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Des partenariats public-privé renforcent les systèmes de santé et la riposte au sida
27 juillet 2009
27 juillet 2009 27 juillet 2009
« Phones for Health » (Des téléphones pour la santé) est un partenariat entre un fournisseur de logiciels dans le domaine des soins de santé, Voxiva, un fabricant de téléphones, Motorola, une entreprise de télécommunication, MTN, le fond de développement de la GSMA, le PEPFAR, la CDC Foundation, Accenture Development Partnerships et plusieurs gouvernements. Grâce à l’intégration de la technologie mobile et de logiciels de gestion de la santé, des agents de santé sur le terrain peuvent saisir et transférer des informations dans une base de données centrale qui permet de les analyser. Ils peuvent également commander des médicaments, envoyer des alertes, télécharger des directives et avoir accès à du matériel de formation.
Ce partenariat fait partie des quelques initiatives alliant secteur public et secteur privé qui sont présentées dans un nouveau rapport de l’ONUSIDA. Celui-ci examine la contribution de partenariats public-privé* en matière de sida aux six composantes des systèmes de santé : prestation de services, ressources humaines, information, médicaments et technologies, financement, et leadership.
HIV-related Public-Private Partnerships and Health Systems strengthening (Les partenariats public-privé en matière de VIH et le renforcement des systèmes de santé) montre à quel point la riposte au sida a joué un rôle de puissant catalyseur pour l’établissement de partenariats public-privé dans le domaine de la santé, notamment en Afrique. Centrés dans un premier temps sur le VIH, nombre de ces partenariats ont ensuite pris de l’ampleur pour couvrir l’ensemble des questions de santé.
Nous espérons que ce rapport orientera les mesures indispensables devant être prises par les acteurs des secteurs public et privé pour maximiser les capacités des partenariats public-privé à avoir un effet bénéfique sur la santé publique.
Regina Castillo, Cheffe des Partenariats avec le secteur privé à l’ONUSIDA
« Cette publication est novatrice, car elle aborde les partenariats public-privé sous un angle bien précis : leur applicabilité au renforcement du secteur public », a déclaré Regina Castillo, Cheffe des Partenariats avec le secteur privé à l’ONUSIDA. « Nous espérons que ce rapport orientera les mesures indispensables devant être prises par les acteurs des secteurs public et privé pour maximiser les capacités des partenariats public-privé à avoir un effet bénéfique sur la santé publique », a-t-elle ajouté.
Dans son Cadre de résultats, 2009–2011, l’ONUSIDA observe que des avancées considérables sur plusieurs objectifs du Millénaire pour le développement peuvent être réalisées en sortant la riposte au sida de son isolement et en l’intégrant aux efforts sur la voie du développement humain au sens large, notamment pour ce qui concerne les objectifs liés à la santé.
Des études et des entretiens ont été conduits avec des représentants des parties prenantes d’organisations privées et publiques ainsi que des partenaires du développement. Douze partenariats public-privé, qui présentent de solides liens de collaboration avec les institutions publiques du pays de mise en œuvre, ont été sélectionnés pour offrir des éclairages de spécialistes sur les éléments catalyseurs et les obstacles susceptibles d’être rencontrés dans l’établissement de ces collaborations. Des bonnes pratiques ont été relevées en fonction de leur viabilité, leur intégration au plan national de lutte contre le sida, leurs résultats mesurables, etc.
Parmi les partenariats présentés dans cette publication figurent notamment la North Star Foundation, les centres de remise en forme de Becton, Dickinson and Company, qui visent à atténuer la pression que subit le personnel infirmier en Afrique subsaharienne, DataDyne et la Vodafone Foundation, qui élaborent des enquêtes sur la santé à l’aide du logiciel EpiSurveyor, le Abbott Fund, qui offre un appui à des laboratoires en Tanzanie depuis le niveau national jusqu’au niveau régional, Mars Inc., qui agit en faveur du régime national d’assurance maladie du Ghana, et la Fondation Sogebank, qui gère les subventions du Fonds mondial en tant que récipiendaire principal en Haïti.
Le thème des partenariats public-privé était au centre d’une réunion subsidiaire de la 23ème Réunion du Conseil de Coordination du Programme de l’ONUSIDA, qui s’est tenue à Genève le 15 décembre 2008. Suite à cette réunion, l’organe directeur de l’ONUSIDA a chargé le Secrétariat d’établir une liste « des meilleures pratiques et des enseignements tirés permettant d’appuyer et de faciliter les partenariats public-privé, selon leur applicabilité au renforcement du secteur public dans les pays à revenu faible et intermédiaire ». HIV-related Public-Private Partnerships and Health Systems Strengthening (Les partenariats public-privé en matière de VIH et le renforcement des systèmes de santé) est le résultat de ces travaux.
Pour recevoir des exemplaires imprimés du rapport (en anglais), veuillez vous adresser à Marie Engel, courriel : engelm@unaids.org.
* On appelle partenariat public-privé (PPP) toute « relation institutionnelle entre l’État et le secteur privé, à but lucratif ou non lucratif, dans laquelle les différents acteurs participent conjointement à la définition des objectifs, des méthodes et de la mise en œuvre d’un accord de coopération ».
Des partenariats public-privé renforcent les syst
Contact:
Marie Engel
Email: engelm@unaids.org
Publications:
Les partenariats public-privé en matière de VIH et le renforcement des systèmes de santé (en anglais)
Une action conjointe en vue de résultats – Cadre de résultats de l’ONUSIDA, 2009–2011
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L’ECOSOC adopte une résolution relative à l’ONUSIDA
27 juillet 2009
27 juillet 2009 27 juillet 2009
Credit: ECOSOCLe Conseil économique et social des Nations Unies (ECOSOC) a adopté par consensus une résolution relative à l’ONUSIDA lors de sa session de fond de 2009 le 24 juillet. Les négociations concernant le texte ont été conduites par la Délégation des Pays-Bas, en sa capacité de vice-président du Conseil de Coordination du Programme de l’ONUSIDA et de membres de l’ECOSOC, et 31 pays de toutes les régions ont coparrainé le texte.
La résolution a salué le Cadre de résultats de l’ONUSIDA en tant qu’outil pour atteindre l’objectif d’accès universel et l’accent qu’il met sur la prévention de la transmission sexuelle du virus. Les initiatives visant à exploiter la riposte au sida pour renforcer des objectifs de développement et de santé plus larges, en particulier les objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) liés à la santé, ont été reconnues comme cruciales dans la mission de l’ONUSIDA. Ces initiatives visent en effet à supprimer les obstacles socioéconomiques et juridiques, et à exploiter au maximum la souplesse de l’accord sur les ADPIC pour fournir un accès à des médicaments antirétroviraux de qualité garantie et financièrement abordables.
L’ECOSOC a instamment invité tous les Etats Membres à supprimer les restrictions à l’entrée, au séjour et à la résidence liées au VIH, et toutes les parties prenantes à se réunir à l’échelon des pays pour élaborer des ripostes nationales efficaces, responsables et transparentes dans le cadre des ‘Trois principes’. Il a rappelé la nécessité d’un appui politique et financier permanent pour soutenir la recherche et l’élaboration de techniques de prévention – y compris un vaccin efficace contre le VIH.
L’ECOSOC a aussi reconnu la nécessité pour le Programme commun d’élargir et de renforcer de manière significative ses travaux pour combler le manque de services destinés aux consommateurs de drogues injectables dans tous les milieux. Des obstacles continuent d’entraver la riposte et il est essentiel de soutenir les partenariats pour les dépasser – comme indiqué dans le commentaire d’accueil du Cadre d’action de l’ONUSIDA sur l’accès universel pour les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes et les personnes transsexuelles.
En reconnaissant la corrélation intrinsèque des OMD liés à la santé et la sexospécificité, les Etats Membres ont salué le développement et l’opérationnalisation en cours d’un Cadre d’action portant sur les problèmes relatifs aux femmes, aux filles, à l’égalité entre les sexe et au VIH, sous le leadership du Directeur exécutif de l’ONUSIDA.
A l’échelon des pays, des efforts ont été encouragés pour renforcer le mécanisme ONUSIDA de répartition des tâches en matière d’appui technique, et le concept d’une équipe conjointe et d’un programme commun des Nations Unies sur le sida, avec pour objectif d’harmoniser l’appui technique, de renforcer la cohérence programmatique et d’améliorer la responsabilisation collective du système des Nations Unies. Le rôle permanent de l’ONUSIDA dans le processus de réforme des Nations Unies et dans la fourniture d’une aide au développement plus large de l’ONU a été reconnu et encouragé.
Enfin, l’ECOSOC s’est félicité de la remise par les Etats Membres d’un total de 147 rapports d’activité de pays en 2008 dans le cadre du processus de compte rendu établi par la Déclaration d’engagement sur le VIH/sida – qui a fourni la vue d’ensemble la plus complète à ce jour de la riposte à l’échelon des pays – et invité tous les Etats Membres à soutenir pleinement l’élaboration de la prochaine série de rapports qui sont attendus pour le 31 mars 2010.
L’ECOSOC adopte une résolution relative à l’ONUSI
Reportages:
ECOSOC : un forum de haut niveau examine les progrès et problèmes de la santé publique mondiale (6 juillet 2009)
Liens externes:
Publications:
Résolution E/2009/L.23 de l’ECOSOC (pdf, 30.1 Kb.) (en anglais)
Rapport du Directeur exécutif de Programme commun des Nations Unies sur le VIH/sida (ONUSIDA). Préparé en réponse à la résolution 2007/32 du Conseil économique et social, dans laquelle le Conseil demandait au Secrétaire général de transmettre le rapport à sa session de fond de 2009.
Une action conjointe en vue de résultats : Cadre de résultats de l’ONUSIDA 2009–2011 (pdf, 396 Kb.)
Cadre d’action de l’ONUSIDA sur l’accès universel pour les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes et les personnes transsexuelles (pdf, 323 Kb.) (en anglais)
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Publication du compte-rendu des consultations sur l'accès universel 2009
23 juillet 2009
23 juillet 2009 23 juillet 2009
(from left) Norwegian AIDS Ambassador Sigrun Mogedal and Michel Sidibé, UNAIDS Executive Director Credit: UNAIDS
Lors de sa prise de fonction, le Directeur exécutif de l'ONUSIDA a appelé à un engagement renouvelé en faveur de l'accès universel. De janvier à mai 2009, une équipe de transition dirigée par l'Ambassadrice norvégienne pour le sida, Mme Sigrun Mogedal, a engagé un processus de consultation et de dialogue avec les partenaires clés et les principales parties prenantes de la riposte au sida, afin de préciser les axes de travail de l'ONUSIDA, dans le but d'aider les pays à atteindre l'objectif de l'accès universel à la prévention, aux traitements, à la prise en charge et à l'appui en matière de VIH.
Au cours de ce processus, plus de mille personnes ont été consultées, des membres du Conseil de Coordination du Programme (CCP) aux Organismes coparrainants de l'ONUSIDA, en passant par le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, les partenaires de la société civile, dont des personnes vivant avec le VIH, le secteur privé et les fondations.
L'Ambassadrice Mogedal a favorisé un dialogue ouvert pendant la transition. Je lui suis très reconnaissant de son immense contribution. Les informations rassemblées lors du processus de dialogue constituent un outil précieux pour les actions futures de l'organisation.
Michel Sidibé, Directeur exécutif de l'ONUSIDA
« L'Ambassadrice Mogedal a favorisé un dialogue ouvert pendant la transition. Je lui suis très reconnaissant de son immense contribution », a déclaré Michel Sidibé, Directeur exécutif de l'ONUSIDA. « Les informations rassemblées lors du processus de dialogue constituent un outil précieux pour les actions futures de l'organisation », a-t-il ajouté.
Ce processus de consultation élargi a permis des échanges d'opinions d'une grande valeur. Le rapport Débat sur l'accès universel 2009 expose les principaux résultats des consultations et propose un certain nombre de directions et de recommandations pour que l'ONUSIDA puisse mener une riposte plus efficace au sida.
Les informations issues des consultations ont constitué la base de travail principale pour l'établissement du document Une action conjointe en vue de résultats : Cadre de résultats de l'ONUSIDA (2009–2011), qui contient des directives à l'intention des organismes coparrainants et du Secrétariat.
Sur le site web e-Dialogue, vous avez la possibilité d'accéder aux débats hebdomadaires, aux ressources et aux documents de consultation, http://forums.unaids.org.
Publication du compte-rendu des consultations sur
Outils:
e-Dialogue sur l'accès universel 2009 : débats hebdomadaires, ressources et documents de consultation (en anglais)
Publications:
Débat sur l'accès universel : compte-rendu des consultations avec les principales parties prenantes (pdf, 623.5 Kb.) (en anglais)
Une action conjointe en vue de résultats : Cadre de résultats de l'ONUSIDA (2009–2011) (pdf, 396 Kb.)
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Données actualisées sur les traitements – Juillet 2009
23 juillet 2009
23 juillet 2009 23 juillet 2009D'après les données préliminaires rassemblées par l'OMS, l'ONUSIDA et l'UNICEF, le nombre de personnes bénéficiant d'un traitement antirétroviral dans les pays à faibles revenus et à revenus intermédiaires était estimé à 4 millions à la fin de l'année 2008, contre 3 millions en 2007 et 400 000 en 2003. Près de 285 000 enfants ont bénéficié en 2008 de programmes de traitements pédiatriques par antirétroviraux, ce qui représente une augmentation de 45% par rapport à l'année précédente. En Afrique subsaharienne, près de 3 millions de personnes avaient accès aux traitements en 2008, soit une augmentation de 38% par rapport à 2007.
Ces chiffres ainsi que d'autres résultats — présentés au Cap (lien vers la présentation si vous le trouvez) à l'occasion de la conférence de la Société internationale du sida — sont basés sur une analyse des données collectées dans 127 pays à faibles revenus et à revenus intermédiaires. L'OMS, l'ONUSIDA et l'UNICEF, en collaboration avec les pays concernés, travaillent encore à finaliser cette analyse. Les résultats définitifs sur l'accès aux traitements antirétroviraux seront publiés dans le rapport d'activité « Vers un accès universel » de septembre 2009, accompagnés d'une analyse approfondie de diverses actions sur le VIH/sida dans le secteur de la santé.
D'importants progrès ont été réalisés concernant l'accès aux traitements dans les pays à faibles revenus et à revenus intermédiaires. Certains pays ont déjà atteint leurs objectifs concernant l'accès universel aux traitements. Dans d'autre pays en revanche, le rythme des progrès en matière d'accès universel est insuffisant pour que ces pays atteignent les objectifs nationaux fixés pour 2010.
Plusieurs facteurs entravent les progrès nécessaires : des systèmes de santé fragiles, fragmentés et insuffisamment décentralisés, une mauvaise intégration des services de santé, un accès insuffisant aux services de conseil et de dépistage du VIH, une stigmatisation et une discrimination omniprésentes. De plus, ces obstacles sont aggravés par la récente crise économique. L'OMS, l'UNICEF et l'ONUSIDA, avec leurs partenaires et les responsables de la mise en œuvre des programmes, travaillent à l'élaboration de mesures, afin que les pays puissent surmonter ces obstacles.
« Vers un accès universel » est un rapport annuel de suivi de la riposte au VIH/sida dans le secteur de la santé. Vous pouvez accéder au rapport 2008 en cliquant sur le lien suivant.
Données actualisées sur les traitements – Juillet
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Une étude démontre qu'une nouvelle association médicamenteuse diminue considérablement les risques de transmission du VIH de la mère à l'enfant pendant l'allaitement au sein
22 juillet 2009
22 juillet 2009 22 juillet 2009
Photo: OMS
Selon une nouvelle étude menée par l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), si une association de médicaments antirétroviraux (ARV) est administrée aux femmes enceintes sur une période couvrant la fin de leur grossesse et les six mois d'allaitement au sein, plutôt qu'un traitement de courte durée se terminant avec l'accouchement, la probabilité d'une infection des nourrissons par le VIH diminue de plus de 40%.
Les premiers résultats de l'étude intitulée Kesho Bora, ce qui signifie « un avenir meilleur » en Swahili, ont été présentés lors de la 5e Conférence de la Société internationale du sida sur la pathogénie, les traitements et la prévention du VIH, qui se tient au Cap en Afrique du Sud du 19 au 22 juillet 2009. L'OMS a travaillé en partenariat avec l'Agence nationale française de recherches sur le sida et les hépatites virales (ANRS), les Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC) des Etats-Unis et l'Institut national Eunice Kennedy Shriver pour la santé infantile et le développement humain (NICHD) qui fait partie des instituts sanitaires des Etats-Unis.
L'étude Kesho Bora, menée de juin 2005 à août 2008 et portant sur 1140 femmes réparties sur cinq sites en Afrique (au Burkina Faso, au Kenya et en Afrique du Sud), avait pour but d'évaluer dans quelle mesure il est possible de diminuer les risques de transmission du VIH pendant l'allaitement au sein.
Elle démontre qu'il est possible de réduire considérablement les risques d'infection de l'enfant si une association de trois ARV est administrée aux femmes enceintes dont la numération des cellules immunitaires CD4 est comprise entre 200 et 500 cellules/mm3, sur une période couvrant le dernier trimestre de la grossesse, la naissance et les six mois d'allaitement au sein. Cette association a montré qu'elle diminuait le risque d'une transmission du VIH au nourrisson et améliorait la survie, par comparaison avec les enfants nés des mères vivant avec le VIH qui reçoivent le traitement de courte durée couvrant la fin de la grossesse et l'accouchement, actuellement recommandé par l'OMS.
Les meilleurs résultats ont été enregistrés chez un groupe de mères dont la numération des CD4 était comprise entre 200 et 350 cellules/mm3. Il n'existe pas de risque accru pour la santé de la mère et de l'enfant, lié à une trithérapie associant zidovudine, lamivudine et lopinavir/ritonavir. L'étude n'a pas réparti au hasard les femmes dont la numération des CD4 était inférieure à 200 cellules/ mm3 vu que ces femmes nécessitent un traitement pour leur propre santé. Ce traitement réduit également de manière considérable le risque de transmission du VIH au cours de l'allaitement au sein.
La question de l'allaitement au sein est cruciale pour les femmes enceintes vivant avec le VIH. Dans de nombreux pays en développement, le choix est difficile entre d'une part, l'allaitement au sein avec les risques de transmission du VIH par le lait que cela implique, et d'autre part, le lait maternisé. Cette dernière solution prive le nourrisson des défenses immunitaires naturelles transmises par le lait maternel et qui aident l'enfant à se protéger contre la diarrhée, la malnutrition et d'autres maladies potentiellement mortelles. L'assainissement peut également représenter un problème, l'eau potable nécessaire à la préparation du mélange étant rare ; dans tous les cas, les personnes susceptibles de pouvoir acheter du lait maternisé sont peu nombreuses.
Empêcher le décès des mères et l'infection des nourrissons par le VIH constitue l'un des neuf secteurs d'intervention prioritaires de l'ONUSIDA et de ses coparrainants figurant dans le document Une action conjointe en vue de résultats : Cadre de résultats de l'ONUSIDA (2009–2011).
Michel Sidibé, Directeur exécutif de l'ONUSIDA, a défendu cette priorité et déclaré à l'occasion d'une visite récente au Lesotho en Afrique australe que « le renforcement des services de santé maternelle, de santé reproductive et de pédiatrie permettra d'éviter le décès de mères et l'infection de nourrissons par le VIH au Lesotho et dans le monde entier ».
Les résultats de l'étude Kesho Bora, ainsi que d'autres données récentes, seront maintenant examinés par les experts de l'OMS, et les recommandations émises en 2006 par l'organisation concernant l'administration d'ARV aux femmes enceintes, l'alimentation des nourrissons et la prévention de la transmission de la mère à l'enfant, seront revues à la lumière de ces nouveaux résultats. La publication des directives mises à jour est attendue avant la fin de l'année.
Il est clair que cette étude élargit l'éventail des traitements possibles disponibles pour les mères vivant avec le virus et offrent à celles-ci l'espoir de pouvoir, si elles le souhaitent, allaiter leurs enfants sans risquer de leur transmettre le VIH.
Les fonds supplémentaires nécessaires à la réalisation de l'étude Kesho Bora ont été fournis par le Partenariat des pays européens et en développement sur les essais cliniques (EDCTP), la Fondation Thrasher, le Département pour le développement international du Royaume-Uni (DFID), l'UNICEF et le Gouvernement belge.
Une étude démontre qu'une nouvelle association mé
Coparrainants:
Reportages:
Lesotho : les bébés préservés du VIH sont cause d’espoir (16 juillet 2009)
Un diagnostic de séropositivité plus précis chez les mères et les nourrissons permet d’éviter les décès dus au vaccin antituberculeux (3 juillet 2009)
Nouvelles du terrain : Le Directeur du département VIH/sida de l’OMS visite un centre de traitement qui fait œuvre de pionnier en Namibie (1 juillet 2009)
Un diagnostic et un traitement précoces préservent les nourrissons d’une mort liée au sida (27 mai 2009)
Liens externes:
WHO's Department of Reproductive Health and Research — information on the Kesho Bora study
Publications:
Une action conjointe en vue de résultats : Cadre de résultats de l'ONUSIDA, 2009–2011 (pdf, 396 Kb.)
Médicaments antirétroviraux pour traiter la femme enceinte et prévenir l'infection à VIH chez l'enfant : vers un accès universel. Recommandations pour une approche de santé publique (version 2006) (En | Fr)
Conclusions de la consultation d'experts de l'OMS sur les derniers résultats des études portant sur l'utilisation de médicaments antirétroviraux dans la prévention de la transmission du VIH de la mère à l'enfant, 17 au19 novembre 2008, Genève, Suisse (pdf, 67.7 Kb.) (en anglais)
Déclaration commune sur le VIH et l'alimentation des nourrissons, par l'Equipe spéciale inter-agences (IATT) sur la prévention des infections dues au VIH chez les femmes enceintes, les mères et leurs nourrissons, octobre 2006 (En | Fr)
VIH et alimentation de l'enfant : cadre pour actions prioritaires des institutions des Nations Unies (En | Fr)
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Une jeune chercheuse kenyane distinguée à l'occasion de la 5e conférence de l'IAS
21 juillet 2009
21 juillet 2009 21 juillet 2009
La Société internationale du sida (IAS) et ses partenaires ont annoncé le nom de la lauréate pour cette année du Prix de la jeune chercheuse sur la question des femmes, des filles et du VIH.
Il s'agit du Dr Linnet N. Masese, du Kenya, pour son analyse intitulée, Etude prospective des effets des traitements antirétroviraux sur les comportements sexuels à risque dans une cohorte de femmes kenyanes très exposées au risque d'infection. Ce travail a été sélectionné parmi les analyses éligibles soumises à un comité d'examen et retenues pour être présentées lors de la conférence 2009 de l'IAS.
La récompense sera remise au Dr Masese pendant la Session plénière de l'IAS qui se tiendra le 22 juillet 2009, par le Dr Julio Montaner, Président de la Société internationale du sida, et le Dr Catherine Hankins, Conseillère scientifique principale de l'ONUSIDA.
Ce prix, qui a vu le jour en 2006, récompense l'excellence des travaux d'une chercheuse d'un pays à faibles revenus ou à revenus intermédiaires, dans le domaine de la recherche ou de la pratique, sur les femmes, les filles et les questions sexospécifiques relatives au VIH.
Le Dr Linnet N. Masese a obtenu son diplôme de médecine à l'Université de Nairobi (Kenya) en 2003. Elle est également titulaire depuis 2008 d'un Master en santé publique (épidémiologie et santé internationale) de l'Université de Washington à Seattle (Etats Unis).
Le Dr Masese dirige actuellement la section clinique de l'Université de Nairobi et du site de l'Université de Washington à Mombasa. Elle bénéficie du soutien du Centre international Fogarty sous la forme d'un poste universitaire dans le pays attribué par le programme international de formation et de recherche sur le sida de l'Université de Washington. Dans le cadre de cette fonction, elle dirige deux études intitulées Etendre la durabilité des traitement de première intention : étude pilote sur les traitements antirétroviraux administrés directement et Santé vaginale : une approche comportementale innovante visant à réduire la transmission du VIH et des IST. En septembre 2009, le Dr Masese commencera un cursus de formation prédoctorale dans le cadre du programme de troisième cycle en épidémiologie de l'Université de Washington.
Le prix de 2000 dollars est financé conjointement par l'IAS, le Forum de liaison avec l'industrie de l'IAS et l'ONUSIDA, et bénéficie du soutien du Centre international de recherche sur les femmes et de la Communauté internationale des femmes vivant avec le VIH.
La Conférence de l'IAS sur la pathogénie, les traitements et la prévention du VIH constitue la plus importante conférence scientifique ouverte au monde sur le VIH. La Conférence 2009 de l'IAS se tient au Cap en Afrique du Sud jusqu'au 22 juillet 2009.
Une jeune chercheuse kenyane distinguée à l'occas
Partenaires:
Société internationale du sida (en anglais)
Centre international de recherche sur les femmes (en anglais)
La communauté internationale des femmes vivant avec le VIH (en anglais)
Liens externes:
IAS 2009 (en anglais)
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Le vice-président d’Afrique du Sud se fait l’écho des priorités de l’ONUSIDA lors de la Conférence internationale sur le sida
20 juillet 2009
20 juillet 2009 20 juillet 2009
Discours d'ouverture de l'IAS 2009 du vice-président d'Afrique du Sud, M. Kgalema Motlanthe
Photo : International AIDS Society / Simon Deiner /SDR Photo
M. Kgalema Motlanthe, vice-président d’Afrique du Sud, s’est engagé à intensifier les efforts pour éliminer la transmission mère-enfant du VIH.
Cette déclaration a été faite pendant son discours de bienvenue lors de la session d’ouverture de la 5ème Conférence de l’IAS sur la pathogenèse, le traitement et la prévention du VIH qui se tient au Cap, en Afrique du Sud, du 19 au 22 juillet.
Le vice-président a déclaré qu’éliminer la transmission mère-enfant du VIH était devenu pour lui une priorité absolue à la suite de son entretien avec le Directeur exécutif de l’ONUSIDA, M. Michel Sidibé, qu’il avait rencontré trois jours plus tôt à Pretoria.
Les deux hommes se sont vus pendant que M. Sidibé était en visite officielle en Afrique du Sud pour attirer l’attention sur certains domaines prioritaires clés sur lesquels il a instamment invité l’Afrique du Sud à se concentrer dans les prochaines années.
(de gauche à droite) M. Michel Sidibé, Directeur exécutif de l'ONUSIDA, le Dr Aaron Motsoaledi, Ministre de la Santé de la République d'Afrique du Sud, et M. Kgalema Motlanthe, vice-président de la République d'Afrique du Sud et Président du Conseil national de lutte contre le sida d'Afrique du Sud, à l'issue d'une réunion à Pretoria, Afrique du Sud, le 16 juillet 2009Crédit : ONUSIDA/G. Williams
La réunion a eu lieu un jour après que le Directeur exécutif ait visité le service pédiatrique de l’hôpital ‘Queen Elizabeth II’ à Maseru, au Lesotho, dans lequel le personnel prend en charge les enfants nés séropositifs au VIH. M. Sidibé a décrit cette visite comme « un triste constat de tout ce qu’il reste encore à faire pour empêcher qu’une mère vivant avec le VIH transmette le virus à ses enfants ».
Le vice-président a déclaré que pendant la réunion, les deux hommes étaient convenus que l’Afrique du Sud devait faire le nécessaire pour réduire considérablement le nombre d’infections de nourrissons de sorte à promouvoir une génération sans VIH.
M. Sidibé s’est fait le porte-drapeau de la prévention de la transmission mère-enfant du VIH – l’un des neuf domaines prioritaires de l’ONUSIDA qui ont été récemment définis comme une ‘Action conjointe en vue de résultats : Cadre de résultats de l’ONUSIDA’.
Le vice-président d’Afrique du Sud se fait l’écho
Reportages:
Lesotho : les bébés préservés du VIH sont cause d’espoir (16 juillet 2009)
Multimédia:
Diffusion Internet de la session d’ouverture
Discours de bienvenue du vice-président d’Afrique du Sud
Liens externes:
IAS 2009 (en anglais)
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Lesotho : les bébés préservés du VIH sont cause d’espoir
16 juillet 2009
16 juillet 2009 16 juillet 2009
M. Michel Sidibé discute avec Mme Pitso de mothers2mothers
Photo: ONUSIDA/G. Williams
« Un renforcement des services de santé maternelle, reproductive et pédiatrique nous permettra de prévenir le décès des mères et l’infection des bébés par le VIH au Lesotho comme ailleurs dans le monde, » a déclaré M. Michel Sidibé, Directeur exécutif de l’ONUSIDA.
Un renforcement des services de santé maternelle, reproductive et pédiatrique nous permettra de prévenir le décès des mères et l’infection des bébés par le VIH au Lesotho comme ailleurs dans le monde
M. Michel Sidibé, Directeur exécutif de l’ONUSIDA
M. Sidibé s’exprimait au cours de sa visite officielle au Lesotho, qui s’est achevée par une visite du département pédiatrique et de la section de santé maternelle et infantile de l’hôpital Reine Elizabeth II à Maseru. Il était accompagné du Dr Mphu Ramatlapeng, Ministre de la santé.
Auparavant, M. Sidibé avait été reçu chez Mme Pitso, une maman séropositive au VIH qui, grâce aux services de prévention de la transmission mère-enfant a donné naissance, il y a 11 mois, à un petit garçon Emlyn, qui n’est pas infecté par le VIH. M. Sidibé a écouté Mme Pitso lui parler de l’avenir radieux qu’elle envisage pour son fils. M. Sidibé a rappelé que la prévention de l’infection à VIH chez les bébés constituait une priorité pour l’ONUSIDA et ses Coparrainants.

La Ministre de la santé et du bien-être social, le Dr Mphu Ramatlapeng (à gauche) rencontre Michel Sidibé, Directeur exécutif de l’ONUSIDA, le 15 juillet 2009.
Photo : ONUSIDA/G. Williams
Le Lesotho a accompli des progrès dans la couverture des services de prévention de la transmission mère-enfant à l’intention des femmes enceintes, qui a passé de 5% en 2006 à 42% dans le premier trimestre 2009. Sans aucune intervention, le risque pour une femme enceinte séropositive au VIH de transmettre le virus à son bébé est de 30% à 40%. C’est au cours de la grossesse et de l’accouchement que le risque est le plus grand, mais il existe aussi pendant l’allaitement, en particulier si le lait maternel est mélangé à d’autres modes d’alimentation. En fournissant des services complets de prévention, il est possible de réduire à moins de 2% le taux de transmission.
« Par ses réalisations, le Lesotho constitue un modèle, notamment dans le domaine de la prévention de la transmission du VIH de la mère à l’enfant, » a souligné M. Sidibé.
A l’hôpital Reine Elizabeth II, M. Sidibé a également souligné la contribution et l’engagement des agents de santé. Le Gouvernement du Lesotho s’efforce de remédier à la crise des effectifs dans les secteurs sanitaire et social et il a élaboré, en partenariat avec les Nations Unies, un plan stratégique d’urgence relatif aux ressources humaines, qui comprend des moyens d’attirer, de former et de fidéliser des personnels de santé.
Sa Majesté, le roi Letsie III (à droite) a reçu le Directeur exécutif de l’ONUSIDA, Michel Sidibé, dans son palais de Maseru, Lesotho, le 15 juillet 2009.Photo : ONUSIDA/G. Williams
Sa Majesté, le roi Letsie III a reçu hier le Directeur exécutif, qui a également rencontré le Premier Ministre Pakalitha Bethuel Mosisili-Qhobosheaneng, des membres de la Commission sida nationale et d’autres hauts fonctionnaires.

Michel Sidibé, Directeur exécutif de l’ONUSIDA (à droite) écoute des membres de la société civile lui exposer leurs difficultés. Maseru, Lesotho. 15 juillet 2009
Photo : ONUSIDA/G. Williams
Au cours de sa visite de deux jours, il a participé à une réunion commune avec la société civile réunissant le Réseau des personnes vivant avec le VIH et le sida au Lesotho (LENEPWA), le Consortium interreligieux sur le sida du Lesotho (LIRAC) et le Conseil des ONG du Lesotho (LCN). Les organisations ont rappelé la nécessité de renforcer les capacités institutionnelles et la fourniture de programmes efficaces et fondés sur des données avérées, afin de réaliser une riposte intégrée au VIH.
M. Sidibé, s’adressant aux participants qui vivent ouvertement avec le VIH, a déclaré : « C’est grâce à votre expérience et à votre vie que nous sommes parvenus à briser la conspiration du silence entourant le VIH et le sida. »
M. Sidibé a rencontré le personnel des Nations Unies et l’Equipe des Nations Unies dans le pays, avant un déjeuner organisé par Positively Masutsa, un service de traiteur qui emploie exclusivement des personnes séropositives au VIH.

M. Sidibé et Mme Caroline Ama Sande, Coordonnateur de l’ONUSIDA au Lesotho ont été les hôtes d’une représentation traditionnelle basuto présentée par le personnel des Nations Unies. 15 juillet 2009
Photo : ONUSIDA/G. Williams
Le Ministre des affaires étrangères et des relations internationales par intérim, M. Semano Sekatle a accueilli une soirée comprenant le lancement du premier programme commun des Nations Unies sur le sida au Lesotho. A cette occasion, Mme Ahunna Eziakonwa-Onochie, Coordonnateur résident des Nations Unies dans le pays a déclaré : « Le Lesotho mérite une ONU unifiée et non fragmentée, sans chevauchement dans les activités et les ressources, mais qui dresse un front unifié face au fléau du VIH. »
Le taux de prévalence du VIH chez les adultes au Lesotho se situe au troisième rang des prévalences les plus élevées du monde, avec 23% des personnes entre 15 et 49 ans vivant avec le VIH. Les relations sexuelles multiples constituent un facteur de risque important dans la situation hyperendémique du Lesotho.
Lesotho : les bébés préservés du VIH sont cause d
Multimédia:
Reportages:
Un projet de grande ampleur permet à des pays clés d’Afrique de l’Est et d’Afrique australe de mieux « connaître leur épidémie » (25 mai 2009)
Les autorités religieuses du Lesotho intensifient leur riposte au sida (18 juillet 2007)
Liens externes:
Mothers 2 Mothers (en anglais)
Publications:
Rapport de synthèse de l’analyse de l’action de prévention et étude des modes de transmission au Lesotho (pdf, 1.4 Mb) (en anglais)
Lesotho – Rapport de situation UNGASS 2008 (pdf, 848 Kb.) (en anglais)
Feature Story
La Banque mondiale publie un guide de prévention du VIH visant le secteur des transports en Afrique
14 juillet 2009
14 juillet 2009 14 juillet 2009
Photo: Banque mondialeEn Afrique subsaharienne, comme partout ailleurs, les couloirs de transport permettent la circulation des biens et des personnes, ce qui favorise l’activité économique et la répartition des richesses. Toutefois, ils contribuent également à la propagation du VIH. Pour lutter contre ce phénomène, le Secteur des transports en Afrique de la Banque mondiale a publié un guide pratique sur la mise en œuvre d’activités de prévention du VIH en tant qu’élément à part entière des chantiers de construction routiers.
Le manuel, qui s’intitule The route to good living: An overview of roles and responsibilities for HIV prevention strategies in transport sector projects (Vers une vie saine : examen des rôles et responsabilités en matière de stratégies de prévention du VIH dans les chantiers du secteur des transports), montre précisément pourquoi cela est important. Nombre d’études indiquent que la prévalence du VIH est relativement élevée dans ce secteur, notamment chez les chauffeurs routiers qui parcourent de longues distances. Plusieurs études ont révélé qu’au Kenya, en Ouganda et au Rwanda, les chauffeurs étaient plus que deux fois plus susceptibles de vivre avec le VIH que la population générale.
Bien des ouvriers du transport passent des semaines, voire des mois, loin de leur famille. Ils ont souvent des partenaires sexuels multiples, ce qui favorise la propagation du VIH. À titre d’exemple, une étude au Nigéria a permis de constater que chaque chauffeur avait plus de six partenaires sexuels au cours de différentes haltes qui ponctuent son trajet. Cela signifie que la vulnérabilité des personnes vivant à proximité des pôles d’échange importants est également plus élevée. Au Kenya, le long de la route transafricaine, on a rapporté des comportements à haut risque parmi des garçons et des filles qui se rendaient à des arrêts de bus, et on a constaté une incidence des infections sexuellement transmissibles de 50% chez les filles et de 30% chez les garçons.
Photo: Banque mondialeThe route to good living (Vers une vie saine) met en avant des mesures pratiques pouvant être prises afin de prévenir de nouvelles infections chez les ouvriers du transport et les communautés vivant en bordure de route, en insistant particulièrement sur les chantiers de construction routiers. Le manuel propose un résumé des règles de conduite à adopter lors de la conception et la mise en œuvre de ces chantiers, destinées aux ministères des transports, aux équipes de la Banque mondiale, aux prestataires de services, aux consultants, aux groupes des projets dans les pays, aux donateurs et aux ONG. Il présente aussi un examen des rôles et des responsabilités de chaque groupe d’intervenants impliqué dans les différentes étapes des projets : définition, élaboration, mise en œuvre et achèvement. Une stratégie de prévention du VIH devrait faire partie intégrante de l’entreprise et non pas être établie après coup.
Le manuel constitue l’ajout le plus récent aux informations et outils disponibles sur le site Internet relatif aux activités du Secteur des transports en Afrique de la Banque mondiale en matière de lutte contre le sida (en anglais).
Promouvoir la prévention du VIH dans le secteur des transports est une composante fondamentale de la riposte globale au sida.Photo: Banque mondiale
Il est le fruit du Programme de politiques de transport en Afrique subsaharienne (SSATP), qui favorise les échanges de vues et la collaboration entre un ensemble de partenaires, parmi lesquels la Banque mondiale, en vue de contribuer à la lutte contre le VIH de façon concrète. Partenariat unique au monde rassemblant 35 pays, huit communautés économiques régionales, trois institutions africaines (notamment le Nouveau Partenariat pour le développement de l’Afrique/Union africaine) et des partenaires internationaux, le SSATP mesure l’importance du secteur des transports dans la réalisation de ses objectifs consistant à lutter contre la pauvreté et à promouvoir la croissance économique et l’intégration régionale.
Pour que le secteur des transports puisse remplir sa fonction centrale, il convient de s’attaquer de manière efficace aux effets de l’épidémie de sida, qui pourraient se révéler catastrophiques. The route to good living (Vers une vie saine) constitue un guide concret permettant de contribuer à la réalisation de cet objectif.
La Banque mondiale publie un guide de prévention
Coparrainantes:
Les activités de la Banque mondiale en matière de lutte contre le sida en Afrique
Reportages:
La riposte au sida et ses liens avec le développement en Afrique (22 septembre 2008)
La Banque mondiale expose sa nouvelle stratégie de lutte contre le sida pour 2007-2011 (14 mai 2008)
Outils:
En savoir plus sur Programme de politiques de transport en Afrique subsaharienne (SSATP) (en anglais)
Publications:
Vers une vie saine : examen des rôles et responsabilités en matière de stratégies de prévention du VIH dans les chantiers du secteur des transports (pdf, 716 Kb.) (en anglais)
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27 septembre 2023
Feature Story
La Kaiser Family Foundation et l’ONUSIDA publient un rapport sur les fonds alloués à la lutte contre le sida par les pays du G8 et d’autres donateurs importants
13 juillet 2009
13 juillet 2009 13 juillet 2009
La Kaiser Family Foundation et le Programme commun des Nations Unies sur le VIH/sida (ONUSIDA) publient un nouveau rapport sur les fonds alloués en 2008 à la lutte mondiale contre le sida par les pays du Groupe des Huit (G8), la Commission européenne et d’autres gouvernements donateurs.
Ce rapport annuel indique que l’ensemble des engagements des pays développés pour le financement de la lutte contre le sida a totalisé US$ 8,7 milliards en 2008, ce qui constitue une augmentation par rapport aux US$ 6.6 milliards engagés l’année précédente. Les décaissements – qui représentent les ressources effectives mises à disposition au cours d’une année donnée et permettent ainsi de mesurer plus précisément la disponibilité des ressources – ont connu une augmentation encore plus rapide de 56% pour atteindre US$ 7,7 milliards en 2008.
Les décaissements des États-Unis ont totalisé US$ 4 milliards en 2008, une somme supérieure à la moitié de l’ensemble des décaissements et aux décaissements opérés par tout autre pays. Le Royaume-Uni se classe au deuxième rang des donateurs les plus importants, suivi des Pays-Bas, de la France, de l’Allemagne, de la Norvège et de la Suède.
Financer une riposte suffisante et durable à l’épidémie de sida dans les pays à revenu faible et intermédiaire est devenu l’un des défis mondiaux majeurs en matière de santé et de développement. L’assistance internationale des gouvernements donateurs, par le biais d’une aide bilatérale et de contributions au Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, et via d’autres circuits de financement, est une composante essentielle de la riposte. Fait important, si le rapport fournit les dernières données en date disponibles sur les fonds alloués par les donateurs, les budgets qu’il intègre ont été pour la plupart établis avant que ne s’intensifie la crise économique mondiale actuelle, susceptible de dresser de nouveaux obstacles aux futurs financements.
- Entre 2002 et 2008, les engagements des pays développés, tout comme leurs décaissements, ont plus que quintuplé.
- En 2008, les gouvernements donateurs ont décaissé US$ 5,7 milliards de façon bilatérale et dans le cadre de l’affectation de capitaux à la lutte contre le VIH par le biais d’organisations multilatérales, ainsi qu’un montant supplémentaire de US$ 1,7 milliards pour le VIH par le biais du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, et US$ 265 millions à UNITAID.
- Lorsque les décaissements pour la lutte contre le VIH sont exprimés en part du produit intérieur brut de chaque pays, ce sont les Pays-Bas qui se classent au premier rang, suivis du Royaume-Uni, de l’Irlande et des États-Unis.
Télécharger la version intégrale du rapport : Financer la riposte au sida dans les pays à revenu faible et intermédiaire : assistance internationale du G8, de la Commission européenne et d’autres gouvernements donateurs en 2008 (ppt) (en anglais).
La Kaiser Family Foundation est une fondation privée sans but lucratif implantée à Menlo Park (Californie), qui se consacre à produire et à diffuser des analyses et des informations qui soient de la meilleure qualité possible sur des questions de santé.
L’ONUSIDA est un programme novateur des Nations Unies, qui rassemble les efforts et les ressources du Secrétariat de l’ONUSIDA et de 10 organisations du système des Nations Unies dans la riposte au sida. Le Siège du Secrétariat se trouve à Genève, Suisse, et le programme emploie du personnel sur le terrain dans plus de 80 pays. Les Coparrainants de l’ONUSIDA sont : le HCR, l’UNICEF, le PAM, le PNUD, l’UNFPA, l’ONUDC, l’OIT, l’UNESCO, l’OMS et la Banque mondiale. La priorité numéro un pour l’ONUSIDA consiste à contribuer à la réalisation des engagements mondiaux en faveur de l’accès universel à des interventions complètes pour la prévention, le traitement, les soins et l’appui en matière de VIH. Consultez le site web de l’ONUSIDA sur www.unaids.org.
La Kaiser Family Foundation et l’ONUSIDA publient
Partenaires:
Kaiser Family Foundation
Reportages:
Appel en faveur d’un financement intégral du Fonds mondial (31 mars 2009)
La crise économique menace les objectifs sanitaires des Nations Unies (16 juin 2009)
Des hauts fonctionnaires des Nations Unies exhortent à poursuivre le financement des programmes sur le sida malgré la crise économique (16 juin 2009)
Le Groupe pilote de Paris tient une réunion visant à examiner les financements pour le développement en période de crise (28 mai 2009)
Publications:
Financer la riposte au sida dans les pays à revenu faible et intermédiaire : assistance internationale du G8, de la Commission européenne et d’autres gouvernements donateurs en 2008 (ppt, 1 mb) (en anglais)
