Press Release
Les pays célèbrent la Journée Zéro Discrimination à travers le monde
01 mars 2014 01 mars 2014L’ONUSIDA se félicite de l’accueil incroyable réservé à la première Journée Zéro Discrimination
GENÈVE, 1er mars 2014 – Des personnes de tous horizons et de toutes les régions du monde célèbrent aujourd’hui la Journée Zéro Discrimination en organisant un large éventail d’activités. L’ONUSIDA a lancé un appel en faveur de cet événement annuel dont la première a lieu en ce 1er mars.
« La haine de quelque nature qu’elle soit n’a pas sa place au 21ème siècle » a déclaré M. Ban Ki-moon, Secrétaire général des Nations Unies.
« La discrimination viole les droits humains, elle est immorale, blessante et déshumanisante. Pourtant, un nombre trop important de personnes restent victimes de traitements inéquitables, préjudiciables ou violents à travers le monde au seul motif des circonstances de leur naissance ou de leur environnement » a déclaré le Dr John Ashe, Président de l’Assemblée générale.
M. Michel Sidibé, Directeur exécutif de l’ONUSIDA, s’est félicité du déploiement des soutiens à cette campagne. En collaboration avec Daw Aung San Suu Kyi, lauréate du prix Nobel de la Paix et Ambassadrice mondiale de l’ONUSIDA pour la discrimination zéro, l’ONUSIDA a lancé la campagne #zerodiscrimination en décembre 2013 à l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre le sida.
« Pour tous ceux qui veulent un monde plus juste et tous ceux qui luttent pour la paix et la prospérité, commençons à mettre un terme aux inégalités et aux discriminations autour de nous » a déclaré M. Sidibé.
De nombreux ministères publics, législateurs, chefs d’entreprises et organisations internationales soutiennent la campagne Zéro Discrimination
« La discrimination institutionnelle est néfaste pour les peuples et les sociétés » a déclaré le Dr Jim Yong Kim, Président du Groupe de la Banque mondiale. « Une discrimination généralisée est également mauvaise pour les économies. Les exemples sont nombreux qui montrent que lorsque les sociétés adoptent des lois qui empêchent les personnes productives de participer pleinement à la vie active, les économies en souffrent ».
« Il est essentiel d’éradiquer la discrimination pour permettre à la riposte au sida d’atteindre ses objectifs de réussite. L’Organisation internationale du Travail (OIT) s’engage pleinement dans la campagne Objectif Zéro au travail » a déclaré M. Guy Ryder, Directeur général de l’OIT.
« L’élimination de la discrimination est une étape qui permettra au monde d’atteindre l’objectif de réduire de moitié les infections à VIH parmi les consommateurs de drogues à l’horizon 2015 fixé lors de l’Assemblée générale des Nations Unies de 2011 » a déclaré M. Yury Fedotov, Directeur exécutif de l’UNODC. « Franchissons cette étape, soutenons la campagne #zerodiscrimination, engageons-nous, transformons-nous et atteignons l’objectif ».
Le papillon représente la transformation dans l’imaginaire collectif et la campagne l’a adopté comme un symbole de la discrimination zéro. Les sympathisants ont soutenu la campagne en prenant des photos du symbole du papillon dans différents lieux à travers le monde, y compris au sommet de montagnes enneigées, dans des bureaux, dans des parcs de loisirs, dans des casernes de pompiers et lors du mondialement connu carnaval de Rio de Janeiro au Brésil. Dans un centre commercial de Kandy au Sri Lanka, des sympathisants ont organisé une séance photo de masse où le symbole de la campagne zéro discrimination figure en bonne place.
Le Réseau Asie/Pacifique des personnes transgenres a profité de la Journée Zéro Discrimination pour publier, en partenariat avec l’ONUSIDA, une vidéo très éloquente sur l’expérience transgenre. Le Partenariat pancaribéen contre le VIH/sida organise une série de dialogues régionaux et nationaux avec les pouvoirs publics, la société civile, les entreprises, les groupes religieux et les jeunes sur l’importance de mettre en place une solidarité pour tous. L’Association Taekwondo pour les jeunes du Tadjikistan organise un événement intitulé « le sport contre la stigmatisation et la discrimination ».
De nombreuses personnalités connues ont enregistré des messages vidéo ou pris des photos en arborant le symbole du papillon, notamment l’icône indienne de renommée mondiale et Ambassadrice internationale de bonne volonté de l’ONUSIDA Aishwarya Rai Bachchan, le très populaire commentateur scientifique et naturaliste russe Nikolai Drozdov et le célèbre musicien malien et Ambassadeur international de bonne volonté Toumani Diabaté. Le diffuseur de programmes de télévision internationaux CNN soutient la campagne et de nombreux médias locaux et régionaux diffusent des débats sur le thème « zéro discrimination ». Au Pakistan, Radio Pakistan et PTV World, seule chaîne en langue anglaise du pays, ont organisé des débats avec des représentants de populations clés souvent victimes de discriminations.
Pour plus d’informations, voir les liens suivants :
http://www.unaids.org/en/resources/campaigns/20131126zerodiscrimination/
https://www.facebook.com/zerodiscrimination
http://zerodiscrimination.tumblr.com/
#zerodiscrimination
Press Release
La Journée Zéro Discrimination sera célébrée le 1er mars 2014
27 février 2014 27 février 2014L’ONUSIDA obtient un appui mondial pour la première Journée Zéro Discrimination
GENÈVE, 27 février 2014—Le Directeur exécutif de l’ONUSIDA Michel Sidibé a lancé la Journée Zéro Discrimination le 27 février, avec une grande manifestation à Beijing (Chine) soutenue par la Fondation Ruban Rouge Chine, le Hanergy Holding Group, le Gouvernement chinois, la société civile, et des célébrités. Des manifestations similaires sont prévues avant le 1er mars 2014 dans plusieurs pays autour du monde. La Journée Zéro Discrimination est un appel adressé aux individus partout dans le monde pour promouvoir et célébrer les droits de chaque personne à vivre une vie pleine et dans la dignité – quelles que soient son apparence, et son origine ou indépendamment de qui elle aime. Le symbole pour la discrimination zéro est le papillon, largement reconnu comme un signe de métamorphose.
Lors de la manifestation de la Journée Zéro Discrimination à Beijing, Li Hejun, président et PDG du Hanergy Holding Group, Gu Yanfen, Secrétaire général de la Fondation Ruban Rouge Chine, et M. Sidibé ont présenté des remarques d’ouverture. James Chau, présentateur du journal à la Télévision centrale de Chine et Ambassadeur itinérant national de l’ONUSIDA, ont animé un débat sur la discrimination. La manifestation s’est terminée par la signature par plus de 30 dirigeants d’entreprises d’une promesse en vue d’éliminer la discrimination sur le lieu de travail.
« La riposte au sida elle-même a fourni au monde des enseignements considérables en matière de tolérance et de compassion, » a déclaré M. Sidibé. « Nous savons que le droit à la santé comme le droit à la dignité appartiennent à chaque individu. En travaillant ensemble, nous pouvons nous transformer nous-mêmes, transformer nos communautés et notre monde pour parvenir à zéro discrimination.
En collaboration avec la lauréate du prix Nobel de la paix et Ambassadrice mondiale de l’ONUSIDA pour la discrimination zéro, Daw Aung San Suu Kyi, l’ONUSIDA a lancé la campagne #zerodiscrimination en décembre 2013, à l’occasion de la Journée mondiale sida.
« Les gens qui font preuve de discrimination rétrécissent le monde d’autrui ainsi que leur propre monde, » a déclaré Daw Aung San Suu Kyi. « Je crois à un monde où chacun puisse éclore et s’épanouir. »
De nombreuses célébrités internationales ont rejoint l’appel pour une discrimination zéro, enregistré des messages vidéo et pris des photos portant le symbole du papillon. Les personnalités sont notamment l’Ambassadrice itinérante de l’ONUSIDA Annie Lennox, la star internationale du football David Luz, l’actrice et militante Michelle Yeoh et SAS la princesse Stéphanie de Monaco.
« Hanergy reconnaît le droit de tous les employés à vivre une vie dans la dignité, exempte de discrimination, » a déclaré M. Li. Avec le soutien de l’ONUSIDA, Hanergy s’est efforcé d’élargir la formation du personnel sur le sida et la discrimination pour tous les employés, et a intégré un contenu antidiscriminatoire dans les politiques de recrutement de la compagnie. »
Le secteur privé joue également un rôle important dans la commémoration de la Journée Zéro Discrimination en Afrique du Sud, où dans le cadre d’un partenariat de longue date avec l’ONUSIDA, la Standard Bank mène une campagne sur les réseaux sociaux autour de la journée. Les quelque 3,5 millions d’abonnés d’Airtel, le plus grand fournisseur de services de téléphonie mobile au Malawi, recevront un message promouvant la discrimination zéro le 1er mars. Au Myanmar, deux importantes équipes de football en collaboration avec la Ligue et Fédération nationale de football du Myanmar prendra l’engagement de soutenir la discrimination zéro au cours d’un match au stade national de football de Yangon. À Minsk (Bélarus), un dialogue interactif sur la promotion de la discrimination zéro dans la région aura lieu avec des jeunes ; parmi les participants figure le chanteur pop Teo. Une manifestation similaire organisée par des personnes vivant avec le VIH ainsi que des lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres se déroulera dans un parc du centre de San Pedro Sula (Honduras).
De plus amples informations sont disponibles sur :
http://www.unaids.org/en/resources/campaigns/20131126zerodiscrimination/
https://www.facebook.com/zerodiscrimination
http://zerodiscrimination.tumblr.com/
#zerodiscrimination
La Première dame du Japon Akie Abe a assisté à la réunion à Londres de la Commission de l'ONUSIDA et du Lancet les 13 et 14 février 2014.
Feature Story
La Première dame du Japon s'engage pour mettre fin au sida
18 février 2014
18 février 2014 18 février 2014La Première dame du Japon, Akie Abe, a fait de la fin du sida un engagement personnel. À l'occasion de sa première visite officielle en solo en tant que Première dame, l'épouse du Premier ministre japonais Shinzō Abe a assisté à la réunion à Londres de la Commission de l'ONUSIDA et du Lancet les 13 et 14 février 2014.
Lors de cette réunion, Mme Abe a prononcé un discours émouvant sur la manière dont elle a compris peu à peu les ravages de l'épidémie de sida à travers ses voyages et son travail au Japon.
Elle s'est dit particulièrement frappée par la discrimination et la stigmatisation auxquelles sont confrontées les personnes vivant avec le VIH : la différence entre prendre une personne dans ses bras et la garder à distance. « Un tout petit mètre, telle est la profondeur du fossé qui continue de tous nous emporter dans le piège d'une discrimination injustifiable envers les personnes vivant avec le VIH », a-t-elle déclaré.
Elle a conclu son intervention par la promesse de travailler jusqu'à la fin de ses jours pour mettre un terme au sida « en faisant entendre la voix des sans-voix ».
La Commission de l'ONUSIDA et du Lancet : Du sida à la santé durable, réunie par Michel Sidibé, Directeur exécutif de l'ONUSIDA, et Richard Horton, rédacteur en chef de la revue The Lancet, est coprésidée par Joyce Banda, Présidente du Malawi, Nkosazana Dlamini Zuma, Présidente de la Commission de l'Union africaine, et Peter Piot, Directeur de la London School of Hygiene and Tropical Medicine.
Dans le cadre des efforts de la Commission visant à fournir un cadre d'information sur la manière d'aborder le sida et la santé dans le contexte de l'agenda après 2015, des consultations ont été menées dans les différentes régions du globe, réunissant des points de vue divers destinés à éclairer les débats lors de la réunion de la Commission à Londres. Les recommandations finales seront regroupées dans un rapport complet qui sera publié dans la revue médicale The Lancet.
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La Commission ONUSIDA-Lancet émettra des recommandations sur le sida et la santé mondiale pour le débat sur l’après-2015
13 février 2014 13 février 2014La Commission ONUSIDA-Lancet « Vaincre le sida – Promouvoir la santé mondiale » se réunit de nouveau à Londres à l’occasion d’une dernière réunion sur l’avenir de la lutte contre le VIH et de la santé mondiale
LONDRES/GENÈVE, 13 février 2014 – La Commission ONUSIDA-Lancet « Vaincre le sida – Promouvoir la santé mondiale » se réunit à Londres pour émettre des recommandations sur l’avenir de la lutte contre le sida et de la santé mondiale pour l’après-2015. Celles-ci seront ultérieurement publiées dans The Lancet en 2014.
« La lutte contre le sida n’est pas encore terminée. Nous devons intensifier l’action pour obtenir une victoire historique sur la maladie » a déclaré John Dramani Mahama, Président du Ghana. « Chacun de nous a un rôle essentiel à jouer pour atteindre cet objectif. Nous devons prendre des mesures pour nous assurer que nous faisons ce qu’il y a de mieux pour nos pays, nos peuples et l’humanité ».
« Nous avons enregistré des progrès remarquables dans la lutte contre le sida, mais le combat n’est pas terminé et l’excès de confiance est notre pire ennemi » a déclaré Yayi Boni, Président du Bénin, dans un message vidéo. « Mettre fin au sida et à l’extrême pauvreté relève d’une responsabilité partagée qui doit être une priorité pour l’Afrique et le monde ».
Créée au début 2013, la Commission réunit plus de 40 chefs d’État et dirigeants politiques, experts en matière de VIH et de santé, jeunes, militants, scientifiques et représentants du secteur privé pour faire le nécessaire afin que les enseignements tirés de la riposte au sida puissent servir à transformer la manière dont les pays et les partenaires appréhendent les questions de santé et de développement.
« Cette Commission assume un rôle historique, fondé sur une accumulation des connaissances et des technologies, pour identifier de nouvelles approches et redoubler d’efforts afin de vaincre le VIH au profit de la nouvelle génération » a souligné Mme Akie Abe, Première dame du Japon. « Nous devons aller de l’avant, mais sans oublier personne. Nous devons transposer les résultats de la riposte au sida à d’autres domaines pour améliorer la santé ».
« L’égalité d’accès aux services de sida permet le recul de l’épidémie, contribue à la croissance économique du pays et à l’amélioration du bien-être des populations en général. » a déclaré Mme Sylvia Bongo Ondimba, Première dame du Gabon. « C’est pourquoi la lutte contre le VIH/sida doit être intégrée dans les plans de développement de chaque pays. ».
« Nous avons réussi à fournir un traitement et des soins à ceux et celles qui vivent avec le VIH, mais aujourd’hui beaucoup de personnes doivent aussi lutter contre des maladies non transmissibles » a déclaré Mme Jeannette Kagame, Première dame du Rwanda. « Le caractère changeant de la maladie illustre à quel point il est difficile de trouver un remède ou un vaccin, c’est pourquoi nous devons nous adapter et être réactifs. L’Afrique doit être prête ! Le pire est derrière nous. Aujourd’hui, nous savons comment prévenir, comment traiter et comment soigner. Nous devons nous appuyer sur ce que nous avons mis en place et le faire sans plus attendre ».
Convoquée par Michel Sidibé, Directeur exécutif de l’ONUSIDA, et Richard Horton, Rédacteur en chef de The Lancet, la Commission est co-présidée par Mme Joyce Banda, Présidente du Malawi, Mme Nkosazana Dlamini Zuma, Présidente de la Commission de l’Union africaine et le Dr Peter Piot, Directeur de la London School of Hygiene and Tropical Medicine.
Dans le cadre des activités de la Commission pour fournir un cadre destiné à informer sur la manière de traiter les questions de sida et de santé dans le programme de développement pour l’après-2015, des dialogues ont été organisés entre les régions, ce qui a permis de collecter différents points de vue afin d’éclairer les débats de la réunion de Londres de la Commission. Les recommandations finales seront regroupées dans un rapport complet dont la publication sera assurée par le journal médical The Lancet.
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Vingt éducateurs de l'Association Espoir Kigali ont participé à une série d'ateliers créatifs organisés par des artistes Ivuka avec l'aide d'une équipe de conseillers psychosociaux dédiés. Ensemble, les artistes et les participants ont exploré différents thèmes liés à la vie avec le VIH ainsi qu'une variété de méthodes artistiques pour créer une collection multimédia d'œuvres d'art puissantes. Qu'il s'agisse de portraits, de sculptures, de grandes peintures d'affiches, ces processus de créations conjointes d'œuvres d'art contribuent à des expériences très marquantes pour les participants et tout comme pour les artistes.
Feature Story
Une nouvelle peinture murale au Rwanda apporte un nouvel espoir aux jeunes
10 février 2014
10 février 2014 10 février 2014Un nouvelle grande fresque de 14 mètres peinte sur un mur du bâtiment du Rwanda Biomedical Center (RBC) expose des œuvres contre la stigmatisation du VIH et promeut « la vie positive » dans la communauté.
Dévoilée au public le 1er décembre 2013 à Kigali la capitale du Rwanda, la fresque a été peinte par des jeunes touchés par le VIH et des artistes contemporains rwandais dans le cadre de l'initiative ‘Kurema, Kureba, Kwiga’ (Pour créer, pour voir, pour apprendre).
L'initiative, développée par le RBC en partenariat avec Ivuka Arts Kigali (premier centre des arts communautaires du Rwanda) et l'Association Espoir Kigali (une organisation de la société civile qui travaille avec les jeunes vivant et affectés par le VIH), vise à aider les jeunes vivant avec le VIH à s'exprimer à travers l'art.
« En développant un projet qui engage les personnes affectées par le VIH à s'exprimer de manière créative et faire participer le public à voir des nouvelles formes d'art, nous permettons à une communauté de partager plus d'histoires, de diffuser des messages positifs, de construire des partenariats et de changer la perception des personnes pour un mieux, » déclare Judith Kaine, fondatrice et coordinatrice du projet ‘Kurema, Kureba, Kwiga’.
Vingt éducateurs de l'Association Espoir Kigali ont participé à une série d'ateliers créatifs organisés par des artistes Ivuka avec l'aide d'une équipe de conseillers psychosociaux dédiés. Ensemble, les artistes et les participants ont exploré différents thèmes liés à la vie avec le VIH ainsi qu'une variété de méthodes artistiques pour créer une collection multimédia d'œuvres d'art puissantes. Qu'il s'agisse de portraits, de sculptures, de grandes peintures d'affiches, ces processus de créations conjointes d'œuvres d'art contribuent à des expériences très marquantes pour les participants et tout comme pour les artistes.
« Ce projet nous a donné l'occasion de réfléchir sur la manière dont nous nous voyons, comment les autres nous voient et comment la société perçoit les personnes vivant avec le VHI, » déclare un participant de 24 ans. « Dans l'œuvre d'art, j'ai dépeint ma vie depuis tout jeune jusqu'à ce jour, comment j'ai été traité par ma famille et comment je me sentais une fois que j'ai eu connaissance de ma séroposivité. Nous remercions les artistes d'Ivuka de nous aider à communiquer un message par le biais de l'art. »
Le rapport 2013 Indice de stigmatisation rwandais souligne la séroposivité comme la principale raison invoquée pour la stigmatisation et la stigmatisation qui entrave l'accès aux services sociaux et les droits, les lois et les politiques. « Avoir une avenue pour les jeunes vivant avec le VIH pour exprimer leurs histoires personnelles par le biais de l'art a été une occasion enrichissante pour tous » déclare Sibongile Dludlu, le Coordonnateur de l'ONUSIDA pour le Rwanda.
L'initiative ‘Kurema, Kureba, Kwiga’ continuera de lancer une série d'expositions d'art public au Rwanda pour sensibiliser sur la stigmatisation subie par les personnes vivant avec le VIH et pousser pour un changement social.
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Djamilatou (à droite) et Fatoumata Sylla, coordinatrice de la clinique du centre Dream soutenu par le PAM à Conakry. Les rations alimentaires du PAM étaient une partie importante du soutien dont Djamilatou a bénéficié. (Photo : PAM/Katharina Dirr)
Feature Story
Guinée : Le soutien nutritionnel du PAM aide une mère pour vaincre le défi de vivre avec le VIH
31 janvier 2014
31 janvier 2014 31 janvier 2014Une version de ce reportage a été publiée sur www.wfp.org
Djamilatou habite dans la banlieue de Conakry, la capitale de la Guinée. Chaque semaine, cette mère de 34 ans, se rend au centre Dream qui apporte une assistance aux personnes vivant avec le VIH. Ici les patients reçoivent des médicaments, des conseils et, grâce au PAM, un soutien nutritionnel.
C'est lors de sa première grossesse que la nouvelle de sa séropositivité est tombée. « Je suis allée à l'hôpital parce que je me sentais tout le temps malade », explique-t-elle. Après quelques tests le médecin l'a diagnostiquée. « Au début, je ne voulais pas y croire. C'était un choc énorme. Je n'avais jamais imaginé être un jour concernée par le VIH. »
Sur les conseils d'une amie, Djamilatou s'est rendue au centre Dream et elle rajoute que ce conseil a changé sa vie. « Avant de venir ici, j'avais perdu beaucoup de poids et de forces. Jamais je n'aurais eu les moyens d'acheter les médicaments pour le traitement. »
Mais la chose la plus importante pour elle était le soutien et les conseils dont elle a bénéficié pour l'aider pendant une grossesse avec complications et la naissance de son bébé par césarienne. « Je suis très reconnaissante que mes deux enfants soient en bonne santé. Mon fils Alpha a 3 ans et ma petite fille Mariama vient juste d'avoir 5 mois. Au centre, on nous donne aussi des conseils en nutrition pour que les enfants grandissent bien. »
Le statut nutritionnel de Djamilatou est maintenant stable tout comme sa santé et elle espère pouvoir retravailler bientôt. Pour elle, le centre n'est pas seulement un endroit où elle reçoit traitement et nourriture, mais également un lieu qui lui donne de l'espoir.
Comme l'explique la coordinatrice de la clinique, Fatoumata Sylla, « L'aspect social des rations alimentaires hebdomadaires est vraiment très important : pour certains patients, c'est l'une des raisons principales de venir régulièrement ... Cela nous donne une chance de construire une relation stable avec nos patients. » De plus, le soutien nutritionnel fourni par le PAM a un impact particulier sur les progrès de leur traitement.
« Les besoins nutritionnels des personnes vivant avec le VIH sont plus importants que pour le reste de la population à cause de la faiblesse de leur système immunitaire » explique Madame Sylla. « Nous pouvons améliorer l'efficacité de nos traitements lorsque nous apportons à nos patients la médication adéquate mais également une nourriture nutritive. »
Comme Djamilatou, plus de 650 autres patients vivant avec le VIH reçoivent chaque mois un traitement au centre Dream. Le PAM leur fournit un mélange de céréales enrichies de micronutriment, vitamines et minéraux, plus du sucre, appelé CSB+, qui aide rapidement à améliorer l'état nutritionnel des personnes vivant avec le VIH. La ration en CSB+ est calculée en fonction de l'indice de masse corporelle (IMC) de chaque patient. De plus, le Programme alimentaire mondial aide également les membres de leurs familles vivant avec le VIH avec des rations composées de riz et d'huile enrichie en vitamine A et D.
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Press Release
Le M∙A∙C AIDS Fund, Rihanna et l’ONUSIDA s’unissent pour fournir un traitement vital contre le VIH à près de 2 millions de jeunes qui en ont besoin
30 janvier 2014 30 janvier 2014Une action soutenue par la célèbre chanteuse afin d’aider, grâce à une subvention de 2 millions de dollars, au développement de l’initiative Traitement 2015 de l’ONUSIDA visant à fournir des traitements et des soins en rapport avec le VIH aux adolescents et aux jeunes dans le monde
GENÈVE/NEW YORK, 30 janvier 2014 – Le Programme commun des Nations Unies sur le VIH/sida (ONUSIDA) a annoncé aujourd’hui le développement de son initiative Traitement 2015 grâce à une subvention de 2 millions de dollars US fournie par « le cœur et l’âme » de M∙A∙CCosmetics, le M∙A∙C AIDS Fund. Ce Fonds est totalement financé par les ventes des rouges à lèvres et de gloss de marque VIVA GLAM à la promotion desquelles la superstar mondiale Rihanna prête sa célébrité. S’appuyant sur ce nouveau financement, l’ONUSIDA développera l’initiative Traitement 2015 en faisant progresser les politiques et les programmes aux niveaux mondial, régional et national afin de promouvoir le test de dépistage et le traitement contre le VIH auprès des jeunes à travers le monde.
« Cela fait longtemps que M∙A∙CCosmetics utilise les atouts de stars pour motiver ses clients et avoir un impact sur cette cause majeure. Avec les ressources de l’ONUSIDA, une réflexion stratégique et le soutien passionné de Rihanna, nous aidons à sauver des vies – tube de rouge à lèvres par tube de rouge à lèvres ! » a déclaré John Demsey, Président du groupe Estée Lauder.
Dans le monde, on estime à 5,4 millions1 le nombre d’adolescents et de jeunes vivant avec le VIH et à 1,8 million1 le nombre de ceux qui sont admissibles au traitement contre le virus. Des millions de jeunes séropositifs ne savent pas qu’ils sont porteurs du VIH et 2 100 adolescents et jeunes1 environ sont nouvellement infectés chaque jour, ce qui représente 39 % de l’ensemble des nouvelles infections à VIH mondiales parmi les adultes. Bien que le traitement antirétroviral ait entraîné une diminution des décès liés au sida, les modèles suggèrent que les adolescents de 10 à 19 ans sont le seul groupe d’âge dans lequel les décès liés au sida ont augmenté entre 2001 et 2012. Cette évolution des décès liés au sida peut être imputée à la faible priorité accordée aux adolescents au sein des plans stratégiques de mise à grande échelle du traitement contre le VIH et au manque de services de test et de conseil.
« Les jeunes sont ceux qui nous conduiront vers une génération sans sida. Faire le nécessaire pour que les adolescents et les jeunes aient accès aux services de prise en charge du VIH permet non seulement de sauver des vies, mais aussi d’investir dans une meilleure santé future pour les générations à venir » a déclaré Michel Sidibé, Directeur exécutif de l’ONUSIDA. « Nous sommes réellement très fiers de travailler avec le M∙A∙CAIDS Fund pour aider les jeunes à avoir un accès plus précoce au test de dépistage et au traitement contre le VIH à travers le monde ».
L’initiative Traitement 2015 de l’ONUSIDA a vise à fournir un traitement contre le VIH à 15 millions d’adultes et de jeunes à l’horizon 2015. La subvention de 2 millions de dollars US du M∙A∙CAIDS Fund soutiendra un élargissement des efforts pour s’assurer que les adolescents et les jeunes aient accès au traitement et aux soins en rapport avec le VIH au niveau international. Les nouvelles activités de sensibilisation de la jeunesse incluront une évaluation des programmes de dépistage et de traitement des jeunes ainsi qu’une adaptation des directives de traitement pour les adolescents et les jeunes.
« Nous avons les moyens de mettre fin à l’épidémie de sida, mais nous ne pourrons y parvenir sans développer l’accès au traitement pour nous assurer que les groupes les plus défavorisés et vulnérables, en particulier les jeunes, ne soient pas laissés pour compte » a déclaré Nancy Mahon, Directrice exécutive mondiale du M∙A∙CAIDS Fund. « C’est pour cela que le M∙A∙CAIDS Fund entend continuer d’investir dans des initiatives stratégiques et efficaces, telles que le Traitement 2015 de l’ONUSIDA, qui œuvrent en vue de mettre un terme définitif au sida ».
La subvention a pu être versée à l’ONUSIDA uniquement grâce aux ventes des rouges à lèvres et des gloss de la marque VIVA GLAM de M A C – qui fait don de la totalité de ces recettes à la lutte contre le VIH. Rihanna, nouvelle ambassadrice de la marque VIVA GLAM de M∙A∙C, a récemment lancé sa nouvelle collection VIVA GLAM, dont les ventes aideront des organisations telles que l’ONUSIDA à soutenir les hommes, les femmes et les enfants affectés par le VIH à travers le monde.
« C’est un très grand honneur d’unir mes forces à celles du M∙A∙C AIDS Fund et de l’ONUSIDA dans la lutte contre le sida » a déclaré la chanteuse Rihanna. « Je souhaite aider à toucher autant de jeunes que possible à travers le monde. Bien que l’éducation soit une priorité, il faut aussi fournir des services de dépistage et de traitement du VIH à des millions de jeunes qui ont besoin de notre aide, et c’est exactement ce que nous prévoyons de faire ».
L’ONUSIDA a commencé à déployer son initiative Traitement 2015 à travers le monde. Pour plus d’information sur les plans de l’ONUSIDA concernant la fourniture d’un traitement à 15 millions de personnes d’ici à 2015, téléchargez le rapport de l’ONUSIDA Traitement 2015.
1Estimations ONUSIDA 2012
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tel. +1 415 283 73 33
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Afin d'améliorer les résultats de santé maternelle et pédiatrique dans le pays, la Première dame du Kenya, Margaret Kenyatta, a lancé la « Campagne au-delà de l'objectif zéro » le 24 janvier à Nairobi, capitale du Kenya.
Feature Story
Nouvelle « Campagne au-delà de l'objectif zéro » pour améliorer les résultats de santé maternelle et pédiatrique au Kenya
30 janvier 2014
30 janvier 2014 30 janvier 2014Quinze femmes meurent chaque jour au Kenya suite à une grossesse avec complications et 20% de tous les décès chez les mères sont dues au sida.
Afin d'améliorer les résultats de santé maternelle et pédiatrique dans le pays, la Première dame du Kenya, Margaret Kenyatta, a lancé la « Campagne au-delà de l'objectif zéro » le 24 janvier à Nairobi, capitale du Kenya. La nouvelle initiative a également pour objectif la mise en œuvre du plan national pour l'élimination des nouvelles infections à VIH chez les enfants.
« Je suis profondément peinée par le fait que les femmes et les enfants dans notre pays décèdent de causes qui peuvent être évitées. Cela ne devrait pas être ainsi, » déclare Madame Kenyatta. « C'est la raison pour laquelle je lance la « Campagne au-delà de l'objectif zéro » qui apportera un traitement médical prénatal et postnatal aux femmes et aux enfants dans notre pays. »
Selon la Commission sur l'information et les responsabilités pour la santé maternelle et les enfants, Rapport actualisé 2013, rien qu'en 2012 plus de 100 000 enfants sont décédés avant leur cinquième anniversaire — en grande partie en raison de causes évitables. Dans la même année, il y a eu 13 000 nouvelles infections à VIH chez les enfants et 62% des enfants vivant avec le VIH n'avaient pas accès à des médicaments antirétroviraux vitaux.
« J'aurai souhaité que ma mère ait un meilleur accès aux services de santé maternelle qui l'auraient protégée du risque de contracter le VIH, » commente Dorcas Kawira, une étudiante en droit séropositive de 21 ans. Elle a également fait remarquer les problèmes auxquels elle a été confrontée pour l'accès et l'utilisation de traitement du VIH dans son enfance. Elle a souligné que l'investissement dans la "Campagne au-delà de l'objectif zéro" assurera les services de santé maternelle et pédiatrique pour la protéger ainsi que d'autres jeunes femmes vivant avec le VIH.
Les donateurs et les organisations du secteur privé se sont déjà engagés financièrement pour acheter des cliniques mobiles qui fourniront des services de santé maternelle, pédiatrique et anti-VIH intégrés de proximité dans le pays. Par exemple, James Mwangi, Président d'Equity Bank au Kenya, a promis 580 000 US$ lors de l'événement de lancement. Le ministère de la Santé va également investir environ 400 millions US$ en 2014 en faveur d'initiatives pour réduire la transmission du VIH et la mortalité maternelle et infantile, pour augmenter le nombre de professionnels de santé formés et pour équiper les installations existantes avec des équipements adéquats.
La « Campagne au-delà de l'objectif zéro » fait partie des initiatives expliquées dans le Cadre stratégique de l'engagement de la Première dame dans le contrôle du VIH et la promotion de la santé maternelle, pédiatrique et infantile au Kenya qui a été dévoilé lors de la Journée mondiale de lutte contre le sida 2013. Le cadre a pour objectif de galvaniser le leadership au plus haut niveau pour mettre un terme aux nouvelles infections à VIH chez les enfants et réduire les décès liés VIH chez les enfants.
Le cadre stratégique est axé sur cinq domaines clés : (i) Accélérer les programmes concernant le VIH, (ii) Influencer l'investissement dans des activités à impact élevé pour promouvoir la santé maternelle, pédiatrique et anti-VIH, (iii) Mobiliser les hommes comme clients, partenaires et agents du changement, (iv) Impliquer les communautés pour faire tomber les entraves à l'accès aux services de santé maternelle, pédiatrique et anti-VIH (v) Assurer le leadership, la responsabilisation et la reconnaissance pour accélérer la réalisation les objectifs de santé maternelle, pédiatrique et anti-VIH.
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Press Release
L’ONUSIDA et le Groupe de la Banque mondiale avalisent des domaines d’action pour lutter contre l’extrême pauvreté et le sida
15 janvier 2014 15 janvier 2014GENÈVE/WASHINGTON, 15 janvier 2014 – L’ONUSIDA et le Groupe de la Banque mondiale ont avalisé, lors d’une réunion et de discussions de haut niveau à Washington la semaine dernière, quatre domaines d’action pour accélérer les efforts afin de lutter contre les problèmes étroitement liés que sont le sida, les inégalités et l’extrême pauvreté.
L’ONUSIDA et le Groupe de la Banque mondiale se sont engagés à travailler en étroite collaboration avec le PNUD et d’autres partenaires internationaux afin de s’attaquer aux dynamiques sociales et structurelles de l’épidémie de VIH qui exposent les personnes à un risque plus élevé d’infection à VIH et à un refus d’accès aux services. Ces facteurs sociaux et structurels incluent l’inégalité entre les sexes, la stigmatisation et la discrimination, le manque d’accès à l’éducation et l’instabilité des moyens de subsistance. L’ONUSIDA et le Groupe de la Banque mondiale promouvront les activités suivantes :
- Aligner les efforts de santé et de développement sur des objectifs datés et fixés par les pays en vue de mettre fin à l’extrême pauvreté et au sida, en accordant une attention particulière à l’intégration des populations les plus pauvres et les plus marginalisées. Les actions ciblées incluront : aider les pays à adopter des systèmes juridiques progressistes afin de supprimer les lois discriminatoires – en particulier celles qui visent les populations les plus vulnérables à l’infection à VIH, développer l’accès aux revenus, à des logements appropriés et à des conditions de travail sures, et accélérer les réformes pour atteindre une couverture de santé universelle et un accès universel aux services et biens de prise en charge du VIH.
- Insister pour que le programme de développement pour l’après-2015 inclue des objectifs d’éradication du sida parallèlement à un objectif de couverture de santé universelle, afin que nul ne bascule ou ne soit maintenu dans la pauvreté du fait du coût des traitements contre le sida ou des soins de santé.
- Promouvoir la recherche sur le suivi et la mise en œuvre aux niveaux national et mondial. Les mesures incluront : travailler en étroite collaboration avec les partenaires mondiaux et les pays pour innover et suivre la fourniture de services (notamment pour la prise en charge du VIH) en particulier au profit des plus pauvres et des plus marginalisés, et intensifier la recherche sur la mise en œuvre pour identifier et codifier des approches innovantes permettant de relier les efforts engagés pour mettre un terme à l’extrême pauvreté et au sida. Dans le cadre de cette action, le Groupe de la Banque mondiale lancera un nouvel essai majeur pour mieux comprendre comment les systèmes de protection sociale contribuent à réduire l’infection à VIH, en particulier chez les jeunes femmes dans les pays hyperendémiques les plus durement touchés.
- Organiser en 2014 deux réunions de haut niveau sur l’éradication de l’extrême pauvreté et du sida avec des responsables des politiques et des experts nationaux. La première réunion sera organisée en Afrique australe et permettra de partager les recherches actuelles et de discuter de la manière de les traduire en actions pratiques et concrètes. La deuxième réunion aura lieu pendant la Conférence internationale sur le sida de juillet 2014 à Melbourne.
Malgré les progrès sans précédent de la riposte mondiale au VIH enregistrés sur les dix dernières années, les inégalités économiques, la marginalisation sociale et d’autres facteurs structurels ont continué de dynamiser l’épidémie de VIH. Celle-ci ne cesse d’entraver les efforts engagés pour réduire la pauvreté et la marginalisation. Le VIH aggrave la pauvreté, exacerbe les inégalités socioéconomiques, réduit les possibilités de progrès économique et social, et occasionne d’énormes souffrances humaines.
« Nous avons les moyens de mettre fin à l’épidémie de sida et à l’extrême pauvreté » a déclaré Michel Sidibé, Directeur exécutif de l’ONUSIDA. « En associant nos efforts, nous contribuerons à un mouvement mondial qui œuvre pour que chaque personne puisse exercer ses droits à des soins de qualité et vivre sans avoir à souffrir de la pauvreté et de la discrimination ».
« Tout comme l’argent n’est pas à lui seul suffisant pour mettre fin à la pauvreté, la science est impuissante pour vaincre le sida, à moins que nous nous attaquions aux facteurs sociaux et structurels sous-jacents » a déclaré Jim Yong Kim, Président du Groupe de la Banque mondiale. « Pour mettre un terme au sida et à la pauvreté, nous avons besoin d’une volonté politique durable, d’un activisme social et d’un engagement inébranlable en faveur de l’équité et de la justice sociale ».
« La stigmatisation, la discrimination et la marginalisation empêchent de réaliser pleinement les promesses offertes par les techniques de prévention et de traitement du VIH » a déclaré Helen Clark, Administratrice du PNUD. « Nous savons que dans les pays où les lois et les politiques permettent aux personnes affectées par le VIH de participer à la vie de tous les jours dans la dignité et sans crainte de la discrimination, elles sont plus susceptibles de recourir aux services de prévention, de soins et d’appui ».
Il est essentiel d’améliorer les services et les résultats de santé pour mettre fin à l’extrême pauvreté et favoriser une prospérité partagée. Récemment créée par The Lancet, la Commission sur l’investissement dans la santé a estimé que jusqu’à 24 % de la croissance économique des pays à revenu faible ou intermédiaire était due à une amélioration des résultats de santé. Les avantages sont considérables : la Commission est arrivée à la conclusion qu’un investissement dans la santé peut générer un retour sur investissement de 9 à 20 fois supérieur.
Investir dans la santé signifie également investir dans l’équité. Les composantes essentielles d’une riposte au VIH respectueuse des droits humains sont notamment des lois, des politiques et des initiatives favorables qui permettent de protéger et de promouvoir un accès à des services sociaux et de santé efficaces – y compris un accès à un logement sûr, une alimentation appropriée et d’autres services fondamentaux. Ces mesures peuvent aider à protéger les personnes affectées par le VIH de la stigmatisation, la discrimination, la violence et la vulnérabilité économique. Une protection sociale qui intègre la problématique du VIH est déjà une composante clé de la vision de l’ONUSIDA – zéro nouvelle infection à VIH, zéro discrimination et zéro décès lié au sida.
« Il ne suffit pas d’avoir les médicaments en magasin pour sauver des vies » a déclaré Sveta Moroz de l’Union des femmes ukrainiennes affectées par le VIH. « Pour mettre un terme à l’épidémie de sida pour tout le monde, nous avons besoin d’une approche centrée sur les personnes, dynamisée par la communauté et fondée sur la justice sociale. Cela requiert une approche qui garantit les droits humains fondamentaux que sont l’accès à un logement sûr et à des soins, la sécurité alimentaire et les opportunités économiques. Ces droits permettent de faire tomber les obstacles qui empêchent les personnes de s’engager réellement dans une prévention et des soins efficaces du VIH ».
L’ONUSIDA et le Groupe de la Banque mondiale œuvreront pour que ces actions figurent en bonne place dans le programme mondial de développement pour l’après-2015, car ce sont des activités à part entière qui permettront d’éradiquer le sida, d’instaurer une couverture de santé universelle, de mettre un terme à l’extrême pauvreté et aux inégalités, et de construire une prospérité partagée.
Contact
ONUSIDA GenèveSophie Barton-Knott
tel. +41 79 514 6896 / +41 22 791 1697
bartonknotts@unaids.org
Groupe de la Banque mondiale
Melanie Mayhew
tel. +1 202 459 7115
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Press Release
L’ONUSIDA et l’Organisation des États américains unissent leurs efforts pour promouvoir la riposte au VIH dans les Amériques
10 janvier 2014 10 janvier 2014GENÈVE/WASHINGTON, 10 janvier 2014 – L’ONUSIDA et l’Organisation des États américains (OEA) ont signé un protocole d’accord pour unir leurs efforts afin de promouvoir la riposte au VIH dans les États Membres de l’OEA.
Grâce à ce protocole, l’ONUSIDA et l’OEA développeront des activités de sensibilisation au VIH, telles que des campagnes d’information et d’éducation, des tables rondes sur les politiques, des forums, des conférences et des programmes de bourses, dans le but de réduire les nouvelles infections à VIH, de développer l’accès au traitement antirétroviral et de soutenir les personnes vivant avec le virus. L’ONUSIDA et l’OEA développeront également une collaboration avec des réseaux régionaux de jeunes séropositifs au VIH afin de renforcer la sensibilisation au virus et l’éducation à la prévention, d’améliorer la protection sociale des jeunes, de lutter contre la violence sexiste et de combattre les normes sexospécifiques préjudiciables parmi la jeunesse.
« Le VIH est plus qu’une simple maladie. C’est un problème de sécurité, de justice sociale et de répartition des opportunités » a déclaré Michel Sidibé, Directeur exécutif de l’ONUSIDA. « Nous devons exploiter ce partenariat pour nous assurer que nul ne soit laissé-pour-compte dans la riposte au VIH dans les Amériques et que les personnes les plus affectées par le virus aient accès aux services essentiels de prévention et de traitement du VIH ».
Les populations clés, notamment les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes, les professionnel(le)s du sexe, les consommateurs de drogues et les transgenres, demeurent les plus durement touchées par le VIH en Amérique latine et dans les Caraïbes. Bien que l’on ait enregistré une stabilisation des nouvelles infections, le nombre de celles-ci ne diminue toujours pas. L’existence et l’application de lois punitives, de même que la stigmatisation et la discrimination largement répandues à l’encontre des hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes, des transgenres et des professionnel(le)s du sexe, continuent de marginaliser les populations dont les besoins sont les plus importants et de bloquer l’accès à des services vitaux de prise en charge du VIH.
« Nous avons réussi à briser la courbe de progression de l’infection » a déclaré Miguel Jose Insulza, Secrétaire général de l’OEA. « Nous devons maintenant nous attaquer aux problèmes structurels et transversaux, notamment la violence sexiste ».
En juin 2013, l’Assemblée générale de l’OEA a adopté une Résolution sur la promotion et la protection des droits humains des personnes vulnérables au VIH/sida, qui vivent avec et sont touchées par l’épidémie dans les Amériques. La résolution invite instamment les États Membres à poursuivre leurs efforts pour soutenir les lois et les politiques publiques qui protègent les droits humains et les libertés fondamentales des personnes vivant avec le VIH, et pour développer la prévention et le traitement contre le virus pour les femmes enceintes et les mères, y compris pour prévenir la transmission mère-enfant du VIH. La résolution promeut également une participation plus importante des personnes vivant avec le virus aux processus de décision et à la rédaction des politiques et des programmes de lutte contre l’épidémie.
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