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Message à l’occasion de la Journée internationale de la couverture santé universelle

La santé, c’est l’affaire de tous. Depuis la Déclaration d’Alma-Ata il y a plus de 40 ans, qui appelait à la santé pour tous, le monde s’efforce d’ouvrir l’accès à des services de santé de qualité et abordables.

Depuis, un long chemin a été parcouru, avec des améliorations dans l’accès et la qualité des services de soins de santé qui ont permis de faire passer l’espérance de vie mondiale de 62 à 72 ans. Toutefois, les progrès sont loin d’être équitablement répartis. À l’heure actuelle, plus de la moitié de la population mondiale n’a pas pleinement accès aux services de santé essentiels, parce qu’ils sont trop chers, inadéquats, inaccessibles à certains groupes ou tout simplement inexistants.

Les inégalités se creusent de par le monde, avec les 1 % de la population les plus riches qui détiennent aujourd’hui la moitié de la richesse mondiale. Dans les pays les plus pauvres du monde, l’espérance de vie est sensiblement plus faible que dans les plus riches, et habiter dans les régions frappées par la pauvreté peut être synonyme d’une vie plus courte et d’un avenir sans espoir. Les disparités s’observent entre les pays, mais aussi entre différentes communautés à l’intérieur des pays, les plus vulnérables, marginalisés et stigmatisés étant laissés pour compte.

Avancer vers une couverture santé universelle qui soit réellement universelle, c’est aller vers plus d’équité, d’inclusion et de justice sociale. Cela se traduit par une approche centrée sur les individus et basée sur les droits de l’homme, et par des prestations de services organisées à l’échelle communautaire, ainsi que par la reconnaissance de la nécessité de s’attaquer aux déterminants sociaux de la santé, y compris en menant les réformes indispensables des lois et des politiques et en éliminant la stigmatisation, la discrimination et les inégalités entre les sexes.

La riposte mondiale au VIH a illustré les mesures essentielles, à savoir un leadership et un engagement politiques décisifs, l’engagement communautaire et une riposte éclairée par des preuves scientifiques, capables d’inverser la tendance d’une épidémie mondiale.

Atteindre des objectifs assortis d’échéances en matière de prévention et de traitement du VIH représentera une importante contribution aux objectifs de la couverture santé universelle, avec à la clé une accélération considérable des progrès vers la réalisation des Objectifs de développement durable.

Prenant acte du thème de l’édition 2018 de la Journée internationale de la couverture santé universelle, « Unis pour la couverture santé universelle : le temps est venu d’agir collectivement », j’appelle chacune et chacun à se mobiliser et à contribuer au mouvement en faveur de la couverture santé universelle. Tous ensemble, nous pouvons faire de la couverture santé universelle une réalité pour tous.

12 décembre 2018
Michel Sidibé
Directeur exécutif de l’ONUSIDA

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Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes : le message de l’édition 2018

Alors que nous célébrons la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, nous rappelons et nous renouvelons notre engagement mondial pour en finir avec les violences faites aux femmes et les autres formes de violences sexistes. 

Les violences à l’égard des femmes demeurent l’une des violations les plus persistantes des droits de l’homme à travers le monde, compromettant la santé, la dignité, la sécurité et l’autonomie des femmes et des filles. Les femmes qui ont été victimes d’abus physiques ou sexuels commis par leurs partenaires présentent des taux plus élevés de problèmes de santé mentale, notamment dépression et anxiété, et de consommation d’alcool, ainsi qu’un contrôle moindre sur leurs décisions en matière de rapports sexuels.

Il existe un lien indéniable entre les violences à l’égard des femmes et le VIH. Les études montrent clairement que les femmes vivant avec le VIH sont davantage susceptibles d’avoir vécu des violences, et les femmes qui ont vécu des violences sont davantage susceptibles de vivre avec le VIH. Dans certaines régions, les femmes victimes de violences physiques ou sexuelles commises par un partenaire intime sont 1,5 fois plus susceptibles de contracter le VIH que les femmes n’ayant pas vécu de violences. Au sein des populations marginalisées, une forte prévalence des violences est associée à des taux supérieurs d’infection à VIH, en particulier chez les femmes transgenres.

Les violences ou la peur des violences peuvent fortement compromettre la capacité des femmes à insister pour avoir des rapports sexuels à moindre risque et à utiliser et bénéficier des services de santé sexuelle et reproductive et anti-VIH. La peur des violences commises par un partenaire intime représente aussi un obstacle important au recours au dépistage et au conseil en matière de VIH, à la divulgation d’un statut séropositif au VIH et à la mise sous traitement ainsi qu’à l’observance du traitement, en particulier chez les femmes enceintes vivant avec le VIH. La violence à l’égard des femmes vivant avec le VIH se manifeste également dans les établissements de santé, avec des femmes racontant même avoir été stérilisées contre leur volonté. 

Les programmes qui autonomisent les femmes et les filles par le biais d’approches intégrées, qui transforment les normes sociales et culturelles et favorisent la mise en œuvre de lois et de politiques sur les violences à l’égard des femmes, l’égalité des sexes et le VIH, sont incroyablement efficaces. Le recours à de tels programmes, associé à une volonté politique de promouvoir l’égalité entre les sexes et d’éliminer la discrimination à l’égard des femmes, est fondamental pour lutter contre les violences à l’égard des femmes. L’ONUSIDA reste engagé pour poursuivre les actions urgentes contre les violences à l’égard des femmes en tant qu’obligation impérative relevant des droits de l’homme, parce que ces violences sont aussi une cause et une conséquence du VIH.

Le 25 novembre, la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes a donné le coup d’envoi des 16 jours de la campagne d’action contre la violence sexiste, qui s’achèvera le 10 décembre, à l’occasion de la Journée internationale des droits de l’homme. Le bon moment pour rappeler et renouveler notre engagement à en finir avec les violences faites aux femmes et les autres formes de violences sexistes. 

 

25 novembre 2018

Michel Sidibé

Directeur exécutif de l’ONUSIDA

Sous-Secrétaire général des Nations Unies

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Message de la journée mondiale du sida 2018

1er décembre 2018

Cette année marque le 30e anniversaire de la première Journée mondiale de lutte contre le sida. Trente ans d’activisme et de solidarité sous la bannière de la Journée mondiale de lutte contre le sida. Trente ans de campagne pour l'accès universel aux services de secours permettant de traiter et de prévenir le VIH. Mais après 30 ans, le sida n’est toujours pas éradiqué. Nous avons encore du chemin à parcourir.

La Journée mondiale de lutte contre le sida est une journée pour commémorer le décès de millions de personnes qui ont perdu la vie à cause de maladies liées au sida, dont beaucoup sont décédées parce qu'elles ne pouvaient pas accéder aux services de lutte contre le VIH, à cause de la stigmatisation, de la discrimination et de la tendance à l'incrimination des populations clés.

En cette Journée mondiale de lutte contre le sida, l’ONUSIDA mène une campagne visant la sensibilisation des personnes à connaître leur statut VIH et leur charge virale. En 2017, 9,4 millions de personnes ignoraient simplement qu'elles vivent avec une maladie potentiellement mortelle, mais traitable. Si les personnes ne connaissent pas leur statut VIH, celles vivant avec le VIH ne peuvent pas commencer le traitement et celles séronégatives ne peuvent pas acquérir les connaissances et les compétences nécessaires pour préserver leur statut. Si les personnes ne connaissent pas leur statut VIH, elles ne peuvent pas se protéger, protéger leurs familles et leurs partenaires. Si les personnes vivant avec le VIH ne connaissent pas leur charge virale, elles ne seront pas sûres de l'efficacité du traitement protégeant leur santé et mettant un terme à la transmission du VIH.

Vivez la vie positivement. Informez-vous de votre statut VIH.

Michel Sidibé

Directeur exécutif de l'ONUSIDA

Secrétaire général adjoint des Nations Unies

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En visite à l’ONUSIDA, le Président du Botswana lance un appel pour un partenariat unifié et efficace et la détermination de priorités régionales en matière de VIH

Le Président se félicite de l’engagement indéfectible de l’ONUSIDA

GENÈVE, 25 octobre 2018 — Le Président du Botswana, Mokgweetsi E.K. Masisi, était en visite au siège de l’ONUSIDA à Genève, en Suisse, ce 25 octobre 2018, pour partager la vision du Botswana sur une question de santé publique fondamentale : le VIH.

Le Président a rencontré Michel Sidibé, Directeur exécutif de l’ONUSIDA, et félicité l’organisation pour son humilité et son professionnalisme dans la conduite de l’agenda sur le sida. 

« Nous continuons de compter sur votre assistance », a déclaré M. Masisi. « Le Botswana est prêt à courir les derniers kilomètres pour en finir avec le sida comme menace de santé publique ».

Il y a vingt ans, le sida a fait des ravages dans ce petit pays d’Afrique australe de 2 millions d’habitants. Aujourd’hui, même s’il présente l’un des taux de prévalence du VIH les plus élevés au monde (23 % des adultes vivant avec le VIH), le Botswana a accompli des progrès remarquables. Les nouvelles infections à VIH ont chuté de 63 % depuis le pic de 1996 et les décès dus au sida sont passés de 15 000 en 2008 à 4 100 à l’heure actuelle. Ce pays a été le premier de la région à proposer un traitement antirétroviral universel et gratuit aux personnes vivant avec le VIH, montrant la voie à suivre à de nombreux autres pays de la région.

M. Sidibé a décrit le Président comme un champion de la sensibilisation pour la région. « M. Masisi amène une nouvelle énergie et un nouvel élan à la riposte au sida au Botswana, avec une focalisation sur la prévention du VIH », a déclaré M. Sidibé. Le Président a participé à un débat ouvert en compagnie d’une délégation de haut niveau dont faisaient partie le Ministre des Affaires internationales et de la Coopération et le Ministre de Santé et du Bien-être, ainsi que la Première dame du Botswana. Au cours de cet échange, le Président a présenté les investissements financiers du Botswana dans la santé, le VIH et sa population.  Il a souligné que la transmission du VIH de la mère à l’enfant était sur le point de disparaître et que plus de 80 % des personnes vivant avec le VIH étaient sous traitement.

Il reste cependant des problèmes à résoudre. « Quand une jeune fille est privée de son autonomie à cause de la violence ou d’un rapport sexuel non consenti, elle est touchée à vie », a expliqué M. Masisi. Pour faire reculer les nouvelles infections à VIH, le Président s’est engagé à redéfinir les rôles et l’implication des jeunes garçons et des hommes. MM. Masisi et Sidibé ont ensuite rendu hommage aux efforts de longue date de l’ancien Président Festus Mogae qui ont permis au pays de passer du désespoir à l’espoir à l’époque où le Botswana s’est vu confronté pour la première fois à la crise du VIH.  

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L’ONUSIDA salue une décision courageuse de la Cour suprême indienne qui abolit les lois criminalisant les personnes LGBTI

GENÈVE, 6 septembre 2018 — L’ONUSIDA salue la décision de la Cour suprême indienne qui vient annuler des dispositions importantes de l’article 377 du Code pénal indien. L’article 377 criminalise les relations sexuelles entre les personnes lesbiennes, gays, bisexuelles, transgenres et intersexes (LGBTI).

« Ce jour est un jour de fierté pour les gays, un jour de fête, le jour où le respect et la dignité des personnes lesbiennes, gays, bisexuelles, transgenres et intersexes ont enfin été rétablis en Inde », a déclaré Michel Sidibé, Directeur exécutif de l’ONUSIDA. « Je félicite les courageux activistes, les organisations de la société civile et les groupes communautaires qui ont bataillé longuement et durement pour que cette injustice cesse ».

La criminalisation des relations entre adultes consentants de même sexe est une violation des droits de l’homme et légitime les préjugés et les actes de violence à l’encontre des personnes LGBTI. Elle empêche ces personnes d’accéder et de recourir aux services de prévention, de dépistage et de traitement du VIH et accroît leur risque de contracter le VIH.

En Inde, chez les hommes gays et les autres hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes, la prévalence du VIH est de 2,7 %, et chez les personnes transgenres, elle s’élève à 3,1 %, contre seulement 0,26 % pour la prévalence du VIH dans l’ensemble de la population adulte à l’échelle nationale. Environ trois hommes gays sur dix et quatre personnes transgenres sur dix qui vivent avec le VIH en Inde ne connaissent pas leur état sérologique vis-à-vis du virus. De nombreuses personnes LGBTI vivant avec le VIH n’ont pas accès au traitement.

Dans le monde, les hommes gays représentent 18 % de toutes les nouvelles infections à VIH. L'ONUSIDA appelle les pays à garantir le respect des droits humains de tous les individus, quelle que soit leur orientation sexuelle, par le rejet des lois interdisant les relations sexuelles entre adultes consentants dans le privé, la mise en exécution de lois pour protéger ces personnes contre la violence et la discrimination, la lutte contre l’homophobie et la transphobie et la mise à disposition des services de santé les plus essentiels.

« J’espère que cette décision va ouvrir la voie à des décisions analogues dans d’autres pays pour abroger les lois injustes qui criminalisent l’homosexualité », a déclaré M. Sidibé.

En juin 2016, les États membres des Nations Unies s’étaient engagés, dans la Déclaration politique sur la fin du sida, à promouvoir des lois et des politiques garantissant l’exercice de tous les droits humains et libertés fondamentales pour les enfants, les adolescents et les jeunes, en particulier ceux qui vivent avec le VIH, qui sont exposés au risque ou qui sont touchés par le virus, de manière à éliminer la stigmatisation et la discrimination auxquelles ils sont confrontés.

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L’ONUSIDA salue la nomination de Michelle Bachelet au poste de Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme

GENÈVE, 10 août 2018 — L’ONUSIDA salue la nomination de l’ancienne Présidente du Chili, Michelle Bachelet, en tant que nouvelle responsable des droits de l’homme aux Nations Unies.

Mme Bachelet a achevé son second mandat de quatre ans à la présidence de son pays plus tôt cette année, après un premier mandat entre 2006 et 2010. Elle a été la première femme élue à la fonction suprême chilienne. Après son premier mandat, elle avait été nommée première Directrice exécutive de l’Entité des Nations unies pour l’égalité des sexes, l’ONU-Femmes, basée à New York.

Ancienne pédiatre, cette femme politique a également occupé des postes clés au sein du gouvernement chilien, notamment en tant que Ministre de la Défense et Ministre de la Santé.

« Nous nous réjouissons de travailler en étroite collaboration avec Michelle Bachelet, qui a toujours été une fervente militante en faveur des droits de l’homme et de la justice sociale pour les plus vulnérables et les plus marginalisés dans nos sociétés »

Michel Sidibé Directeur exécutif de l’ONUSIDA

Le Haut-Commissaire est le principal responsable s’exprimant au nom des droits de l’homme dans l’ensemble du système des Nations Unies, pour renforcer les mécanismes des droits de l’homme, promouvoir l’égalité, lutter contre la discrimination sous toutes ses formes, améliorer la responsabilisation et l’état de droit, élargir l’espace démocratique et protéger les plus vulnérables contre toutes les formes de violation des droits de l’homme. Depuis son siège situé à Genève, le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH) a pour mission de promouvoir et de protéger l’exercice universel et la pleine réalisation des droits de l’homme, dans le monde entier, comme l’établit la Charte des Nations Unies.

Une approche fondée sur les droits de l’homme est essentielle pour en finir avec le sida comme menace de santé publique

Un long chemin reste à parcourir - combler les écarts, rompre les barrières, réparer les injustices

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L’ONUSIDA salue les nouvelles données probantes transmises par le Cameroun, la Côte d’Ivoire et l’Afrique du Sud concernant les progrès vers les objectifs pour 2020

Les résultats des enquêtes en population d’évaluation de l’impact du VIH donnent un aperçu des endroits où les investissements sont nécessaires

AMSTERDAM/GENÈVE, 22 juillet 2018 — Le Cameroun, la Côte d’Ivoire et l’Afrique du Sud ont publié de nouvelles données d’enquête sur les progrès vers les objectifs pour 2020. Les enquêtes en population d’évaluation de l’impact du VIH (PHIA) réalisées par le Cameroun et la Côte d’Ivoire, de même que l’étude menée par l’Afrique du Sud, ont toutes porté sur la connaissance de l’état sérologique vis-à-vis du VIH, les nouvelles infections à VIH, l’usage du préservatif, la circoncision masculine médicale volontaire, la couverture du traitement antirétroviral, la suppression de la charge virale et d’autres indicateurs. 

En Afrique du Sud, qui présente l’épidémie de VIH la plus importante au monde avec plus de 7 millions de personnes vivant avec le VIH et le plus large programme de traitement du monde dénombrant 4,4 millions de personnes sous traitement antirétroviral, les nouvelles données associées à des données similaires provenant d’une précédente étude indiquent que le taux de nouvelles infections à VIH chez les adultes a baissé de 40 % entre 2010 et 2017.

« Ces enquêtes sont extrêmement importantes et jouent un rôle vital pour aider les pays à faire le point sur leurs programmes de lutte contre le VIH et à les réajuster afin de s’assurer que les bons services atteignent les personnes touchées par le VIH », a déclaré Michel Sidibé, Directeur exécutif de l’ONUSIDA.

Les données des enquêtes confirment les estimations de l’ONUSIDA, qui indiquent que l’Afrique du Sud a également connu une amélioration de la couverture de traitement et qu’elle est tout près d’atteindre les objectifs de traitement 90-90-90*. Selon ces données, 85 % des personnes vivant avec le VIH connaissent leur état sérologique vis-à-vis du VIH, 71 % de ces personnes ont accès au traitement antirétroviral et 86 % des personnes sous traitement ont une charge virale indétectable.

En revanche, au Cameroun et en Côte d’Ivoire, la suppression de la charge virale chez l’ensemble des personnes vivant avec le VIH est inférieure à 50 %, en raison de la faible couverture de traitement. Ces deux pays sont loin d’atteindre les objectifs 90-90-90, avec des chiffres de 47 %, 91 % et 80 % et de 37 %, 88 % et 76 % respectivement.

La plus grande différence entre le pays d’Afrique australe et les deux pays d’Afrique centrale et occidentale est observée dans la connaissance de l’état sérologique vis-à-vis du VIH, ce qui indique que les services de dépistage du VIH doivent être massivement élargis en Afrique centrale et occidentale.

Les enquêtes PHIA délivrent des informations clés qui permettent d’identifier les caractéristiques des populations qui ne bénéficient pas des services. Au Cameroun, la suppression de la charge virale varie d’une région à l’autre de 28 à 63 %. En Afrique du Sud, moins de 50 % des enfants et des jeunes hommes (âgés de 15 à 34 ans) vivant avec le VIH présentent une charge virale indétectable (contre 67 % des femmes âgées de 15 à 49 ans). Ces données fournissent des informations critiques pour permettre aux responsables des programmes d’orienter leur riposte sur les populations et les zones géographiques qui ont le plus besoin de services.

Les enquêtes PHIA sont pilotées par l’Université de Columbia, en collaboration avec les gouvernements nationaux et avec le soutien du Plan présidentiel américain d’aide d’urgence à la lutte contre le sida. L’étude menée en Afrique du Sud a été réalisée par le Human Sciences Research Council.

90 % des personnes vivant avec le VIH qui connaissent leur état sérologique vis-à-vis du VIH, 90 % de ces personnes sous traitement antirétroviral et 90 % des personnes sous traitement ayant une charge virale indétectable.

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Les États membres des Nations Unies soulignent la nécessité d’intensifier les efforts critiques pour en finir avec le sida

Le Secrétaire général des Nations Unies a présenté son rapport sur le VIH à l’occasion de la réunion de l’Assemblée générale des Nations Unies pour examiner les progrès vers la fin de l’épidémie de sida

NEW YORK/GENÈVE, 13 juin 2018—À mi-chemin de la période prévue pour remplir les objectifs d’accélération pour 2020 adoptés par l’Assemblée générale des Nations Unies en 2016, les États membres des Nations Unies se sont réunis afin d’examiner les progrès de la riposte au VIH. Rassemblés au siège des Nations Unies à New York, aux États-Unis, les États membres ont présenté les avancées et les problèmes observés dans leurs pays respectifs et écouté le Secrétaire général des Nations Unies exposer son rapport sur la riposte mondiale au VIH.

Miroslav Lajčák, Président de l’Assemblée générale, a ouvert la réunion en ces termes : « Nous ne pouvons pas ignorer que ce que nous faisons aujourd’hui est étroitement lié à nos autres buts et objectifs », a-t-il déclaré. « La réunion d’aujourd’hui peut nous aider à examiner les opportunités de renforcer encore davantage notre action. Nous devons continuer, continuer de lutter contre ce virus et la stigmatisation qui va avec ».

Le Secrétaire général des Nations Unies a ensuite présenté son rapport intitulé Mettre la lutte contre le sida au service de la réforme de l’Organisation des Nations Unies et de la santé mondiale, et déclaré : « Le monde fait des progrès vers la fin de l’épidémie de sida d’ici à 2030, mais ces progrès sont inégaux et fragiles. Le moment est critique et nous devons renouveler notre engagement prioritaire et commun en faveur d’un monde sans sida ».

Le rapport montre que l’élargissement exponentiel de l’accès au traitement antirétroviral atteint désormais plus de la moitié de toutes les personnes vivant avec le VIH, ce qui a contribué à la baisse d’un tiers des décès dus au sida, le chiffre étant passé de 1,5 million en 2010 à 1 million en 2016. Il prend également acte des progrès accomplis dans l’élimination des nouvelles infections à VIH chez les enfants et met l’accent sur la possibilité d’éliminer la transmission du VIH de la mère à l’enfant si le monde parvient à maintenir le cap.

Michel Sidibé, Directeur exécutif de l’ONUSIDA, a assisté à la séance plénière. « Nous sommes arrivés à une étape décisive de notre parcours vers la fin de l’épidémie de sida. Nous devons nous unir et utiliser nos forces collectives pour faire reculer le VIH de manière permanente », a-t-il déclaré.

Plus de 30 États membres ont fait part des progrès accomplis dans leurs pays respectifs, et nombre d’entre eux ont exprimé leur estime et leur soutien pour le travail de l’ONUSIDA et du Programme commun, tout en réitérant leur engagement en faveur des objectifs de la Déclaration politique des Nations Unies de 2016 sur la fin du sida.

« Les États-Unis soutiennent fermement l’ONUSIDA et son leadership dans la lutte contre la pandémie de VIH/sida », a déclaré Deborah Birx, Coordonnatrice pour les États-Unis de la lutte mondiale contre le sida et Représentante spéciale pour la diplomatie en matière de santé mondiale. « L’action prioritaire de l’ONUSIDA sur la production de la base de données la plus étendue sur l’épidémiologie du VIH reste absolument fondamentale et constitue notre feuille de route pour le contrôle de cette pandémie. Nous ne pourrons pas atteindre les objectifs pour en finir avec l’épidémie de sida d’ici à 2030 sans les bonnes données pour suivre nos avancées, détecter les besoins à combler et orienter les ressources de manière performante et efficace pour un impact maximum ».

Le rapport du Secrétaire général des Nations Unies montre que, même si le nombre de personnes ayant accès au traitement a quasiment triplé entre 2010 et juin 2017, passant de 7,7 millions de personnes sous traitement à 20,9 millions, il reste encore 15,8 millions de personnes qui ont besoin d’un traitement et les progrès dans l’élargissement de l’accès au traitement pour les enfants sont particulièrement lents. En 2016, seulement 43 % des enfants vivant avec le VIH ont eu accès au traitement.

Le rapport souligne également qu’il faut en faire davantage pour mettre un coup d’arrêt aux nouvelles infections à VIH. Leur nombre a baissé de 18 % entre 2010 et 2016, passant de 2,2 millions à 1,8 million, mais pour atteindre l’objectif de 500 000 nouvelles infections d’ici à 2020, les efforts de prévention du VIH vont devoir être considérablement accélérés, en particulier au sein des populations plus exposées au risque ; un sentiment relayé par un grand nombre des intervenants de la séance plénière.

Lazarus O. Amayo, Représentant permanent du Kenya auprès des Nations Unies, s’est exprimé au nom du groupe africain. « Il reste beaucoup à faire car le sida continue de frapper l’Afrique subsaharienne de manière disproportionnée, avec un risque de nouvelle infection à VIH qui demeure extrêmement élevé chez les jeunes femmes d’Afrique orientale et australe », a-t-il déclaré. « Nous répétons qu’il est nécessaire d’adopter une approche globale, universelle et intégrée du VIH et du sida, assortie des investissements requis ». En Afrique orientale et australe, les jeunes femmes âgées de 15 à 24 ans représentent 26 % des nouvelles infections à VIH, alors qu’elles ne constituent que 10 % de la population.

Le rapport montre qu’il reste encore beaucoup de travail à accomplir pour atteindre les objectifs fixés dans la Déclaration politique des Nations Unies de 2016 sur la fin du sida, notamment pour couvrir les 7 milliards de dollars manquants dans le financement de la riposte au sida. Il formule cinq recommandations fortes pour remettre les pays sur la bonne voie, notamment encourager une révolution dans le domaine du dépistage du VIH, protéger les droits de l’homme et promouvoir l’égalité des sexes et utiliser la Feuille de route de la prévention du VIH pour 2020 pour réduire plus rapidement le nombre de nouvelles infections à VIH.  

Estimations 2016 (*juin 2017) :

  • *20,9 millions [18,4 millions–21,7 millions] de personnes ayant accès au traitement antirétroviral (en juin 2017)
  • 36,7 millions [30,8 millions–42,9 millions] de personnes vivant avec le VIH dans le monde
  • 1,8 million [1,6 million–2,1 millions] de personnes nouvellement infectées par le VIH
  • 1 million [830 000–1,2 million] de décès dus à des maladies liées au sida

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Plus de 30 États membres ont fait part des progrès accomplis dans leurs pays respectifs

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Le Secrétariat de l’ONUSIDA lance le Plan d’action pour l’égalité des sexes 2018 - 2023

GENÈVE, 5 juin 2018 L’ONUSIDA a lancé son nouveau Plan d’action pour l’égalité des sexes 2018 - 2023. Le plan s’appuie sur les progrès réalisés au titre du Plan 2013 - 2018, qui fournit un cadre de progrès en matière d'égalité des sexes et d'autonomisation des femmes à travers le Secrétariat de l'ONUSIDA.

Environ 54 % du personnel de l'ONUSIDA sont des femmes et le Secrétariat de l'ONUSIDA a dépassé le niveau P4 de la parité entre les sexes au sein du personnel (cadres intermédiaires). La plus forte augmentation du nombre de femmes occupant des postes de responsabilité s'est faite parmi les directeurs de pays de l’ONUSIDA : en 2018, les femmes représentaient 48 % des directeurs de pays de l’ONUSIDA, contre 23 % en 2013. L’ONUSIDA a également mis au point un programme unique de leadership féminin et un programme de mentorat pour les femmes. Michel Sidibé, Directeur exécutif de l’ONUSIDA a déclaré à cet effet : « Le Plan d’action pour l’égalité des sexes va au-delà de la parité :

L’autonomisation et les droits en font partie. Le personnel est la plus importante ressource des Nations Unies et je m’engage à assurer les ressources, les programmes et le soutien nécessaires pour permettre à tout le personnel de l’ONUSIDA d’améliorer la vie des personnes vivant avec ou affectées par le VIH ».

L’ONUSIDA a toujours eu de bonnes performances dans le cadre du Plan d’action à l’échelle du système des Nations Unies sur l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes et est reconnue comme la seule entité des Nations Unies à avoir pleinement respecté les 15 indicateurs de performance.

Le nouveau plan vise à tirer parti de ces progrès, tout en établissant de nouveaux objectifs plus ambitieux. Gunilla Carlsson, Directrice exécutive adjointe de l’ONUSIDA a déclaré : « Le Plan d’action pour l’égalité des sexes est un outil de changement. Un outil pour faciliter la mise en place d’un environnement de travail qui optimise la force constructive de l’égalité et de la diversité, où les femmes et les hommes sont habilités à poursuivre une carrière épanouissante, sans discrimination et harcèlement de quelque sorte. Je suis fière de le lancer dans le cadre du plan en cinq points de l’ONUSIDA visant à prévenir et à combattre toutes les formes de harcèlement au sein de l’ONUSIDA »

Le Plan d’action pour l’égalité des sexes de l’ONUSIDA définit quatre objectifs :

  • Objectif 1 : 50 : 50 d'égalité des sexes dans tous les niveaux et catégories de personnel.
  • Objectif 2 : 100 % du personnel à tous les niveaux fixe un objectif de travail et d'apprentissage sur le genre.
  • Objectif 3 : 100 % du personnel féminin éligible de l’ONUSIDA participe au Programme de leadership des femmes de l’ONUSIDA et 100 % du personnel éligible de l’ONUSIDA participe au Programme de mentorat pour les femmes.
  • Objectif 4 : Respect à 100% du plan d'action à l'échelle du système des Nations Unies pour l'égalité des sexes et l'autonomisation des femmes 2.0.

Pour atteindre ces objectifs et instaurer une culture organisationnelle qui respecte pleinement l'égalité et la diversité des sexes, le Secrétariat de l'ONUSIDA assurera des rapports réguliers et transparents à l'ensemble du personnel sur les progrès et les défis, tout en rendant compte à son Conseil de Coordination du Programme.

Un groupe de réflexion sera créé, composé de membres du personnel de l'ensemble de l'organisation, qui sera chargé de garantir les progrès et de responsabiliser les dirigeants de l'ONUSIDA pour la mise en œuvre réussie du plan.

Grâce à la mise en œuvre du Plan d’action pour l’égalité des sexes 2018 - 2023, l’ONUSIDA continuera de montrer l’exemple en accélérant l’égalité des sexes et en donnant à chaque membre du personnel, la possibilité de s’épanouir pleinement.

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L'ONUSIDA en appelle à une intensification de la recherche sur le vaccin anti-VIH pour empêcher de nouvelles infections

GENÈVE, 16 mai 2018  Le 18 mai, Journée mondiale de sensibilisation au vaccin anti-VIH, l'ONUSIDA en appelle à une intensification de la recherche et des investissements pour trouver un vaccin efficace pour protéger les personnes contre le VIH et empêcher de nouvelles infections à VIH.

En 2016, environ 1,8 million de personnes ont été nouvellement infectées par le VIH et bien que le nombre de nouvelles infections ait diminué ces dernières années, le monde est encore loin d'atteindre la cible Fast-Track de l'ONUSIDA de réduire les nouvelles infections à moins de 500 000 en 2020.

Michel Sidibé, Directeur exécutif de l'ONUSIDA a déclaré : « Le nombre de nouvelles infections à VIH ne diminue pas assez rapidement et l'arrêt des infections doit devenir une priorité mondiale.

Aujourd'hui, 36,7 millions de personnes vivent avec le VIH et ont toutes besoin d'un traitement coûteux à vie, qui sera difficile à maintenir à long terme.

Pour vraiment mettre fin au sida, il est essentiel de trouver un vaccin efficace contre le VIH et un traitement curatif ».

À la mi-2017, plus de la moitié (20,9 millions) des 36,7 millions de personnes vivant avec le VIH avaient accès à des médicaments antirétroviraux pour les maintenir en vie.

Au cours des dix prochaines années, les efforts seront intensifiés afin que toutes les personnes vivant avec le VIH puissent avoir accès à ce traitement vital.

À défaut d’un traitement curatif ou d'un vaccin thérapeutique, des millions de personnes continueront d'avoir besoin d'un traitement à vie.

Des mesures prometteuses ont été prises au cours des récentes années, avec quatre essais à grande échelle actuellement en cours et des avancées en perspective.

Les approches innovantes de la vaccination sont très prometteuses dans les modèles animaux et une gamme toujours plus grande d'anticorps largement neutralisants très puissants ont été découverts et peuvent être conçus pour persister dans le corps humain afin que nous puissions un jour prévenir l'infection par le VIH avec une injection unique chaque année.

Des vaccins sûrs et efficaces peuvent  changer le monde.

Certaines maladies infectieuses qui étaient autrefois monnaie courante, tuant des millions de personnes et laissant d'innombrables autres atteintes de handicaps permanents, sont devenues rares.

La variole a été éradiquée, 17 personnes seulement ont développé la poliomyélite en 2017 et en 2016, l'Organisation panaméricaine de la santé a déclaré que la rougeole avait été éliminée des Amériques.

Un vaccin efficace, durable, abordable et sûr contre le VIH permettrait de faire progresser considérablement les efforts pour mettre fin au sida.

Au cours des dix dernières années, les investissements sont restés stables, autour de 900 millions de dollars US par an, ce qui représente moins de 5 % du total des ressources nécessaires à la riposte au sida.

En augmentant les investissements dans la recherche de vaccins contre le VIH, en diversifiant les financements et en attirant les meilleurs scientifiques du monde entier, un vaccin contre le VIH pourrait devenir une réalité.

Contact

UNAIDS
Sophie Barton-Knott
tel. +41 22 791 1697
bartonknotts@unaids.org

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