OMS » a-t-elle ajouté.
La priorité dans la région est d’appliquer des stratégies de prévention efficaces et d’augmenter la couverture des traitements antirétroviraux, a-t-elle indiqué en ajoutant « Cela nécessitera de réexaminer nos politiques et nos pratiques, et de réorienter en conséquence nos efforts et nos ressources vers des actions plus efficaces pour atteindre nos objectifs d’accès universel ».
Le Dr Chahil-Graf a également souligné la nécessité d’accroître la prise de conscience concernant le sida dans les segments de la société non encore sensibilisés aux informations de prévention du VIH.
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Reportages:
Sexospécificité et sida au Moyen-Orient et en Afrique du Nord (8 août 2007)
Besoins croissants de services en rapport avec le VIH pour les consommateurs de drogues (14 novembre 2006)
