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Le Président guinéen et son épouse assisteront à la réunion de haut niveau sur le sida de 2011

15 avril 2011

Lors de son inspection dans le cadre du projet DREAM à Conakry, le directeur exécutif de l’ONUSIDA, Michel Sidibé (au centre), a rencontré un couple séropositif ayant donné la vie à deux bébés séronégatifs. Crédit : ONUSIDA\ M.C. Diallo

Le Président Alpha Condé et son épouse, Mme Djene Kaba Condé, participeront à la réunion de haut niveau sur le sida de l’Assemblée générale des Nations Unies cette année. L’annonce est parue lors de la visite officielle de deux jours que le directeur exécutif de l’ONUSIDA, Michel Sidibé, a effectuée en Guinée, en Afrique de l’Ouest.

La réunion de haut niveau, qui se tiendra du 8 au 10 juin 2011, apparaît pour beaucoup comme l’occasion de redynamiser le mouvement mondial de lutte antisida et d’atteindre l’objectif de l’ONUSIDA : zéro nouvelle infection au VIH, zéro discrimination et zéro décès lié au sida.

« Je salue l’engagement et le leadership du Président Condé sur le VIH », a déclaré M. Sidibé au terme de sa rencontre avec le chef de l’État guinéen, jeudi. « Sa présence à la réunion de haut niveau sera décisive pour l'avancement de la riposte au sida, ici, en Guinée, et dans le monde", a-t-il ajouté.

Ces dix dernières années, la Guinée a réalisé des progrès marquants dans sa riposte nationale au VIH. Entre 2001 et 2009, le taux national des nouvelles infections au VIH a reculé de 25 %. La couverture des traitements antirétroviraux dans le pays a atteint 40 % en 2009 contre seulement 3 % en 2004. La prévalence du VIH est en outre restée relativement faible depuis 2006, à 1 % environ de la population adulte guinéenne.

Dans son entretien avec le Président Condé, le directeur exécutif de l’ONUSIDA a souligné l’importance de la responsabilité partagée dans le financement de la lutte antisida. « 96 % des traitements antisida en Guinée sont actuellement financés par des ressources externes. Cette situation est intenable », a précisé M. Sidibé qui a ajouté que les investissements nationaux et internationaux destinés au sida doivent augmenter. Lors de sa rencontre avec M. Sidibé, le Président Condé s’est engagé à créer un fonds national pour l’achat des médicaments antirétroviraux et à maintenir ses investissements gouvernementaux actuels à l’égard du VIH.

L’ONUSIDA annonce une subvention de 60 000 USD pour une fondation dirigée par la première dame

Je salue l’engagement et le leadership du Président Condé sur le VIH. Sa présence à la réunion de haut niveau sera décisive pour l'avancement de la riposte au sida, ici, en Guinée, et dans le monde

Le directeur exécutif de l’ONUSIDA, Michel Sidibé

Lors d’une rencontre avec la première dame de Guinée, jeudi, M. Sidibé a indiqué que la transmission verticale du VIH constituait une préoccupation pressante pour l’ONUSIDA en Guinée. En 2009, seules 17 % des femmes enceintes vivant avec le VIH ont pu avoir accès aux services de prévention axés sur l'infection au VIH chez les enfants. Cette année-là, seules 10 % des femmes enceintes ont effectué un dépistage sur le VIH.

Lors de cette rencontre, M. Sidibé a déclaré que l’ONUSIDA accorderait une enveloppe de 60 000 USD à une fondation nationale axée sur la santé maternelle et infantile créée par la première dame. Cette subvention sera financée par des fonds reçus au titre de la coopération française. Elle visera à empêcher les nouvelles infections au VIH parmi les enfants en Guinée.

Prévention de la transmission verticale du VIH à Conakry

Quelques instants plus tôt, M. Sidibé avait visité, à Conakry, la capitale guinéenne, un projet qui fournit aux mères un lot complet de services de prévention contre l’infection au VIH de leurs enfants. Le projet DREAM, créé en 2002, offre des services de prévention et de traitement du VIH, une aide psychosociale et nutritionnelle, des analyses de laboratoire approfondies et une éducation à la santé. Tous ces services sont gratuits.

Le projet DREAM, soutenu par la Communauté de Saint Egidio (une association religieuse), l’UNICEF et l’ONUSIDA, dispose de deux centres à Conakry. Il gère également un dispensaire mobile qui fournit des services médicaux directement aux femmes de la région. Avec le soutien de l’ONUSIDA, un troisième centre ouvrira bientôt à Dubreka, à 50 km de Conakry.

Depuis 2006, plus de 3 600 personnes vivant avec le VIH ont reçu des traitements antirétroviraux dans ces deux centres. Plus de 800 mères engagées dans ce programme ont donné naissance à des bébés séronégatifs.

Lors de son inspection dans le cadre du projet DREAM, M. Sidibé a rencontré Fatoumata Sylla et Naby Bangoura, un couple séropositif ayant donné la vie à deux bébés séronégatifs. Fatoumata a reçu une prophylaxie antirétrovirale au cours de sa grossesse et travaille maintenant pour le projet DREAM en partageant son expérience auprès d’autres femmes. Fatoumata a indiqué à M. Sidibé que si de nombreuses femmes continuent de recevoir gratuitement des services par l’intermédiaire du projet DREAM, d'autres étaient dans l'impossibilité d'en bénéficier par manque de budget suffisant du fonds.

Le projet DREAM, dont le siège social est en Italie, travaille dans neuf autres pays d’Afrique : au Mozambique, au Malawi, en Tanzanie, au Kenya, en Guinée Bissau, au Cameroun, en République démocratique du Congo, en Angola et au Nigeria.

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Les jeunes se réunissent au Mali pour révolutionner la lutte contre le SIDA

15 avril 2011

Michel Sidibé, directeur exécutif de l’ONUSIDA (deuxième de gauche à droite) et Amadou Toumani Touré, Président de la République du Mali (quatrième de gauche à droite) à l'ouverture du sommet de la jeunesse à Bamako, Mali. 15 avril 2011. Crédit : Kris Krug

Après trente ans de lutte contre le HIV, on estime à 3000 le nombre de jeunes nouvellement infectés chaque jour. Beaucoup de jeunes vivant avec le VIH n'ont toujours pas accès au traitement et seulement 34 % de l'ensemble des jeunes sont correctement et suffisamment informés sur le VIH et la façon de se protéger.

Ainsi, plus de 150 jeunes militants de la lutte contre le VIH venus du monde entier se sont réunis pour un sommet de trois jours à Bamako, au Mali et, ensemble, mettre au point une stratégie de riposte au HIV, dirigée par des jeunes en préparation à la réunion de haut niveau sur le SIDA de l'Assemblée générale des Nations Unies prévue à New York du 8 au 10 juin 2011.

Réuni sous l'égide du Président de la République du Mali, Amadou Toumani Touré et co-organisé par l'ONUSIDA, ce sommet de la jeunesse constitue un forum où les jeunes leaders peuvent explorer des actions novatrices et prendre des engagements pour mobiliser les jeunes dans la lutte contre le SIDA.

Vous êtes le plus puissant des outils de transformation et de progrès dont nous disposons. Ne laissez personne vous dire que vous êtes les leaders de demain. Vous êtes les leaders d'aujourd'hui.

Michel Sidibé, directeur exécutif de l’ONUSIDA

« Je suis prêt à transmettre l'appel à l'action émanant du sommet de la jeunesse sur le VIH au Mali à la réunion de haut niveau de l'ONU. Les jeunes doivent prendre la direction de la lutte contre le SIDA, et il faut leur donner l'espace nécessaire pour cela », affirme le Président Touré.

Lors de l'ouverture du sommet, Michel Sidibé, directeur exécutif de l'ONUSIDA a exhorté les jeunes à réclamer leur place dans le mouvement de lutte contre le SIDA en ces termes : « Vous êtes le plus puissant des outils de transformation et de progrès dont nous disposons. Ne laissez personne vous dire que vous êtes les leaders de demain. Vous êtes les leaders d'aujourd'hui. »

Un appel à l'action exprimant la vision du mouvement de la jeunesse est en cours d'élaboration par les délégués. Il sera lancé en ligne dès la clôture du sommet, et marquera le début d'une intense période de mobilisation sociale en ligne et hors ligne pour obtenir l'approbation de la déclaration par les jeunes du monde entier.

Participants au sommet de la jeunesse sur le VIH Bamako, Mali. 15 avril 2011. Crédit : AFP

« Nous pensons qu'il est temps pour nous de reprendre contrôle de notre avenir en utilisant toutes les énergies et toutes les capacités. Nous appelons les dirigeants du monde à répondre à l'appel à l'action qui sortira de ce sommet, mais nous demandons également aux jeunes partout dans le monde de se mobiliser pour la lutte contre le SIDA, » explique Marie Tamoifi Nkom, membre du comité de direction du sommet de la jeunesse sur le VIH au Mali venue du Cameroun.

Malgré l'intensification de la mobilisation des organisations et réseaux de jeunes consacrés au VIH, les jeunes se heurtent encore à des obstacles lorsqu'ils cherchent à atteindre et influencer les décideurs, et ne sont pas des partenaires égaux. C'est pourquoi le sommet permettra également de relier entre eux et de renforcer les réseaux de jeunes existants dans les différentes régions et d’approfondir leurs liens avec la communauté du SIDA.

Les jeunes restent exposés au risque de contacter le VIH, et environ 40 % de toutes les nouvelles infections au VIH chez les adultes concernent des jeunes de 15 à 24 ans. Les jeunes femmes sont particulièrement vulnérables et représentent 64 % des infections chez les jeunes à travers le monde.

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Israël signe son premier Accord de coopération avec l'ONUSIDA

13 avril 2011

(De gauche à droite) L'ambassadeur Aharon Leshno Yaar, représentant permanent d'Israël auprès des Nations Unies à Genève, Dr Paul De Lay, directeur exécutif adjoint de l'ONUSIDA. Genève, 13 avril 2011.
Crédit : ONUSIDA.

Israël a signé son tout premier accord de coopération pluriannuel avec le programme commun des Nations Unies sur le VIH/AIDS (ONUSIDA), le 13 avril 2011.

L'ambassadeur Aharon Leshno Yaar, représentant permanent d'Israël auprès des Nations Unies à Genève, a signé l'accord au nom de l'agence israélienne pour la Coopération au Développement (MASHAV). Dr Paul De Lay, directeur exécutif adjoint de l'ONUSIDA, Programme, a signé l'accord au nom de l'ONUSIDA.

La signature a eu lieu au siège de l'ONUSIDA à Genève, en présence du professeur Alex Leventhal au nom du ministère israélien de la Santé et de Ron Adam, représentant permanent adjoint de la mission d'Israël auprès de l'Organisation des Nations Unies à Genève.

Avant cet accord, MASHAV, l'agence israélienne de coopération au développement, a organisé en coopération avec l'ONUSIDA des cours de formation sur des aspects de la riposte au VIH pour des représentants de la santé publique et du bien-être des pays en développement d'Afrique et d'Asie centrale. Cet accord de coopération avec l'ONUSIDA renforcera les relations d'Israël avec cette organisation.

Mercredi également, Israël a signé un accord de coopération avec l'Organisation mondiale de la santé.

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La région Moyen-Orient et Afrique du Nord prête à renforcer les services de réduction des risques dans sa lutte contre le SIDA.

13 avril 2011

Un homme bénéficiant d'une thérapie de substitution aux opiacés dans le cadre d'un programme de réduction des risques en République islamique d'Iran. Crédit : UNAIDS/P.Virot.

La consommation de drogues injectables et le développement de l'épidémie de VIH au Moyen-Orient et en Afrique du Nord étaient au cœur de la conférence Réduction des risques 2011 qui s'est tenue à Beyrouth, au Liban, du 3 au 7 avril 2011.

Environ 1000 scientifiques, chercheurs, usagers de drogues, médecins et politiciens de 80 pays ont participé à la première conférence internationale sur la drogue qui doit se tenir dans la région Moyen-Orient et Afrique du Nord (MOAN).

Au cours de la conférence, les discussions ont essentiellement porté sur l'existence dans la région d'une législation qui empêche la mise en œuvre des programmes de réduction des risques. Près d'un million de personnes au Moyen-Orient et en Afrique du Nord (MOAN) s'injectent de la drogue. La consommation de drogues injectables est déjà le principal mode de transmission du VIH en Afghanistan, au Pakistan, en République islamique d'Iran (plus de 67 % des cas enregistrés) et en Libye (jusqu'à 90 % des cas). Elle joue également un rôle important à Oman et à Bahreïn et a une incidence croissante au Maroc et en Égypte.

La région augmente lentement la disponibilité des programmes de réduction des risques, même si les différents pays en sont à différents stades d'introduction de l'ensemble des mesures de réduction des risques. La République islamique d'Iran est exemplaire sur ce point, avec le développement rapide d'un plan de mise à disposition d'aiguilles et de seringues, de la thérapie de substitution aux opiacés (TSO), du dépistage du VIH et de conseils, et de services concernant les infections sexuellement transmissibles. Le Maroc a également intégré des politiques de réduction des risques dans son plan stratégique national sur le SIDA. Des centres d'accueil pilotes permettant l'échange des aiguilles et des seringues sont en place, et des préparatifs sont en cours pour l'introduction de la TSO.

Le soutien du gouvernement aux mesures de réduction des risques telles que la mise à disposition de la buprénorphine repose sur notre conviction que la preuve de l'efficacité d'une telle mesure de santé publique est irréfutable.

Dr Walid Ammar, directeur général du ministère libanais de la Santé publique.

Pendant la conférence, le ministre libanais de la Santé a annoncé le lancement d'un programme pilote consistant à vendre légalement, pour la toute première fois, de la buprénorphine dans les hôpitaux publics pour les personnes qui s'injectent des drogues. « Le soutien du gouvernement aux mesures de réduction des risques, telles que la mise à disposition de la buprénorphine, repose sur notre conviction que la preuve de l'efficacité d'une telle mesure de santé publique est irréfutable : sa mise en œuvre a contribué à endiguer l'infection par le VIH et l'hépatite au sein de la communauté des usagers de drogues injectables dans tous les pays où elle a été introduite », affirme le Dr Walid Ammar, directeur général du ministère libanais de la Santé publique.

Malgré des changements positifs survenus dans certains pays, les mesures de répression et la criminalisation des usagers de drogues sont encore prédominantes dans la région. Cela décourage les personnes à risque élevé de transmission d'accéder aux services concernant le VIH.

Financement de la réduction des risques

La montée en puissance de la réduction des risques dans la plus grande partie de la région a été lente, principalement parce que les gouvernements et organisations de la société civile étaient insuffisamment sensibilisés et manquaient de capacité de mise en œuvre des activités efficaces de réduction des risques.

Pour tenter d'inverser cette situation, le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme a accordé 8,3 millions d’USD à un projet multinational. Le projet a pour objectif la sensibilisation, la promotion et le renforcement des capacités des organisations de la société civile à développer la fourniture de services de réduction des risques dans 12 pays au cours des trois prochaines années. Les 12 pays inclus dans le projet sont l'Iran, le Pakistan, la Libye, le Liban, la Syrie, la Jordanie, Bahreïn, le Maroc, l'Égypte, l'Afghanistan, Oman et la Cisjordanie et Gaza.

Le projet débutera en juillet 2011 et sera coordonné par l’association de réduction des risques pour le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord (MENAHRA), basée à Beyrouth. 

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Le groupe de référence de l’ONUSIDA sur le VIH et les droits de l’homme encourage les États membres des Nations Unies à réaffirmer la prééminence des droits de l’homme avant la réunion de haut niveau sur le sida

12 avril 2011

Le Groupe de référence de l’ONUSIDA sur le VIH et les droits de l’homme a publié une communication encourageant les États membres des Nations Unies à réaffirmer la prééminence des droits de l’homme qui, depuis 30 ans, a permis de faire progresser la riposte mondiale au VIH. Ce texte présente cinq priorités clés pour les États membres devant préparer ensemble, d’ici juin 2011, le document final destiné à la réunion de haut niveau sur le sida. 

« L’engagement en faveur des droits de l’homme est l’un des principes fondamentaux auxquels nous devons nos succès passés. Il nous fédère, donne des résultats et il est stratégique pour les progrès futurs », a déclaré Jonathan Cohen, co-président du Groupe de référence et directeur de l’initiative Droit et santé de l’Open Society Foundations.

Le texte diffusé par le Groupe de référence demande aux gouvernements de réaffirmer leur adhésion à une approche mettant l’accent sur les droits de l’homme qui oblige les nations à assurer le droit à la santé et à respecter, protéger et faire respecter les droits humains des personnes vivant avec le VIH, affectées par le virus et plus susceptibles de le contracter.

« L’engagement en faveur des droits de l’homme est l’un des principes fondamentaux auxquels nous devons nos succès passés. Il nous fédère, donne des résultats et il est stratégique pour les progrès futurs. »

Jonathan Cohen, directeur de l’initiative Droit et santé de l’Open Society Foundations

Le texte souligne également que l’un des défis majeurs des cinq prochaines années sera de rendre le traitement du VIH disponible à tous ceux qui en ont besoin mais qui n’en bénéficient pas encore. Le Groupe note que cela impliquera notamment d’utiliser au maximum les flexibilités de l’accord sur les ADPIC afin d’instaurer la concurrence nécessaire pour faire baisser le prix des traitements de deuxième et troisième intentions ainsi que leur production sous forme de médicaments génériques. 

Le texte invite également les États membres à réaffirmer leur engagement à faire disparaître les lois, les politiques, les pratiques, la stigmatisation et la discrimination qui entravent des ripostes efficaces au sida. Cela inclut divers types de lois, politiques et pratiques telles celles qui criminalisent les personnes vivant avec le VIH, autorisent la violence et la discrimination à l’égard des femmes ou gênent l’accès aux services liés au VIH, notamment le traitement, la prévention et les soins palliatifs.

Michaela Clayton, co-présidente du Groupe de référence et directrice de l’Alliance de lutte contre le sida et de défense des droits en Afrique australe (ARASA), fait remarquer que le maintien à leur niveau actuel des ressources financières destinées à la lutte contre le VIH est une préoccupation majeure qui menace les acquis. « La crise que nous vivons actuellement n’est pas une crise économique mais une crise des priorités. Nous avons besoin de solidarité pour les bonnes priorités et nous devons plaider pour une norme d’engagement qui devrait être étendue à d’autres impératifs liés à la santé, au développement et aux droits de l’homme. »

Le Groupe considère que la communauté internationale doit réaffirmer sa volonté de placer les personnes vivant avec le VIH au cœur de la riposte au sida. Sa communication précise qu’il faut donner à ces personnes les moyens de bien vivre avec le VIH, de préserver leur santé, leur dignité et leur sécurité et de prévenir la transmission du virus. Les personnes vivant avec le VIH doivent participer concrètement à tous les aspects de la riposte.

Le Groupe de référence sur le VIH et les droits de l’homme a été créé en 2002 pour conseiller l’ONUSIDA sur toutes les questions liées au VIH et aux droits de l’homme. Il s’exprime en toute indépendance et ses opinions comme ses recommandations ne reflètent pas nécessairement les positions du secrétariat de l’ONUSIDA ou de ses coparrainants.

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Tanzanie : une coopérative laitière aide les femmes rurales à se développer

11 avril 2011

Une version de cette histoire est également publiée sur ILO.org

Faith transporte le maïs de sa ferme et en remplit les sacs avant le stockage. Crédit : OIT/Sida

« J’ai appris qu'il faut de l’argent ou une affaire pour générer les revenus permettant de se rendre en ville régulièrement afin d’effectuer des examens médicaux et de retirer des médicaments antirétroviraux. Nous ne disposons pas de ces services au dispensaire de notre village. »

Tels sont les propos de Faith, âgée de 61 ans, qui est l’une des 730 000 femmes séropositives estimées en Tanzanie, un pays où la prévalence nationale atteint environ 5,6 %. Faith est l’une des adhérentes de cette coopérative laitière, située dans son village du Nord, dans la région du Kilimandjaro. Cette coopérative fournit également des services financiers (produits d’épargne et de crédit) grâce à la banque communautaire du village.

Avec le soutien d’un programme de l’Organisation internationale du Travail (OIT), lui-même financé par l’Agence suédoise de Coopération internationale au développement, la coopérative organise des formations sur le développement des compétences entrepreneuriales ainsi que des actions de sensibilisation au VIH. Ces initiatives sont considérées comme un moyen tangible de développement pour les femmes rurales comme Faith qui vivent loin des villes où se trouvent la plupart des services anti-VIH.

L’élevage de Faith compte trois vaches laitières qui sont en bonne santé et très productives. Elle peut gagner jusqu’à 250 USD par mois grâce à la vente de lait effectuée par l’intermédiaire de la coopérative. « Cela représente beaucoup d’argent pour moi », dit-elle. « La coopérative m’a formée et m’a fourni le marché pour le lait de mes vaches. »

Faith figure parmi les 1 600 personnes ayant participé au programme de formation de l’OIT/Sida Créer et améliorer son entreprise en Tanzanie, en 2009. Ce programme accorde une attention particulière aux coopératives, en tant que structures à même d'atteindre les actifs de l’économie informelle pour assurer une prévention contre le VIH, atténuer l’impact du virus et améliorer les conditions de vie des actifs qui vivent avec le virus ou qui sont affectés le virus.

Ma ferme me procure toute la nourriture recommandée par les médecins. J’utilise une partie de l’argent pour payer les frais de scolarité de mes deux nièces.

Faith, âgée de 61 ans, vit dans un village du Nord de la Tanzanie, dans la région du Kilimandjaro

Lorsqu’elle a été dépisté séropositive en 2005, Faith a décidé d’accepter cet état de fait et de faire preuve d’ouverture à son égard, malgré les stigmatisations et discriminations présentes dans sa communauté. Après avoir connu quelques difficultés, Faith dit qu’elle s‘est fait accepter et qu’elle est devenue une éducatrice pour ses pairs en aidant les personnes séropositives qui souhaitaient créer leur entreprise.

Elle a maintenant réussi à diversifier ses sources de revenus en cultivant du maïs et plusieurs autres légumes. « Ma ferme me procure toute la nourriture recommandée par les médecins. J’utilise une partie de l’argent pour payer les frais de scolarité de mes deux nièces. »

Pour Faith, l’acceptation de son statut séropositif lui a permis de prolonger ses jours. Grâce aux opportunités créées par la coopérative, son assurance, son sens de la dignité humaine et son indépendance économique ont considérablement augmenté.

Le Dr Luc Barriere-Constantin, coordinateur national de l’ONUSIDA pour la Tanzanie, reconnaît que les coopératives peuvent jouer un rôle clé en ouvrant de nouvelles perspectives aux personnes séropositives. « Il est essentiel de redéployer les capacités des personnes vivant avec le VIH en restaurant la confiance en soi et l'espérance. Pour ce faire, nous n’avons pas nécessairement besoin de millions de dollars, mais devons simplement être convaincus – et convaincre les personnes séropositives – que la contribution qu’elles peuvent fournir est précieuse. Ce projet montre que cette idée peut devenir réalité ».

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Organisation d’un partage d’information sur les difficultés, les réussites et les attentes, à l’heure où la société civile se mobilise pour la réunion de haut niveau de l’Assemblée générale sur le sida

08 avril 2011

Le 8 avril 2011, la Salle de l’Assemblée générale des Nations Unies accueille un nouveau mode de dialogue interactif. Cette séance réunit des organisations de la société civile et des États membres de l’ONU pour examiner les moyens d'améliorer la riposte au VIH.

Les débats s’inscrivent dans le cadre d’une séance informelle de la société civile qui a lieu aux Nations Unies, à New York, sous la direction du président de la 65è session de l’Assemblée générale des Nations Unies, M. Joseph Deiss. Cet évènement fournit aux États membres de l’ONU une tribune pour s’engager auprès de représentants de la société civile et entendre leurs avis sur les moyens d’améliorer la riposte au sida. Leurs échanges façonneront à leur tour les discussions de la réunion de haut niveau sur le sida qui aura lieu pendant l’Assemblée générale de l’ONU à New York, du 8 au 10 juin 2011.

Cet échange d’information réunit un large groupe de représentants d'organisations de la société civile du monde entier. Les participants constituent un éventail représentatif des organismes de la société civile engagés dans la riposte à l'épidémie. Ils incluent des personnes vivant avec le VIH et des délégués des groupes de population les plus exposés au virus.

Cette réunion offre aux États membres l’occasion d’écouter les personnes vivant avec l’épidémie et provoquer un réel changement

Kate Thomson, directrice des partenariats de la société civile pour l’ONUSIDA

« Cette réunion offre aux États membres l’occasion d’écouter les personnes vivant avec l’épidémie, et permet de susciter un changement réel », a déclaré Kate Thomson, Directrice des partenariats de la société civile pour l'ONUSIDA. « Nous espérons qu’à l’approche de la réunion de haut niveau sur le VIH, ces débats accorderont plus d’attention et d’importance aux principales questions qui préoccupent la société civile et que la déclaration finale en tiendra compte. »

À l’issue des discours inauguraux de M. Deiss, du secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki-moon, du directeur exécutif de l’ONUSIDA, M. Michel Sidibé, et d'une représentante de l’association nationale de soutien aux séropositifs et aux malades du sida, trois tables rondes sont organisées autour de discussions dirigées par un animateur. Il est prévu que ces débats portent sur les trois thèmes suivants :

  • L’élargissement de l’accès communautaire : possibilités de guérison des maladies sociales et systémiques ;
  • La nouvelle génération des partenariats nationaux : diversité dans le dialogue ;
  • Les synergies existant parmi les mouvements internationaux : possibilités d’une action partagée.

Les trois tables rondes réunissent des représentants de la société civile, des États membres et une personnalité experte. Chacune d’entre elles est dirigée par un animateur qui sollicite l’intervention des participants présents dans la salle. C’est la première fois que ce mode de réunion est organisé dans la salle de l’Assemblée générale.

Les résultats de ces discussions seront intégrés au processus préparatoire de la réunion de haut niveau sur le sida de juin. Le président de l’Assemblée générale préparera un rapport de synthèse sur cet évènement, lequel sera publié sous le sceau officiel de l’Assemblée générale avant la réunion de haut niveau. Il constituera un texte de référence pour les États membres lors de leurs négociations relatives à une nouvelle déclaration sur le VIH.

Les débats seront retransmis en direct sur http://www.un.org/webcast

L’ordre du jour finalisé est le suivant (heure des États de la côte Est des États-Unis – EST) :

Séance interactive informelle avec la société civile en préparation de la réunion de haut niveau sur le VIH – vendredi 8 avril 2011 

10h00 – 10h30     

  • Session inaugurale sous la direction du président de l’Assemblée générale
  • Observations liminaires du président de l’Assemblée générale, du secrétaire général de l’ONU, du directeur exécutif de l’ONUSIDA, et de Mme Jeanne Gapiya, de l’association nationale de soutien aux séropositifs et aux malades du sida

10h30 – 11h45      

  • Table ronde 1 : L’élargissement de l’accès communautaire : possibilités de guérison des maladies sociales

11h45 – 13h00

  • Table ronde 2 : La nouvelle génération des partenariats : diversité dans le dialogue

13h30 – 14h15

  • Conférence de presse

15h00 – 16h45

  • Table ronde 3 : Les synergies existant parmi les mouvements internationaux : possibilités d’une action partagée

16h45 – 17h00

  • Session de clôture
  • Session placée sous la direction du président de l’Assemblée générale
  • Observations finales du président de l’Assemblée générale, du directeur exécutif de l’ONUSIDA et du coordonnateur de programme pour l’organisation Friends of Life.

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La région Asie-Pacifique s’engage pour la réalisation de l’accès universel à la prévention, aux traitements, aux soins et au soutien anti-VIH

08 avril 2011

Steve Kraus, directeur de l’équipe de soutien régional de l’ONUSIDA pour l’Asie et le Pacifique, lors de sa présentation sur l’épidémie et la riposte dans la région. Crédit : ONUSIDA / V. Dithajohn

Près de trente pays d’Asie et du Pacifique se sont engagés, à l’unanimité, à soutenir les efforts régionaux visant l’accès universel aux services anti-VIH pour 2015.

Cet engagement a été pris par plus de 250 représentants gouvernementaux, délégués de la société civile, personnes vivant avec le VIH, organismes de l’ONU et partenaires du développement issus de la région, réunis à Bangkok en Thaïlande, les 30 et 31 mars, pour examiner les progrès réalisés et élaborer des actions majeures en faveur de l’accès universel à la prévention, aux traitements, aux soins et au soutien anti-VIH.

Dans la résolution qu’ils ont adoptée à l’unanimité au terme de leur examen, les participants ont souligné l’importance d’une révolution de la prévention au VIH axée sur les populations les plus exposées. Ils ont également reconnu qu’il était nécessaire de protéger durablement les gains acquis par la délivrance des traitements anti-VIH, et de supprimer rapidement les barrières juridiques, les stigmatisations, les discriminations et les déficits financiers qui entravent l'avancement de la riposte régionale au sida. Leur résolution sera prochainement présentée à la 67è Réunion de la Commission économique et sociale des Nations Unies pour l’Asie et le Pacifique (CESAP), aux fins de son adoption officielle éventuelle par les 62 gouvernements membres de cette Commission.

Cette région de l’Asie-Pacifique fait preuve de sérieux dans sa riposte au sida. Elle souhaite également soutenir les professionnels du sexe, les consommateurs de drogues, les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes et les transsexuels, et défendre les politiques qui protègent les droits humains des personnes séropositives

Steve Kraus, directeur de l’équipe de soutien régional de l’ONUSIDA pour l’Asie et le Pacifique.

« Cette région de l’Asie-Pacifique fait preuve de sérieux dans sa riposte au sida. Elle souhaite également soutenir les professionnels du sexe, les consommateurs de drogues, les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes et les transsexuels, et défendre les politiques qui protègent les droits humains des personnes séropositives », a déclaré M. Steve Kraus, directeur de l’équipe de soutien régional de l’ONUSIDA pour l’Asie et le Pacifique. « L’engagement et le dynamisme des participants ont suscité un accord clair et net sur les moyens permettant de réaliser l'accès universel dans la région Asie-Pacifique et fait entendre la position de la région à l’approche de la réunion de haut niveau de l’ONU à New York en juin, » a-t-il ajouté.

Au cours de cette réunion de deux jours, organisée par l’ONUSIDA en collaboration avec la CESAP, les participants ont noté les progrès importants réalisés à ce jour dans la région, lesquels incluent le ralentissement très net, voire même la stabilisation de l’épidémie de VIH, ainsi que l’amélioration des niveaux de couverture des traitements antirétroviraux par un certain nombre de pays.

Il a cependant été fait mention des difficultés majeures liées au fait qu’aucun pays de la région n’a encore atteint l’accès universel à la prévention, aux traitements, aux soins et au soutien anti-VIH. Dans la région, une personne sur trois n’a pas accès aux traitements anti-VIH, 60 % des personnes vivant avec le virus ignorent leur statut sérologique, et les communautés touchées continuent de faire l’objet de stigmatisations, de discriminations, de lois punitives, de politiques et de pratiques faisant obstacle à l’accès aux services anti-VIH. De nombreux pays de la région – à revenu intermédiaire ou quasi-intermédiaire – dépendent fortement des financements internationaux pour leur riposte au sida.

Prenant la parole lors de l’ouverture de la réunion, le Dr Siriwat Tiptaradol, secrétaire adjoint permanent du ministère thaïlandais de la Santé, a encouragé les pays à donner la priorité à la santé et à élaborer une riposte fondée sur les partenariats. « Les progrès réalisés en faveur de l’accès universel ne sont possibles que si les différents départements d’un même gouvernement s’unissent pour agir de concert avec la société civile et rechercher des buts communs. Nous devons trouver les moyens de nous aider les uns les autres pour partager la responsabilité collective du financement de la lutte anti-sida, en particulier au niveau régional. »

Igor Mocorro, membre de « Youth Lead », s’adresse à la session plénière de la consultation régionale de l’Asie-Pacifique sur l’accès universel. Crédit : ONUSIDA / V. Dithajohn

À l’heure des restrictions budgétaires et de la forte concurrence entre les priorités du développement, la consultation a souligné à maintes reprises la nécessité de soutenir l’élan qui sous-tend la lutte anti-VIH. « La région la plus peuplée du monde ne peut relâcher sa vigilance à l’égard du sida. Le leadership politique mené avec la société civile et les communautés affectées – qui ont été placées au centre de la riposte – doit trouver des idées nouvelles auprès du grand public », a déclaré la directrice de la division du développement social de la CESAP, Nanda Krairiksh.

Il a été souligné, avec insistance, que la durabilité de l’engagement et de la motivation des jeunes revêt une importance critique pour la région, en particulier ceux qui sont issus des populations les plus exposées. Les jeunes dirigeants ont ainsi souligné l’intérêt de l’engagement des jeunes dans la riposte au VIH et encouragé les dirigeants nationaux ainsi que les partenaires à veiller à ce que leur voix soit entendue et prise en compte au même titre que les autres.

« Nous avons une passion pour le changement et il est temps que les dirigeants prennent les jeunes au sérieux, en tant que partenaires et acteurs à part entière », a déclaré Igor Mocorro, un membre du programme "Youth Lead", lequel forme les jeunes dirigeants de la lutte anti-sida issus des populations affectées. « Nous connaissons la réalité et pouvons changer le cours des choses. »

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Donner aux jeunes en Amérique latine les moyens de participer aux propositions du Fonds mondial à l'aide de mécanismes nationaux

07 avril 2011

Les participants à l'atelier apprennent comment faire participer les jeunes au développement, à la mise en œuvre et au suivi des propositions du Fonds mondial. Ville de Panama, Panama. 2 - 4 avril 2011

Des jeunes qui travaillent sur les problèmes liés au SIDA en Amérique latine apprennent comment faire participer les jeunes au développement, à la mise en œuvre et au suivi des propositions du Fonds mondial à l'aide de mécanismes nationaux.

« Nous voulons pouvoir nous exprimer en notre propre nom. Cet atelier nous donnera des outils pour militer au niveau national et nous assurer de la création de programmes axés sur les jeunes qui reflètent nos besoins », a déclaré Ivens Reyner, l'un des jeunes responsables de l'organisation d'une formation, qui est aussi membre de la Youth Coalition, une organisation internationale de jeunes engagés dans la promotion des droits sexuels et reproductifs des adolescents et des jeunes.

L'événement a eu lieu à Panama du 2 au 4 avril, et fait partie d'une série d'ateliers régionaux organisés par la Youth Coalition et le Secrétariat du Fonds mondial de lutte contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme.

Le Conseil d'administration du Fonds mondial a reconnu, lors de sa réunion de fin 2009, la nécessité d'inclure plus de jeunes, hommes et femmes, dans les différents processus, tant au niveau mondial que national. Ces derniers mois, des représentants des jeunes d'Afrique et d'Asie Pacifique ont assisté à des ateliers similaires au Cap et à Bangkok respectivement.

Les jeunes ayant participé aux ateliers d'Afrique du Sud et de Thaïlande ont ensuite rejoint les instances de coordination nationale de leur pays. Ils ont également participé à l'élaboration des propositions et sont même devenus sous-récipiendaires des subventions du Fonds mondial.

Cet atelier nous donnera des outils pour militer au niveau national et nous assurer de la création de programmes axés sur les jeunes qui reflètent nos besoins.

Ivens Reyner, membre de la Youth Coalition et organisateur de la formation

« Il est essentiel que les jeunes prennent les commandes et exigent d'être associés aux programmes nationaux ainsi qu’aux processus du Fonds mondial pour s'assurer de parvenir à un accès universel à la prévention du VIH, au traitement, aux soins et au soutien en Amérique latine », a déclaré le Dr. Cesar Nuñez, directeur régional de l'ONUSIDA.

Pendant trois jours, les participants ont appris le fonctionnement du Fonds mondial. À partir d'un pays fictif baptisé « Youthland », et en utilisant des méthodes interactives et jeux de rôle, les jeunes participants ont simulé tous les processus impliqués dans la mise en œuvre des subventions, de l'élaboration des propositions au versement des fonds. Ils ont également élaboré des plans de mobilisation et de communication pour être en mesure de collaborer avec leurs partenaires nationaux.

« Le FNUAP apporte son soutien à cette initiative conjointe entre la Youth Coalition et le Fonds mondial car elle est stratégique pour garantir que les jeunes ainsi que leur santé et leurs droits sexuels et reproductifs soient intégrés dans les programmes du Fonds mondial », a déclaré Cecilia Maurente, point focal régional de la jeunesse, au nom de Mme Marcela Suazo, directrice régionale du FNUAP pour l'Amérique latine et les Caraïbes.

Le monde compte aujourd'hui environ 1,8 milliard d'adolescents et de jeunes âgés de 10 à 24 ans, soit plus d'un quart de la population mondiale. Les jeunes représentent environ 18 % de la population totale d'Amérique latine.

« Nous disposons maintenant de 20 jeunes formés qui rentrent dans leurs pays respectifs, prêts à s'engager auprès de leurs instances de coordination nationales et des programmes nationaux pour prendre la direction du développement des nouveaux efforts de prévention du VIH auprès des jeunes », a déclaré Ricardo Baruch, membre de la Youth Coalition et organisateur de la formation. « Grâce à la participation des jeunes, nous pouvons réussir et atteindre l'objectif de zéro nouvelle infection en Amérique latine. »

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Journée mondiale de la santé 2011 : Il est urgent de prendre des mesures pour lutter contre la propagation de la pharmacorésistance

07 avril 2011

Texte également disponible à l’adresse www.who.int.

Crédit : OMS

La résistance aux médicaments augmente et de nombreuses infections ne peuvent plus être guéries facilement, entraînant des traitements prolongés et coûteux ainsi qu’un risque plus élevé de mortalité, avertit l’Organisation mondiale de la santé (OMS) à l'occasion de la Journée mondiale de la santé du 7 avril 2011.

Sous le thème « Lutter contre la résistance aux médicaments », l’OMS appelle à une action urgente et concertée des gouvernements, des professionnels de santé, de l’industrie, de la société civile et des patients en vue de ralentir le développement de la résistance aux médicaments, d’en limiter aujourd’hui l’impact et de préserver les progrès médicaux pour les générations futures.

La résistance aux médicaments est un phénomène naturel à travers lequel les germes acquièrent une résistance aux médicaments censés les éliminer. Avec chaque nouvelle génération, le micro-organisme porteur du gène de résistance devient toujours plus dominant, jusqu’à ce que le médicament soit totalement inefficace. L’utilisation inappropriée des médicaments destinés à lutter contre l’infection – qu’il s’agisse d’une sous-utilisation, d’une sur utilisation ou d’une mauvaise utilisation – favorise l’émergence plus rapide de la résistance.

Le risque de perdre des médicaments miracles

Les tendances sont claires et inquiétantes. Ne pas agir aujourd’hui c’est ne plus pouvoir se soigner demain.

Dr Margaret Chan, directeur général de l’OMS

« Le message en cette Journée mondiale de la santé est fort et clair. Le monde est sur le point de perdre ces médicaments miracles », a déclaré le Dr Margaret Chan, directeur général de l’OMS. « Les tendances sont claires et inquiétantes.  Ne pas agir aujourd’hui c’est ne plus pouvoir se soigner demain » a-t-elle ajouté.

Six recommandations pour vaincre la pharmacorésistance

L’OMS a publié un ensemble de recommandations qui définit les mesures que les gouvernements et leurs partenaires nationaux doivent prendre pour lutter contre la résistance aux médicaments :

  • élaborer et mettre en œuvre un plan national complet doté d’un financement ;
  • renforcer la surveillance et les moyens de laboratoire ;
  • assurer un accès ininterrompu aux médicaments essentiels de qualité vérifiée ;
  • réglementer et promouvoir l’usage rationnel des médicaments ;
  • renforcer la prévention des infections et la lutte contre celles-ci ;
  • favoriser l’innovation et la recherche ainsi que la mise au point de nouveaux outils.

Plusieurs maladies sont concernées

D’après les dernières données dont dispose l’OMS, au moins 440 000 nouveaux cas de tuberculose multi résistante (TB-MR) sont décelés chaque année, et fin 2010, des cas de tuberculose ultra résistante (XDR-TB) avaient été signalés dans 69 pays. Une résistance aux médicaments antirétroviraux utilisés pour traiter les personnes vivant avec le VIH apparaît également.

Des mesures à mettre en œuvre rapidement

Le Dr Mario Raviglione, directeur du département OMS Halte à la tuberculose, qui a dirigé les préparatifs de la Journée mondiale de la santé 2011, a souligné l’urgence de renforcer et de mettre en œuvre des mesures de lutte contre la pharmacorésistance. Il a ajouté que « de nouvelles collaborations, sous l’égide des gouvernements travaillant main dans la main avec la société civile et les professionnels de santé, si elles sont tenues de rendre compte, peuvent mettre un terme à la menace que constitue la résistance aux médicaments pour la santé publique. »

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