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La capitale namibienne Windhoek collabore pour renforcer la riposte au VIH

30 octobre 2012

La clinique mobile Mister Sister s'est installée devant les bureaux de Hope Initiative SA, une petite organisation communautaire qui apporte des soins et des services d'aide aux orphelins et aux enfants vulnérables des bidonvilles autour de Windhoek.
Photo : ONUSIDA/T.Figuera

Comme dans beaucoup d'autres pays, la population de la Namibie s'est déplacée vers les villes et les zones urbaines en quête de meilleures opportunités, dans l'espoir d'une vie plus prospère. L'urbanisation a entraîné la multiplication des bidonvilles autour des grandes métropoles, rendant difficile l'accès aux services de santé essentiels pour ces habitants.

Windhoek, capitale de la Namibie, dont la population a augmenté de 38 % entre 2001 et 2011, a conclu un partenariat avec l'ONUSIDA, le PNUD et la Fondation PharmAccess afin de renforcer son système de santé général et sa riposte au VIH en utilisant des moyens innovants, comme les cliniques mobiles.

« La Ville de Windhoek s'engage à fournir des services de santé municipaux efficaces et performants à tous ses habitants, en particulier les populations les plus défavorisées », a déclaré la Responsable des Services de santé de la Ville de Windhoek, Mary-Anne Kahitu. « À travers nos partenariats stratégiques, notamment avec le Ministère de la Santé et des Services sociaux, la Fondation PharmAccess et d'autres acteurs importants, nous nous efforcerons de promouvoir l'élargissement de l'accès à des services de santé et de lutte contre le VIH de qualité dans les bidonvilles », a-t-elle ajouté.

Pendant une période de 18 mois, le projet commun baptisé « Renforcer les ripostes au VIH/sida dans la ville » a étudié en profondeur l'épidémie urbaine de VIH et la riposte à cette épidémie de la ville. Parmi ses conclusions, une enquête auprès des ménages a montré que l'incidence et la prévalence du VIH étaient plus importantes dans la partie nord-ouest de Windhoek, une zone principalement composée de bidonvilles et de logements sociaux pour ménages à faible revenu. Cette étude souligne que ces zones ont un accès limité aux services adéquats de prévention et de traitement du VIH, notamment traitement antirétroviral, conseil et dépistage du VIH et services de prévention de la transmission du VIH de la mère à l'enfant.

Des services de santé mobiles

Les conclusions de l'étude sont à l'origine de l'action de collaboration entre la Fondation PharmAccess, la Ville de Windhoek et le Ministère de la Santé et des Services sociaux destinée à fournir des services de santé mobiles. Deux fois par mois, une clinique mobile se rend dans les bidonvilles. Avec l'appui du projet de clinique mobile Mister Sister de PharmAccess, le Ministère fournit gratuitement tous les médicaments nécessaires au fonctionnement de la clinique.

La Ville de Windhoek s'engage à fournir des services de santé municipaux efficaces et performants à tous ses habitants, en particulier les populations les plus défavorisées

Mary-Anne Kahitu, Responsable des Services de santé de la Ville de Windhoek

La première clinique mobile s'est installée devant les bureaux de Hope Initiative SA (HISA), une petite organisation communautaire qui apporte des soins et des services d'aide aux orphelins et aux enfants vulnérables des bidonvilles autour de Windhoek.

« La présence d'une clinique mobile dans les bidonvilles est vitale, car sans elle les enfants et les personnes vulnérables n'auraient absolument aucun accès à l'aide médicale », explique Patricia Sola, fondatrice de Hope Initiative. « La clinique la plus proche se trouve à plus d'heure de marche, sans parler du coût de la consultation avec un médecin ». Pour HISA, la clinique mobile représente aussi une occasion de donner aux patients des informations sur l'accès aux aides sociales et sur l'inscription au registre des naissances.

Les services de soins de santé primaires fournissent le même type de services que ceux que propose le Ministère dans ses propres établissements de santé, notamment conseils et fournitures en matière de planification familiale, vaccinations de routine, suivi de croissance des enfants, dépistage des symptômes de la tuberculose et orientation-recours, diagnostic et traitement des maladies transmissibles courantes, dépistage du VIH, orientation et suivi en matière de maladies chroniques.

Jan Beagle, Directrice exécutive adjointe de l'ONUSIDA, Gestion et gouvernance, en pleine conversation avec un groupe d'enfants lors de sa récente visite en Namibie.
Photo : ONUSIDA/T.Figuera

En août 2012, PharmAccess a commencé à étendre ses actions dans les zones rurales et reculées des régions de Khomas et d'Omaheke, avec deux cliniques mobiles supplémentaires. « PharmAccess Namibia est très fière de proposer des services de soins de santé primaires aux personnes qui en ont le plus besoin dans les bidonvilles les plus pauvres de Windhoek », a déclaré Ingrid De Beer, Directrice générale de Pharm Access en Namibie. « Cette action est rendue possible par notre partenariat avec le Ministère de la Santé et des Services sociaux, avec l'appui des partenaires Mister Sister et de la Ville de Windhoek. Dans les mois à venir, nous devrions collecter les données probantes requises pour éclairer les politiques locales en matière de prestation de services de soins de santé primaires dans les bidonvilles de la grande agglomération de Windhoek », a-t-elle ajouté.

Lors d'une récente visite en Namibie, la Directrice exécutive adjointe de l'ONUSIDA, Gestion et gouvernance, Mme Jan Beagle, accompagnée de représentants des organisations partenaires impliquées dans le projet, a félicité la Ville de Windhoek et le Ministère de la Santé et des Services sociaux pour leur leadership et leur engagement dans le renforcement de la riposte de la ville au VIH.

Mme Beagle a mis en avant l'excellence du partenariat entre la communauté, la société civile et le gouvernement pour répondre aux besoins de santé des populations vulnérables des bidonvilles autour de Windhoek et insisté sur le fait que « de telles initiatives novatrices devraient être étendues et reproduites dans tout le pays ».

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L'ambassadeur itinérant Hong Myung-bo salue les efforts de la Thaïlande en matière de VIH

29 octobre 2012

L'ambassadeur itinérant de l'ONUSIDA, M. Myung-Bo Hong (second de gauche) était accompagné par ses deux fils pendant sa visite en Thaïlande : Jeongmin, 12 ans (à gauche) et Seongmin, 14 ans, à côté de Michel Sidibé, Directeur exécutif de l'ONUSIDA.
Photo : ONUSIDA

La star du football coréen, Hong Myung-bo, un ambassadeur international itinérant de l'ONUSIDA, a décrit sa visite de recherche en matière de VIH en Thaïlande cette semaine comme une « révélation » et une occasion extraordinaire pour apprendre.

« J'ai eu l'occasion de découvrir par moi-même l'incroyable travail que l'ONUSIDA et ses partenaires réalisent en Thaïlande et dans toute l'Asie, » déclare M. Hong qui a joué dans l'équipe nationale de football de Corée du Sud dans 4 coupes du monde consécutives (1990-2002), et actuellement entraîneur de l'équipe de football olympique.

« Un match de football dure 90 minutes, et même si vous menez la première mi-temps, vous pouvez encore perdre le match, » commente M. Hong en ajoutant « Nous ne pouvons nous permettre de perdre la balle » en termes de sensibilisation au VIH.

Pendant sa mission de 5 jours, M. Hong a visité des organisations communautaires et rencontré les membres des populations les plus exposées à l'épidémie de VIH nationale, y compris les professionnelles du sexe à la Empower Fondation, une organisation non gouvernementale qui protège les droits des professionnelles du sexe.

Mr Hong s'est engagé à partager les impressions et les temps forts de la visite dès son retour en Corée du Sud avec les parties prenantes et souligner l'importance de la responsabilité partagée et du financement continu pour la riposte au sida. Lors de sa rencontre avec le Directeur exécutif de l'ONUSIDA, Michel Sidibé, à Bangkok, il lui a fait part de son plan d'organiser un match de football de bienfaisance en décembre pour lever des fonds destinés aux projets liés au sida dans la région.

Le pouvoir du sport est impressionnant et peut être un facteur de changement, surtout pour les jeunes. M. Hong est une voix incontestable pour responsabiliser les jeunes afin qu'ils se protègent eux-mêmes du VIH et pour répondre à la stigmatisation et à la discrimination très répandues à l'encontre des personnes vivant avec et touchées par le VIH.

Michel Sidibé, Directeur exécutif de l'ONUSIDA

« Le pouvoir du sport est impressionnant et peut être un facteur de changement, surtout pour les jeunes, » déclare M. Sidibé qui était en Thaïlande dans le cadre de sa mission officielle de trois jours en Asie du Sud-Est. « M. Hong est une voix incontestable pour responsabiliser les jeunes afin qu'ils se protègent eux-mêmes du VIH et pour répondre à la stigmatisation et à la discrimination très répandues à l'encontre des personnes vivant avec et touchées par le VIH. »

Au cours de sa visite en Thaïlande, M. Hong a participé à une séance d'entrainement de football destinée aux entraineurs, organisée par le Comité national olympique de Thaïlande et l'Institut d'éducation physique.

Tout au long de sa visite en Thaïlande, M. Hong était accompagné de ses deux fils, Seongmin Hong, 14 ans et Jeongmin, 12 ans. Lors de la réunion avec M. Sidibé, Seongmin a remis au Directeur exécutif un don de 3 000 US$ qui a été récolté lors d'une exposition d'art en faveur du sida.

M. Sidibé a applaudi l'initiative de ce jeune : « Voilà un geste de soutien très fort. Des efforts comme les tiens démontrent que nous pouvons être universels, tolérants, ouverts et compatissants, que nous pouvons tous travailler ensemble pour stopper le VIH. »

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Le Myanmar s'engage à atteindre zéro nouvelle infection à VIH chez les enfants d'ici 2015

29 octobre 2012

Le ministre de la Santé du Myanmar, Professeur Dr. Pe Thet Khin et le Directeur exécutif de l'ONUSIDA, Michel Sidibé.

Le ministre de la Santé du Myanmar, Professeur Dr. Pe Thet Khin, déclare que son ministère s'engage à travailler vers l'élimination de nouvelles infections à VIH chez les enfants d'ici 2015 et prolonger la vie de leurs mères pour les élever. Le ministre Pe Thet Khin a annoncé cet engagement conjointement avec le Directeur exécutif de l'ONUSIDA, Michel Sidibé, lors d'une réunion le 27 octobre à Mandalay.

« Le ministre de la Santé est d'avis que d'ici 2015 les enfants du Myanmar peuvent naître sans le sida et leurs mères rester en santé pour les élever », déclare le ministre Pe Thet Khin. « Ce plan est réaliste, réalisable et soutenu par des preuves. Prévenir les nouvelles infections à VIH chez les enfants est un investissement judicieux qui sauve des vies et permet de donner aux enfants un démarrage sain dans la vie. Cela sera réalisé en intensifiant les services de dépistage et en fournissant des médicaments simples et sûrs à toutes les femmes enceintes qui en ont besoin. »

Avec un traitement en début de grossesse jusqu'à la période d'allaitement, le risque de transmission du VIH de la mère vivant avec le VIH à son enfant peut être à moins de 5% Le programme national de lutte contre le sida au Myanmar a graduellement intensifié ses services de prévention du VIH pour les femmes enceintes. En 2011, 84% parmi les quelques 3 700 femmes enceintes vivant avec le VIH ont reçu un traitement antirétroviral pour éviter la transmission du VIH à leurs enfants. Toutefois, moins d'un tiers des femmes enceintes ont actuellement effectué un test de dépistage du VIH. Les autorités de santé du Myanmar prévoient de décentraliser les services de dépistage du VIH pour atteindre plus de femmes enceintes.

Le ministre de la Santé est d'avis que d'ici 2015 les enfants du Myanmar peuvent naître sans le sida et leurs mères rester en santé pour les élever

Le ministre de la Santé du Myanmar, Professeur Dr. Pe Thet Khin

« Je félicite le Myanmar pour son engagement vers une génération sans sida d'ici 2015 », déclare le Directeur exécutif de l'ONUSIDA, Michel Sidibé. « Je suis persuadé que si les ressources sont disponibles pour le Myanmar, le pays atteindra son objectif ambitieux et j'appelle tous les donateurs à soutenir le ministère de la Santé. »

M. Sidibé et le ministre Pe Thet Khin ont lancé un appel aux donateurs internationaux et autres partenaires pour collaborer avec le ministère de la Santé du Myanmar afin de maintenir les réalisations obtenues jusqu'à présent et d'élargir l'accès aux services de prévention et de traitement anti-VIH.

Les deux leaders ont également évoqué l'appropriation par le pays et la pérennité des programmes de santé. Le système de santé du Myanmar est actuellement réformé. M. Sidibé a suggéré l'application des « Trois Principes » pour la santé : un plan de santé national évalué ; un mécanisme de coordination du secteur de la santé ; et un système de suivi et d'évaluation national que tous les partenaires de développement suivent.

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Le Myanmar résout la plupart des défis pour faire progresser sa riposte au VIH

26 octobre 2012

Le directeur exécutif de l'ONUSIDA, Michel Sidibé, (à gauche) a rencontré le Vice-président de Myanmar, Dr Sai Mauk Kham, le 26 octobre à Nay Pyi Taw.
Photo : ONUSIDA

Le Vice-président du Myanmar, Dr Sai Mauk Kham, a reconfirmé l'engagement de son gouvernement pour une programmation de lutte contre le VIH efficace lors d'une réunion avec le Directeur exécutif de l'ONUSIDA, Michel Sidibé. Les deux leaders se sont rencontrés à Nay Pyi Taw, la capitale du pays, où ils ont discuté les progrès réalisés par le Myanmar dans sa riposte au sida malgré les nombreux défis dont le pays a du faire face.

Le Vice-président Sai Mauk Kham a souligné le fait que le Myanmar lutte contre un double défi, la capacité des ressources humaines et le financement. « L'obstacle majeur du Myanmar est le financement. Il nous faut 340 million US$ pour notre riposte au VIH. Pour l'instant, nous avons atteint 50% de notre objectif. Nous devons poursuivre nos efforts, » déclare le Dr Kham.

À l'inverse des autres pays à revenu faible ou intermédiaire d'Asie, le Myanmar a reçu très peu de soutien international ces vingt dernières années. Toutefois, le pays a malgré tout réussi à faire quelques progrès dans sa riposte nationale au sida. En 2011, environ 216 000 personnes vivaient avec le VIH au Myanmar avec une prévalence du VIH parmi la population adulte estimée à 0,53%. Les autorités de santé estiment qu'environ 8 500 nouvelles infectons à VIH se sont produites en 2011, une baisse de 11 000 en 2008, et environ 32% des personnes vivant avec le VIH nécessitant un traitement y ont eu accès, comparé à tout juste 12% en 2008.

L'obstacle majeur du Myanmar est le financement. Il nous faut 340 million US$ pour notre riposte au VIH. Pour l'instant, nous avons atteint 50% de notre objectif. Nous devons poursuivre nos efforts

Le vice président du Myanmar, le Dr Sai Mauk Kham

« Nous sommes arrivés à un tournant au Myanmar. Malgré des temps difficiles, le Myanmar parvient à des résultats, » déclare M. Sidibé. « L'ONUSIDA soutiendra les efforts du Myanmar pour saisir cette marge d'opportunités et étendre les programmes de lutte contre le VIH pour réaliser des retours significatifs sur investissements. »

Depuis que le changement de réforme et de politique a eu lieu au Myanmar, les donateurs internationaux investissent plus dans la riposte au sida du pays. En parallèle, le pays augmente son budget national pour la lutte contre le VIH. Le gouvernement annonçait ce mois-ci que, pour la toute première fois, le Myanmar allouera des fonds pour acheter des médicaments antirétroviraux. Le ministère de la Santé prévoit de dépenser ses propres ressources pour le traitement du VIH qui seront distribués par le biais du système de santé d'état.

Lois réformatives

M. Sidibé a également rencontré l'avocat général du Myanmar, le Dr Tun Shin, et a demandé son soutien pour réformer les lois punitives existantes qui, souvent, datent encore de l'époque coloniale. Les lois existantes criminalisant les relations entre adultes consentants de même sexe, les professionnels du sexe et les consommateurs de drogue empêchent la riposte au sida dans le pays.

Le directeur exécutif de l'ONUSIDA, Michel Sidibé et l'avocat général de Myanmar, Dr Tun Shin.
Photo : ONUSIDA

« Notre objectif est un accès universel aux services de lutte contre le VIH, mais nous faisons face à des obstacles universel, » déclare M. Sidibé. « Tout ce que nous pourrons faire pour lever les obstacles sera une grande aide pour la riposte au sida. Nous n'atteindrons pas zéro discrimination sans réformer les lois », ajoute t-il.

Le Dr Shin explique que l'amendement ou la rédaction des lois est un processus à deux étapes au Myanmar, avec les ministères en charge d'initier la réforme juridique dans ce domaine. Une fois que les ministères auront rédigé les lois, elles arriveront dans son bureau pour examen et mise en œuvre. Le Dr Shin déclare qu'il est important pour les citoyens du Myanmar ainsi que pour communauté internationale de voir que le gouvernement est sérieux quant aux changements par le biais de réforme de ses lois. Il a garanti à M. Sidibé que le Bureau de l'avocat général soutiendra les efforts de l'ONUSIDA dans ce domaine.

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Le Président du Bénin appelle au partage des responsabilités dans la riposte nationale au sida

26 octobre 2012

De gauche à droite : Dr Sonia Boni, secrétaire exécutive, Comité national sur le sida; Professeur Kindé Gazard, ministre de la santé ; Son Excellence le Président Boni Yayi, Président de la république du Bénin ; Dr Mamadou Diallo, Directeur de l'équipe de l'ONUSIDA d'appui aux régions pour l'Afrique occidentale et centrale ; Mme Nardos Bekele-Thomas, coordonnatrice résidente des Nations Unies.

Lors d'une session extraordinaire du comité national sur le sida du Bénin le 23 octobre, le Président Boni Yayi a appelé pour une série de mesures afin d'accélérer les progrès de la riposte au sida du pays. La session qui se tenait au Palais des Congrès à Cotonou a réuni plus de 350 participants, y compris des ministres, des ambassadeurs et des représentants du secteur privé, de la société civile, des réseaux de personnes vivant avec le VIH et des agences des Nations Unies.

Selon les estimations du gouvernement, environ 60 000 adultes et enfants vivent avec le VIH au Bénin. Au cours des dix dernières années, le Bénin a réussi à réduire la prévalence nationale au VIH de 4,1% en 2001 à 1,2% en 2012. Huit personnes sur dix vivant avec le VIH ont maintenant accès à un traitement antirétroviral et une femme enceintes séropositives au VIH sur deux a accès à des services destinés à prévenir les nouvelles infections à VIH chez les enfants.

Pour construire sur ces acquis, le Président du Bénin a appelé pour une amélioration de la gouvernance dans la riposte au sida. Il a annoncé qu'il réalisera rapidement un audit national sur les structures de lutte contre le sida dans le pays - y compris le Conseil national sur le sida, le Fonds mondial de mécanismes de coordination national et le Programme national de lutte contre le sida (PNS ou PNLS) - et a déclaré que le secrétariat exécutif du Conseil national sur le sida, autrefois sous l'autorité du ministre de la Santé, sera placé directement sous son autorité.

Le Président Yayi a promis de s'attaquer à la question récurrente des ruptures de stocks de médicaments contre le VIH en simplifiant les procédures d'achat et l'adoption de réglementations douanières spéciales pour les médicaments antirétroviraux. Il a déclaré qu'il concentrera les efforts nationaux sur la réalisation des doubles objectifs de couverture universelle pour le traitement contre le VIH et l'élimination de la transmission du VIH de la mère à l'enfant d'ici 2015.

Bien que le Bénin ait augmenté son budget alloué au sida dans les dernières années, plus de 75% des investissements nationaux en faveur de lutte contre le sida sont financés par des sources externes. Dans l'esprit de responsabilité partagée, le Président Yayi a promis d'augmenter le budget national alloué au sida de 1,2 à 3,2 millions US$. Une nouvelle taxe sur les transports aériens adoptée pour la riposte nationale au sida a été soulignée.

Il s'agit là d'un bel exemple de responsabilité partagée en action qui est défendue par le Directeur exécutif de l'ONUSIDA

L'ambassadeur de France, Jean-Paul Monchau

Les donateurs participants à la réunion on félicité le Président du Bénin pour avoir pris ces mesures. « Il s'agit là d'un bel exemple de responsabilité partagée en action qui est défendue par le Directeur exécutif de l'ONUSIDA, » déclare l'Ambassadeur de France, Jean-Paul Monchau.

La réunion de Cotonou a offert une plateforme pour un dialogue entre toutes les parties prenantes du sida en relation avec la mise en œuvre de la Feuille de route sur la responsabilité partagée et la solidarité mondiale pour la riposte au sida, à la tuberculose et au paludisme de l'Union africaine.

Lancé en juillet 2012, la Feuille de route propose une série de stratégies durables à long terme pour financer et permettre l'accès au traitement contre le VIH, la prévention et d'autres services de santé en Afrique. En tant que Président de l'Union africaine, le Président Yayi a présenté la Feuille de route à des leaders africains lors d'un événement parallèle de haut niveau de l'Assemblé générale des Nations Unies en septembre 2012.

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La lauréate du Prix Nobel de la paix, Aung San Suu Kyi, lance un appel à zéro discrimination pour les personnes vivant avec le VIH

26 octobre 2012

Le Directeur exécutif de l'ONUSIDA, Michel Sidibé, et la lauréate du Prix Nobel de la paix et membre du Parlement, Aung San Suu Kyi.
Photo : ONUSIDA

La lauréate du Prix Nobel de la paix et membre du Parlement, Aung San Suu Kyi, lance un appel à ses compatriotes et aux citoyens du monde entier pour éliminer la stigmatisation et la discrimination que les personnes vivant avec le VIH affrontent souvent. Vendredi, le leader de la ligue nationale pour la démocratie a accueilli le Directeur exécutif de l'ONUSIDA, Michel Sidibé dans sa résidence à Nay Pyi Taw, la capitale du Myanmar. Les deux leaders ont longuement discuté comment surmonter la stigmatisation et la discrimination de tous les groupes marginalisés.

M. Sidibé a remercié Aung San Suu Kyi pour son leadership sur le sida depuis le début de l'épidémie au Myanmar ainsi que pour ses déclarations sur la stigmatisation et la discrimination, comme ce fut le cas lors de la Conférence internationale sur le sida qui s'est tenue à Washington D.C. plus tôt cette année. Lors de leurs discussions, M. Sidibé a demandé la raison pour laquelle elle abordait, haut et fort et très tôt, les questions sur le sida alors qu'elle avait tellement d'autres sujets très importants à prendre en considération. Aung San Suu Kyi a répondu que, tout comme d'autres questions sur lesquelles elle se concentre, « parler du sida exige franchise et compassion. Riposter au sida peut être vu comme une contribution à des relations humaines positives. »

Il y a à l'heure actuelle au Myanmar un peu plus de 30% de personnes vivant avec le VIH remplissant les conditions pour un traitement qui bénéficient de ce traitement. M. Sidibé a déclaré « Le Myanmar a le potentiel d'intensifier rapidement le rythme et d'atteindre 85% de couverture pour ceux qui ont besoin de traitements antirétroviraux.  Nous sommes dans une course contre la montre pour obtenir des ressources et sauver de nombreuses vies. Mais le dernier kilomètre ne sera pas facile. » Aung San Suu Kyi est d'accord, « Notre pays essaye de franchir ce dernier kilomètre. Le dernier kilomètre est le plus difficile. Si nous nous effondrons, alors nous n'atteindrons pas notre objectif et la chance de d'effondrer est plus grande lors du dernier kilomètre, et vous n'avez pas une seconde chance. »

S'exprimer sur le sida exige franchise et compassion. Riposter au sida peut être vu comme une contribution à des relations humaines positives.

La lauréate du Prix Nobel de la paix et membre du Parlement, Aung San Suu Kyi

Il y a environ 216 000 personnes vivant avec le VIH et la prévalence au VIH est évaluée à 0,53% pour les adultes. Le Myanmar a une épidémie essentiellement concentrée dans les groupes suivants : les professionnels du sexe et leurs clients, les consommateurs de drogue ainsi que les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes et leurs partenaires sexuels. Comme dans de nombreux autres pays, les populations les plus touchées au Myanmar sont confrontées à la stigmatisation et la discrimination ce qui entrave leur accès à la prévention. Une personne vivant avec le VIH, également issue de l'une des populations les plus touchées, lutte souvent contre une lourde double peine de stigmatisation qui entrave leur accès aux soins, au traitement et au soutien.

Aung San Suu Kyi a déclaré que la peur sociale et la stigmatisation empêchent souvent les personnes d'accéder à des tests de dépistage et de connaître à temps leur statut, ce qui entrave leur accès à un traitement du VIH précoce. Aung San Suu Kyi a été un ardent défenseur du mouvement de lutte contre le sida. Elle a publiquement embrassé des personnes vivant avec le VIH comme preuve de ses efforts pour lutter contre la stigmatisation et la discrimination. Plus tôt cette année, lors d'une Conférence internationale sur le sida à Washington DC, USA majeure, elle a adressé un message par connexion vidéo, soutenant les personnes vivant avec le VIH.

M. Sidibé l'a remerciée pour son soutien et espère que son exemple inspirera d'autres leaders de communautés au Myanmar, et dans le monde, pour parler haut et fort de la stigmatisation et la discrimination.

 

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Le Vice-Secrétaire générale des Nations Unies visite l'ONUSIDA

25 octobre 2012

De gauche à droite : Dr Paul De Lay, directeur exécutif adjoint du Programme de l'ONUSIDA ; Jan Beagle, Directrice exécutive adjointe de l'ONUSIDA, Gestion et gouvernance ; Jan Eliasson, Vice-Secrétaire générale des Nations Unies ; Madame Amina Mohammed, Conseiller spécial du Secrétaire général des Nations Unies sur l'agenda pour le développement après 2015 ; Luiz Loures, Directeur de l'ONUSIDA, Division Affaires politiques et publiques ; M. Tim Martineau, Directeur du Bureau exécutif.
Photo : ONUSIDA

L'ONUSIDA a salué la visite du Vice-Secrétaire générale des Nations Unies, Jan Eliasson, en son siège à Genève le 25 octobre. Accompagné du Conseiller spécial du Secrétaire général des Nations Unies sur l'agenda pour le développement après 2015, Madame Amina Mohammed, M. Eliasson a discuté avec les Directeurs exécutifs adjoints de l'ONUSIDA et le Directeur de la division Affaires politiques et publiques la nécessité d'aborder, de manière intégrée, paix et sécurité, développement, droits de l’homme, état de loi.

Lors de la réunion, M. Eliasson a commenté l'approche « horizontale » suivie par l'ONUSIDA en réunissant différents acteurs et intérêts autour d'un odore du jour thématique commun. Pour que le système des Nations Unies fonctionne, il a insisté sur la nécessité  de travailler de manière plus cohérente et a noté « une telle approche peut éclairer la future direction d'une réforme des Nations Unies et tenir ses promesses à l'unisson. » De telles approches seront cruciales dans la mise en œuvre d'un agenda pour le développement après 2015.

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L'Indonésie défend l'inclusion sociale comme objectif de développement mondial

24 octobre 2012

Rencontre entre le Directeur exécutif de l'ONUSIDA Michel Sidibé et Kuntoro Mangkusubroto, Directeur de l'Unité opérationnelle de la Présidence indonésienne pour le contrôle et la supervision du développement, le 24 octobre 2012 à Jakarta.
Photo : ONUSIDA/E.Wray

Les pays se sont engagés à accomplir huit Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) d'ici 2015, notamment sur l'inversion du cours de l'épidémie de sida. D'énormes progrès ont été réalisés dans le sens de ces objectifs. Toutefois, beaucoup admettent que le monde devra encore concentrer ses efforts sur ces objectifs après 2015. Par conséquent, le Secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-Moon a désigné l'Indonésie, ainsi que le Royaume-Uni et le Libéria, pour coprésider une table ronde de haut niveau chargée de définir les futures priorités en matière de développement après 2015.

Kuntoro Mangkusubroto, Directeur de l'Unité opérationnelle de la Présidence indonésienne pour le contrôle et la supervision du développement et Conseiller du Président indonésien sur l'agenda pour le développement après 2015, s'est engagé non seulement à maintenir mais aussi à étendre les principaux objectifs pour le développement mondial, à l'occasion d'une rencontre avec le Directeur exécutif de l'ONUSIDA Michel Sidibé à Jakarta ce mercredi.

« Je souhaite féliciter l'Indonésie pour sa conduite des travaux sur l'élaboration de l'agenda pour le développement après 2015 », a déclaré M. Sidibé. « C'est une marque de confiance envers l'Indonésie, en tant que pays ayant une influence sur l'agenda non seulement en Asie mais aussi dans le monde entier. Cet exercice représente une occasion unique de lancer réellement le débat sur la création d'une société inclusive et la redistribution des opportunités à l'échelle mondiale ».

Nous n'allons pas clore le chapitre des OMD et tourner une nouvelle page. Nous pensons que les OMD sont une bonne chose et il faut les maintenir, mais nous voulons également aborder de nouvelles questions comme l'inclusion sociale

Kuntoro Mangkusubroto, Directeur de l'Unité opérationnelle de la Présidence indonésienne pour le contrôle et la supervision du développement

M. Kuntoro a reconnu que les OMD actuels avaient grandement contribué au développement mondial. « Nous n'allons pas clore le chapitre des OMD et tourner une nouvelle page. Nous pensons que les OMD sont une bonne chose et il faut les maintenir, mais nous voulons également aborder de nouvelles questions comme l'inclusion sociale », a expliqué M. Kuntoro.

Dialogue avec la société civile

Après sa rencontre avec le Conseiller du Président, M. Sidibé a dialogué avec les organisations de la société civile représentant les personnes vivant avec le VIH et les principales populations affectées en Indonésie. Le débat, animé par le Professeur Irwanto, s'est tenu au centre de recherche sur le sida de l'Université Atma Jaya à Jakarta et a passé en revue les politiques actuelles de lutte contre le VIH et leur mise en œuvre, tout en écoutant les doléances de la société civile sur la manière dont le VIH devrait être abordé dans l'agenda pour le développement après 2015.

Le Professeur Irwanto a rappelé aux participants le rôle important joué par la société civile dans la riposte au sida. « Le problème est qu'à l'heure actuelle, nous avons l'impression que la société civile bénéficie de moins en moins d'attention. Nous espérons que le rôle de la société civile sera non seulement maintenu mais surtout renforcé, car les acquis obtenus jusqu'à présent n'auraient pas pu l'être sans elle », a déclaré le Professeur Irwanto.

Les participants issus de la société civile ont évoqué une large variété de sujets de préoccupation, notamment la garantie de se voir offrir la possibilité de contribuer à l'élaboration de lignes directrices nationales sur le VIH, la nécessité d'assurer l'accessibilité du traitement antirétroviral pour tous les patients concernés et les moyens de soutien aux femmes vivant avec le VIH et touchées par le virus.

Le Directeur exécutif de l'ONUSIDA Michel Sidibé lors d'un dialogue avec les organisations de la société civile représentant les personnes vivant avec le VIH et les principales populations affectées en Indonésie. 24 octobre 2012.
Photo : ONUSIDA/E.Wray

« Nombre d'entre vous nous ont aidés à encadrer la riposte au VIH d'une manière différente. Vous avez changé la dynamique de la mobilisation sociale », a déclaré M. Sidibé. « Travaillons ensemble. Je vous demande de nous aider pour veiller à ce que le sida reste une priorité de l'agenda pour le développement. Ne manquons pas cette occasion d'ouvrir le débat sur l'agenda pour le développement après 2015 », a-t-il ajouté.

L'Indonésie a piloté un mouvement entre les pays de l'Association des Nations de l'Asie du Sud-Est (ASEAN) pour atteindre l'objectif de zéro nouvelle infection à VIH, zéro discrimination et zéro décès dû au sida, par l'intermédiaire de l'initiative ASEAN Cities Getting to Zero. Ce mouvement intervient dans le cadre d'un effort d'intensification de la collaboration entre les pays de la région pour contrôler l'épidémie. Jakarta est l'une des trois villes indonésiennes sélectionnées pour participer au programme.

M. Sidibé a visité le centre de santé communautaire modèle de Jakarta, situé dans le district de Tambora, qui participe au projet ASEAN Cities Getting to Zero. Ce centre propose des services anti-VIH complets, allant du conseil et du dépistage volontaire à la prévention de la transmission de la mère à l'enfant, en passant par le traitement, les soins et l'appui en matière de VIH, ainsi que le traitement de substitution à la méthadone pour les consommateurs de drogues.

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Kami séropositive et Ban Ki-Moon, Secrétaire général des Nations Unies, promeuvent la santé des femmes et des enfants

23 octobre 2012

Ban Ki-Moon, Secrétaire général des Nations Unies et Kami

Kami, une marionnette de Takalani Sesame (Sesame Street sud africain), qui vit ouvertement avec le VIH, a rejoint Ban Ki-Moon, Secrétaire général des Nations Unies, dans la promotion de la santé des enfants. Lors d'une annonce de service public, Kami et M. Ban ont parlé de ce qu'ils font pour rester en bonne santé, y compris laver les mains avant de manger, boire beaucoup d'eau potable et faire de l'exercice.

La vidéo a été produite par Sesame Workshop, une organisation à but non lucratif soutenant Sesame Street dans le monde, dans le cadre de son engagement au mouvement du Secrétaire général des Nations Unies Every Woman Every Child (Chaque femmme, Chaque enfant) pour mobiliser et intensifier l'action mondiale pour améliorer la santé des femmes et des enfants dans le monde.

« Je suis extrêmement reconnaissant à Sesame Workshop de mettre sa créativité, sa passion et sa popularité mondiale au service de Every Woman Every Child qui œuvre pour sauver des millions de vie » déclare Ban Ki-moon. « Je suis fier de mon partenariat avec Kami et de ses amis qui peuvent faire progresser l'agenda de la santé mondiale dans le monde, et ce de manière comme je n'aurai jamais pu le faire. J'espère que d'autres rejoindront le mouvement mondial pour la santé de chaque femme et de chaque enfant. »

Je suis fier de mon partenariat avec Kami et de ses amis qui peuvent faire progresser l'agenda de la santé mondiale dans le monde, et ce de manière comme je n'aurai jamais pu le faire. J'espère que d'autres rejoindront le mouvement mondial pour la santé de chaque femme et de chaque enfant

Ban Ki-Moon, Secrétaire général des Nations Unies

Grâce à cette collaboration, Sesame Workshop vise à améliorer les vies de millions de femmes et d'enfants, et ce uniquement en récoltant le pouvoir des médias éducatifs et des marionnettes de Sesame Street pour promouvoir la prise de conscience de la santé, du savoir et du changement positif de comportement.

Every Woman Every Child est un mouvement mondial sans précédent, piloté par M. Ban, afin de mobiliser et d'intensifier l'action mondiale en faveur de la santé des femmes et des enfants dans le monde. En collaboration avec toute une série de partenaires, l'initiative vise à sauver les vies de 16 millions de femmes et d'enfants et d'améliorer celles de millions d'autres.

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La ministre de la Santé d'Indonésie promet de transformer la riposte nationale au sida

23 octobre 2012

Le Directeur exécutif de l'ONUSIDA, Michel Sidibé a rencontré la ministre de la Santé d'Indonésie, Nafsiah Mboi, dans le cadre de son voyage de deux jours en Indonésie.
Photo : ONUSIDA/E.Wray

La ministre de la Santé d'Indonésie, Nafsiah Mboi, s'est engagée pour intensifier les programmes de dépistage du VIH et de traitement vers l'objectif zéro nouvelle infection à VIH et zéro décès dû au sida. La ministre Mboi a rencontré mardi le Directeur exécutif de l'ONUSIDA, Michel Sidibé, le premier jour de son voyage de deux jours en Indonésie.

L'Indonésie est l'un des nombreux pays d'Asie où il y a une progression des nouvelles infections à VIH. La ministre de la Santé estime que plus de 600 000 personnes vivent avec le VIH et qu'il y a plus de 76 000 nouvelles infections à VIH chaque année. Actuellement, la couverture pour le traitement contre le VIH est à moins de 20%.

Ceci étant, la ministre Mboi a promis une nouvelle approche à la riposte nationale au sida. Elle déclare qu'elle garantira que chacun connaîtra son statut sérologique et aura accès à un traitement contre le VIH. Les autorités de santé se concentreront sur 141 districts où les populations les plus exposées au risque sont les plus nombreuses. L'épidémie en Indonésie est concentrée sur les populations les plus exposées au risque comme les consommateurs de drogue, les professionnel(le)s du sexe et leurs clients ainsi que les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes.

La couverture de santé universelle est un déclencheur de changement pour l'Indonésie. Je suis ravi de savoir que le traitement contre le VIH sera inclus dans ce programme national. Cela détermine l'étape pour un financement durable des programmes contre le VIH.

Michel Sidibé, Directeur exécutif de l'ONUSIDA

L'Indonésie prend un rôle actif dans la riposte au sida en Asie. En tant que président du sommet de l'ANASE (Association des Nations de l'Asie du Sud-Est), le pays a insisté pour l'adoption de la Déclaration d'engagement de l'ANASE visant zéro nouvelle infection à VIH et zéro décès dû au sida.

L'Indonésie prévoit également de devenir l'un des pays de la région qui propose des soins de santé universels d'ici 2014. La ministre de la Santé déclare que le traitement du VIH sera inclus dans la couverture de santé.

« L'Indonésie est un partenaire clé dans le pilotage pour stopper l'épidémie de sida, » déclare M. Sidibé. « La couverture de santé universelle est un déclencheur de changement pour l'Indonésie. Je suis ravi de savoir que le traitement du VIH sera inclus dans ce programme national. Cela détermine l'étape pour un financement durable des programmes de lutte contre le VIH. »

Le Directeur exécutif de l'ONUSIDA, Michel Sidibé, a visité la Narcotics Prison Cipinang dans l'Est de Jakarta où il a rencontré les autorités carcérales et visité une clinique où sont fournis les traitements antirétroviraux et de substitution à la méthadone.
Photo : ONUSIDA/E.Wray

Les investissements nationaux dans riposte au VIH ont augmenté de manière significative en Indonésie depuis 2010, mais il y a encore un grand écart et, en 2015, l'Indonésie ne sera plus éligible au Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme.

« L'Indonésie essaye de garantir la pérennité des services de lutte contre le VIH pour les personnes vivant avec le VIH une fois que les pays donateurs arrêteront d'apporter les fonds » déclare la ministre Mboi. « La ministre de la Santé prépare une stratégie de sortie. Nous prévoyons de couvrir 100% des traitements du VIH par le budget national du gouvernement, » ajoute t-elle.

Les autorités de santé augmentent les efforts pour cibler les programmes de lutte contre le VIH sur les communautés nécessitant le plus d'attention. Le partage des seringues parmi les consommateurs de drogue a été l'une des sources de l'épidémie de VIH en Indonésie. Depuis 2009, la Direction générale des corrections déclare qu'elle a renforcé ses programmes de lutte contre le VIH à 149 structures de correction dans 25 provinces.

M. Sidibé a visité la Narcotics Prison Cipinang dans l'Est de Jakarta, l'une des onze prisons modèles mettant en œuvre un programme de lutte contre le sida cohérent. Il a rencontré les autorités carcérales et a ensuite découvert la prison, visitant la clinique où sont fournis les traitements antirétroviraux et de substitution à la méthadone. Il a également visité le centre de formation d'activités où les détenus apprennent de nouvelles compétences, incluant la pâtisserie, la couture et l'artisanat.

« Ma visite aujourd'hui montre que même dans les prisons il est possible de restaurer la dignité des personnes, » déclare M. Sidibé. « La prison peut être une expérience transformative. Le gouvernement indonésien démontre un grand courage et de l'innovation avec son remarquable programme de moindre mal et de lutte contre le VIH dans les prisons. J'espère que le programme inspire d'autres pays pour montrer le même esprit d'entreprise, » ajoute t-il.

La ministre de la Santé a organisé un dialogue entre M. Sidibé et les organisations confessionnelles comprenant des groupes religieux islamiques, chrétiens, hindous, bouddhistes et confucéens.
Photo : ONUSIDA/E.Wray

Mardi, la ministre de la Santé a organisé un dialogue entre M. Sidibé et les organisations confessionnelles comprenant des groupes religieux islamiques, chrétiens, hindous, bouddhistes et confucéens. Les leaders religieux sont des membres importants de la communauté et leur coopération est essentielle pour garantir le soutien à la prévention de lutte contre le VIH, le traitement et les soins. Les leaders ont admis que les organisations confessionnelles nécessitent plus d'éducation et de formation sur les questions liées au VIH pour qu'elles puissent aider leurs communautés.

Anggia Ermarini, secrétaire de l'unité de soins du Conseil Ulama d'Indonésie, l'organisme clérical musulman du pays déclare « De nombreux leaders religieux ne connaissent rien au sida. Nous souhaitons que les Nations Unies nous informent de la situation dans notre pays ».

Franz Magnis Suseno, un prêtre jésuite de l'Institut de philosophie Driyakara, a déclaré qu'il était d'avis que les organisations confessionnelles devaient commencer à éduquer les populations par rapport à la sexualité. Il a déclaré qu'il y avait une grande résistance à l'éducation sexuelle, mais que celle-ci était nécessaire.

M. Sidibé est en Indonésie au début d'une visite de trois pays en Asie, il visitera également la Birmanie et la Thaïlande.

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