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Réunion d'experts sur l'élargissement de l'accès au traitement anti-VIH

10 septembre 2013

Fin 2012, 9,7 millions de personnes dans le monde avaient accès à un traitement antirétroviral dans les pays à revenu faible ou intermédiaire. Photo : ONUSIDA

Les experts appellent à élargir l'accès au traitement vital contre le VIH. Cet appel, lancé lors d'une réunion à New York les 4 et 5 septembre, suit les recommandations émises l'an dernier par la Commission mondiale indépendante sur le VIH et le droit concernant l'amélioration de l'accès au traitement anti-VIH.

Le rapport phare de la Commission mondiale recommande un nouveau cadre de propriété intellectuelle pour les produits pharmaceutiques, qui répondrait aux besoins urgents en matière de santé publique tout en préservant les droits des inventeurs.

« Bien que les droits de propriété intellectuelle aient vocation à stimuler l'innovation, la réalité montre que des protections excessives entravent l'accès à un traitement anti-VIH abordable ainsi qu'à d'autres médicaments essentiels », a expliqué Helen Clark, Administratrice du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), aux participants à la réunion organisée par le PNUD et l'ONUSIDA. « L'accès à des produits pharmaceutiques abordables et de qualité certifiée demeure une priorité urgente pour accomplir les OMD et améliorer la santé et le développement pour les populations pauvres et marginalisées », a ajouté Mme Clark.

Fin 2012, 9,7 millions de personnes dans le monde avaient accès à un traitement antirétroviral dans les pays à revenu faible ou intermédiaire, contre seulement 300 000 personnes il y a 10 ans en arrière. Cependant, l'ONUSIDA et l'Organisation mondiale de la Santé estiment que 16 autres millions de personnes auraient besoin d'un traitement anti-VIH mais n'y ont pas accès.

« Nous avons besoin de solutions pour élargir l'accès au traitement vital contre le VIH et les recommandations de la Commission mondiale déterminent clairement comment une approche centrée sur les individus peut permettre de veiller à ce que personne ne soit laissé de côté », a déclaré Michel Sidibé, Directeur exécutif de l'ONUSIDA.

Bien que les droits de propriété intellectuelle aient vocation à stimuler l'innovation, la réalité montre que des protections excessives entravent l'accès à un traitement anti-VIH abordable ainsi qu'à d'autres médicaments essentiels.

Helen Clark, Administratrice du Programme des Nations Unies pour le Développement

L'Accord de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) sur les aspects des droits de propriété intellectuelle qui touchent au commerce, connu sous l'acronyme ADPIC, exige des pays qu'ils obéissent à des normes élevées de protection de la propriété intellectuelle, avec des critères de brevet qui octroient aux laboratoires pharmaceutiques des monopoles à long terme sur les médicaments. Lors de la signature de l'Accord sur les ADPIC en 1994, des clauses avaient été prévues pour permettre aux pays pauvres de produire ou d'importer des médicaments moins chers dans des circonstances spécifiques. Cependant, la pression des pays plus riches a souvent empêché l'application de ces clauses spéciales.

« C'est un véritable nouveau système de propriété intellectuelle pour les produits pharmaceutiques qui se trouve au cœur des recommandations de la Commission ; il ne suffit pas d'apporter quelques modifications au système existant », a expliqué J.V.R. Prasada Rao, ancien membre de la Commission.

Lors de la réunion, les débats ont porté sur les stratégies, la tactique et le calendrier à adopter face aux besoins croissants en matière de traitement anti-VIH, notamment les moyens de mieux appliquer les lois sur la propriété intellectuelle en faveur des pays à revenu faible ou intermédiaire. Les prochaines étapes sont en cours de discussion.

« Nous devons être encouragés par le fait que cette réunion se déroule à un moment clé de la discussion sur le programme pour le développement après 2015, qui nous offre des opportunités considérables », a indiqué Michael Kirby, ancien membre de la Commission.

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La Suisse double sa contribution à l'ONUSIDA

10 septembre 2013

Didier Burkhalter, Conseiller fédéral suisse aux Affaires étrangères (à gauche), et Michel Sidibé, Directeur exécutif de l'ONUSIDA.

Le Département fédéral des Affaires étrangères suisse a annoncé qu'il allait doubler ses contributions annuelles à l'ONUSIDA pour les trois prochaines années. Au total, la Suisse versera 30 millions de CHF d'ici 2015 en soutien aux efforts de l'ONUSIDA pour aider les pays à atteindre les Objectifs du Millénaire pour le Développement concernant le VIH. Cette contribution classe la Suisse au huitième rang des plus généreux bailleurs de fonds de l'ONUSIDA.

« Nous apprécions l'engagement de la Suisse et son leadership dans la riposte au VIH, ainsi que sa confiance inébranlable envers le travail de l'ONUSIDA », a déclaré Michel Sidibé, Directeur exécutif de l'ONUSIDA. « Le développement par la Suisse de politiques innovantes sur la réduction des risques et l'engagement de ce pays en faveur de la recherche scientifique ont été jusqu'ici essentiels dans la progression de la riposte au VIH aussi bien au niveau national que mondial. Nous nous réjouissons de poursuivre cette collaboration étroite avec la Suisse ».

Le gouvernement suisse a indiqué que l'ONUSIDA était « la plus importante plate-forme multilatérale dans la riposte au VIH » et souligné son rôle fondamental dans la mise en œuvre d'une riposte coordonnée des Nations Unies à l'épidémie.

Le développement par la Suisse de politiques innovantes sur la réduction des risques et l'engagement de ce pays en faveur de la recherche scientifique ont été jusqu'ici essentiels dans la progression de la riposte au VIH aussi bien au niveau national que mondial. Nous nous réjouissons de poursuivre cette collaboration étroite avec la Suisse.

Michel Sidibé, Directeur exécutif de l'ONUSIDA

En tant que membre du Conseil de coordination du Programme de l'ONUSIDA, la Suisse défend activement l'accroissement des efforts pour mettre un terme aux nouvelles infections à VIH chez les enfants et les jeunes. Elle soutient fermement les programmes de prévention du VIH pour les personnes les plus exposées au risque d'infection, comme les professionnel(le)s du sexe, les consommateurs de drogues et les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes ; dans ce domaine, elle a accompli un travail de pionner. 

La Suisse joue un rôle unique dans la santé mondiale en sa qualité de pays hôte des principales organisations internationales dans le domaine de la santé. Son engagement permanent dans la riposte au VIH et son partenariat solide avec l'ONUSIDA seront essentiels pour façonner l'avenir de la lutte contre le sida et accomplir la vision de l'ONUSIDA de zéro nouvelle infection à VIH, zéro discrimination et zéro décès dû au sida.

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Tuteurs communautaires : la colonne vertébrale des programmes de soins et d'appui anti-VIH

09 septembre 2013

Les tuteurs communautaires représentent une composante essentielle du système de soins primaires de chaque pays. Photo : Suzanne Porter/HelpAge International

Les tuteurs communautaires représentent la colonne vertébrale des programmes de soins et d'appui efficaces contre le VIH, selon une étude internationale (en anglais) financée par l'ONUSIDA et Cordaid et menée par le réseau Caregivers Action Network (CAN) et Cordaid. Les études menées en Éthiopie, au Malawi, en Afrique du Sud et en Zambie ont porté sur les soins à domicile en matière de prévention, de traitement, de soins et d'appui anti-VIH.

Les résultats de ces recherches confirment que les tuteurs communautaires jouent un rôle de prestataires de services précieux et représentent une composante essentielle du système de soins primaires de chaque pays. Selon l'étude, le rôle des tuteurs communautaires est passé d'une fonction basique de soins à domicile (visite, soins aux malades) à une fonction d'appui clinique et social (délivrance de médicaments, observance du traitement et soutien psycho-social).

Le rapport souligne que les services de soutien social pour les personnes vivant avec le VIH deviennent aussi importants que les services cliniques, avec une alimentation et une nutrition adéquates, des revenus stables et le soutien psycho-social présentés comme des priorités absolues.

Le rôle des tuteurs communautaires dans la lutte contre la stigmatisation et l'incitation des individus à connaître leur état sérologique en matière de VIH et à accéder en temps opportun à la prévention et au traitement anti-VIH demeure essentiel.

Helen Frary, Coordonnatrice de l'ONUSIDA en Zambie

« Le rôle des tuteurs communautaires dans la lutte contre la stigmatisation et l'incitation des individus à connaître leur état sérologique en matière de VIH et à accéder en temps opportun à la prévention et au traitement anti-VIH demeure essentiel », a déclaré la Coordonnatrice de l'ONUSIDA en Zambie, Helen Frary.

La tendance générale qui ressort du rapport démontre la propension des ministères de la santé à créer un corps de tuteurs communautaires professionnels qui travaillent avec les communautés et les ménages et étendent la portée des soins formels. Toutefois, l'étude attire l'attention sur la nécessité pour les tuteurs d'avoir accès à une protection sociale, par exemple sous la forme d'opportunités de générer des revenus ou d'une rémunération, afin de leur permettre de fournir des services de soins essentiels sans tomber eux-mêmes dans la pauvreté.

« Cette étude internationale démontre clairement le rôle crucial joué par les tuteurs communautaires dans la riposte au VIH », a déclaré l'animatrice du réseau CAN Rachel Albone. « Elle met en avant la nécessité de reconnaître et de rémunérer correctement leur expertise et leur expérience dans le cadre de stratégies de renforcement des soins de santé primaires ».

Pour en savoir plus, voir : http://www.caregiversactionnetwork.org/web/guest/can-research (en anglais)

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Un partenariat entre la Thaïlande et les États-Unis confirme un nouvel élan vers un vaccin contre le VIH

02 septembre 2013

Le 29 août, lors du Sommet de l'AIDS Vaccine Efficacy Consortium (AVEC) pour une génération sans sida en Thaïlande, un partenariat entre la Thaïlande et les États-Unis qui travaille sur le développement d'un vaccin contre le VIH a annoncé sa volonté de s'appuyer sur la réussite des essais précédents pour donner un nouvel élan à la recherche sur le vaccin.

En 2009, l'étude phare sur le vaccin RV144 menée en Thaïlande, organisée conjointement par le Ministère de la Santé thaïlandais et des chercheurs de l'Armée américaine, a mis au jour les premières preuves de la possibilité de créer un vaccin préventif sûr et efficace contre le VIH chez les humains. Les résultats de l'étude RV144 ont fait état d'un taux d'efficacité de 31,2 % à l'issue de l'étude parmi les 16 000 volontaires thaïlandais.

S'appuyant sur ces résultats, les chercheurs vont s'employer à améliorer les niveaux de protection détectés précédemment et mener de nouveaux essais en Thaïlande au cours des années à venir, en ciblant les populations les plus exposées au risque d'infection, notamment les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes. L'objectif des recherches en cours est d'obtenir une version modifiée du vaccin qui augmenterait le taux de protection à environ 50 %, le chiffre requis pour acquérir l'agrément réglementaire en vue d'une diffusion publique.

Le gouvernement thaïlandais assumera un rôle de leadership en soutenant l'étude sur l'efficacité du futur vaccin anti-VIH et en aidant à la mise en place de systèmes de production et d'infrastructures flexibles capables de supporter la production d'un vaccin anti-VIH breveté.

Quotes

Le gouvernement thaïlandais a fait de l'épidémie de VIH une priorité absolue et nous sommes convaincus que le développement d'un vaccin efficace est possible. Nous nous engageons pleinement à jouer un rôle constructif.

S.E. Pradit Sintavanarong, Ministre de la Santé publique de Thaïlande

Une grande partie de notre travail passionnant de partenariat avec la Thaïlande a porté sur le VIH. Nous avons aujourd'hui la possibilité d'intensifier nos efforts pour atteindre notre objectif unique d'une génération sans sida.

Kristie Kenney, Ambassadrice américaine en Thaïlande

Le gouvernement thaïlandais fait preuve d'un important leadership dans la progression de la recherche sur le vaccin anti-VIH. Une situation qui peut être positive pour tout le monde : par exemple, la mise en place d'un site de production ouvrira des opportunités non seulement pour la production du vaccin anti-VIH, mais aussi plus largement pour d'autres questions de santé.

Col. Jerome Kim, Chef de projet sur le vaccin anti-VIH et Adjoint principal du Programme américain de recherche militaire au sein de l'US Army Medical Research and Material Command

Le vaccin est un élément essentiel pour parvenir à l'objectif zéro en matière de VIH et il est important que tout cela se passe en Thaïlande, en renforçant les capacités de l'hémisphère Sud en matière de développement et de production et en ciblant les efforts là où les gens en ont le plus besoin. Pour parvenir à la fin du sida, nous ne devons laisser personne à la traîne : ce partenariat met cet aspect des choses au cœur de son travail.

Dr Luiz Loures, Directeur exécutif adjoint de la branche Programme de l'ONUSIDA

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L'ONUSIDA salue les progrès de l'Inde sur l'accès au traitement et appelle à intensifier les efforts et à cibler la riposte

30 août 2013

Le Dr Luiz Loures, Directeur exécutif adjoint de la branche Programme de l'ONUSIDA (à droite), en compagnie de M. Oscar Fernandes, Ministre fédéral des Transports routiers et des Autoroutes.

Les progrès rapides de l'Inde dans l'élargissement de l'accès au traitement antirétroviral ces cinq dernières années ont été salués comme « un exemple d'engagement national et d'action stratégique sur le sida » par le Dr Luiz Loures, Directeur exécutif adjoint de la branche Programme de l'ONUSIDA, lors d'une mission dans le pays les 26 et 27 août.

Le nombre de personnes vivant avec le VIH dans le pays et recevant un traitement antirétroviral a à peu près doublé entre 2007 et 2009, puis à nouveau entre 2009 et 2012. Aujourd'hui, l'Inde se classe au deuxième rang mondial en termes de nombre total de personnes recevant des médicaments vitaux. À l'heure actuelle, plus de 650 000 personnes vivant avec le VIH reçoivent un traitement dans le pays et des efforts sont en cours pour veiller à ce qu'un million de personnes soient couvertes par le programme national de traitement à court terme.

Le Dr Loures a félicité le Ministère de la Santé et des Affaires familiales et le Département pour le contrôle du sida pour leur engagement et leur leadership solides ainsi que leurs efforts permanents en faveur d'un élargissement stratégique de la riposte nationale au VIH. Ces dix dernières années, les efforts de l'Inde dans la riposte au sida ont permis de réduire le nombre de nouvelles infections à VIH de plus de 50 %.

Le programme national de riposte au sida de l'Inde a produit des résultats ; c'est l'un des plus performants à l'échelle mondiale.

Dr Luiz Loures, Directeur exécutif adjoint de la branche Programme de l'ONUSIDA

« Le programme national de riposte au sida de l'Inde a produit des résultats ; c'est l'un des plus performants à l'échelle mondiale », a déclaré le Dr Loures. « Il a non seulement permis d'élargir considérablement la couverture des initiatives de prévention du VIH, mais il a aussi mis en avant un accès, une disponibilité et une couverture accrus des services de traitement et de soins anti-VIH ».

Le Dr Loures a insisté sur la nécessité pour l'Inde de continuer à tirer parti des résultats obtenus et à veiller à ce que les investissements soient ciblés là où ils sont le plus utiles. « Pour avoir un plus grand impact à l'échelle du pays, il est essentiel que l'Inde cible les investissements stratégiques sur mesure au niveau sous-national, qui prennent en compte les réalités du contexte local. Cette stratégie sera déterminante pour influer sur la tendance future de l'épidémie », a ajouté le Dr Loures.

Parmi les autres questions évoquées avec les hauts responsables officiels, l'accent a été mis sur l'anticipation croissante de la capacité de l'Inde à contribuer utilement à la riposte mondiale au sida et à aider potentiellement les autres pays dans la conception et l'organisation des actions, grâce à un transfert de connaissances et à des programmes d'échange.

De gauche à droite : Oussama Tawil, Coordonnateur de l'ONUSIDA en Inde, M. J.D. Seelam, Ministre fédéral des Finances, et le Dr Luiz Loures, Directeur exécutif adjoint de la branche Programme de l'ONUSIDA.

« Nous encourageons l'Inde à poursuivre ses partenariats avec d'autres pays en matière de partage d'expérience et de connaissances et de transfert de compétences », a expliqué le Dr Loures. « Avec une interdépendance sans cesse accrue entre les populations, des objectifs communs peuvent être atteints plus efficacement à travers une collaboration et un partenariat judicieux ».   

La visite du Dr Loures en Inde a été l'occasion d'entamer un dialogue de haut niveau avec les leaders politiques et les responsables du gouvernement, notamment le Secrétaire et les principaux responsables du Département pour le contrôle du sida. Des entretiens importants ont eu lieu avec le Président et le Secrétaire général du Forum parlementaire sur le sida, M. Oscar Fernandes, Ministre fédéral des Transports routiers et des Autoroutes, et M. J.D. Seelam, Ministre fédéral des Finances. Les deux responsables ont fait part de leur total soutien en faveur du renforcement de la contribution de l'Inde à la riposte au sida, à la fois au niveau mondial et au niveau national.

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Le Dr Edward Greene, Envoyé spécial du Secrétaire général pour le sida aux Caraïbes, en visite à Genève

26 août 2013

Le Dr Edward Greene, Envoyé spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour le sida aux Caraïbes, a visité le siège de l'ONUSIDA à Genève le 23 août et a rencontré Michel Sidibé, Directeur exécutif de l'ONUSIDA.

Entre autres sujets abordés, le Dr Greene a évoqué la nouvelle initiative du Partenariat Pan-Caraïbe de lutte contre le VIH/sida (PANCAP) co-présidé par lui-même et par le Dr Denzil Douglas, Premier ministre de Saint-Christophe et Niévès, appelée Justice pour tous : agir pour réduire la stigmatisation et la discrimination et élargir l'accès à la justice dans le cadre des ripostes nationales au VIH dans les Caraïbes d'ici 2015.

Cette nouvelle initiative réunira les différentes parties prenantes, dont les organisations confessionnelles, les personnes vivant avec le VIH, la société civile, les législateurs et les responsables gouvernementaux, au niveau tant national que régional, afin de discuter de l'environnement juridique existant au regard du VIH dans les Caraïbes. L'initiative a pour but de mettre au point une feuille de route destinée aux acteurs nationaux et régionaux afin de réduire la stigmatisation et la discrimination et d'élargir l'accès à la justice dans les ripostes nationales au sida, y compris en abolissant les lois punitives en vigueur. La première consultation nationale doit être réalisée à Saint-Christophe et Niévès à l'automne 2013. 

L'Envoyé spécial a également souligné la nécessité de renforcer le dialogue avec les organisations confessionnelles dans les Caraïbes et de travailler en collaboration avec leurs représentants. Le Dr Greene a rappelé le rôle historique joué par ces organisations dans la fourniture d'assistance et de services sociaux dans la région.

Quotes

Étant donné que les groupes confessionnels sont les gardiens traditionnels de notre société, il est crucial d'intégrer leurs représentants dans la riposte au VIH afin de garantir que nos politiques ne heurtent pas les populations les plus exposées au risque et ne restreignent pas inutilement l'éventail des stratégies qui peuvent être utilisées pour lutter contre l'épidémie de VIH dans les Caraïbes.

Dr Edward Greene, Envoyé spécial des Nations Unies pour le sida aux Caraïbes

Supprimer les lois punitives est une priorité pour l'ONUSIDA. Nous devons lutter aux côtés des personnes qui vivent avec le VIH et qui sont les plus exposées au risque. En transformant les environnements juridiques négatifs, nous pouvons aider à faire naître une génération sans VIH.

Michel Sidibé, Directeur exécutif de l'ONUSIDA

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Les leaders de la Communauté de développement d'Afrique australe se rencontrent à l'occasion d'une session spéciale d'AIDS Watch Africa

22 août 2013

Le 33e Sommet de la SADC s'est tenu à Lilongwe, au Malawi, les 17 et 18 août 2013.

Les chefs d'État et de gouvernement des pays de la Communauté de développement d'Afrique australe (SADC) se sont réunis le 18 août afin de discuter des progrès accomplis et des défis auxquels la région est confrontée en relation avec le VIH, la tuberculose et le paludisme.

Compte tenu de la récession financière subie par la riposte au sida, les leaders de la SADC ont souligné la nécessité d'accroître les ressources nationales et ont apporté leur soutien à la reconstitution des ressources du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme. Ils ont aussi décidé de défendre la solidarité mondiale et la responsabilité partagée pour les ripostes au VIH, à la tuberculose et au paludisme en Afrique, en droite ligne avec la feuille de route de l'Union africaine adoptée en juillet 2012.

Les pays membres de la SADC ont évoqué la nécessité d'une production et d'un approvisionnement à l'échelle locale des médicaments essentiels et des produits de base de la lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme. Ils ont précisé que, compte tenu de l'accroissement de la demande en faveur d'un traitement contre le VIH, la région de la SADC devait intensifier ses efforts afin de garantir la mise en place de politiques favorables, d'encourager le transfert de technologies et de développer le potentiel d'action des pays d'Afrique dans le but de produire des médicaments et autres produits pharmaceutiques de qualité.

Malgré les progrès réalisés en matière de riposte contre le sida ces dernières années, et notamment l'augmentation considérable dans plusieurs pays de la couverture par traitement antirétroviral des personnes vivant avec le VIH, la SADC demeure la région la plus touchée par le VIH et compte encore des millions de personnes qui n'ont pas accès à un traitement vital ou à des services de soins.

Au cours des discussions sur la nécessité de renforcer l'accès au dépistage et au traitement anti-VIH, les défis en matière de structure, de finance, de ressources humaines et de droits de l'homme ont été identifiés par les leaders de la SADC comme étant les principaux obstacles à la réalisation de l'objectif d'un accès universel. Le dépistage et le conseil sont des passerelles essentielles et cruciales vers les services de lutte contre le VIH. L'OMS et l'ONUSIDA ont approuvé le concept d'accès universel à la connaissance de l'état sérologique et ont recommandé que le dépistage du VIH soit réalisé sur une base volontaire, conformément aux lignes directrices de l'OMS/ONUSIDA. Dans ce contexte, les leaders de la SADC ont salué la publication des nouvelles Lignes directrices en matière de traitement de l'OMS, qui préconisent une mise en place plus précoce du traitement anti-VIH.

Cette réunion s'est tenue en marge du 33e Sommet de la SADC organisé les 17 et 18 août à Lilongwe, au Malawi. De nombreux chefs d'État y ont participé, dont les Présidents de l'Afrique du Sud, du Botswana, du Mozambique, de la République Démocratique du Congo, de la République Unie de Tanzanie et du Zimbabwe.

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Rencontre entre le Vice-premier ministre chinois Liu Yandong et le Directeur exécutif de l'ONUSIDA à la veille du Forum ministériel Chine-Afrique sur le développement de la santé

16 août 2013

Vendredi dernier, le Vice-premier ministre chinois Liu Yandong a rencontré le Directeur exécutif de l'ONUSIDA Michel Sidibé à Pékin, à la veille du Forum ministériel Chine-Afrique sur le développement de la santé. Lors de cette réunion, M. Liu a remercié l'ONUSIDA pour son appui à la riposte au VIH en Chine, et insisté sur le fait que la lutte contre le VIH est une priorité fondamentale pour le gouvernement chinois.

M. Sidibé a félicité l'engagement ferme de la Chine dans sa riposte au VIH et mis en avant les résultats impressionnants obtenus à ce jour, notamment l'augmentation du nombre de personnes bénéficiant d'un traitement antirétroviral et la baisse de 65 % de la mortalité due au sida. M. Sidibé a également souligné le leadership de la Chine dans la riposte à l'épidémie chez les consommateurs de drogues. Le pays met en œuvre le plus vaste programme de réduction des risques au monde.

Lors de cette rencontre, M. Liu et M. Sidibé ont également évoqué l'avenir de la coopération entre la Chine et l'Afrique en matière de santé. M. Sidibé a notamment parlé de la fabrication de produits pharmaceutiques et médicaux et des domaines de collaboration potentielle.

Quotes

Le gouvernement chinois attache une grande importance à la lutte contre le sida et accomplit toujours plus d'efforts pour parvenir aux Objectifs du Millénaire pour le Développement en matière de sida.

Liu Yandong, Vice-premier ministre chinois

En partageant la riche expertise de la Chine en matière de santé et en renforçant les systèmes à assise communautaire, la Chine peut avoir un énorme impact en Afrique.

Michel Sidibé, Directeur exécutif de l'ONUSIDA

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Le Président chinois Xi Jinping ouvre à Pékin le Forum ministériel Chine-Afrique sur le développement de la santé

16 août 2013

Le Président chinois Xi Jinping a accueilli les participants au Forum ministériel Chine-Afrique sur le développement de la santé, qui inaugure une nouvelle ère pour la coopération entre la Chine et l'Afrique. « Le développement humain est au cœur du développement. Nous espérons que ce forum fera faire de grandes avancées à la coopération entre la Chine et l'Afrique en matière de santé », a déclaré le Président Xi Jinping lors de la cérémonie d'ouverture au Palais de l'Assemblée du Peuple à Pékin.

Intervenant en séance plénière, le Directeur exécutif de l'ONUSIDA, Michel Sidibé, a insisté sur l'immense impact positif d'une coopération renforcée entre la Chine et l'Afrique pour la santé. « La riposte au VIH peut jouer un rôle d'éclaireur dans le partenariat sino-africain pour le développement humain », a déclaré M. Sidibé. « La Chine peut aider les pays africains à s'appuyer sur son leadership dans la riposte au VIH pour faire avancer l'action africaine sur toute une série d'autres questions de santé ». M. Sidibé a également souligné l'importance de la sécurité d'approvisionnement, avec le potentiel exceptionnel de la Chine dans le soutien à l'Afrique pour développer des capacités durables de fabrication locale de médicaments antirétroviraux et autres produits pharmaceutiques. Les responsables des organisations internationales de santé ont également participé au forum : Margaret Chan (OMS), Babatunde Osotimehin (FNUAP) et Mark Dybul (Fonds mondial).

Dans son discours lors de la cérémonie d'ouverture du forum, le Ministre chinois de la Santé et de la Commission du planning familial, Li Bin, a réitéré l'engagement de la Chine à bâtir des liens plus forts entre la Chine et l'Afrique, en évoquant la longue histoire positive de la coopération entre la Chine et l'Afrique dans le domaine de la santé. « La Chine va continuer à renforcer la collaboration dans le cadre de la coopération internationale sur la santé mondiale et le développement de la population, et utiliser les plates-formes internationales pour étudier de nouvelles approches de la coopération Sud-Sud dans le domaine de la santé avec les pays en développement en Afrique et ailleurs dans le monde », a déclaré le Ministre.

Le Forum a été l'occasion de négocier et d'adopter la Déclaration de Pékin, qui définit l'engagement et l'orientation de la coopération future entre la Chine et l'Afrique dans ce domaine fondamental. Au nom des organisations internationales présentes au forum, M. Sidibé a fait une déclaration en soutien à la Déclaration de Pékin.

Déclaration des organisations internationales à l'occasion du Forum ministériel Chine-Afrique sur le développement de la santé

  • Les organisations internationales représentées au Forum ministériel Chine-Afrique sur le développement de la santé (l'Organisation mondiale de la Santé, le Programme commun des Nations Unies sur le VIH et le sida (ONUSIDA), le Fonds des Nations Unies pour la Population (FNUAP), le Fonds des Nations unies pour l'Enfance (UNICEF), le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, la Banque mondiale et GAVI Alliance) félicitent les participants pour leur leadership et leurs efforts dans le but de faire progresser le développement de la santé, et affirment apporter tout leur soutien à la Déclaration de Pékin, qui ouvre une nouvelle ère de la collaboration entre la Chine et l'Afrique.
  • Nous reconnaissons cette Déclaration comme un pilier du partenariat renforcé entre la Chine et l'Afrique, qui fait partie des principales relations géopolitiques et économiques du XXIe siècle.
  • Nous soulignons l'importance de la Déclaration pour renforcer la collaboration de la Chine avec les institutions régionales, à savoir l'Union africaine et les comités économiques régionaux africains.
  • Nous accordons une attention et un soutien particuliers à la mise en œuvre de la Déclaration de Pékin. Nous essaierons de mettre à disposition, dans la mesure du nécessaire, le savoir-faire et les ressources des agences pertinentes pour promouvoir la collaboration entre la Chine et l'Afrique sur le plan de la santé, au titre de nouvelle plateforme visant à accélérer la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le Développement et à promouvoir la santé au niveau mondial dans le programme de développement après 2015.
  • Nous reconnaissons la dimension du Forum ministériel Chine-Afrique sur le développement de la santé comme mécanisme innovant destiné à renforcer la participation et le dialogue du leadership de haut niveau en soutien au développement de la santé et à la coopération entre la Chine et l'Afrique, et nous encourageons la diffusion de rapports réguliers sur les progrès accomplis au regard de ses objectifs essentiels.

Quotes

Le développement humain est au cœur du développement. Nous espérons que ce forum fera faire de grandes avancées à la coopération entre la Chine et l'Afrique en matière de santé.

Xi Jinping, Président chinois

La riposte au VIH peut jouer un rôle d'éclaireur dans le partenariat sino-africain pour le développement humain. La Chine peut aider les pays africains à s'appuyer sur son leadership dans la riposte au VIH pour faire avancer l'action africaine sur toute une série d'autres questions de santé.

Michel Sidibé, Directeur exécutif de l'ONUSIDA

La Chine va continuer à renforcer la collaboration dans le cadre de la coopération internationale sur la santé mondiale et le développement de la population, et utiliser les plates-formes internationales pour étudier de nouvelles approches de la coopération Sud-Sud dans le domaine de la santé avec les pays en développement en Afrique et ailleurs dans le monde.

Li Bin, Ministre chinois de la Santé et de la Commission du planning familial

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Les leaders économiques chinois engagés dans la riposte au VIH

14 août 2013

Le 14 août, le Directeur exécutif de l'ONUSIDA Michel Sidibé a remis un prix aux PDG de six des plus grandes entreprises chinoises en remerciement de leur contribution à la riposte au sida en Chine. M. Sidibé était en Chine pour rencontrer certains des plus importants PDG chinois au secrétariat de Pékin de la China Red Ribbon Foundation, situé dans les locaux du siège du China’s Hanergy Holdings Group, dans le but de mettre en avant le leadership et la contribution du secteur privé à la riposte nationale et mondiale au VIH.

Lors de son intervention, M. Sidibé a salué l'engagement croissant des leaders économiques chinois, en particulier dans le domaine du VIH. Le secteur privé joue un rôle de plus en plus important dans les efforts de la Chine pour élargir l'accès aux services de prévention, de traitement et de soins anti-VIH et lutter contre la discrimination. Une grande partie de ce travail est gérée par l'intermédiaire de la China Red Ribbon Foundation, créée en 2005 par 20 des plus grandes entreprises du secteur privé de Chine.

Huang Mengfu, Président honoraire de la Fédération chinoise de l'industrie et du commerce, a remercié M. Sidibé pour son intervention et indiqué : « Durant les trente dernières années, la Chine a été le navire amiral de la croissance économique. Au cours des années à venir, le secteur privé chinois aidera la Chine à jouer son rôle de leader en matière de responsabilité sociale, de santé mondiale et de développement humain ».

Plusieurs PDG chinois ont raconté leurs expériences positives dans le soutien à la prévention et au contrôle du VIH en Chine et fait part de leur appui à la vision de l'ONUSIDA de zéro nouvelle infection à VIH, zéro discrimination et zéro décès dû au sida.

M. Sidibé a également mis en avant l'énorme potentiel du secteur privé chinois en pleine croissance pour contribuer à mettre un terme à l'épidémie de sida dans le monde. Plus particulièrement en Afrique, où de nombreuses entreprises chinoises mènent aujourd'hui des activités à grande échelle, ces entreprises occupent une position unique pour encourager des progrès majeurs dans la riposte au VIH et dans le secteur de la santé en général. Renouvelant l'engagement de l'ONUSIDA à travailler en étroite collaboration avec les entreprises privées, M. Sidibé a insisté sur le fait que le succès de la riposte au VIH nécessitait une participation forte et intelligente de tous les secteurs de la société.

Quotes

Durant les trente dernières années, la Chine a été le navire amiral de la croissance économique. Au cours des années à venir, le secteur privé chinois aidera la Chine à jouer son rôle de leader en matière de responsabilité sociale, de santé mondiale et de développement humain.

Huang Mengfu, Président honoraire de la Fédération chinoise de l'industrie et du commerce

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