Feature Story
L’ONUSIDA et la Kaiser Family Foundation publient un nouveau rapport évaluant les financements alloués par les pays du G8 et d’autres importants donateurs à la lutte contre le sida
06 juillet 2008
06 juillet 2008 06 juillet 2008
Alors que les leaders de la planète se préparent à se réunir à Hokkaido, Japon, pour la réunion annuelle du G8, le Programme commun des Nations Unies sur le VIH/sida (ONUSIDA) et la Kaiser Family Foundation ont publié un nouveau rapport analysant les fonds alloués à la riposte au sida par les pays du G8, la Commission européenne (CE) et d’autres gouvernements donateurs en 2007.Le rapport révèle que l’assistance en matière de lutte contre le sida apportée par les gouvernements donateurs aux pays à revenu faible ou intermédiaire est dynamisée par un sous-ensemble de membres du G8 et notamment certains pays non membres de ce Groupe tels que les Pays-Bas, la Suède, l’Australie et l’Irlande. En 2007, les Etats-Unis ont été le plus important donateur pour la lutte contre le sida, suivis par le Royaume-Uni et les Pays-Bas, via des circuits bilatéraux et multilatéraux.
Financer une riposte efficace et durable à l’épidémie de sida dans les pays à revenu faible ou intermédiaire est devenu l’un de plus importants défis du monde actuel. L’assistance internationale des gouvernements donateurs, par le biais d’une aide bilatérale et de contributions au Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, ainsi que d’autres circuits de financement, est une composante essentielle de la riposte.
En 2005, lors du Sommet de Gleneagles, les leaders du Groupe des Huit ont promis d’engager un montant de US$ 25 milliards par an pour aider l’Afrique – une partie devant être employée pour accélérer l’action en direction de l’objectif d’accès universel aux services de prévention, de traitement, de soins et d’appui en rapport avec le VIH.
Certaines des principales observations du rapport révèlent ce qui suit :
- En 2007, l’assistance internationale en rapport avec le sida des pays du G8, de la CE et d’autres gouvernements donateurs a atteint son plus haut niveau historique, avec des engagements totalisant US$ 6,6 milliards, en augmentation par rapport aux US$ 5,6 milliards engagés en 2006.
- Entre 2002 et 2007, les engagements ont, tout comme les décaissements, plus que quadruplé.
- En 2007, les gouvernements donateurs ont décaissé US$ 4,9 millards pour la lutte contre le VIH et le sida, dont US$ 3,7 milliards dans le cadre d'opérations d'assistance bilatérales et de l'affectation de capitaux multilatéraux, et un montant supplémentaire de US$1,2 milliard par le biais du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme.
Le rapport complet est disponible ici ou sur le site Internet de la Kaiser Family Foundation.
L’ONUSIDA et la Kaiser Family Foundation publient
Centre de presse:
L'accès universel reste une priorité pour les leaders du G8 (pdf, 26,15 Kb) (en anglais)
Partenaires:
Site Internet de la Kaiser Family Foundation
Publications:
Financer la riposte au sida dans les pays à revenu faible ou intermédiaire : assistance internationale des pays du G8, de la Commission européenne et d’autres gouvernements donateurs, 2007 (ppt, 542 kb) (en anglais)
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Prévenir le VIH, préserver l’environnement
01 juillet 2008
01 juillet 2008 01 juillet 2008
L'usine utilise le latex naturel recueilli par
des saigneurs d’hévéa locaux et sera en
mesure de fournir 100 millions de préser-
vatifs par an au gouvernement brésilien.
Photo: ONUSIDA/J.Spaull
Au Brésil, l’utilisation des préservatifs prévient la propagation du VIH et pourrait également contribuer à sauver la forêt tropicale humide grâce à une fabrique de préservatifs ouverte en avril en Amazonie. Cette usine utilise le latex naturel recueilli par des saigneurs d’hévéa locaux et sera en mesure de fournir 100 millions de préservatifs par an au gouvernement brésilien.
La compagnie qui gère la fabrique, Natex, est un joint-venture entre l’Etat local d’Acre, le Ministère de l’environnement et le Ministère de la santé. Elle est le reflet d’une vision nouvelle d’Acre pour l’Amazonie connue sous le nom de Florestania, qui a pour objectif d’améliorer le niveau de vie de ses habitants tout en préservant la forêt tropicale humide, en augmentant la valeur des produits qui en sont extraits.
La fabrique est située à Xapuri, rendu célèbre par l’écologiste et saigneur d’hévéa Chico Mendes qui y fut assassiné il y a 20 ans, et elle est un héritage direct du travail accompli par celui-ci tout au long de sa vie. L’accomplissement majeur de Mendes fut de forger une alliance entre les intérêts des écologistes et des saigneurs d’hévéa, menacés par la destruction de leur moyen d’existence par les propriétaires de fermes d’élevage bovin qui étaient en train de détruire la forêt. Mendes considérait les saigneurs d’hévéa comme les gardiens naturels de la forêt.
La fabrique emploie environ 100 personnes et le latex est fourni par près de 700 saigneurs d’hévéa. En plus d’être payés pour leur latex, ces derniers reçoivent une prime pour « services environnementaux », en reconnaissance de leur travail en faveur de la sauvegarde de la forêt. Ceci a grandement amélioré les conditions de vie des saigneurs d’hévéa, par exemple de Sebastiao Teixeira Mendes, le cousin de Chico Mendes, qui obtient pour son latex un revenu garanti plus élevé que ce qu’il pourrait obtenir ailleurs. Il considère les saigneurs d’hévéa comme les « soldats de la forêt, patrouillant et gérant la forêt ».
Lors de l’ouverture de la Natex, la Ministre de l’environnement d’alors, Marina Silva, elle-même fille de saigneurs d’hévéa, s’est montrée convaincue de l’importance de la fabrique : « Ceci est un projet où la haute technologie aidera à préserver l’âme de la forêt ». Et d’ajouter : « La forêt restera la forêt et les saigneurs d’hévéa resteront saigneurs d’hévéa, grâce à une nouvelle manière de produire et de travailler ».
En plus des aspects environnementaux et sociaux de la fabrique, l’autre moteur essentiel du projet a été le besoin du gouvernement d’obtenir un approvisionnement croissant en préservatifs de bonne qualité. La distribution de préservatifs gratuits, couplée à une campagne nationale en faveur de leur utilisation, est au centre de la stratégie de prévention du sida du Gouvernement brésilien.

La distribution de préservatifs gratuits, cou-
plée à une campagne nationale en faveur
de leur utilisation, est au centre de la stra-
tégie de prévention du sida du Gouver-
nement brésilien.
Photo: ONUSIDA/J.Spaull
Depuis 1994, 1,5 milliard de préservatifs gratuits ont été distribués et il est prévu d’en distribuer 557 millions cette année, pour atteindre 52% de la population. Une étude nationale a relevé le changement dans les attitudes de la population, en montrant que le pourcentage des personnes utilisant un préservatif lors de leur premier rapport sexuel a passé de 10% en 1986 à 47,8% en 1998 et 65,8% en 2005. Une autre étude réalisée en 2004 a montré que 96% de la population adulte citait l’utilisation des préservatifs comme la meilleure méthode de prévention de la transmission du VIH.
En 2007, le gouvernement du Brésil a importé un milliard de préservatifs et projette d’en acheter 1,2 milliard de plus d’ici la fin de l’année. On s’attend à ce que la fabrique parvienne à une production annuelle de 100 à 200 millions de préservatifs et se diversifie dans la fabrication de préservatifs féminins, permettant ainsi au Gouvernement de dépendre beaucoup moins de l’importation.
Même s’il est prévu que les préservatifs soient légèrement plus chers à produire qu’à importer d’Asie, c’est un coût que le Dr Mariangela Simao, Directrice du Programme sida national, est prête à payer car « il est le reflet des avantages sociaux apportés par l’augmentation du revenu des populations autochtones et par une gestion durable des hévéas indigènes ».
Le Directeur de l’ONUSIDA dans le pays, M. Pedro Chequer, qui auparavant était Directeur du Programme sida national et en tant que tel impliqué dans les étapes de planification de la fabrique, affirme qu’elle « reflète le niveau élevé d’engagement politique du gouvernement pour garder le VIH au premier rang des priorités du pays ». Le monde, fait-il observer, est confronté à une énorme pénurie de préservatifs. « En ce qui concerne les préservatifs masculins, le déficit annuel serait d’environ 30 milliards si l’on considère que la moitié de la population masculine mondiale utilise un préservatif une fois par semaine. Il est vrai que la production initiale de 100 millions de préservatifs n’aura pas beaucoup d’effet sur le plan mondial, mais cela aidera le pays à disposer d’un accès garanti à la production de préservatifs ».
Il estime que le Brésil pourrait exporter ce modèle par le biais de joint-ventures avec d’autres pays d’Amérique latine.
Sebastiao Mendes et la communauté locale ont un nom pour Natex qui résume ce qu’ils pensent de la fabrique : « l’usine d’amour ». Il est aisé de voir pourquoi la fabrique soulève tant d’enthousiasme : elle contribue à la riposte au sida, mais aide également à améliorer les conditions de vie de la population locale, tout en préservant dans le même temps la forêt tropicale humide qui est menacée.
Prévenir le VIH, préserver l’environnement
Reportages:
Créateur brésilien: préservatifs, simple comme un jeans, nécessaire comme l'amour (16 mars 2006)
Multimédias:
Publications:
Brésil – 2005/2007 Rapport de progrès dans le pays (pdf, 1,97 Kb) (en anglais)
Feature Story
UNFPA : Améliorer la santé sexuelle et reproductive chez les jeunes au Tadjikistan
30 juin 2008
30 juin 2008 30 juin 2008Ce reportage a déjà été publié (en anglais) sur le site UNFPA.org
Un écran de télévision montrant le
tournage de «Génération saine»; une
émission télévisée hebdomadaire centrée
sur les jeunes.
Photo: Warrick Page/PANO/UNFPA
Le Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA) apporte son soutien à un ensemble unique d’interventions médias et de formation au Tadjikistan conçu pour accroître la sensibilisation, réduire la stigmatisation et fournir aux adolescents les outils nécessaires pour améliorer leur santé sexuelle et reproductive.
Jeunes vulnérables
Il est tôt le matin dans l’école numéro un de Dushanbe. Les rayons du soleil filtrent à travers les fenêtres poussiéreuses et les corridors sont emplis du concert polyphonique des voix des jeunes se rendant dans leur salle de classe.
Une fois installés sur leur siège, l’instructrice Ferozia Nabieva, obstétricienne gynécologue, se présente à la classe puis se lance dans une discussion animée sur la santé reproductive, la contraception et le VIH. Conscients de la présence d’étrangers dans l’ombre, les élèves se montrent d’abord timides. Mais les mains se lèvent ensuite les unes après les autres dans un bruissement de ricanements à peine étouffés.
Cette classe de troisième est mixte mais dans d’autres classes, les garçons et les filles ne sont pas mélangés. « Pour atteindre les jeunes, il est primordial qu’ils sentent un climat d’intimité et de détente » déclare le Dr Nabieva. « Dans ces classes, ils peuvent partager leurs inquiétudes et obtenir des réponses. Partout ailleurs, ils pourraient se sentir honteux, c’est pourquoi nous travaillons avec des formateurs qui sont aussi jeunes et en qui ils ont confiance ».
Certains des formateurs masculins plus jeunes travaillent principalement avec les garçons et les adolescents. Dans le cas où les élèves auraient besoin de conseils plus approfondis, ils sont aiguillés vers le Centre de santé reproductive de Dushanbe où un dispensaire convivial s’occupe exclusivement de recevoir les jeunes qui veulent en savoir plus.
L’UNFPA négocie avec le Ministère de l’Education pour faire entrer les programmes de santé sexuelle et reproductive dans les salles de classe, et ce, essentiellement pour des raisons démographiques. En effet, d’ici à 2015, les jeunes seront 50 % de plus à être scolarisés dans le pays. Informer les jeunes sur leur santé reproductive et leurs droits – y compris le droit à la contraception – les encourage à prendre leurs responsabilités et à avoir des comportements sexuels plus sûrs, ce qui contribuera à réduire le risque d’infection à VIH.
Atteindre via la radio et la télévision
Une adolescente et une jeune femme ex-
plorent ensemble l'internet au Centre "Guli
Surkh".
Photo: Warrick Page/PANO/UNFPA
Les programmes en milieu scolaire ont une portée limitée étant donné l’éloignement de nombreuses communautés tadjikes et le fait qu’elles n’ont pas, pour bon nombre d’entre elles, d’accès à l’électricité, à l’école et à différents services pendant les longs mois enneigés d’hiver. A cette fin, l’UNFPA pilote aussi une série d’émissions radiophoniques et télévisées spécifiquement axées sur les jeunes, la santé reproductive et le VIH.
A 31 ans, Boimorod Bobodjanov est l’administrateur de projets ciblant les jeunes de l’UNFPA. C’est sous son égide que l’organisme a commencé une série d’émissions de télé pilotes portant spécifiquement sur les jeunes et destinées à ces derniers. Après avoir brossé « dans le sens du poil », fait preuve d’une audace folle et tout misé pour « s’attacher les faveurs » des personnes bien placées, l’UNFPA est parvenu à décrocher quatre créneaux par mois pour proposer un débat sur la santé sexuelle et reproductive avec la participation de jeunes.
L’émission – appelée Safina – est un tel succès qu’elle sera bientôt diffusée en prime time (sept heures) le vendredi.
Le résultat final ? Un débat dynamique d’une heure qui remet en question les perceptions traditionnelles tadjikes sur des questions telles que les droits des hommes et des femmes et la santé reproductive, toute en conservant le respect des traditions – le respect des aînés et de la communauté. Pour que l’émission puisse continuer, M. Bobodjanov s’est chargé de mobiliser des fonds, a fait fonction de producteur, de directeur artistique et d’auteur. Bien que le gouvernement ait été opposé au projet à l’origine, cela fait un an complet que l’émission est diffusée et qu’elle recueille de bonnes critiques. Aujourd’hui, l’émission soutenue par MTV est labellisée « Y-PEER », du nom du réseau d’éducateurs pairs pour les jeunes créé par l’UNFPA en 2000.
L’animatrice Sitora Ashurova (26 ans) était auparavant conseillère dans le réseau Y-PEER et se souvient avec plaisir de la toute première fois où une personne vivant avec le VIH s’est exprimée publiquement sur sa situation à la télévision nationale. « Ca a été quelque chose de vraiment très spécial » déclare-t-elle. « C’est la première fois que le Tadjik moyen a vu qu’une personne vivant avec le VIH pouvait être n’importe qui ».
Bien que les programmateurs doivent toujours esquiver certains termes tels que « préservatifs » (parlant dans ce cas de « protections »), M. Bobodjanov attend avec impatience le jour où les débats deviendront encore plus ouverts, où les jeunes de tout le pays sauront comment faire pour se protéger contre le VIH et où obtenir un traitement s’ils sont contaminés, et où les personnes vivant avec le virus seront traitées avec le même respect que toutes les autres personnes.
« C’est parce que 42 % des jeunes interrogés déclarent recevoir l’essentiel des informations qu’ils ont sur le VIH via la télévision que les projets tels que l’émission Safina sont un outil fondamental non seulement pour lutter contre la maladie elle-même mais aussi pour combattre la stigmatisation qui l’entoure » déclare Mme Maria Boltaeva, Administratrice de l’ONUSIDA au Tadjikistan.
UNFPA : Améliorer la santé sexuelle et reproducti
Coparainants:
Publications:
«Make It Matter»: 10 messages clés de plaidoyer pour prévenir le VIH chez les filles et les jeunes femmes, 2007 (pdf, 2.1 Mb) (en anglais)
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L’ONUSIDA s’engage à soutenir la réalisation de l’OMD3
27 juin 2008
27 juin 2008 27 juin 2008
Madame l'Ambassadeur Marie-Louise
Overvad, Représentant permanente du
Danemark aurpès de l'Office des Nations
Unies et des autres organisations inter-
nationales à Genève, présentant la Torche
de Champion de l'ODM3 au Directeur
exécutif de l'ONUSIDA, le Dr Peter Piot.
Le Dr Peter Piot, Directeur exécutif de l’ONUSIDA, a reçu l’une des Torches de Champion de l’OMD3 le jeudi 26 juin à Genève dans le cadre d’une campagne organisée par le Ministère des Affaires étrangères du Danemark visant à obtenir l’engagement de participants à la réalisation de l’objectif numéro 3 des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD3) : Promouvoir l’égalité et l’autonomisation des femmes.
La campagne intitulée ‘La Torche de Champion de l’OMD3 – En faire davantage’ a été lancée le 7 mars 2008 à Copenhague. Pendant la période précédant de la Réunion de haut niveau des Nations Unies sur les OMD, qui aura lieu le 25 septembre 2008, plus de 100 Torches de soutien à l’OMD3 voyageront à travers le monde.
Les personnes qui reçoivent une Torche sont des représentants des gouvernements, du secteur privé, de la société civile, des médias et des particuliers d’organisations des pays du Nord, du Sud et internationales. Chaque porteur de Torche OMD3 s’engage à ‘en faire davantage’ pour appuyer l’égalité entre les sexes et l’autonomisation économique des femmes.
Lors de la Réunion de haut niveau des Nations Unies sur les OMD, les engagements collectés seront présentés à M. Ban Ki-moon, Secrétaire général de l’ONU, qui sera invité à allumer la dernière Torche OMD3.
Le Dr Piot a accepté la Torche au nom de l’ONUSIDA et engagé le Programme à ‘faire travailler l’argent disponible’ au profit des femmes et des filles en s’assurant que les engagements financiers mondiaux font la différence à l’échelon du pays.

Le Dr Piot a accepté la Torche
au nom de l'ONUSIDA et a
engagé l'organisation à faire
travailler l'argent disponible
pour les femmes et les filles.
« Atteindre l’OMD6 – Stopper et inverser le cours de l’épidémie de sida – dépend de la réalisation de progrès significatifs en direction de l’OMD3 » a déclaré le Dr Piot. « Alors que nous constatons d’importantes avancées dans le domaine de l’élaboration de politiques prônant l’égalité entre les sexes eu égard à la fourniture de services en rapport avec le VIH à l’échelon des pays, il est particulièrement préoccupant de voir qu’il n’existe généralement pas de lignes budgétaires spécifiques pour soutenir ces politiques » a-t-il ajouté.
Parmi les autres porteurs de la Torche OMD3 présents à la cérémonie de Genève, citons Mme Mary Robinson, ancienne Présidente de l’Islande, Mme Graca Machel, Mme Daisy Mafubelu, Directrice générale adjointe pour la santé de la famille et de la communauté, Organisation mondiale de la Santé, et le Dr Julian Lob-Levyt, Secrétaire exécutif, Alliance mondiale pour les vaccins et la vaccination (GAVI).
Le 25 septembre, M. Srgjan Kerim, Président de l’Assemblée générale, et M. Ban Ki-moon, Secrétaire général des Nations Unies, accueilleront ensemble et présideront une réunion de haut niveau sur les Objectifs du Millénaire pour le développement à New York. Cette réunion rassemblera des représentants des gouvernements, des leaders du secteur privé, de la société civile et d’organisations confessionnelles afin d’examiner les progrès accomplis au cours des douze mois précédents et d’accélérer l’action en faisant le point sur les avancées déjà enregistrées en direction des OMD, de mettre en évidence les succès sur lesquels le monde peut s’appuyer pour aller de l’avant, de déterminer la voie à suivre pour l’avenir à horizon 2015 et de permettre à chaque groupe de prendre des engagements pratiques.
L’ONUSIDA s’engage à soutenir la réalisation de l
Reportages:
Réunion de haut niveau sur le sida 2008 - Table ronde 3: égalité entre les sexes et sida (9 juin 2008)
Les droits de l’homme et la sexospécificité dans les cadres juridiques liés au VIH (28 avril 2008)
Les femmes et la recherche sur le VIH (11 décembre 2007)
Sexospécificités et sida au Moyen-Orient et en Afrique du Nord (8 août 2007)
Liens externes:
Site officiel de la Torche de Champion de l'ODM3 (en français)
Site officiel des objectifs du Millénaire pour le développement
Feature Story
Jeux olympiques 2008: formation à la sensibilisation au sida pour des jeunes volontaires en Chine
25 juin 2008
25 juin 2008 25 juin 2008
Amusement et jeux lors de
la formation au Collège technique et
professionnel de Beijing.
Photo: ONUSIDA
Il est tôt dimanche matin mais l’auditorium du Collège technique et professionnel de Beijing est déjà plein. Plusieurs centaines de volontaires olympiques bavardent en attendant le début de la session de formation. Le représentant local de la Ligue des jeunes de Beijing inaugure l’atelier avec énergie en proposant un exercice d’applaudissement. Ce cours est très différent de ce que les étudiants de cette institution académique vivent habituellement. Tout en riant et en jouant, ils apprennent des choses sur le sida, par le biais de divers jeux, présentations, concours et séances interactives de questions et réponses.
Combattre la discrimination
Lors de la séance de clôture, le formateur Yu Xuan occupe le devant de la scène et demande aux étudiants quelle est à leur avis la probabilité qu’ils rencontrent une personne vivant avec le VIH. Les étudiants répondent qu’ils pensent que cette probabilité est très faible. « Eh bien, aujourd’hui, c’est votre jour de chance » dit Yu Xuan, « Je suis séropositif au VIH ! ». La plupart des étudiants n’ont jamais rencontré de personne séropositives et peinent à croire que ce beau, jeune et énergique formateur est séropositif. Ils reconnaissent alors immédiatement que leurs idées concernant les personnes vivant avec le VIH étaient fausses et pleines de préjugés.
« Lorsque j’ai été diagnostiqué séropositif au VIH, je croyais que ma vie allait très bientôt se terminer. Avec l’aide et l’orientation des services de santé locaux, j’ai participé à des activités organisées par des volontaires VIH locaux où j’en ai appris davantage sur le sida et où j’ai pu me faire de nouveaux amis », dit Yu Xuan aux volontaires. « Je me suis rendu compte que je pouvais aider les autres en partageant mes connaissances, en dissipant les mythes sur le VIH et en communiquant avec le public en tant qu’orateur séropositif ».
Le VIH est une réalité plutôt qu’une lointaine possibilité
L’animateur séropositif, qui fait partie de l’équipe de formation des volontaires olympiques, a été formé dans le cadre d’un projet appelé « Paroles positives ». Ce projet est mis en œuvre par Marie Stopes International et soutenu par le Programme commun des Nations Unies sur le VIH/sida (ONUSIDA) et le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD). La contribution des personnes vivant avec le VIH aux efforts de prévention du VIH en Chine est extrêmement précieuse, car elles donnent un visage humain à l’épidémie de sida, ce qui contribue à réduire les attitudes discriminatoires envers les personnes vivant avec le VIH. Elles renforcent les messages de prévention du VIH et ont un impact sur le public en présentant le VIH comme une réalité plutôt que comme une lointaine possibilité.
« Beaucoup de jeunes ne disposent pas des informations correctes nécessaires sur le sida, ce qui nourrit des craintes infondées, l’ostracisme et la discrimination. C’est déjà mauvais en soi, mais cela entrave en outre le travail de prévention VIH », dit Bernhard Schwartländer, Coordinateur du programme de l’ONUSIDA en Chine.
« Recruter certains des jeunes Chinois les plus capables et en faire les messagers de connaissances correctes et positives sur le sida peut contribuer à dissiper les mythes inexacts et éliminer la stigmatisation et la discrimination à l’égard des personnes affectées par le VIH ».
7500 volontaires formés dans 13 universités différentes

Les membres du personnel de l'ONUSIDA
lors de la formation des jeunes volontaires
au Collège technique et professionnel de
Beijing.
Le cours de formation fait partie de la préparation des volontaires pour leur service durant les Jeux olympiques et paralympiques de Pékin. Quelque 7500 volontaires auront participé au cours dans 13 universités différentes, alors que 100 000 volontaires recevront un dossier d’information de base sur le VIH. La formation est une occasion unique de fournir à la jeunesse chinoise des connaissances et techniques importantes sur la prévention du VIH et sur les moyens de combattre la discrimination.
« Nous espérons que grâce à cette formation, les volontaires olympiques, en tant qu’ambassadeurs des citoyens de Pékin, seront mieux préparés à accueillir pleinement tous les groupes de personnes à Pékin pendant les Jeux, et particulièrement les personnes vivant avec le VIH. Nous espérons que les volontaires olympiques partageront ces connaissances et chercheront des occasions de poursuivre leur volontariat sur des questions essentielles de santé et de développement telles que la sensibilisation au VIH », souligne Subinay Nandy, Directeur Pays du PNUD.
Effort collectif des Nations Unies
Le programme de formation des volontaires olympiques est organisé par l’ONUSIDA et le Programme des volontaires des Nations Unies (VNU) et exécuté en collaboration avec le système des Nations Unies en Chine, la la Ligue des jeunes de Beijing, la Société de la Croix-Rouge chinoise, et Marie Stopes International (MSI) en Chine.
Les équipes de formation comprennent des experts du VIH venus de huit institutions des Nations Unies : OIT, UNFPA, UNICEF, ONUSIDA, ONUDC, OMS et UNIFEM. Le projet, financé conjointement par l’ONUSIDA, le PNUD et le VNU, est l’une des nombreuses initiatives organisées entre le PNUD, le VNU, la Ligue des jeunes de Beijing et d’autres partenaires locaux au sein d’un projet de partenariat visant à renforcer le volontariat en faveur du développement en Chine grâce aux Jeux olympiques et paralympiques de Beijing.
Jeux olympiques 2008: formation à la sensibilisat
Reportages:
Porter la flamme olympique pour les PVVS en Tanzanie (18 avril 2008)
Lancement du kit sur le Sport et la Prévention du VIH (9 octobre 2007)
Efforts de sensibilisation au sida dans l'organisation des Jeux olympiques en Chine (12 septembre 2006)
Centre de presse:
Les Nations Unies entraînent les volontaires pour les Jeux olympiques à la sensibilisation au sida (15 juin 2008) (pdf, 37,7 Kb) (en anglais)
Liens externes:
L'ONUSIDA en Chine (en chinois et anglais)
Feature Story
SAS la princesse Stéphanie inaugure les nouveaux locaux de l’association Fight AIDS Monaco
20 juin 2008
20 juin 2008 20 juin 2008
La princesse Stéphanie est
présidente de l’association
Fight AIDS Monaco créée
avec son aide en 2004.
Photo : C. Luci
Son Altesse Sérénissime la princesse Stéphanie, Représentante spéciale de l’ONUSIDA, a inauguré les nouveaux locaux de l’association Fight AIDS Monaco (FAM) le 13 juin 2008.
La princesse Stéphanie est présidente de l’association Fight AIDS Monaco créée avec son aide en 2004. En plus d’offrir un appui psychologique et matériel aux personnes vivant avec le VIH et leur famille à Monaco, FAM finance également des projets à Madagascar et au Burundi. L’association organise régulièrement des campagnes d’information sur le VIH dans les médias locaux et régionaux ainsi que des campagnes de prévention dans les écoles et les night-clubs à Monaco.
L’inauguration a eu lieu en présence de Son Altesse Sérénissime le prince Albert II de Monaco ainsi que de représentants du gouvernement et de parlementaires. Il y avait également des bénévoles et du personnel de l’association Fight AIDS Monaco, des personnes vivant avec le VIH et des représentants de l’ONUSIDA.
Le Dr Peter Piot, Directeur exécutif de l’ONUSIDA, a adressé un message de soutien indiquant que les nouveaux locaux offriraient un espace pour un dialogue constructif basé sur la tolérance et le respect. Le Dr Piot a également félicité SAS la princesse Stéphanie pour son engagement dans la riposte au sida et son appui aux personnes vivant avec le VIH.

De gauche à droite : Mariangela Bavicchi
Lerner, Cheffe de la Mobilisation des
ressources de l'ONUSIDA, son Altesse
Sérénissime la princesse Stéphanie de
Monaco et son Altesse Sérénissime le
prince Albert II de Monaco pendant
l'inauguration des nouveaux locaux.
Photo : C. Luci
Les nouveaux locaux permettront aux bénévoles et au personnel de Fight AIDS Monaco de proposer une gamme de services à quelque 150 personnes vivant avec ou affectées par le VIH. Ce lieu permettra d’organiser des activités de groupe telles que des cours d’informatique, des séances de yoga et des cours de théâtre. L’association prévoit également de proposer davantage d’événements communautaires et des sorties pour assister à des événements sportifs et des concerts.
En octobre 2006, la princesse Stéphanie est devenue Représentante spéciale de l’ONUSIDA et a choisi de concentrer ses efforts sur un renforcement de la sensibilisation aux questions de prévention et de discrimination. Son Altesse Sérénissime est très active dans différents domaines, notamment l’organisation d’événements pour mobiliser des fonds tels qu’un dîner de gala et un concert en mars de cette année, l’organisation de conférences et de réunions pour donner des moyens aux réseaux de personnes vivant avec le VIH et la mise en lumière du problème de la stigmatisation et de la discrimination à l’encontre des personnes vivant avec le virus.
SAS la princesse Stéphanie inaugure les nouveaux
Centre de presse :
Lire le message de soutien du Directeur exécutif de l'ONUSIDA (pdf, 17,7 Kb)
Lire le communiqué de presse (pdf, 188 Kb)
S.A.S. la Princesse de Monaco accepte sa nomination en tant que Représentante spéciale de l’ONUSIDA (6 octobre 2006) (pdf, 46,9 Kb)
Reportages :
Des leaders séropositifs se réunissent à Monaco (25 janvier 2008)
La princesse Stéphanie de Monaco en visite à Madagascar (9 novembre 2007)
SAS la princesse Stéphanie de Monaco, Représentante spéciale de l’ONUSIDA, conduit des initiatives originales de mobilisation de fonds pour lutter contre le sida (7 décembre 2006) (en anglais)
Liens externes :
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Les chefs religieux hindous s’engagent dans la riposte au sida
18 juin 2008
18 juin 2008 18 juin 2008
Des hauts responsables de la religion
hindoue ont accepté d’unir leurs efforts pour
renverser la propagation du VIH lors de leur
première réunion organisée sur le thème ‘La
foi en marche : Réunion des leaders de la
foi hindoue sur le VIH/sida’.
Dans le cadre d’une initiative historique lancée par un groupe de religieux hindous, plus de 70 représentants de premier plan de cette foi venant de toute l’Inde se sont réunis pour s’engager à intégrer une information sur le VIH dans leur éducation religieuse. Ils ont également décidé de former les futurs leaders religieux à la question du sida et d’inclure cette dernière dans leurs discours et leurs célébrations rituelles et festives.
Des hauts responsables de la religion hindoue ont accepté d’unir leurs efforts pour renverser la propagation du VIH lors de leur première réunion organisée sur le thème ‘La foi en marche : Réunion des leaders de la foi hindoue sur le VIH/sida’ qui a eu lieu les 1 et 2 juin 2008 à Bangalore, Inde.
Les chefs religieux ont signé une déclaration conjointe exprimant leur engagement à travailler avec l’ONUSIDA et l’organisation nationale de lutte contre le sida pour renforcer la sensibilisation à la question du VIH parmi les jeunes et mettre un terme à la stigmatisation et la discrimination à l’encontre des personnes vivant avec le virus.
Depuis le début des années 90, des organisations confessionnelles ont joué un rôle majeur dans la riposte au sida dans des régions telles que l’Afrique australe. Des groupes hindous se sont, parallèlement à des organisations d’autres confessions, fortement mobilisés contre le sida en Afrique, mais c’est la première fois qu’une telle initiative a lieu en Inde.

« La stigmatisation qui entoure la maladie
ne peut être dépassée que si les chefs
religieux s’expriment ouvertement sur
celle-ci » a déclaré Sri Sri Ravi Shankar,
fondateur de la Art of Living Foundation.
« La stigmatisation qui entoure la maladie ne peut être dépassée que si les chefs religieux s’expriment ouvertement sur celle-ci » a déclaré Sri Sri Ravi Shankar, fondateur de la Art of Living Foundation, ONG spécialisée dans des activités liées à la santé, l’éducation, le développement durable et la résolution de conflits. Sri Sri Ravi Shankar dirigera un comité d’orientation qui appuiera une action de suivi de groupes hindous à travers l’Inde. Le programme inclura une formation des réseaux d’éducateurs pour les pairs et la promotion de messages publics visant à sensibiliser davantage et à soutenir les familles affectées par le sida.
Le plan d’action de la Réunion des leaders de la foi hindoue sur le VIH/sida envisage d’intégrer les initiatives des leaders hindous aux State AIDS Control Societies afin de maximiser leur influence pour diffuser des messages positifs dans les communautés.
Saluant l’initiative, le Dr Denis Broun, Coordonnateur de l’ONUSIDA en Inde, a déclaré : « Les orientations données par les leaders religieux aideront de nombreuses personnes à dépasser leurs préjugés à l’égard des personnes vivant avec le VIH ».
Le Dr JVR Prasada Rao, Administrateur de l’équipe d’appui aux régions de l’ONUSIDA pour l’Asie et le Pacifique, a également manifesté son appui à l’initiative et déclaré que les leaders religieux hindous pouvaient « jouer un rôle important dans nos efforts pour inverser le cours de l’épidémie ».

M. Oscar Fernandes, Ministre indien du
Travail et de l’Emploi a souligné la
différence que la participation des chefs
religieux peut faire, non seulement pour
lutter contre le sida en Inde, mais pour
riposter à l’épidémie dans le monde entier.
M. Oscar Fernandes, Ministre indien du Travail et de l’Emploi et Président du forum parlementaire sur le sida, s’est fait l’écho de cette vision des choses et a souligné la différence que la participation des chefs religieux peut faire, non seulement pour lutter contre le sida en Inde, mais pour riposter à l’épidémie dans le monde entier.
On dénombre environ 920 millions d’hindous à travers la planète, ce qui fait de l’Hindouisme la troisième plus importante religion mondiale, derrière le Christianisme et l’Islam.
La conférence de deux jours a été organisée conjointement par la Art of Living Foundation, l’ONUSIDA et le Asian Interfaith Network on AIDS (AINA). Outre les leaders religieux, 200 autres délégués ont pris part à l’événement, notamment des représentants de l’organisation nationale de lutte contre le sida, des State AIDS Control Societies, des membres du Parlement, des responsables du Ministère de la Santé et des Affaires familiales, des représentants des organismes des Nations Unies ainsi que d’organisations non gouvernementales. Des représentants de la Conférence Mondiale des Religions pour la Paix et d’autres organisations confessionnelles étaient aussi présents.
Les chefs religieux hindous s’engagent dans la ri
Liens externes :
Art of Living Foundation (en anglais)Asian Interfaith Network on AIDS (AINA) (en anglais)
Programme national de lutte contre le sida d’Inde (en anglais)
Conférence Mondiale des Religions pour la Paix (en anglais)
Publications:
Elargir les partenariats efficaces : guide de travail avec les organisations confessionnelles dans la riposte au VIH et au sida (pdf, 1,76 Mb) (en anglais)Related
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Un film fort va parler du sida aux communautés de la République démocratique du Congo
16 juin 2008
16 juin 2008 16 juin 2008
Un film fort va parler du sida aux
communautés de la République
démocratique du Congo.
Lorsque nous parlons du sida, des statistiques brutales nous viennent fréquemment à l’esprit, comme le nombre estimé de 22,5 millions de personnes vivant avec le VIH en Afrique subsaharienne en 2007.
Mais derrière chaque chiffre il y a un être humain, une vraie personne dont la vie est directement bouleversée par la maladie. Une série de films novatrice réalisée en République démocratique du Congo (RDC) vise à parler directement aux communautés à l’aide d’images qui les touchent personnellement.
Rappelant la culture des contes oraux profondément enracinée dans la tradition africaine, le premier épisode de la série ‘Mon histoire’ porte le nom du narrateur et personnage principal, Papy. Sur la base d’une histoire vraie, les acteurs parlent en lingala, l’une des langues officielles de la RDC, et la distribution est entièrement congolaise. Ainsi, le jeune réalisateur du film, Djo Tunda Wa Munga, espère-t-il toucher les gens directement plutôt que de leur offrir un spectacle à contempler de manière passive.
‘Papy’ est un film dur, dont l’objectif est d’avoir un impact sur le public pour en finir avec les idées reçues vis-à-vis du sida et d’envoyer un message fort de prévention tout en incitant les personnes vivant avec le VIH à se lever et à s’exprimer dans un langage qui leur est propre. Avec des images familières et réalistes sur ce que peut être la vie si vous êtes diagnostiqué avec le VIH, le film pourrait encourager davantage d’individus à chercher à obtenir un conseil et à se faire tester.
Djo Munga a collaboré étroitement avec des organisations non gouvernementales congolaises et des réseaux de personnes vivant avec le VIH au cours de la préparation et du tournage du film. Convaincues que ces films ont le pouvoir de faire bouger les choses, l’agence de coopération technique allemande (GTZ), l’agence belge de coopération au développement (BTC) et la Fondation Roi Baudouin ont apporté au projet un appui financier et un soutien pour sa commercialisation.

Les films sont un bon moyen de répondre
aux questions que les gens se posent à
propos du sida et permettent de
communiquer des messages de
prévention.
En présence du Ministre de la Santé congolais, la première du film a eu lieu à Kinshasa le 22 septembre 2007, suivie d’une première européenne à Bruxelles quatre jours plus tard à laquelle ont participé des médias locaux et internationaux. Depuis lors, il a été projeté à l’occasion des Festivals internationaux du film de Namur, Paris, Montréal, Abidjan et Cannes ainsi que dans certaines provinces du Congo, et diffusé sur des chaînes de télévision nationales et régionales.
Le film a rencontré un énorme succès en RDC : les projections ont eu lieu devant un public pouvant compter jusqu’à 1200 spectateurs. Les séances étaient suivies d’une discussion ouverte avec les autorités provinciales, la société civile et les membres de la communauté.
Pour permettre au film et à son message d’atteindre un public encore plus large, la BTC a financé sa distribution à des organisations congolaises en format DVD sous-titré en swahili, en tchilouba, en français et en kikongo, des langues couramment parlées dans la région. Et en partenariat avec la GTZ, une évaluation au moyen d’un questionnaire sera menée parmi les organisations locales avec lesquelles travaille l’agence. La BTC a également apporté son soutien à la production d’une version radiophonique de Papy en lingala, tchilouba, kikongo, swahili et français, qui sera diffusée, entre autres, par Radio Okapi.
Au nombre des projets futurs, on trouve notamment des projections itinérantes à travers la RDC pour atteindre des régions plus éloignées, avec l’appui de la Banque mondiale.
Pour obtenir des informations supplémentaires sur ce projet, veuillez vous adresser à Denis Haveaux, Bureau de liaison de l’ONUSIDA avec l’Union européenne. Tél. +32 2 502 9825 | haveauxd@unaids.org
Un film fort va parler du sida aux communautés de
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Fin de la Réunion de haut niveau sur le sida 2008 à New York
12 juin 2008
12 juin 2008 12 juin 2008
La Réunion haut niveau sur le sida des Nations Unies de 2008 s’est achevée mercredi 11 juin 2008 au soir. Elle a rassemblé des parties prenantes de la riposte mondiale au sida, notamment des leaders des gouvernements, des groupes de la société civile et des organismes des Nations Unies.
La réunion de l’Assemblée générale a été organisée pour examiner les progrès enregistrés dans la mise en œuvre de la Déclaration d’engagement sur le VIH/sida de 2001 et de la Déclaration politique sur le VIH/sida de 2006. Les débats ont été axés sur les importants progrès accomplis à ce jour, sur les obstacles restant à surmonter et sur les recommandations nécessaires pour garantir une riposte durable à l’avenir.
M. Ban Ki-moon, Secrétaire général des Nations Unies, a présenté un rapport complet établi à partir des rapports d’activité remis par 147 pays. Le rapport général a révélé que bien qu’il reste encore un volume substantiel de choses à faire, des progrès ont été enregistrés dans pratiquement toutes les régions du monde.
Le Secrétaire général a indiqué que stopper et inverser la propagation du sida n’était pas seulement un Objectif du Millénaire pour le développement en soi, mais aussi une condition préalable pour atteindre de nombreux autres objectifs. L’efficacité de la riposte au sida aura un impact sur les efforts engagés pour réduire la pauvreté, améliorer la nutrition, réduire la mortalité infantile et améliorer la santé maternelle, et ralentir la propagation de la tuberculose.
Le Dr Peter Piot, Directeur exécutif de l’ONUSIDA, a souligné à quel point il est important que les pays restent engagés dans la riposte mondiale au sida et travaillent dur pour que l’accès universel à la prévention et au traitement du VIH devienne une réalité. Il a fait remarquer que ces objectifs nécessiteront des efforts substantiels à long terme, mais aussi reconnu qu’il était important de rester optimiste : « Le sida est peut-être l’un des problèmes majeurs de notre époque » a-t-il dit « mais ce problème a de toute évidence une solution aujourd’hui ».
Les pays ont été orientés dans leur riposte à l’épidémie de sida par la Déclaration d’engagement sur le VIH/sida de 2001 et la Déclaration politique sur le VIH/sida 2006. Ces deux déclarations ont joué un rôle important pour accroître la sensibilisation mondiale à la question du VIH et pour coordonner les efforts visant à élargir et intensifier l’accès aux services de prévention, de traitement, de soins et d’appui en rapport avec le VIH.
Le responsable de la délégation russe a exprimé l’engagement de son pays vis-à-vis de la riposte en déclarant que la Russie était prête à « assumer le leadership de la lutte contre le sida dans la région, en comprenant l’épidémie et en assumant la responsabilité du développement d’une assistance technique, financière et organisationnelle ».
La Chine a félicité les Nations Unies pour ses « efforts indéfectibles » pour promouvoir une action mondiale concertée contre le sida et a qualifié ses propres efforts de prévention et de traitement du VIH de « mesures stratégiques essentielles pour la survie d’une nation ».
L’Argentine, qui a inscrit le droit à la santé dans sa constitution depuis 1994, a souligné la nécessité de continuer à travailler pour faire tomber les obstacles juridiques qui entravent la riposte à l’épidémie.
La société civile a été massivement représentée lors de la réunion. Des représentants de groupes du monde entier ont participé à un large éventail de forums, apportant ainsi des informations essentielles sur les travaux des communautés pour lutter contre le sida. Le mardi 10 juin, une audience interactive de la société civile a été organisée avec des représentants des Etats Membres et des observateurs pour discuter des mythes et des réalités de l’élargissement et l’intensification de l’action en direction de l’accès universel.
S’exprimant à l’occasion de ce débat via un système de vidéoconférence, M. Mark Heywood, représentant du Réseau international d’organisations d’entraide et de lutte contre le sida (ICASO), a parlé sans détours de l’importance du respects de droits de la personne dans le contexte de la riposte au sida. Il a déclaré que c’était « un devoir pour les gouvernements, et non un choix, et un devoir pour la société civile de faire pression sur les gouvernements pour qu’ils atteignent les normes vis-à-vis desquelles ils se sont officiellement engagés en signant les déclarations ».
La Réunion de haut niveau a aussi proposé une série de tables rondes sur des sujets essentiels de la riposte au sida, notamment sur l’accès universel, le leadership dans les pays ayant des épidémies concentrées, l’égalité entre les sexes et la riposte à long terme.
Fin de la Réunion de haut niveau sur le sida 2008
Liens externes :
Site Internet officiel de la Réunion de haut niveau sur le sida 2008
Centre de presse :
Lire les remarques finales du Président de l'Assemblé générale des Nations Unies (pdf, 131 Kb) (en anglais)
Lire la déclaration du Dr Peter Piot, Directeur exécutif de l'ONUSIDA à la Réunion de haut niveau sur le sida de l'Assemblée générale des Nations Unies (10 juin 2008) (pdf, 35,9 Kb) (en anglais)
Lire le communiqué de presse – 9 juin 2008 ( en | fr | es | ru | ch )
Multimédias :
Webdiffusion des Nations Unies (en anglais)
Voir la galerie photo
Publications:
Rapport du Secrétaire général: Déclaration d’engagement sur le VIH/sida et Déclaration politique sur le VIH/sida : progrès accomplis à mi-parcours du délai fixé pour atteindre les objectifs du Millénaire pour le développement [A/62/780] ( en | fr | es | ru | ar | ch )
Déclaration d’engagement sur le VIH/sida de 2001 (pdf, 1,90 Mb)
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Réunion entre le Président du Salvador et le Directeur exécutif de l'ONUSIDA
11 juin 2008
11 juin 2008 11 juin 2008
Le Directeur exécutif de l'ONUSIDA, le Dr
Peter Piot (à gauche), et le Président du
Salvador, Elías Antonio Saca (à droite),
au moment de la signature du
Mémorandum d'Accord entre la
République du Salvador et l'ONUSIDA.
Le Président du Salvador, Elías Antonio Saca, a tenu une réunion avec le Directeur exécutif de l'ONUSIDA, le Dr Peter Piot, le 10 juin, au siège des Nations Unies à New York. A cette occasion, un Mémorandum d'Accord sur l'aide technique à l'Amérique latine, a été signé entre la République du Salvador et l'ONUSIDA.
En vertu de cet accord, l'ONUSIDA apportera son soutien pour la création au Salvador d'un Secrétariat de l'Appui technique, auprès de l'Instance de coordination régionale sur le VIH. Le but de ce Secrétariat est de renforcer la coordination entre donateurs, programmes nationaux sur le sida, institutions nationales et régionales, et autres parties des secteurs public et privé. L'ONUSIDA soutiendra également ce secrétariat de l'appui technique en fournissant des outils, des ressources techniques et des données actualisées sur le sida, qui sont d'une importance clé.
L'Instance de coordination régionale contribue à la gestion et à la supervision de la riposte en Amérique centrale. Elle a été créée par le Conseil des Ministres de la Santé d'Amérique centrale (COMISCA) et a déjà bien fait bouger les choses.
Ce nouveau Secrétariat renforcera la coordination de la riposte au sida en Amérique centrale en caractérisant les domaines où une collaboration régionale s'impose, notamment l'harmonisation des procédures d'achat des produits et fournitures en rapport avec le sida, et il favorisera l'instauration de partenariats avec la société civile, les secteurs public et privé et les donateurs, dans la région.
Travaillant en collaboration étroite avec les responsables des Programmes nationaux de lutte contre le sida en Amérique centrale, le Secrétariat de l'Appui technique assurera la coordination des besoins en assistance technique dans la région, ainsi que la diffusion massive des ressources informatives, des meilleures pratiques et des différents outils. Le Secrétariat identifiera également les possibilités de collaboration avec d'autres partenaires régionaux tels que le Centre international de Coopération technique sur le VIH et le sida au Brésil.
La coopération régionale dans le domaine de la santé est réputée pour sa grande efficacité en matière de coordination, d'harmonisation et d'instauration du dialogue politique.
Le Mémorandum d'Accord a été signé par la ministre des Affaires étrangères du Salvador, Marisol de Arqueta, au nom du Gouvernement de ce pays, et par le Directeur exécutif adjoint de l'ONUSIDA, Michel Sidibe, au nom de l'ONUSIDA.

