Feature Story
La Commission des stupéfiants adopte une résolution sur l’élargissement de la prévention du VIH parmi les consommateurs de drogue
28 mars 2011
28 mars 2011 28 mars 2011
Les Nations Unies à Vienne
Photo : ONU
La 54ème session de la Commission des stupéfiants des Nations Unies (CND) a adopté une résolution visant à Prévenir de toutes les nouvelles infections à VIH parmi les consommateurs de drogues injectables et autres.
La CND a pris note de la Stratégie de l’ONUSIDA 2011-2015 qui a pour objectifs de parvenir à zéro nouvelle infection à VIH, zéro décès lié au sida et zéro stigmatisation et discrimination. Elle a demandé à l’UNODC de continuer à fournir conseils et orientations sur les mesures efficaces pour intensifier la prévention auprès des personnes qui consomment de la drogue et sur la façon de réduire la stigmatisation et la discrimination.
La Commission a également réaffirmé l’importance cruciale de la société civile en tant que partenaire clé dans la riposte mondiale au VIH, y compris pour parvenir à zéro nouvelle infection à VIH. Elle a pressé les Etats membres de respecter leur engagement politique en matière de riposte au VIH en participant pleinement à la Réunion de haut niveau de l’Assemblée générale des Nations Unies sur le sida qui aura lieu à New York du 8 au 10 juin prochains.
Une déclaration a été prononcée devant la Commission (en anglais), au nom de l’ONUSIDA, par Michael Bartos, Chef de l’équipe Soutien et évaluation de la stratégie. Il a mis en avant l’objectif de la stratégie de l’ONUSIDA visant à prévenir toutes les nouvelles infections à VIH parmi les personnes qui consomment de la drogue. « Malgré les disparités importantes dans les efforts déployés en termes de programme pour atteindre cet objectif, les résultats concrets obtenus dans les pays en matière de prévention de la transmission du VIH parmi les consommateurs de drogues laissent penser qu’en déployant ces programmes à une échelle correcte, il est tout à fait possible de réaliser cet objectif ambitieux. »
Le VIH et la consommation de drogues injectables
Selon les estimations, on compte trois millions de consommateurs de drogues injectables séropositifs dans le monde—et près de 13 millions de consommateurs de drogues exposés au VIH. Malgré l’élargissement de l’accès aux services de prévention du VIH, qui incluent les programmes de réduction des risques, la couverture médiane de ces services était en 2009 de seulement 32 %.
Commission des stupéfiants
Le Conseil économique et social a créé la Commission des stupéfiants (CND) en 1946 en tant qu’organe directeur central pour toutes les problématiques des Nations Unies liées à la drogue. La Commission permet aux Etats membres d’analyser la situation mondiale de la drogue, de donner suite aux décisions de l’Assemblée générale dans ce domaine et de prendre des mesures au niveau mondial dans le cadre de son champ d’action. Elle surveille également la mise en œuvre des trois conventions internationales sur le contrôle des drogues et est habilitée à étudier tous les sujets ayant trait aux objectifs de ces conventions, notamment les listes de substances à mettre sous contrôle international.
Liens externes
Liens externes
- 54ème session de la Commission des stupéfiants (en anglais)
Déclarations
Publications
Publications
Related
Feature Story
Un nouveau cadre d'action pour éliminer la transmission du VIH de la mère à son bébé
28 mars 2011
28 mars 2011 28 mars 2011
(De gauche à droite) Helen Jackson, ONUSIDA, conseillère spéciale en prévention du VIH pour l'Afrique de l'Est et l'Afrique australe ; Elhadj As Sy, directeur régional de l’UNICEF pour l'Afrique de l'Est et l'Afrique australe ; Tigest Ketsela, directeur, Santé familiale et génésique, Organisation mondiale de la santé (OMS), Région Afrique ; Michael Klaus, responsable régional de la communication, Bureau régional de l’UNICEF pour l’Afrique de l’Est et l’Afrique australe
Une étape a été franchie dans l'élimination de la transmission mère-enfant du VIH en Afrique de l’Est et Afrique australe grâce à l'adoption d'un nouveau cadre régional à l'issue d'une consultation de trois jours à Nairobi, au Kenya, plus tôt ce mois-ci.
La consultation a réuni des représentants des gouvernements de 15 pays particulièrement touchés[i], des organisations de la société civile et des donateurs. Ils ont été rejoints par le Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF), le Programme commun des Nations Unies sur le VIH/SIDA (ONUSIDA), l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et le Fond des Nations Unies pour la population (FNUAP).
En 2009, 370 000 enfants environ ont été nouvellement infectés par le VIH. Il a été noté que, bien que l'ampleur du problème de la transmission mère-enfant du VIH ne doive pas être sous-estimée, il existe une importante marge d'action. Selon Elhadj As Sy, directeur régional de l’UNICEF pour l'Afrique de l'Est et l'Afrique australe, « nous avons maintenant pris les commandes à tous les niveaux pour réduire ce chiffre. Nous savons ce qui fonctionne. Il est maintenant temps d'agir et de faire la différence. Une génération sans SIDA d'ici 2015 est possible. »
Soutenir des interventions nouvelles ou existantes
Les partenaires ont souscrit à l'appel de l'ONUSIDA pour la quasi-élimination de la transmission mère-enfant du VIH d'ici à 2015 et adhèrent aux nouvelles directives de l'OMS qui recommandent de donner aux femmes enceintes et aux jeunes mères une combinaison de trois médicaments antirétroviraux. Ils se sont également engagés à poursuivre avec résolution les quatre composantes de la stratégie des Nations Unies convenue au niveau international pour une réduction substantielle de la transmission mère-enfant.
La nécessité d'adopter une approche différente pour atteindre l'objectif d'élimination a été reconnue et une série d'actions prioritaires, qui incluent notamment un soutien amélioré aux programmes existants et des stratégies de mise en œuvre de nouveaux programmes, ont été définies :
- amélioration de l'accès à la couverture et l'utilisation des services
- renforcement de la qualité des interventions existantes
- intégration des efforts de prévention de la transmission mère-enfant dans le fonctionnement normal des services de santé prénatale et génésique
- intégration des soins pédiatriques anti-SIDA dans la pratique quotidienne des services de santé infantile
- soutien au développement des systèmes de santé
- amélioration de la mesure des performances des programmes et de l'évaluation de l'impact
- renforcement de l'implication des communautés
Les partenaires ont également convenu de travailler à faire en sorte que toutes les femmes enceintes et leurs partenaires soient conseillés et testés au cours de leur première consultation prénatale.
Des motifs d'optimisme
Si les pays continuent à améliorer l'accès à des services de PTME complets et à en augmenter la qualité, l'objectif de l'élimination de la transmission du VIH de la mère à l'enfant d'ici 2015 peut être atteint.
Helen Jackson, conseillère spéciale en prévention du VIH pour l'ONUSIDA en Afrique de l'Est et Afrique australe.
Bien que de nombreuses femmes enceintes passent encore à travers le filet de la couverture thérapeutique, l'augmentation des efforts de prévention de la transmission verticale s'est avérée efficace. Selon les estimations 2010 de l'ONUSIDA, environ 130 000 enfants auraient été nouvellement infectés dans le sud de l'Afrique, soit une diminution de plus de 30 % par rapport à 2004. Au Botswana, en Namibie, en Afrique du Sud et au Swaziland, la couverture thérapeutique dépasse les 80 %[ii]. Compte tenu de ces chiffres, et de la possibilité d'étendre ces résultats à toute la région, les participants à la consultation ont exprimé leur optimisme.
« Si les pays continuent à améliorer l'accès à des services de PTME complets et à en augmenter la qualité, l'objectif de l'élimination de la transmission du VIH de la mère à l'enfant d'ici 2015 peut être atteint », a déclaré Helen Jackson, conseillère spéciale en prévention du VIH pour l'ONUSIDA en Afrique de l'Est et Afrique australe. « Nous avons uni nos forces pour nous assurer de parvenir à ce résultat. »
[i] Afrique du Sud, Mozambique, Ouganda, République-Unie de Tanzanie, Kenya, Zambie, Malawi, Zimbabwe, Éthiopie, Angola, Burundi, Lesotho, Botswana, Rwanda, Swaziland et Namibie.
[ii] ibid.
Related
Feature Story
Mettre en œuvre l’initiative « Traitement 2.0 » pour enrayer l’épidémie du VIH
24 mars 2011
24 mars 2011 24 mars 2011
Lors du séminaire organisé par le Département Évidence, stratégie et résultats (ESR) de l’ONUSIDA, le 18 mars dernier au siège social de l’ONUSIDA à Genève, la manière de mettre en œuvre l’initiative « Traitement 2.0 » était au cœur des débats.
Lors du séminaire organisé par le Département Évidence, stratégie et résultats (ESR) de l’ONUSIDA, le 18 mars dernier au siège social de l’ONUSIDA à Genève, la manière de mettre en œuvre l’initiative « Traitement 2.0 » était au cœur des débats. Les membres du personnel de l’ONUSIDA ont été rejoints par leurs collaborateurs de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), du Fonds mondial, de l’International AIDS Society, et d’UNITAID.
« Nous devons trouver des solutions innovantes pour enrayer l’épidémie du VIH », affirme Dr Bernhard Schwartländer, Directeur du Département ESR et organisateur du séminaire. « Des innovations en vue d’améliorer les régimes de traitement, mais également des innovations dans notre façon d’aborder la lutte contre le sida. »
L’initiative « Traitement 2.0 » a été lancée au mois de novembre 2010 par l’ONUSIDA et ses partenaires pour réclamer la création d’une plateforme thérapeutique radicalement simplifiée. Sa viabilité et sa mise en œuvre à l’échelle nationale permettront de déterminer le degré de réussite de la lutte contre le sida dans les années à venir.
Craig McClure, Chef de l’équipe de Traitement du Département VIH de l’OMS, et Mariangela Simao, Directrice de la Division pour la prévention, la vulnérabilité et les droits de l’ONUSIDA, ont conjointement présenté « le catalyseur de la prochaine phase du traitement ». Ils ont souligné les cinq atouts du Traitement 2.0 : un cachet moins toxique qui n’entraîne pas de résistance aux médicaments ; un diagnostic et un suivi simplifiés ; un dépistage du VIH facilité ; une mobilisation communautaire accentuée ; et un dividende substantiel de la prévention en tant qu’avantage secondaire.
Nous devons trouver des solutions innovantes pour enrayer l’épidémie du VIH. Des innovations en vue d’améliorer les régimes de traitement, mais également des innovations dans notre façon d’aborder la lutte contre le sida.
Bernhard Schwartländer, Directeur du Département Évidence, stratégie et résultats
M. McClure a reconnu que le chemin à parcourir était encore long, mais il a énuméré certaines actions que les pays pourraient d’ores et déjà entreprendre afin d’améliorer le système d’administration du traitement contre le VIH : une réforme juridique pour tirer profit des flexibilités prévues par l’Accord sur les ADPIC, l’intégration du VIH dans les systèmes de santé et l’implication des communautés dans l’offre de services de lutte contre le VIH.
À ce sujet, David Barr, de la Coalition internationale pour la préparation au traitement, a donné des exemples concrets qui montrent comment l’implication des communautés dans la gestion des programmes de traitement peut faciliter l’accès et l’adhésion aux traitements. De plus, les approches communautaires pourraient permettre d'atténuer le fardeau auquel doivent faire face les systèmes de santé lorsqu’ils tentent de prendre en charge les nombreux patients recevant un traitement depuis peu.
Par ailleurs, renforcer l’offre de services communautaires présente l’avantage de permettre aux communautés d’atteindre et de responsabiliser plus facilement les principales populations à risque. « Les approches communautaires ont clairement aidé la population présentant un risque élevé d’infection par le VIH à avoir accès aux services de lutte contre la maladie, à bénéficier d’antirétroviraux et à prévenir les nouvelles infections », déclare M. Bar
Apportant le point de vue de l’Amérique latine, Dr Massimo Ghidinelli, Chef de l’équipe du programme IST et VIH/sida de l’Organisation panaméricaine de la Santé (OPS), a examiné certaines questions cruciales auxquelles doit faire face cette région. Les principaux défis sont les suivants : la nécessité d’optimiser les schémas thérapeutiques, les diagnostics et les outils de suivi ainsi que la réduction des coûts du traitement et l’amélioration des systèmes d’administration des traitements.
Selon l’ONUSIDA, la nouvelle approche de traitement pourrait aussi réduire le nombre de nouvelles infections au VIH de près d’un million par an si les pays fournissent des antirétroviraux à tous ceux qui en ont besoin. « Nous ne pouvons pas venir à bout de cette épidémie », déclare Dr Schwartländer. « Mais, la possibilité de proposer des thérapies efficaces à toutes les personnes éligibles non seulement sauvera des millions de vies, mais réduira également sensiblement le nombre de nouvelles infections en diminuant la charge virale des personnes atteintes du VIH avec une immunosuppression avancée. »
Liens externes
Liens externes
Publications
Publications
- Traitement 2.0 : est-ce le traitement de demain ? (en anglais)
Feature Story
De l’isolement à l’intégration : un projet rwandais transforme la vie des femmes
24 mars 2011
24 mars 2011 24 mars 2011
Joy Ndugutse, co-fondatrice de Gahaya Links, a présenté au Directeur exécutif de l’ONUSIDA, Michel Sidibé, une sélection de produits artisanaux fabriqués par les femmes rwandaises pour le marché nord-américain.
En 2004, deux sœurs du Rwanda ont lancé une initiative « trade-not-aid » (« Le commerce, pas la charité ») qui produit des objets artisanaux haut de gamme. Après de modestes débuts, avec seulement 20 artisans installés dans le village reculé de Gitarama, le réseau Gahaya Links s’est étendu à plus de 5 000 tisserands implantés à travers le pays.
La plupart des employés de Gahaya Links sont des femmes qui ont perdu leur mari et leurs enfants lors du génocide rwandais de 1994. Elles sont nombreuses à être séropositives. Le revenu qu’elles gagnent par leur travail leur permet d’assurer l’alimentation, l’éducation et les soins médicaux de leur famille.
« Cette initiative montre ce qu’est le développement dans la pratique », a déclaré le Directeur exécutif de l’ONUSIDA, Michel Sidibé, lors de sa visite mardi au siège de Gahaya Links à Kigali. « Ce projet réussit également à restaurer la dignité des personnes vivant avec le VIH », a-t-il ajouté. Lors de sa visite guidée consacrée à ce projet, M. Sidibé a pu voir de près la large gamme de produits artisanaux proposés à la vente, qui incluent des paniers tressés aux couleurs chatoyantes et des colliers en perles de verre.
Gahaya Links organise des séances de prévention contre le VIH pour ses employés et ses équipes, avec la participation de partenaires nationaux et de centres de soins, afin d’assurer l’accès des femmes aux traitements antirétroviraux et aux soins. Ce programme suscite un climat de soutien, de coopération et de confiance mutuelle parmi les personnes vivant avec le VIH.
Joy Ndugutse, co-fondatrice de Gahaya Links, a indiqué à M. Sidibé que le projet transforme la vie des femmes vivant avec le VIH. « Ces femmes sont maintenant plus fortes et ont plus d’assurance », a-t-elle déclaré, en ajoutant que beaucoup d’autres personnes pourraient profiter d’un tel soutien.
Gahaya Links collabore étroitement avec Same Sky, une entreprise new yorkaise, fondée par l’entrepreneur social Francine Le Frak, qui commercialise les produits d’artisanat rwandais sur le marché nord-américain. Les recettes réalisées sont réinvesties dans le développement des ventes dans d’autres régions du monde et pour employer davantage de femmes-artisans.
PrePex : un nouvel outil pour la prévention du VIH
Lors de son séjour à Kigali, M. Sidibé s’est rendu à l’hôpital public de Nyamata qui soigne une population d’environ 300 000 personnes. Cet hôpital a été sélectionné pour participer à une étude de sécurité sur une nouvelle méthode non chirurgicale de circoncision masculine appelée « PrePex ».
« L’aspect le plus intéressant du procédé « PrePex » est qu’il ne nécessite aucune intervention en salle d’opération », a déclaré le Dr Agnès Binagwaho, Secrétaire permanente au Ministère rwandais de la Santé. « Cette intervention peut être réalisée dans n’importe quel environnement propre. En outre, elle représente un coût modeste et ne requiert aucun personnel hautement qualifié ; une simple formation suffit », a-t-elle ajouté.
Des études ont montré que la circoncision de l’homme adulte réduit le risque de la transmission du VIH, effectuée de la femme à l’homme, d’environ 60 %. Les techniques existantes de circoncision masculine exigent du personnel médical hautement qualifié et des installations chirurgicales.
Lors de sa visite dans cet hôpital, M. Sidibé a salué les organismes de santé publique du Rwanda pour le travail qu’ils ont fourni en faveur de cette étude innovante. « Le procédé « PrePex » marque une révolution dans l’accélération de la prévention du VIH », a-t-il dit. Si des études approfondies confirment la sûreté et l’efficacité de « PrePex », il pourrait être reconnu comme outil médical et tripler le nombre de circoncisions masculines réalisées quotidiennement en milieu médical.
Feature Story
Le Vietnam renforce son engagement sur l’égalité des sexes et le VIH
24 mars 2011
24 mars 2011 24 mars 2011
Le Dr. Nguyen Thanh Long, Directeur général du Bureau vietnamien de lutte contre le sida, a abordé la question de l’intégration de l’égalité des sexes dans la prochaine Stratégie nationale anti-VIH
Nguyen Thi Hien, habitante de la province du Nord-Vietnam de Bac Ninh, a contracté le VIH auprès de son mari. « Il m’avait bien dit, au début de notre relation, qu’il avait fréquenté des professionnelles du sexe et des consommatrices de drogues injectables dans le passé, mais je ne me doutais pas des implications de sa vie passée pour moi », dit-elle.
Mme Nguyen Thi, qui est maintenant éducatrice pour ses pairs au sein de Bright Futures, un réseau de personnes vivant avec le VIH, indique que la plupart des femmes qu’elle rencontre sont veuves : leur mari avait consommé des drogues injectables et elles n’ont découvert leur séropositivité qu’après son décès dû à une maladie liée au sida.
Selon le Bureau vietnamien de lutte contre le sida (VAAC), les femmes représentaient en 2010 jusqu’à 30 % du total des infections au VIH enregistrées au Vietnam, alors que ce chiffre n’atteignait pas 15 % avant 2005.
L’épidémie vietnamienne continue de se concentrer sur les consommateurs de drogues injectables. Ce changement de ratio, qui touche les cas de VIH récemment signalés, pourrait cependant traduire une augmentation des transmissions du VIH des hommes, adoptant des comportements à hauts risques, à leur épouse ou partenaire sexuelle régulière.
Nous devons intégrer les questions liées à l’égalité entre les sexes dans chacun des trois volets de notre prochaine Stratégie, lesquels incluent la prévention, les traitements et les soins anti-VIH, et l’atténuation des incidences
Le Dr Nguyen Thanh Long, Directeur général du Bureau vietnamien de lutte contre le sida.
Le gouvernement vietnamien a pris de fermes engagements en faveur de l’élaboration d’une riposte complète au VIH et de la priorisation de l’égalité des sexes pour sa Stratégie nationale de développement socio-économique.
Pour renforcer cette action, il a réuni les principales parties prenantes, comme des organisations de la société civile et des personnes vivant avec le VIH, pour discuter des moyens de favoriser l’égalité des sexes dans sa Stratégie nationale 2011-2020 sur la prévention et la lutte contre la propagation du VIH/sida. « Nous devons intégrer les questions liées à l’égalité entre les sexes dans chacun des trois volets de notre prochaine Stratégie, lesquels incluent la prévention, les traitements et les soins anti-VIH, et l’atténuation des incidences », a déclaré le Dr Nguyen Thanh Long, Directeur général du Bureau vietnamien de lutte contre le sida (VAAC).
Des experts techniques d’ONU-Femmes et de l’ONUSIDA se sont joints aux discussions du 14 au 17 mars. Les participants de cette réunion ont identifié les domaines de la riposte nationale au VIH qui devront mieux répondre aux besoins des personnes les plus exposées à l’infection. Il s’agit notamment des consommateurs de drogues injectables, des professionnels du sexe et des femmes dont le partenaire intime adopte un comportement à haut risque. Il faut ainsi examiner de quelle manière le renforcement rapide de la thérapie de maintien à la méthadone – qui constitue une priorité pour la prochaine phase de la riposte au VIH – pourrait permettre de mieux protéger les partenaires sexuels séronégatifs des consommateurs de drogues injectables. Il pourrait par exemple envisager des services de prévention contre la transmission sexuelle du VIH pour les personnes suivant un traitement à la méthadone.
« J’ai pu constater que la Stratégie anti-VIH du Vietnam affichait des signaux positifs en matière d’égalité des sexes », a déclaré Suzette Mitchell, la Représentante d’ONU-Femmes dans le pays. « Le Vietnam a pris un engagement politique ferme sur les questions d’égalité des sexes et la société civile est très active dans l’élaboration d’idées permettant d’intégrer cette question dans la Stratégie », a-t-elle ajouté.
En 2010, une analyse – financée par les Nations Unies – de la Stratégie actuelle du Vietnam sur la riposte au VIH a mis en évidence que la dynamique de l’égalité des sexes de l’épidémie devait bénéficier d’un nombre accru de données pour être mieux comprise. Elle a en particulier identifié la nécessité d’une information accrue sur les modalités de l’impact des réformes économiques et des changements sociaux sur les personnes – hommes et femmes – et sur leur responsabilité quant à la vulnérabilité au VIH.
« L’analyse de référence sur la Stratégie doit traiter les questions liées à l’égalité des sexes à part et prévoir l’élaboration d’indicateurs relatifs aux différences hommes-femmes », a souligné le Dr Long.
En renforçant son action visant à placer ces questions au centre de sa Stratégie nationale de lutte contre le sida, le Vietnam joint ses efforts aux initiatives menées pour traiter cet aspect de la riposte au sida dans la région de l’Asie-Pacifique.
« Le Vietnam fait preuve d’un leadership unique en son genre sur cette question », a déclaré Jane Wilson, Conseillère pour l’égalité des sexes de l’Équipe de soutien régional de l’ONUSIDA. « En acceptant d’intégrer l’égalité des sexes dans le Plan stratégique national, le Vietnam renforce l’efficacité de sa riposte au sida et fournit à la région un exemple d’action progressiste en matière d’égalité des sexes ».
Press Release
Le président Kagamé prendra pleinement part à la Réunion de haut niveau de l’Assemblée générale des Nations Unies sur le sida
24 mars 2011 24 mars 2011Le président rwandais unira ses efforts à ceux d’autres dirigeants pour façonner l’avenir du programme en matière de lutte contre le sida et de développement
Genève, 24 mars 2011—En partenariat avec l’ONUSIDA, le président du Rwanda, Paul Kagamé, conduira une réunion de chefs d’État sur le VIH et d’autres questions plus générales de développement à la Réunion de haut niveau de l’Assemblée générale des Nations Unies sur le sida qui se tiendra en juin.
« Pour obtenir des résultats en matière de santé et de développement à l’échelle mondiale, il convient de déployer des efforts extraordinaires, l’objectif étant de transformer la vie de nos citoyens », a déclaré le président Kagamé. « En tant que leaders, nous devrons nous montrer audacieux dans notre manière d’aborder ces questions fondamentales de notre époque. »
L’annonce a été faite à la suite d’un entretien avec le Directeur exécutif de l’ONUSIDA, Michel Sidibé, qui était en visite officielle au Rwanda pour faire progresser la collaboration dans le cadre de la riposte au VIH.
« Le président Kagamé est un dirigeant mondial en avance sur son temps et hautement respecté », a affirmé M. Sidibé. « Il a joué un rôle décisif pour inverser le cours de l’épidémie de sida du Rwanda. L’expérience et le leadership qu’il apportera aux débats de la Réunion de haut niveau en juin seront essentiels pour sortir le sida de son isolement et favoriser une plus grande appropriation de la question par les pays. »
Depuis l’arrivée au pouvoir du président Kagamé en 2000, la prévalence du VIH a quasiment diminué de moitié et le nombre de personnes nouvellement infectées par le VIH a reculé de près de 25%.
La réunion des chefs d’État sera principalement axée sur des sujets tels que l’intégration du VIH dans des questions de santé et de développement d’ordre plus général et sur le partage des responsabilités dans la lutte contre l’épidémie. Parmi les annonces importantes figure la définition d’une vision panafricaine de l’appropriation par les pays.
La manifestation spéciale aura lieu durant la Réunion de haut niveau sur le sida qui se tiendra du 8 au 10 juin 2011 et dans le cadre de laquelle des leaders seront rassemblés pour façonner l’avenir du sida, de la santé et du développement.
Contact
ONUSIDA GenèveSophie Barton-Knott
tel. +41 79 514 6896 / +41 22 791 1697
bartonknotts@unaids.org
Press centre
Download the printable version (PDF)
Feature Story
Discussion à Vienne autour de la stratégie « Objectif zéro – Prévenir toutes les nouvelles infections à VIH parmi les consommateurs de drogues injectables » dans le cadre de la nouvelle session de la Commission des stupéfiants
23 mars 2011
23 mars 2011 23 mars 2011
Les participants de la table ronde « Objectif zéro » – Prévenir toutes les nouvelles infections à VIH parmi les consommateurs de drogues injectables organisée le 21 mars 2011 à l’initiative de l’ONUSIDA par le Représentant permanent du Royaume-Uni auprès des Nations Unies à Vienne, l’Ambassadeur Simon Smith.
Selon les estimations, on compte trois millions de consommateurs de drogues injectables séropositifs dans le monde—et près de 13 millions de consommateurs de drogues exposés au VIH. Malgré l’élargissement de l’accès aux services de prévention du VIH, qui incluent les programmes de réduction des risques, la couverture médiane de ces services était en 2009 de seulement 32 %.
Des spécialistes de haut niveau ont pris part à une table ronde organisée à Vienne le 21 mars dernier sur le thème « Objectif zéro » – Prévenir toutes les nouvelles infections à VIH parmi les consommateurs de drogues injectables. Cet événement a eu lieu le premier jour de la 54ème session de la Commission des stupéfiants (CND) qui se déroule dans la capitale autrichienne jusqu’au 25 mars 2011. Il a été organisé à l’initiative de l’ONUSIDA par le Représentant permanent du Royaume-Uni auprès des Nations Unies à Vienne, l’Ambassadeur Simon Smith.
Le Dr Paul De Lay, Directeur exécutif adjoint du Programme a présenté la stratégie 2011-2015 de l’ONUSIDA Objectif zéro . Un des objectifs à moyen terme de cette stratégie est de prévenir d’ici 2015 toutes les nouvelles infections à VIH parmi les personnes qui consomment de la drogue. Le Dr Paul De Lay a décrit l’approche à la fois « efficace et économique » à adopter pour obtenir des résultats.
L’ONUSIDA appelle à permettre à tous les consommateurs de drogues injectables d’accéder à des programmes complets, scientifiquement avérés et respectueux des droits humains. Cela inclue les programmes de traitement de substitution aux opiacés, l’accès aux seringues et aiguilles stériles et un meilleur alignement des cadres légaux et des politiques de santé publique. Pour montrer à quel point cette approche peut s’avérer économique, le Dr De Lay a cité l’exemple de l’Ukraine où, selon les estimations, les programmes de distribution de seringues et d’aiguilles coûtent moins de 100 dollars par infection au VIH évitée. Un autre élément de programme nécessaire consiste à faire progresser le nombre de personnes sous traitement antirétroviral parmi les consommateurs de drogue vivant avec le VIH.
Une étude d’impact réalisée conjointement par le DFID et la Banque mondiale au Vietnam sur les effets des programmes de réduction des risques a été présentée par M. Will Niblett, le représentant du DFID. Elle démontre clairement que les programmes mis en œuvre à une échelle suffisante (par exemple la distribution d’au moins 200 seringues et aiguilles par an à chaque consommateur de drogue) ont un impact majeur sur la réduction de l’incidence du VIH. Cet impact a été constaté non seulement au sein de la population des consommateurs de drogue qui constitue le bénéficiaire direct de ces programmes mais aussi au niveau des taux d’incidence dans toute la population dans la mesure où il y a moins de nouvelles contaminations.
Les participants ont discuté des difficultés à prévenir les nouvelles infections à VIH parmi les consommateurs de drogues injectables. Ils ont exploré les solutions possibles, parmi lesquelles la création d’environnements propices, le financement de ripostes communautaires et l’intensification des efforts pour assurer une couverture optimale et des programmes de qualité.
Au terme de cette table ronde, les représentants des gouvernements et de la société civile venus du monde entier ont conclu que les efforts concertés visant à atteindre l’objectif de la Stratégie doivent favoriser des ripostes communautaires plus actives, surmonter les obstacles à l’élargissement des programmes et impliquer la justice et la police en tant que partenaires clés. M. Christian Kroll, Coordinateur mondial de la lutte contre le VIH/sida à l’UNODC, et le Dr Paul De Lay ont clôturé conjointement cette table ronde.
Commission des stupéfiants
Le Conseil économique et social a créé la Commission des stupéfiants (CND) en 1946 en tant qu’organe directeur central pour toutes les problématiques des Nations Unies liées à la drogue. La Commission permet aux Etats membres d’analyser la situation mondiale de la drogue, de donner suite aux décisions de l’Assemblée générale dans ce domaine et de prendre des mesures au niveau mondial dans le cadre de son champ d’action. Elle surveille également la mise en œuvre des trois conventions internationales sur le contrôle des drogues et est habilitée à étudier tous les sujets ayant trait aux objectifs de ces conventions, notamment les listes de substances à mettre sous contrôle international.
Liens externes
Liens externes
Présentations
Présentations
- “Getting to Zero” UNAIDS 2011-2015 strategy. (en anglais) Présentée par le Dr Paul De Lay, Directeur exécutif adjoint du Programme. Vienne, 21 mars 2011.
Publications
Publications
Related
Cities leading the way to achieving key targets in the HIV response
27 septembre 2023
Feature Story
Appel à redoubler d’efforts afin de diagnostiquer et traiter un million de personnes atteintes de tuberculose multirésistante entre 2011 et 2015
23 mars 2011
23 mars 2011 23 mars 2011Une autre version de cet article figure également sur www.who.int.
Crédit : OMS
À l’occasion de la journée mondiale de lutte contre la tuberculose, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, et le partenariat Stop TB, appellent les dirigeants du monde entier à renforcer leur engagement et à accroître leurs contributions en vue d’atteindre l’objectif qu’ils se sont fixés : diagnostiquer et traiter un million de personnes atteintes de tuberculose multirésistante (TB-MR) entre 2011 et 2015.
Le rapport de l’OMS, Towards universal access to diagnosis and treatment of MDR-TB and XDR-TB by 2015 (en anglais) (Vers un accès universel au diagnostic et au traitement de la tuberculose multirésistante et ultrarésistante d’ici 2015), décrit les progrès réalisés en matière de réponse face à la TB-MR dans les pays les plus touchés par cette maladie. « De nombreux pays ont réalisé des progrès, mais malgré la récente intensification des efforts, la communauté internationale doit prendre des mesures supplémentaires pour traiter tous les patients atteints de tuberculose multirésistante », explique le Dr Margaret Chan, Directrice générale de l’OMS. « Nous ne pouvons pas laisser la tuberculose multirésistante se propager librement. »
Les conséquences de la tuberculose multirésistante
Le fait de ne pas traiter la tuberculose multirésistante augmente le risque de propagation des souches de tuberculose pharmacorésistantes. L’OMS estime qu’entre 2011 et 2015, le nombre de nouveaux cas de tuberculose multirésistante s’élèvera à plus de 2 millions.
Programmes de traitement
Des programmes financés par le Fonds mondial et conformes aux normes de traitement de l’OMS devraient permettre de diagnostiquer et soigner quelque 200 000 personnes atteintes de TB-MR d’ici 2015. Il s’agirait donc de multiplier par quatre le nombre total de personnes actuellement sous traitement, qui se chiffre à 50 000 patients.
De nombreux pays ont réalisé des progrès, mais malgré la récente intensification des efforts, la communauté internationale doit prendre des mesures supplémentaires pour traiter tous les patients atteints de tuberculose multirésistante.
Dr Margaret Chan, Directrice générale de l’OMS
En 2011, le Fonds mondial devrait fournir 84 % de tous les investissements internationaux dans la lutte contre la tuberculose. Néanmoins, pour que la réponse à la tuberculose multirésistante reste efficace, les financements nationaux et internationaux devront augmenter.
« La tuberculose multirésistante est une menace pour tous les pays car il s’agit d’une maladie dont le traitement est difficile et coûteux. À moins de fournir un effort extraordinaire pour mettre un terme à ce problème, notre capacité à financer et assurer des progrès continus contre la tuberculose en général risque d’être mise en péril », met en garde le professeur Michel Kazatchkine, Directeur exécutif du Fonds mondial.
Un engagement plus fort s’impose
Selon le Dr Jorge Sampaio, Envoyé spécial du Secrétaire général des Nations Unies auprès du partenariat Stop TB, « il est temps que les pays à forte croissance qui sont lourdement touchés par la tuberculose multirésistante renforcent leur engagement et accroissent leur financement dans leurs propres programmes de lutte contre la TB-MR. Plusieurs de ces nations peuvent s’imposer en tant que leaders dans la coopération des pays du Sud, et aider leurs voisins également touchés par cette maladie. »
Depuis 2009, les 23 pays les plus touchés par la tuberculose pharmacorésistante ont presque doublé leur budget de lutte contre cette maladie. Selon le Fonds mondial, entre 2002 et 2010, les programmes internationaux de lutte contre la tuberculose financés par ces pays ont permis d’apporter un traitement à 7,7 millions de personnes et de sauver 4,1 millions de vies.
« Le Fonds mondial finance des programmes de lutte contre la tuberculose dont l’efficacité peut se mesurer au nombre de vies sauvées », rappelle le Dr Lucica Ditiu, Secrétaire exécutive du partenariat Stop TB. « Tous les patients atteints de tuberculose devraient pouvoir bénéficier de soins de qualité... Pour réussir à traiter un million de personnes atteintes de tuberculose multirésistante dans les cinq années à venir, une proche coopération sera nécessaire entre tous les partenaires, et particulièrement les communautés touchées par cette maladie. »
La tuberculose multirésistante est une forme de tuberculose qui ne répond pas aux traitements standards. En 2009, l’OMS a rapporté 9,4 millions de nouveaux cas de tuberculose et 1,7 millions de décès, dont 380 000 personnes atteintes d’une tuberculose liée au VIH. En 2008, dernière année pour laquelle des estimations sont disponibles, les chiffres font état de 440 000 cas de tuberculose multirésistante et 150 000 décès.
Liens externes
Liens externes
Publications
Related
Feature Story
L’ONUSIDA et la Flandre renouvellent leur accord de coopération en privilégiant la prévention du VIH
22 mars 2011
22 mars 2011 22 mars 2011
Le Ministre-Président et Ministre de l’Économie, de la Politique étrangère, de l’Agriculture et des Affaires rurales, M. Kris Peeters (à gauche), et le Directeur exécutif de l’ONUSIDA, Michel Sidibé (à droite), lors de la signature du renouvellement de leur accord de coopération. Genève, le 22 mars 2011.
L’ONUSIDA et la Flandre ont renouvelé leur accord de coopération pluriannuel le 22 mars 2011, lors de la visite officielle d’une délégation flamande au siège de l’ONUSIDA à Genève.
« Le présent accord souligne la solidité et la durabilité de la participation et de l’engagement de la Flandre dans la riposte mondiale au sida – à l’heure où la conjoncture est marquée par les contraintes financières », a déclaré le Directeur exécutif de l’ONUSIDA, Michel Sidibé.
La délégation flamande était dirigée par le Ministre-Président et Ministre de l’Économie, de la Politique étrangère, de l’Agriculture et des Affaires rurales, M. Kris Peeters, le Ministre des Finances, du Budget, du Travail, de la Planification urbaine et rurale, et du Sport, M. Philippe Muyters, et le Représentant permanent de la Belgique à Genève, S.E. l’Ambassadeur François Roux.
Le présent accord souligne la solidité et la durabilité de la participation et de l’engagement de la Flandre dans la riposte mondiale au sida – à l’heure où la conjoncture est marquée par les contraintes financières.
Le Directeur exécutif de l’ONUSIDA, Michel Sidibé
Ce nouvel accord, qui couvre la période 2011-2014, se concentrera sur le renforcement des efforts de prévention du VIH – menés principalement dans les pays d’Afrique australe. L’accord signale également la décision de la Flandre d’orienter ses financements vers une approche programmatique large, de préférence à des projets individuels.
Lors de cette visite, M. Sidibé a présenté la stratégie de l’ONUSIDA pour 2011-2015. Il a également souligné l’importance de la prochaine Réunion de haut niveau sur le sida de l’Assemblée générale de l’ONU pour le renouvellement des engagements en faveur de la riposte mondiale au sida.
Feature Story
Les Églises reconnaissent ne pas jouer pleinement leur rôle pour prévenir la violence sexuelle et réduire son impact
21 mars 2011
21 mars 2011 21 mars 2011
Le Directeur exécutif de l’ONUSIDA Michel Sidibé et l’Archevêque de Canterbury sont résolus à collaborer plus étroitement pour prévenir la violence sexuelle et le VIH et réduire l’impact de ces fléaux. Clive Mear / Tearfund.
Les conclusions d’une récente étude sur le rôle de l’Église dans la réponse à la violence sexuelle ont été présentées à Londres lors d’une conférence organisée par Tearfund, Christian AID et la Communion anglicane.
Le rapport Silent No More (en anglais), commandé par l’organisation chrétienne de secours et de développement Tearfund, porte un regard auto-critique sur la façon dont les Églises ont répondu à la violence sexuelle dans trois pays africains confrontés à des conflits, passés ou présents.
Les conclusions du rapport montrent que trop souvent, les Églises sont restées silencieuses, ne sont pas venues en aide aux personnes en marge de la société, en particulier les victimes de violences sexuelles, et ne les ont pas défendues. Elles indiquent que si la violence sexuelle est endémique dans de nombreux pays, son ampleur et son impact restent largement occultés. Elles critiquent également l’Église qui accroît l’impact de cette violence en gardant le silence et renforce la stigmatisation et la discrimination.
« Il est capital que les Églises et toutes les communautés de foi continuent à défendre aux yeux du monde la priorité absolue de la justice et de la dignité pour tous », a déclaré l’Archevêque de Canterbury, le docteur Rowan Williams. « Nous devons donner à leurs membres les moyens d’apporter le changement et l’espoir. J’espère que ce rapport amènera l’Église à remplir pleinement son rôle. »¤
Les statistiques des Nations Unies montrent que dans certains pays, une femme sur trois est battue, forcée d’avoir des rapports sexuels ou victime d’abus. Ces femmes sont particulièrement vulnérables au risque d’infection à VIH puisqu’on leur refuse la possibilité de se protéger du virus.
Les femmes et les filles sont les populations les plus affectées par la violence sexuelle et les plus vulnérables au VIH. L’ONUSIDA travaillera en étroite collaboration avec les organisations confessionnelles pour préserver leur dignité et assurer leur protection.
Michel Sidibé, Directeur exécutif de l’ONUSIDA
« Les femmes et les filles sont les populations les plus affectées par la violence sexuelle et les plus vulnérables au VIH. L’ONUSIDA travaillera en étroite collaboration avec les organisations confessionnelles pour préserver leur dignité et assurer leur protection », a déclaré Michel Sidibé, le Directeur exécutif de l’ONUSIDA, en prenant la parole lors de la conférence.
Dans ses principales recommandations, le rapport appelle l’Église à réaliser le potentiel qui est le sien pour prévenir la violence sexuelle et réduire son impact. Les recommandations soulignent l’importance de s’attaquer à la prévalence de la violence sexuelle et demandent aux Églises de faire preuve de compassion à l’égard des personnes victimes de cette violence et de leur venir en aide. Elles pressent également les institutions, les gouvernements et les donateurs de reconnaître le potentiel de l’Église et de lutter avec elle contre la violence sexuelle.
L’ONUSIDA, qui appelle à la tolérance zéro à l‘égard de la violence sexiste, a lancé en 2009 un Agenda en faveur des femmes et des filles dans le contexte du VIH actuellement déployé dans le monde entier. Cet agenda souligne la nécessité d’accélérer l’action au niveau des pays pour transformer la façon dont les inégalités entre les sexes ainsi que les droits des femmes et des filles sont gérés dans le cadre de la riposte au sida.
Liens externes
Liens externes
- Site Internet de la campagne We will speak out (en anglais)
- Tearfund (en anglais)
- Christian Aid (en anglais)
- Communion anglicane (en anglais)
