Feature Story
Le Directeur exécutif de l’ONUSIDA se rend en Irlande
31 janvier 2007
31 janvier 2007 31 janvier 2007Le Directeur exécutif de l’ONUSIDA s’est rendu à Dublin, Irlande, le mardi 30 janvier 2007 pour signer, avec Conor Lenihan TD, Ministre adjoint chargé de l’aide internationale, un nouveau partenariat sur cinq ans à hauteur de 30 millions d’euros entre l’Irlande et l’ONUSIDA. L’accord renforce l’engagement de l’Irlande dans la riposte au sida et confirme sa position de leader de la riposte mondiale. Le Ministre adjoint, Conor Lenihan TD, et le Directeur exécutif de l’ONUSIDA, le Dr Peter Piot, ont en outre rencontré 14 Volontaires des Nations Unies financés par la Coopération irlandaise qui partiront la semaine prochaine à l’étranger pour travailler pendant un an dans un pays en développement.
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Le Ministre adjoint chargé de l’aide internationale, M. Conor Lenihan TD, et le Directeur exécutif de l’ONUSIDA, le Dr Peter Piot, signent l’accord de partenariat entre l’Irlande et l’ONUSIDA à Dublin, le mardi 30 janvier 2007. |
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Au cours de sa visite en Irlande le mardi 30 janvier, le Directeur exécutif de l’ONUSIDA, le Dr Peter Piot, a rencontré un groupe de 14 Volontaires des Nations Unies financés par la Coopération irlandaise, qui partiront la semaine prochaine pour travailler pendant un an dans un pays en développement. |
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Le Directeur exécutif de l’ONUSIDA, le Dr Peter Piot, et le Ministre adjoint chargé de l’aide internationale avec les 14 Volontaires des Nations Unies financés par la Coopération irlandaise pour aller travailler dans diverses institutions des Nations Unies en Afrique, Amérique latine et Asie. |
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Le Directeur exécutif de l’ONUSIDA, le Dr Peter Piot, s’entretient avec l’un des 14 Volontaires des Nations Unies financés par la Coopération irlandaise, Mme Caragh Munn, qui travaillera avec l’ONUSIDA en Ethiopie dans le domaine du développement social. |
Photos: Maxwells Photography
Liens:
Lire le communiqué de presse (en anglais uniquement)
Davantage sur la campagne irlandaise "Eliminon la stigmatisation" (en anglais uniquement)
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L’Irlande veut éliminer la stigmatisation
30 janvier 2007
30 janvier 2007 30 janvier 2007
L’Irlande s’est engagée à éliminer la stigmatisation et la discrimination liées au sida, dans le cadre d’une campagne nationale (‘Stamp out stigma’) lancée par le Premier Ministre irlandais Bertie Ahern le 1er décembre 2006.
Le but de cette campagne de sensibilisation est de faire mieux comprendre le VIH et les problèmes auxquels les personnes séropositives sont confrontées ; elle vise aussi à réduire l’ostracisme lié au VIH sur les lieux de travail et à encourager la création de milieux plus sûrs permettant à ces personnes de divulguer leur sérologie et d’accéder aux services nécessaires. La campagne, qui durera un an, est une initiative commune des Départements irlandais de la Santé et des Enfants et des Affaires étrangères.
« Chaque année le 1er décembre, le monde se réunit pour manifester sa solidarité à l’égard des millions d’hommes, de femmes et d’enfants qui vivent avec le VIH et pour nous rappeler notre obligation à agir maintenant et à remplir les engagements internationaux ambitieux auxquels nous avons souscrit, » a déclaré le Premier Ministre Ahern en lançant la campagne à l’occasion de la Journée mondiale sida.
La campagne comprendra une série d’activités en 2007, notamment la création d’un message anti-stigmatisation qui sera diffusé à la télévision nationale, dans les cinémas du pays et sur Internet. De nombreux partenaires de la riposte au sida participeront à cette campagne, dont le secteur des médias, en vue d’encourager l’absence de stigmatisation et la responsabilité dans la manière de parler du sida dans les médias tant écrits qu’électroniques dans l’ensemble du pays. Des activités et un lobbying se dérouleront aussi pour promouvoir deux lois (Employment Equality Act 1998 et Equal Satus Act 2000) qui interdisent toutes formes de discrimination dans le monde du travail sur la base de l’état sérologique VIH d’une personne.
« Nous devons tous collaborer pour rendre nos sociétés plus ouvertes et plus bienveillantes, plus inclusives et moins promptes à juger, » a conclu le Premier Ministre Ahern.
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Réunion annuelle du Forum économique mondial
24 janvier 2007
24 janvier 2007 24 janvier 2007
Quelque 2400 personnes sont arrivées à Davos, Suisse, pour l’ouverture de la réunion annuelle du Forum économique mondial 2007. Cette année, les leaders présents représentent les niveaux les plus élevés, puisqu’ils comptent plus de 800 PDG, Présidents et Présidentes ainsi que 24 chefs d’Etat et de gouvernement. Le grand thème de la réunion de cette année, ‘Modeler l’agenda mondial, l’équation changeante du pouvoir’ est axé notamment sur des questions politiques et socio-économiques.
Le programme suivra quatre grandes lignes qui figurent largement à l’ordre du jour mondial en 2007, à savoir ‘Economie : nouveaux moteurs’ et ‘Géopolitique : nécessité de nouveaux mandats’ ainsi que ‘Entreprise : diriger dans un monde interconnecté’ et ‘Technologie et société : identité, communauté et réseaux’.
Le Dr Peter Piot, Directeur exécutif de l’ONUSIDA, sera présent à Davos pour rencontrer de nombreux représentants des entreprises, des fondations et de la société civile et il participera à diverses sessions, dont un panel portant sur le sida en 2025, qui examinera divers scénarios sur l’évolution possible de l’épidémie. Parmi les thèmes clés, on peut noter l’impact des activités à grande échelle dans le domaine de la prévention du VIH, l’efficacité des approches actuelles du traitement du sida et la centralisation de la distribution de l’information relative au sida.
Lors de ses dernières éditions, le Forum économique mondial de Davos a contribué à placer le sida aux premiers rangs de l’ordre du jour politique comme de celui du monde des affaires. En 2006, la star du rock Bono a lancé une nouvelle initiative commerciale destinée à créer une marque durable et profitable – Product RED – qui a pour but de générer des fonds pour lutter contre le sida en Afrique.
Le sida et la pauvreté étaient en tête de l’ordre du jour à la réunion de 2005 où le Président français Jacques Chirac a demandé l’instauration d’une taxe internationale de solidarité en vue de réunir des fonds pour combattre le sida et le Premier Ministre britannique, Tony Blair, a instamment prié les participants de placer la pauvreté et le sida en Afrique au premier rang de leurs préoccupations.
En 2001, le milliardaire des logiciels informatiques Bill Gates s’est engagé à donner 100 millions de dollars à l’Initiative internationale pour le vaccin contre le sida et a mis au défi les leaders mondiaux du monde des affaires de suivre son exemple et de donner des fonds pour la recherche d’un vaccin contre le sida.
Nelson Mandela, dans son discours poignant au Forum de 1997, a affirmé que le sida pouvait être vaincu et a demandé à la communauté internationale de « se rassembler dans un partenariat social pour la santé et la prospérité, à l’aube du nouveau millénaire ».
Cette année, la plupart des 223 sessions, ateliers, panels, déjeuners et dîners seront interactifs afin d’encourager la collaboration pour résoudre les problèmes. Cette approche a également pour but d’encourager les principaux leaders du monde des affaires, de la politique, des organisations confessionnelles et non gouvernementales à s’engager à modeler les plans d’action mondiaux et régionaux, ainsi que ceux de l’industrie.
La réunion 2007 du Forum économique mondial sera l’occasion, pour les leaders influents dans divers domaines, de débattre de leurs préoccupations et de créer les communautés efficaces et novatrices nécessaires pour trouver de nouvelles solutions.
Liens:
Consultez le site web du Forum économique mondial (en anglais)
Lire 'BUSINESS and AIDS: Winning some fights but loosing the battle' du Dr Peter Piot, Directeur exécutif de l'ONUSIDA (en anglais uniquement)
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UN film festival: call for entries
23 janvier 2007
23 janvier 2007 23 janvier 2007In celebration of the Millennium Development Goals, the Media Communications Association International, the United Nations Department of Public Information and the New School are calling for entries for the Third Annual United Nations Documentary Film Festival. The Festival, entitled ‘Stories from the Field’ will take place on Friday, April 20 through Sunday, April 22, 2007, and feature film screenings, panel discussions, and award presentations.
‘Stories from the Field’ was founded in 2005 as the United Nations entered its 60 th year. Its mission is to screen films that reflect the United Nations Millennium Development Goals, which pledge to:
- Eradicate extreme poverty and hunger
- Achieve universal primary education
- Promote gender equality and empower women
- Reduce child mortality
- Improve maternal health
- Combat HIV/AIDS, malaria and other diseases
- Ensure environmental sustainability
- Develop a global partnership for development
Filmmakers are invited to submit works that spotlight some of the people and cultures in areas with a United Nations presence throughout the world and discover what these groups are doing to overcome challenges such as poverty, AIDS, hunger, disease, civil unrest, trafficking, and injustice; show how a particular United Nations programme or service is helping a developing community to develop a civil society, self-determination, and a better quality of life for its people; and / or provide a platform for United Nations workers, community leaders, and the people they serve to share their stories of adversity and triumph.
Finalists will be selected by a screening committee of United Nations officials, MCAI representatives, New School faculty, and Mount Sinai global health experts, based on the topical relevance, artistic merit, and production values of their work.
All filmmakers from or contracted by United Nations offices, funds, programmes, and agencies around the world are invited to submit entries for consideration by 31 January 2007. The selected films will be announced on March 12, 2007.
Panel discussions at the Festival will feature the filmmakers, and invited representatives from the United Nations, The New School, MCAI NY, and, for the first time, The Mount Sinai Hospital and School of Medicine , which will lend its expertise to those discussions that center on global health.
The competition is also open to filmmakers from the general public.
Find out more about the Film Festival and how to enter on the special Festival Web site, www.mcainy.org/unfilm or on www.un.org/millenniumgoals
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S’impliquer, c’est bon pour les affaires
22 janvier 2007
22 janvier 2007 22 janvier 2007
Bill Roedy, Président de MTV Networks International et Représentant spécial de l’ONUSIDA, s’entretient avec John Tedstrom, Directeur exécutif de la Coalition mondiale des entreprises contre le VIH/sida, la tuberculose et le paludisme, de la participation des médias à la riposte au sida.
Q. Bill, vous avez un parcours professionnel étonnamment varié – vous avez été officier de carrière dans l’armée des Etats-Unis pendant presque sept ans avant de vous tourner vers la télévision et d’entrer à MTV en 1989. A quel moment le sida a-t-il fait son apparition sur votre radar personnel et pourquoi tant de passion pour cette question ?
R. Le sida a toujours été important pour moi, mais plus important encore, il a toujours été important pour MTV. Nous nous sommes engagés dans cette lutte il y a 25 ans et la raison pour laquelle nous continuons de rechercher de nouveaux moyens de faire passer notre message tient au fait que 40% des nouvelles infections à VIH se produisent chez les moins de 25 ans qui sont notre public de base.
Q. Depuis le début de l’épidémie j’admire la façon dont MTV innove, produisant des messages d’intérêt public sur le VIH, faisant connaître des personnes séropositives aux téléspectateurs et encourageant les jeunes à se protéger et à faire le test. Avez-vous jamais craint que votre compagnie ne subisse le contrecoup de ces prises de positions courageuses ?
R. Non, en fait j’ai toujours estimé que ne rien faire n’entrait même pas en ligne de compte. Utiliser notre réseau mondial pour faire passer des messages de prévention du VIH est l’une des choses les plus importantes que nous puissions faire pour contribuer à cette cause. J’aimerais encourager d’autres compagnies à développer leurs points forts et définir comment elles peuvent à leur tour faire quelque chose. Nous avons tous notre rôle à jouer.
Q. La prise de position très ferme de MTV sur le sida contribue-t-elle à recruter ou conserver des employés ou à amener les personnes appropriées à entrer dans la compagnie ?
R. Bien des études ont montré que le personnel apprécie que son entreprise et la direction s’engagent dans des causes sociales. J’espère que notre implication dans la riposte au sida et dans d’autres domaines, par exemple les droits de l’enfant et l’environnement, constitue un attrait pour les employés actuels ou futurs.
Q. Lors de la dernière Journée mondiale sida, après avoir été avec succès Président du Comité de direction de l’Initiative ‘Médias du monde et sida’ (GMAI) pendant 18 mois, vous avez passé le flambeau à Dali Mpofu. Kofi Annan a fait votre éloge : « Bill Roedy a mobilisé les compagnies de médias partout dans le monde afin qu’elles prennent des engagements sans précédent en faveur de la prévention du VIH par des campagnes et des programmes novateurs. » Expliquez-nous pourquoi les efforts de prévention restent aussi importants.
R. Les efforts de prévention restent importants car la riposte mondiale au VIH et au sida n’est toujours pas à la hauteur de l’épidémie. Quarante millions de personnes sont infectées. La prévention est importante car personne ne devrait contracter le VIH. L’éducation peut prévenir l’infection. Les Nations Unies estiment que des programmes d’éducation efficaces peuvent réduire considérablement les taux d’infection.
Je veux que les médias et les entreprises montrent leur leadership à l’échelle mondiale en éduquant le monde afin de prévenir la propagation du VIH. L’éducation peut aussi atténuer la stigmatisation qui entoure la maladie. Seules des campagnes d’éducation massives et généralisées permettront de contrer la stigmatisation. L’éducation peut anéantir les préjugés et l’ignorance et elle encourage la tolérance.
Q. Lors de la Réunion de haut niveau des Nations Unies sur le sida en juin 2006, vous avez fait une observation intéressante, notant que durant la semaine, 43 000 personnes avaient été infectées par le VIH, mais que ce chiffre n’avait pas entraîné l’intérêt des médias engendré par un nombre analogue de poulets infectés par la grippe aviaire. Craignez-vous que cette tendance à se croire à l’abri du danger affecte la couverture médiatique et rende moins efficace notre riposte à la maladie ?
R. Oui. Les médias ont une tendance à l’autosatisfaction. Les médias ont rapporté bien des souffrances : tremblements de terre, tsunamis et ouragans sans parler de la guerre en Irak et en Afghanistan. Mais il ne faut pas oublier que le nombre de morts dues au sida l’an dernier équivaut à une douzaine de tsunamis asiatiques ou à des douzaines de tremblements de terre.
La réalité, c’est que les niveaux d’infection n’ont pas baissé. Si les traitements permettent de prolonger la vie dans certaines parties du monde, la réalité c’est que dans de nombreuses régions du monde en développement, les taux d’infection à VIH sont en hausse et le sida reste lié à une mort prématurée.
Q. Depuis son lancement en janvier 2004, la GMAI s’est rapidement élargie. Peut-elle encore grandir et si oui, que proposez-vous pour y parvenir ?
R. Oui, on peut toujours s’agrandir et s’améliorer. Nous aimerions que toutes les compagnies de médias y participent. Les occasions qu’ont chacune d’entre elles, grande ou petite, de participer sont infinies. Nous voulons que l’éducation au VIH et l’information relative à la prévention figure dans l’ADN de chaque compagnie de médias.
Et cela vaut aussi pour les publicitaires et chargés des relations publiques, pas seulement pour les producteurs et créateurs. La campagne d’éducation sur le VIH et le sida de MTV ‘Staying Alive’ vient de collaborer avec les plus grandes agences de publicité du monde pour produire des messages de prévention du VIH. Ils ne sont pas seulement diffusés sur le site de MTV et ses plateformes mobiles, mais sont aussi relayés par 35 autres diffuseurs et distributeurs dans le monde.
Nous offrons le matériel de ‘Staying Alive’ gratuitement à tous les diffuseurs, tant et si bien que ce programme touche plus de 90% des 50 pays les plus frappés par le sida.
Q. Que peuvent faire les entreprises extérieures aux médias pour combattre les idées fausses et la stigmatisation qui entourent ceux qui sont infectés et affectés par la maladie ?
R. Il y a du travail pour tout le monde : programmes sur les lieux de travail, programmes extra-institutionnels et communautaires, partenariats locaux. Ce qu’il faut, c’est éviter de réinventer la roue et demander conseil. Il existe des personnes et des organisations vers lesquelles les compagnies peuvent se tourner, par exemple la Coalition mondiale des entreprises contre le VIH/sida, la tuberculose et le paludisme, qui sont en mesure de conseiller et de suggérer des activités dans tous les pays et dans tous les marchés du monde.
Q. Dès sa création, vous avez été un membre important du groupe entourant la Coalition mondiale des entreprises contre le VIH/sida, la tuberculose et le paludisme. En tant que personne qui comprend vraiment pourquoi le sida est une question liée au monde des affaires, comment vous adresseriez-vous à des compagnies qui n’ont pas encore compris que le sida les concerne ?
R. Je dirais que s’impliquer, c’est bon pour les affaires et bon pour le moral du personnel. Cela aide les communautés et permet de manifester son leadership. Les compagnies implantées dans les pays fortement touchés relèvent des améliorations dans la productivité, le moral et la fidélité des employés. La situation s’améliore d’autant plus qu’on peut éviter les infections. Nous sommes tous dans le même bateau.
Bill Roedy
M. Bill Roedy est Vice-Président de la chaîne MTV et Président de MTV Networks International (MTVNI).
Suite à ses nombreux voyages et grâce à son activisme, M. Roedy a été invité à devenir Représentant spécial de l’ONUSIDA (en anglais seulement) en 1998. Il dirige les activités mondiales de MTVNI en vue de promouvoir l’éducation au VIH, de combattre l’autosatisfaction et d’atténuer la stigmatisation qui entoure la maladie, par le biais de la campagne Staying Alive. Sous son leadership, MTVNI a produit des documentaires, des concerts, des talk-shows et des messages d’intérêt général sur le sida qui ont été récompensés.
En avril 2005, Kofi Annan alors Secrétaire général des Nations Unies, a nommé M. Roedy Président du Comité directeur de l’Initiative ‘Médias du monde et sida’ (GMAI) (en anglais seulement). La GMAI a été lancée en 2004 pour encourager les organismes de médias à jouer un rôle plus actif dans la lutte contre le VIH et le sida. Le Comité directeur formule la vision globale et les priorités de la GMAI et soutient la création de campagnes et de partenariats locaux, régionaux et mondiaux entre les médias.
M. Roedy a également été Président de la Coalition mondiale des entreprises (GBC) contre le VIH et le sida entre 2000 et 2002. En 2002, le Président Bill Clinton, au nom de la GBC et de l’International AIDS Trust, lui a remis l’Award for Business Excellence en remerciement de son exceptionnelle contribution. En novembre 2004, M. Roedy a accepté l’International Emmy Founders Award lors de la 32ème cérémonie des Emmy Awards, pour avoir révolutionné la musique à la télévision et pour son soutien à la lutte contre le sida dans le monde.
La Coalition mondiale des entreprises contre le VIH/sida, la tuberculose et le paludisme (GBC – en anglais seulement) mobilise les entreprises internationales contre le VIH/sida et a récemment ajouté la tuberculose et le paludisme à son mandat. L’alliance en rapide expansion regroupe 220 compagnies internationales et se consacre à la lutte contre ces épidémies en s’appuyant sur les compétences et l’expérience uniques du monde des affaires. Point focal officiel de la délégation du secteur privé au Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, la GBC a des bureaux à New York, Paris, Genève, Johannesburg, Nairobi, Moscou, Kiev et Beijing. En août 2006, l’organisation a entamé une fusion avec Transatlantic Partners Against AIDS (TPAA – en anglais seulement) en vue de renforcer l’engagement des entreprises en Europe orientale et dans la CEI.
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Autres informations sur les entreprises et le monde du travail (en anglais uniquement)
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Tirer les leçons de l’expérience
19 janvier 2007
19 janvier 2007 19 janvier 2007
Photos : UNAIDS/K.Hesse
Il existe littéralement des milliers de programmes autour du sida dans le monde. Etant donné la diversité des approches et des méthodologies, le partage de l’information relative aux initiatives qui se sont révélées efficaces est essentiel pour le développement et l’amélioration des programmes de lutte contre le sida.
Pour contribuer à faire avancer ce processus de partage des connaissances, l’ONUSIDA a mis en place en 1997 la ‘Collection des Meilleures Pratiques’, série de publications comprenant des directives, des actualisations et des documents de politiques, ainsi que des études de cas, des manuels et des examens de problèmes particuliers et de leurs solutions, en vue d’encourager l’apprentissage, le partage des connaissances et de donner les moyens nécessaires aux personnes et partenaires de la riposte au sida.
« Savoir ce qui marche et ce qui ne marche pas, dans quelles circonstances ou contraintes culturelles, peut contribuer au développement des programmes de lutte contre le sida aujourd’hui et demain, » affirme Alistair Craik, responsable de la Collection. « La Collection des Meilleures Pratiques offre une profusion d’expériences pratiques utiles et reproductibles. »
Photos : UNAIDS/G.Pirozzi
La Collection de l’ONUSIDA apporte des exemples de programmes du monde entier qui ont été efficaces et que l’on a choisis pour inspirer les responsables des politiques, les directeurs de programmes et autres parties intéressées de la riposte au sida.
La Collection comporte actuellement près de 140 titres en anglais, dont une centaine est également disponible en français, 75 en espagnol et 50 en russe. Les examens externes réalisés en 1999 et à nouveau en 2003 ont montré que la Collection des Meilleures Pratiques de l’ONUSIDA était une source très respectée d’information pour les personnes qui œuvrent dans le domaine du sida, notamment les organisations non gouvernementales, les ministères de la santé et les communautés.
« La Collection présente plusieurs approches peu conventionnelles, par exemple, la collaboration avec les guérisseurs traditionnels. Ces exemples de ‘meilleure pratique’ peuvent aider les gens à appliquer à la lutte contre l’épidémie des moyens novateurs et efficaces auxquels ils n’avaient jusqu’alors pas songé, » ajoute-t-il.
La Collection de l’ONUSIDA couvre tout un éventail de domaines, qui va des programmes relatifs au VIH sur les lieux de travail à la prévention parmi les consommateurs de drogues injectables et des programmes axés sur les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes aux ripostes au sida des organisations à assise confessionnelle.
Photos : UNAIDS/O.O'Hanlon
Les suggestions pour de nouvelles publications de la Collection arrivent de sources diverses, dont des personnes participant à la riposte ou des décideurs politiques et programmatiques à l’échelon local, national et international.
L’ONUSIDA travaille aussi en collaboration étroite avec ses 10 Coparrainants pour améliorer l’information relative au VIH dans leur domaine de compétences. L’ONUSIDA a collaboré avec le HCR et l’OIT pour produire deux publications axées sur les programmes VIH dans les camps de réfugiés et sur les lieux de travail.
Pour être considéré comme une ‘meilleure pratique’ susceptible d’entrer dans la Collection de l’ONUSIDA, un programme doit remplir plusieurs conditions fondamentales. Tout d’abord, le programme doit être solide sur le plan éthique. Il doit aussi être pertinent, efficace sur le plan financier, viable et reproductible. Les publications de la Collection sont examinées par des experts au sein de l’ONUSIDA ou d’autres organisations du système des Nations Unies.
« Nous distribuons gratuitement des exemplaires des nouveaux titres aux personnes participant à la riposte au sida dans les pays à revenu faible et intermédiaire. Les textes complets sont également disponibles sur le site web de l’ONUSIDA, » ajoute encore Craik.
Au cours de ces prochains mois, l’ONUSIDA présentera sur son site web certains des programmes figurant dans la Collection des Meilleures Pratiques.
Liens:
Voir la Collection des Meilleures Pratiques
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Sida : faire passer le message
17 janvier 2007
17 janvier 2007 17 janvier 2007
Un couple s’embrasse sur un escalier – la légende « s’embrasser » glisse sur l’écran de la télévision. Une femme enceinte touche son ventre avec tendresse et le texte « aimer » apparaît en surimpression. Des femmes, des hommes, des garçons, des filles, des amants, des familles – ils sont tous représentés dans un spot télévisé de 30 secondes destiné à faire passer des messages sur le sida sur le thème « toujours, protégez-vous et protégez ceux que vous aimez ».
Ce message de sensibilisation venu d’Argentine et produit en 2004 n’est qu’un exemple parmi les quelque 200 spots télévisés réunis dans une anthologie spéciale sur DVD marquant 10 années de messages d’intérêt public dans la région des Amériques, produite par l’Organisation panaméricaine de la Santé (OPS).

Ce double DVD, intitulé “VIHdeo America”, présente des spots produits entre 1995 et 2005 en vue de partager des informations, des récits et des expériences liés à l’usage de la télévision dans les campagnes sur le VIH et de contribuer à encourager de nouvelles approches en matière de communication sur le sida.
De l’Argentine au Venezuela, du Chili à l’Uruguay, la compilation comprend des exemples de 24 pays et elle est en premier lieu destinée aux personnes qui s’occupent de communication dans le domaine du sida. Dans un aide-mémoire spécial qui accompagne les DVD, les producteurs notent qu’ils espèrent que cette compilation aidera les communicateurs de toute la région à analyser et évaluer tout ce qui a été produit au cours des 10 dernières années, afin d’améliorer encore les campagnes futures à la télévision.

« Dans notre région, les pays organisent pratiquement chaque année des campagnes de lutte contre le VIH dans les médias. Des affiches et des brochures circulent parfois, mais les spots télévisés traversent rarement les frontières car la télévision n’est généralement diffusée que sur le territoire national. Les pays voisins n’ont souvent aucune idée de ce que d’autres pays ont élaboré pour la télévision. ‘VIHdeo America’ contribue à rompre ce silence, » explique Paulo Lyra de l’OPS, qui a participé à la production des DVD. « La télévision est un médium très coûteux, notamment dans les pays qui doivent payer leur temps d’antenne. Il est donc impératif d’apprendre à en faire le meilleur usage possible pour communiquer sur le sida à l’avenir, » ajoute-t-il. Les producteurs de VIHdeo America notent que l’anthologie n’a pas pour but de devenir une vitrine des meilleures pratiques et ils soulignent même qu’une analyse critique des spots, notamment certaines des premières productions, est absolument nécessaire pour garantir que les messages d’intérêt public sur le VIH à la télévision sont bénéfiques plutôt que néfastes.

« Si la communication peut avoir un effet positif, elle peut aussi alimenter la stigmatisation et la discrimination. Par exemple, certains des plus anciens spots font appel à la peur ou semblent montrer du doigt les ‘groupes vulnérables’. Nous devons faire preuve d’esprit critique pour déterminer si les spots plus récents ont renoncé à cette tradition et, en se fondant sur ces expériences, comment nous pouvons faire en sorte que les annonces à venir combattent la discrimination et parviennent aux personnes qui en ont le plus besoin, » explique Lyra.
Avec des titres tels que ‘Love Safely’ (Aimez en toute sécurité), ‘Welcome to Condom Country’ (Bienvenue au pays du préservatif) et ‘Know AIDS-NO AIDS’ (Connaître le sida = pas de sida) les clips contenus dans l’anthologie présentent toute une palette de scénarios et de situations. Tous les spots sont sous-titrés en anglais et en espagnol. Certains sont très sérieux, d’autres s’appuient sur l’humour pour faire passer leur message. « Le Brésil, par exemple, a produit une série hilarante intitulée ‘Braulio’ qui dépeint un homme qui converse avec son pénis. Il date de 1995 et était, pour l’époque, tout à fait révolutionnaire. Mais ils l’ont fait et c’est devenu un exemple de ce que peuvent accomplir les communicateurs sida pour élargir leurs horizons, » conclut Lyra.
“La communication peut être un outil très efficace dans la riposte au sida. L’analyse de ce qui a ou non fonctionné ces dernières années peut aider les communicateurs à trouver des moyens plus importants et plus efficaces de faire passer les bons messages, » déclare Annemarie Hou, Chef des Affaires publiques et de la Communication à l’ONUSIDA.
Le DVD “VIHdeo America” peut être obtenu auprès de l’Organisation panaméricaine de la Santé. Pour d’autres renseignements, veuillez consulter le site www.paho.org/vihdeoamerica (en anglais et espagnol)
Photos: vihdeoamericas/PAHO
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Des signes de progrès dans la riposte mondiale au sida chez l’enfant
16 janvier 2007
16 janvier 2007 16 janvier 2007
Photo: UNICEF
Il y a un peu plus d’un an, l’UNICEF, l’ONUSIDA et d’autres partenaires lançaient l’initiative Unissons-nous pour les enfants, contre le sida pour faire connaître la face cachée de l’épidémie de sida, les enfants.
Mardi 16 janvier 2007, l’UNICEF a publié un rapport intitulé ‘Enfants et sida : Un bilan de la situation’, qui résume les progrès réalisés dans ce domaine depuis le lancement de l’initiative en octobre 2005 et relève les faits marquants et les avancées observés dans la riposte mondiale au sida chez les enfants depuis le lancement de la campagne. Certains pays ont obtenu des résultats remarquables dans la prévention de la transmission du VIH de la mère à l'enfant et la prestation de soins aux enfants vivant avec le sida.
“Il est urgent d'aider les enfants affectés par le sida, a déclaré mardi Mme Ann M. Veneman, Directrice générale de l'UNICEF. La campagne Unissons-nous pour les enfants, contre le sida a pour mission de procurer un traitement aux enfants séropositifs, de prévenir la transmission de la mère à l'enfant et d'aider les enfants rendus orphelins par le sida. Nous devons accélérer le mouvement pour obtenir des résultats positifs en faveur des enfants.”
Le rapport de l’UNICEF présente des données dans quatre domaines clés : prévention de la transmission mère-enfant, accès aux traitements du sida, prévention des nouvelles infections à VIH et appui aux orphelins et aux enfants vulnérables.
Prévention de la transmission mère-enfant
Le rapport atteste de progrès considérables dans le domaine de la prévention de la transmission du VIH de la mère à l’enfant. Des pays à forte prévalence en Afrique orientale et australe montrent des résultats particulièrement encourageants. En Namibie par exemple, le pourcentage de femmes enceintes séropositives au VIH bénéficiant d’un traitement pour empêcher la transmission du virus au bébé est passé de 6% en 2004 à 29% en 2005. En Afrique du Sud, ce pourcentage est passé de 22% en 2004 à 30% en 2005.
En dépit de ces progrès, le rapport relève que le pourcentage total de femmes enceintes bénéficiant d’un traitement pour la prévention de la transmission reste extrêmement bas. En 2005, on estime que 9% seulement des femmes enceintes séropositives au VIH vivant dans des pays à revenu faible ou intermédiaire recevaient un traitement pour empêcher la transmission du virus à leur bébé.
Accès aux traitements du sida
Le rapport relève une accélération notable dans la fourniture de traitements pédiatriques, ce qu'on peut attribuer à un meilleur dépistage, une amélioration des compétences du personnel soignant, une baisse du prix des médicaments et une simplification des posologies. Plusieurs pays, dont l'Afrique du Sud, le Botswana, l'Inde, le Rwanda et la Thaïlande, ont été en mesure de soigner un plus grand nombre d'enfants séropositifs en les intégrant à des sites de traitement pour adultes.
A l'échelle mondiale, on ne compte encore que 10% des enfants sous traitement antirétroviral parmi ceux qui en ont besoin. Pourtant, le prix des antirétroviraux pédiatriques a connu une baisse spectaculaire au cours des 12 à 18 derniers mois. Le rapport note que, en 2006, l'Initiative VIH/sida de la Fondation Clinton a négocié une réduction du coût de ces médicaments qui reviennent maintenant à moins de 0,16 dollar par jour ou 60 dollars par an, ce qui a encouragé la concurrence dans le domaine du développement de formules pédiatriques.
Prévenir de nouvelles infections
Le rapport indique que les activités de prévention du VIH prennent à nouveau en compte le besoin de cibler les stratégies sur les adolescents et les jeunes les plus exposés au risque. Il note en particulier que les jeunes femmes devraient faire l’objet d’une attention particulière, car à l'échelle mondiale, le nombre de jeunes femmes infectées dépasse celui des hommes.
De nouvelles données suggèrent que si la prévalence est en baisse au Kenya, dans les zones urbaines de Côte d'Ivoire, du Malawi et du Zimbabwe, ainsi que dans les zones rurales du Botswana, c'est parce que les jeunes semblent adopter des comportements sexuels plus sûrs. Dans plus de 70 des pays inclus dans l'étude, le recours aux services de conseil et de test a augmenté, environ 16,5 millions d'individus y ayant fait appel en 2005 contre seulement 4 millions en 2001.
Soutien aux orphelins et autres enfants vulnérables
En ce qui concerne l'accès à l'éducation, la disparité entre orphelins et non-orphelins s'est réduite de façon significative dans plusieurs pays, en partie grâce à l'abolition des frais de scolarité, estime le rapport.
Ce dernier relève que le recueil et la ventilation des données par groupes d'âge et par sexe est l'un des moyens les plus importants, les plus simples et les plus efficaces d'inclure les enfants dans les programmes de lutte contre le sida. Le rapport se sert pour la première fois de données de base qui serviront de point de départ pour évaluer les données, nouvelles ou existantes, afin de repérer les tendances discernables concernant les enfants et le sida.
Liens:
Lire le Rapport ‘Bilan de la situation’ (pdf, 3,49 Kb) (en anglais)
Lire 'Prévenir la transmission mère-enfant' - Aide-Mémoire (pdf, 37,8 Kb) (en anglais)
Lire 'Fournir des traitements pédiatriques' - Aide-Mémoire (pdf, 37,9 Kb) (en anglais)
Lire 'Prévenir l’infection parmi les adolescents et les jeunes’ - Aide-Mémoire (pdf, 38,1 Kb) (en anglais)
Lire 'Protéger et soutenir les enfants affectés par le sida' - Aide-Mémoire (pdf, 40,1 Kb) (en anglais)
En savoir davantage sur la campagne "Unissons-nous pour les enfants, contre le sida" (pdf, 1,41 Mb) (en anglais)
Visiter le site "Unisson-nous pour les enfants, unissons-nous contre le sida" (en anglais)
Feature Story
Session extraordinaire du sommet de l’ANASE sur le sida
13 janvier 2007
13 janvier 2007 13 janvier 2007
Photo: J.Carual-PCPO
« Le sida n’est pas une tempête passagère, mais une menace à long terme pour le développement et la sécurité nationale en Asie, » souligne le Programme commun des Nations Unies sur le VIH/sida (ONUSIDA) dans un rapport soumis le samedi 13 janvier à l’occasion de la ‘Session extraordinaire sur le VIH/sida’ du 12e Sommet de l’Association des Nations de l’Asie du Sud-Est (ANASE).
Un rapport spécial émanant du Directeur exécutif de l’ONUSIDA, le Dr Peter Piot, sur la situation des épidémies de sida à travers le monde et dans la région de l’ANASE, ainsi que sur les défis auxquels sont confrontés les pays, a été présenté aux chefs d’Etat des 10 pays de l’ANASE en vue de la Session extraordinaire. C’est la première fois qu’un organe externe est invité à donner une information au Sommet des chefs d’Etat sur le sida.
L'Asie se situe au deuxième rang mondial pour ce qui est du nombre de personnes vivant avec le VIH et sa part de l'épidémie mondiale est en augmentation. Selon les estimations récentes, la région de l'ANASE – qui comprend le Brunei Darussalam, le Cambodge, l'Indonésie, la Malaisie, le Myanmar, les Philippines, la République démocratique populaire lao, Singapour, la Thaïlande et le Viet Nam – connaît l'épidémie la plus grave de l'Asie. On estime qu’en 2006, 1,6 million de personnes vivaient avec le VIH dans la région de l'ANASE et dans certains pays, 1,5% au moins de tous les adultes vivent avec le VIH.
Le rapport de l'ONUSIDA souligne que « Nous en sommes encore dans les premières phases de l'épidémie en Asie et nous devons redoubler d'efforts et les maintenir – ne pas baisser la garde. Le fait le plus inquiétant pour les pays de l’ANASE, c’est que le sida affecte les segments les plus productifs des populations, c’est-à-dire les travailleurs et les travailleuses qui représentent les forces vives du développement économique de la région, » note le rapport.
Affirmant que le sida est ‘l’un des enjeux les plus déterminants de notre temps’, le rapport de l’ONUSIDA souligne la menace que constitue le sida pour la réalisation de presque tous les objectifs du Millénaire pour le développement dans la région. L’ONUSIDA a toutefois déclaré qu’il y avait des opportunités de mettre en place une riposte à l’épidémie sur le long terme.
La participation significative des organisations à assise communautaire et de la société civile – en particulier les personnes vivant avec le VIH – dans les ripostes nationales au sida doit également représenter une priorité. L’importance du leadership personnel des chefs d’Etat en matière de sida a été soulignée. « La menace du sida ne s’éloignera pas dans un an ou dans cinq ans. [L’ONUSIDA] et le monde se tournent vers vous, pour demander votre leadership continu sur le sida, » déclarait le rapport.
Le rapport faisait état des progrès marquants réalisés par un certain nombre de pays de la région pour s’assurer que les communautés les plus vulnérables, notamment les jeunes, les professionnel(le)s du sexe et leurs clients, les hommes qui ont des rapports sexuels avec des hommes et les consommateurs de drogues injectables, soient prioritaires dans les ripostes nationales au sida. A court terme, il faut de toute urgence accroître la portée et la taille des programmes visant à atteindre les personnes les plus exposées au risque d’infection dans la région. Parallèlement, ces programmes doivent prendre en considération les moteurs des épidémies au sein des pays, tels que les inégalités entre les sexes, l’homophobie et la stigmatisation liée au VIH.
La Session extraordinaire 2007 de l'ANASE sur le sida a été organisée en application d’une résolution passée au 7 ème Sommet de l'ANASE, tenu au Brunei Darussalam en novembre 2001 au cours duquel les chefs d'Etat et de gouvernement de l'ANASE avaient convenu d'organiser une « Session extraordinaire sur le VIH et le sida » en parallèle avec le 12 ème Sommet de l'ANASE en 2007, afin de démontrer l'engagement de l'ANASE dans la lutte contre le sida et d'encourager les ripostes régionales à prendre des mesures urgentes.
Le Directeur exécutif de l'ONUSIDA, le Dr Peter Piot , et le Directeur exécutif adjoint de l'ONUSIDA, Deborah Landey, ont participé au Sommet de l'ANASE et suivi la Session extraordinaire.
A la suite de la Session extraordinaire, les chefs d’Etat de l’ANASE ont adopté une Déclaration sur le sida, affirmant qu’ils s’engageaient à fixer des priorités pour les programmes nationaux de lutte contre le sida, à les diriger et les renforcer pour faire en sorte que les politiques et programmes soient adaptés aux personnes les plus exposées et qui en ont le plus besoin dans la région. « [Cette Déclaration] fera partie pour toujours de l'histoire et du langage de l'ANASE, » a déclaré le porte-parole de l'ANASE, l'ambassadeur des Philippines en Malaisie, Victoriano Lecaros.
Dans le cadre de la Session extraordinaire, le Secrétaire général de l'ANASE, M. Ong Keng Yong, a présenté son propre rapport aux chefs d'Etat réunis à Cebu. Il y observe que « l'engagement du leadership et la volonté politique sont essentiels pour relever les enjeux que représente la propagation du VIH et du sida ». Le Secrétaire général Ong a signalé aux dirigeants de l’ANASE les progrès effectués depuis 2001. Il a également exposé les principaux domaines d’action pour la période 2006-2010 par le biais d’un plan de travail opérationnel pour le troisième programme régional de l’ANASE sur le VIH et le sida.
« Les ripostes futures de l’ANASE comprendront des initiatives multisectorielles, et des partenariats plus étroits avec le secteur privé, la société civile, et les personnes vivant avec le VIH, » a-t-il déclaré. Il a souligné les éléments clés de la Déclaration sur le sida et il a attiré l’attention sur « l’engagement en matière d’intégration du VIH dans les priorités du développement afin de réduire à la fois l’impact du développement sur la transmission du VIH et l’impact de l’épidémie de VIH sur le développement, conformément aux engagements de l’ANASE en faveur des objectifs du Millénaire pour le développement et de la décision de l’Assemblée générale des Nations Unies en 2006 ».
Liens:
Lire les engagements de l'ANASE sur le sida (anglais uniquement)
Lire le communiqué de presse de l'ONUSIDA "pour une riposte au sida sur le long terme, un leadership décisif s'impose" Southeast Asia’ ( en | fr | es | ru )
Lire le rapport du Directeur exécutif de l'ONUSIDA au Chefs d'Etat de l'ANASE (anglais uniquement)
Visiter le site du 12ème sommet de l'ANASE
Visiter le site du Secrétariat de l'ANASE
Faits et chiffres sur le sida dans la région de l'ANASE (anglais uniquement)
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Les mots ne sont pas neutres face au VIH
03 janvier 2007
03 janvier 2007 03 janvier 2007Des termes tels que 'positif au VIH' et 'personne vivant avec le VIH' en remplacent progressivement d'autres tels que 'malade du sida' et 'victime de la maladie' autrefois très répandus dans la littérature sur le VIH. Pourquoi voyons-nous une telle transformation ? Comment s'est-elle produite ? Et surtout que signifie-t-elle ?
Le VIH n'est plus une question purement médicale : le risque d'infection à VIH et l'impact du virus sont liés à des problèmes sociaux, notamment la discrimination à l'égard des femmes et des groupes de personnes marginalisées, par exemple les professionnel(le)s du sexe, les personnes qui s'injectent des drogues et les hommes qui ont des rapports sexuels avec des hommes. Il est malheureusement vrai que les personnes vivant avec le VIH font souvent l'objet d’ostracisme et de violence en raison de leur sérologie. Au cours de la dernière décennie, il est devenu plus évident que jamais qu'il fallait renforcer les droits humains dans le cadre d'une riposte efficace au sida et à ses répercussions.
Il est clairement établi que le langage dans le contexte du VIH n'est pas neutre. Les mots que nous choisissons et la manière dont nous assemblons nos phrases pour partager des idées et des informations ont un profond impact sur la manière dont nos messages sont compris et sont ou non suivis d’action. Il est donc important, pour soutenir et renforcer la riposte au VIH, de choisir attentivement les mots employés.
Au Secrétariat de l’ONUSIDA à Genève, un petit groupe examine et met en perspective les problèmes et la dynamique en évolution constante dans le domaine du VIH. Il a pour but de formuler des recommandations concernant le langage utilisé, qui doit être correct sur le plan scientifique, qui favorise les droits de la personne et la dignité de l’individu, se comprend facilement et respecte la manière dont les individus et les groupes de personnes choisissent de parler d’eux-mêmes.
Le Guide de terminologie de l'ONUSIDA
est un instrument lingüistique visant à favoriser les droits et la dignité des individus.
Photos: UNAIDS
Par exemple, choisir des termes portant sur des comportements particuliers plutôt que sur l'appartenance à des groupes constitue une bonne approche pour éviter d'accroître la stigmatisation et la discrimination. Il est préférable de parler de 'risque accru d’exposition au VIH', de 'rapports sexuels sans préservatif', 'd’utilisation de matériel d'injection non stérile' plutôt que de généraliser en parlant de 'groupes à haut risque'. Etre membre d'un groupe n'expose pas en soi un individu à un risque d'infection, alors que son comportement le peut.
Respecter et responsabiliser les personnes sont deux autres principes à la base d’une recommandation de l'ONUSIDA qui conseille d'éviter des termes tels que 'victime du sida' ou 'personne souffrant du sida'. « Ces termes sous-entendent que l'individu est impuissant et n'a pas la maîtrise de son existence, » explique Alistair Craik, qui coordonne l'élaboration du Guide de terminologie de l'ONUSIDA. « Il est préférable d'utiliser 'personne vivant avec le VIH', » ajoute-t-il.
Parler de personnes vivant avec le VIH comme d'innocentes victimes (ce qui est fréquent lorsqu’il s’agit d’enfants séropositifs ou de personnes chez qui l’infection est due à un traitement médical) implique à tort que les infections acquises selon d’autres modes constituent en quelque sorte un châtiment mérité. Il est préférable d'utiliser systématiquement 'personnes vivant avec le VIH', ou 'enfants vivant avec le VIH'.
Le Guide de terminologie de l'ONUSIDA offre également aux rédacteurs des conseils permettant d'éviter certaines erreurs courantes. Par exemple, on ne devrait pas utiliser le terme 'virus du sida' qui est incorrect sur le plan scientifique. « Il n'existe pas de virus du sida, » explique Craik, « le sida, syndrome d'immunodéficience acquise, est un ensemble d'infections opportunistes et de maladies qui est la conséquence ultime de l'infection à VIH. C'est aussi pourquoi, » ajoute-t-il, « les personnes ne sont pas infectées par le sida mais par un virus appelé VIH. Les lettres 'VIH' signifient virus de l'immunodéficience humaine, il est donc faux de parler de 'virus VIH'," note Craik. De même, il est tautologique de parler de 'pratique du commerce du sexe' – les termes 'commerce du sexe ' ou 'vente de services sexuels' sont plus concis et précis.
Les exemples ci-dessus sont autant d'illustrations de ce que les rédacteurs trouveront dans le Guide de terminologie de l'ONUSIDA. Cette brève série de recommandations a pour but de promouvoir une terminologie sensible aux questions de genre, qui soit non discriminatoire et appropriée sur le plan culturel et qui favorise les droits humains universels. « Nous demandons aux lecteurs de comprendre que le Guide de terminologie de l'ONUSIDA est composé de recommandations et que des rédacteurs différents auront des voix diverses ; d’autres organisations auront des domaines de compétence différents et ils pourront choisir leurs propres préférences et leur propre style, et cela, c’est très bien, » conclut Craik.
L'ONUSIDA insiste sur le fait que ses recommandations terminologiques doivent être considérées comme un travail en cours qui sera adapté au fur et à mesure de l’apparition continue de nouvelles questions et de nouvelles dynamiques.
Liens:
Guide de terminologie de l'ONUSIDA (mars 2007)
Résumé des recommandations (mars 2007) en anglais
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