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L’ONUSIDA salue la publication des nouvelles directives de l’OMS sur l’utilisation des antirétroviraux

De nouvelles directives marquent un grand pas vers l’atteinte des objectifs «Fast-Track» d’éradication rapide posés par l’ONUSIDA

GENÈVE, 30 septembre 2015—Aujourd’hui l’ONUSIDA a eu l’occasion de saluer la publication des nouvelles directives de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) sur l’utilisation des antirétroviraux qui constituent un grand pas en avant vers l’amélioration de la qualité de vie des personnes vivant avec le VIH et l’abaissement du taux de transmission du virus.

Ces directives recommandent la prescription d’antirétroviraux le plus tôt possible à compter de la détermination de la séropositivité, quelque soit le taux de CD4 (qui mesurent l’état du système immunitaire). Les directives recommandent également de proposer des traitements prophylactiques pré-exposition (PPE) aux personnes à plus haut risque comme l’une des mesures entrant dans le cadre de la stratégie combinée de prévention.

« Ces nouvelles directives et recommandations marquent un moment important de la riposte au sida » a souligné Michel Sidibé, Directeur exécutif de l’ONUSIDA. « Avec les outils et les traitements dont nous disposons aujourd’hui nous avons vraiment la possibilité de sauver des millions de vies au cours des prochaines années et mettre fin à l’épidémie de sida d’ici 2030 ».

Les directives de l’OMS, élaborées grâce au soutien de l’ONUSIDA, traduisent le poids croissant des preuves scientifiques publiées au cours des 12 derniers mois. Elles tiennent notamment compte des données issues des essais cliniques aléatoires Temprano et START (Strategic Timing of Antiretroviral Treatment), lesquelles ont apporté la preuve indiscutable des bénéfices d’une administration précoce d’antirétroviraux. Les données issues des essais Temprano et START viennent confirmer les conclusions d’études menées sur plusieurs années démontrant également les bénéfices d’une initiation précoce du traitement anti-VIH.

Plusieurs essais menés auprès de groupes à haut risque d’infection à VIH ont également fait ressortir l’efficacité significative de la PPE dans la réduction du nombre des nouvelles infections. Les nouvelles directives recommandent de proposer un traitement PPE à toute personne courant un risque substantiel d’infection à VIH.

Ces directives vont également renforcer la démarche « Fast-Track » de l’ONUSIDA, qui comprend une série d’objectifs à atteindre d’ici 2020. Ces objectifs visent à ce que 90 % des personnes vivant avec le VIH aient connaissance de leur statut sérologique, 90 % des personnes se savant séropositives aient accès au traitement et 90 % des personnes sous traitement aient un taux de charge virale indétectable. Les directives prévoient également la réduction de 75 % du nombre de nouvelles infections à VIH et visent à mettre fin à la discrimination.

« La riposte au sida se trouve à la croisée des chemins » a indiqué Michel Sidibé. « Nous savons ce qui fonctionne Il est désormais temps de donner la priorité aux gens et de respecter pleinement leur droit à la santé ».

L’ONUSIDA réaffirme l’importance du droit de chacun à connaître son statut sérologique au VIH et de décider si et quand initier une thérapie antirétrovirale. Les mesures de prévention et les décisions en matière de VIH doivent être adoptées en connaissance de cause et de manière volontaire. Pour que l’on puisse proposer des thérapies antirétrovirales et de PEP de manière plus équitable et plus large il faut intensifier les efforts déployés pour faire face aux obstacles juridiques et sociaux qui empêchent le personnes vivant avec le VIH et les populations marginalisées à risque élevé d’ infection d’avoir accès aux services de santé.

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Mettre fin à la violence et à la discrimination à l’égard des personnes lesbiennes, gays, bisexuelles, transgenres et intersexes

Les entités des Nations Unies appellent les États à agir d’urgence pour mettre fin à la violence et à la discrimination à l’égard des personnes lesbiennes, gays, bisexuelles, transgenres et intersexes (LGBTI)[1] qu’il s’agisse d’adultes, d’adolescents ou d’enfants.

Toute personne a un droit égal à une vie sans violence, persécution, discrimination ou stigmatisation. Le droit international des droits de l’homme établit des obligations juridiques selon lesquelles les États sont tenus de veiller à ce que chacun, sans distinction, puisse jouir de ces droits. Tout en saluant les efforts croissants dans de nombreux pays pour protéger les droits des personnes LGBTI, nous restons très préoccupés par le fait que partout dans le monde des millions de personnes LGBTI, ou perçues comme telles, et leurs familles font face à des violations généralisées des droits de l’homme. Cela est un motif d’inquiétude — et d’action.

Le non-respect des droits des personnes LGBTI et l'absence de protections contre les abus dont elles sont victimes, notamment la violence et les lois et pratiques discriminatoires, constituent des violations graves du droit international des droits de l’homme qui ont un impact profond sur la société, car cela contribue à accroître la vulnérabilité aux problèmes de santé, y compris l'infection par le VIH, l’exclusion sociale et économique, fragiliser les familles et les communautés, et a un impact négatif sur la croissance économique, le travail décent et les progrès vers la réalisation des futurs Objectifs de développement durable. Selon le droit international, les États sont responsables au premier chef de la protection de tous contre la discrimination et la violence. Ces violations nécessitent donc une réponse urgente des gouvernements, des parlements, des systèmes judiciaires et des institutions nationales des droits de l’homme. Les dirigeants communautaires, religieux et politiques, les organisations de travailleurs, le secteur privé, les prestataires de santé, les organisations de la société civile et les médias ont également un rôle important à jouer. Les droits de l’homme sont universels : les pratiques et croyances culturelles, religieuses et morales et les attitudes sociales ne peuvent être invoquées pour justifier des violations des droits de l’homme à l’encontre d’un groupe quelconque, y compris les personnes LGBTI.

PROTECTION DES INDIVIDUS CONTRE LA VIOLENCE

Les États doivent protéger les personnes LGBTI contre la violence, la torture et les mauvais traitements, y compris en prenant les mesures suivantes :

  • Enquêter, poursuivre en justice et assurer des réparations aux victimes en cas d’actes de violence, de torture et de mauvais traitement à l’encontre des adultes, adolescents et enfants LGBTI, ou de ceux qui défendent leurs droits ;
  • Renforcer les efforts pour prévenir, suivre et signaler de tels actes de violence ;
  • Intégrer l’homophobie et la transphobie en tant que facteurs aggravants dans les lois contre les crimes de haine et les discours de haine ;
  • Reconnaitre que la persécution d’une personne parce qu’elle est (ou est perçue comme) LGBTI peut constituer un motif valable de demande d’asile, et ne pas renvoyer de tels refugiés dans un endroit où leur vie ou leur liberté serait menacée ;

L’Organisation des Nations Unies, et d’autres, ont documenté une violence physique et psychologique généralisée contre les personnes LGBTI dans toutes les régions, y compris des assassinats, des agressions, des enlèvements, des viols, des violences sexuelles, ainsi que de la torture et des mauvais traitements dans des institutions et dans d’autres contextes. Les jeunes personnes LGBTI et les femmes lesbiennes, bisexuelles et transgenres sont particulièrement exposés au risque de violence physique, psychologique et sexuelle dans des contextes familiaux et communautaires. Les personnes LGBTI sont souvent confrontées à la violence et à la discrimination lorsqu’elles cherchent un refuge contre la persécution et lors des urgences humanitaires. Elles peuvent également être confrontées à la violence en milieu médical, y compris sous forme de soi-disant « thérapies » nocives et contraires à l’éthique visant à modifier l’orientation sexuelle, de stérilisation forcée ou obligatoire, d’examens génitaux ou anaux forcés, et d’interventions chirurgicales ou traitements non justifiés sur des enfants intersexes sans leur consentement. Dans de nombreux pays, la réponse à ces violations est insuffisante. Ces violations ne sont pas suffisamment signalées, et souvent ne font pas l’objet d’enquêtes ou de poursuites en bonne et due forme, ce qui entraîne une impunité généralisée qui prive les victimes de justice, de réparations et de soutien. Les défenseurs des droits de l’homme qui luttent contre ces violations sont fréquemment persécutés et font face à des restrictions discriminatoires à leurs activités.

ABROGATION DES LOIS DISCRIMINATOIRES

Les États doivent respecter les normes internationales relatives aux droits de l’homme, y compris à travers la révision, l’abrogation et l’imposition d’un moratoire sur l’application :

Des lois qui pénalisent les relations sexuelles entre adultes consentants de même sexe ;

  • Des lois qui pénalisent les personnes transgenres sur la base de l’expression de leur identité de genre ;
  • De toutes les autres lois utilisées pour arrêter, punir ou discriminer les personnes sur la base de leur orientation sexuelle, leur identité de genre ou l’expression de leur genre ;

Soixante-seize (76) pays ont toujours des lois qui pénalisent les relations sexuelles consenties entre adultes de même sexe, ce qui expose les personnes concernées à un risque d’arrestation arbitraire, de poursuites et d’emprisonnement, voire à la peine de mort dans au moins cinq pays. Des lois pénalisant le travestissement sont utilisées pour arrêter et punir les personnes transgenres. D’autres lois sont utilisées pour harceler, détenir et soumettre à des discriminations les personnes lesbiennes, gays, bisexuelles et transgenres ou imposer des restrictions à leur liberté d’expression, d’association et de réunion pacifique. Ces lois discriminatoires contribuent à perpétuer la stigmatisation et la discrimination, ainsi que les crimes de haine, les violences, la torture et les mauvais traitements, les abus infligés par la police, la violence familiale et communautaire, et nuisent à la santé publique en empêchant l’accès aux services de santé et aux services liés au VIH.

PROTECTION DES INDIVIDUS CONTRE LA DISCRIMINATION

Les États doivent faire respecter les normes internationales des droits de l’homme relatives à la non-discrimination, y compris en prenant les mesures suivantes :

Interdire la discrimination à l’égard des adultes, des adolescents et des enfants LGBTI dans tous les domaines, y compris dans l’éducation, l’emploi, la santé, le logement, la protection sociale, la justice pénale, l’asile et les centres de détention ;

  • Assurer la reconnaissance légale de l’identité de genre des personnes transgenres sans exigences et conditions abusives ;
  • Lutter contre les préjugés envers les personnes LGBTI à travers le dialogue, la formation et l’éducation publique ;
  • Veiller à ce que les personnes LGBTI soient consultées et participent à la conception, la mise en œuvre et le suivi des lois, politiques et programmes qui les concernent, y compris les initiatives de développement et humanitaires.

Les personnes LGBTI sont confrontées à l'exclusion et à une discrimination généralisée dans tous les contextes, ce qui inclut des formes multiples de discrimination fondées sur d’autres facteurs tels que le sexe, la race, l’origine ethnique, l’âge, la religion, la pauvreté, la migration, le handicap et l’état de santé. Les enfants sont confrontés au harcèlement, à la discrimination ou à l’expulsion des écoles sur la base de leur orientation sexuelle ou de leur identité de genre réelle ou supposée, ou celle de leurs parents. Les jeunes personnes LGBTI rejetés par leurs familles connaissent des niveaux disproportionnés de suicide, d’itinérance et d’insécurité alimentaire. Alors que la discrimination et la violence contribuent à la marginalisation des personnes LGBTI et à leur vulnérabilité aux problèmes de santé, y compris l’infection par le VIH, elles sont également victimes de refus de soins, d’attitudes discriminatoires et de pathologisation dans les milieux médicaux et autres. Les personnes transgenres se voient souvent refuser la reconnaissance juridique du genre de leur choix ou sont confrontées pour l’obtenir à des exigences abusives telles que la stérilisation forcée, les traitements forcés ou le divorce, alors que sans cette reconnaissance elles sont victimes d’exclusion et de marginalisation. L’exclusion des personnes LGBTI de la conception, de la mise en œuvre et du suivi des lois et des politiques qui les concernent perpétue leur marginalisation sociale et économique.

APPUI DES NATIONS UNIES

Nos organisations sont prêtes à soutenir et à aider les États membres et les autres parties prenantes dans leurs efforts pour relever les défis énoncés dans la présente déclaration, notamment à travers des réformes constitutionnelles, législatives et de politiques, le renforcement des institutions nationales, et de l’éducation, de la formation et d’autres initiatives pour le respect, la protection, la promotion et la réalisation des droits de l’homme de toutes les personnes LGBTI.


[1] Même si la présente déclaration se réfère aux personnes lesbiennes, gays, bisexuelles, transgenres et intersexes, elle doit également être comprise comme s’appliquant aux autres personnes victimes de violence et de discrimination sur la base de leur orientation sexuelle, leur identité de genre et leurs caractéristiques sexuelles, réelles ou supposées, y compris dans le cas où elles s’identifient avec d’autres termes.

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L’ONUSIDA salue l’adoption des nouveaux objectifs des Nations Unies pour le développement durable

Les pays adoptent un nouveau programme de développement ambitieux qui ne laissera personne de côté

NEW YORK/GENÈVE, 25 septembre 2015—L’ONUSIDA a salué l’adoption par les dirigeants mondiaux des nouveaux objectifs de l’ONU pour le développement durable, qui établissent le cadre pour la politique de développement mondiale au cours des 15 prochaines années. Ce programme ambitieux fixe 17 objectifs allant de la fin de la pauvreté et de la faim, à la réalisation de l’égalité des sexes et à la lutte contre le changement climatique.

« C’est aujourd’hui une occasion historique pour le monde de se réunir pour une planète plus saine et un avenir plus sain pour tous, » a déclaré Michel Sidibé, Directeur exécutif de l’ONUSIDA. « Engagement, action et mise en œuvre permettront d’obtenir des résultats réellement durables pour les individus, partout dans le monde. »

Le programme s’appuie sur les réalisations des objectifs du Millénaire pour le développement qui ont été fixés en 2000 et comprenaient un engagement à stopper et inverser l’épidémie de sida. Depuis lors, il y a eu une intensification massive de la riposte au VIH qui a permis au monde non seulement de réaliser, mais en fait de dépasser les cibles concernant le sida incluses dans l’objectif du Millénaire pour le développement No 6. L’ONUSIDA est désormais fermement déterminé à mettre fin à l’épidémie de sida d’ici à 2030 dans le cadre des nouveaux objectifs de développement durable.

Pour réaliser cela, l’ONUSIDA a élaboré une approche d’accélération pour atteindre un ensemble d’objectifs assortis de délais d’ici à 2020. Ces objectifs comprennent notamment de réduire les nouvelles infections à VIH de 75%, de faire en sorte que 90% de l’ensemble des personnes vivant avec le VIH connaissent leur statut VIH, de faire en sorte que 90% des personnes qui connaissent leur séropositivité au VIH aient accès au traitement et que 90% des personnes sous traitement aient une charge virale supprimée, ce qui les maintient en bonne santé et diminue le risque de transmission.

La riposte au VIH couvre beaucoup des 17 objectifs de développement durable et figure sous l’objectif durable 3 : permettre à tous de vivre en bonne santé et promouvoir le bien-être de tous à tout âge. L’ONUSIDA entend travailler étroitement avec tous les partenaires pour assurer un avenir plus sain, plus équitable, qui ne laisse personne de côté.

« Les cibles fixées dans les objectifs de développement durable nous offrent une feuille de route pour relever certains des défis les plus préoccupants de la planète, » a déclaré M. Sidibé. « Ce cadre international a le potentiel de sauver des millions de vies et d’obtenir des résultats plus équitables et plus justes pour les individus partout dans le monde. »

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L’ONUSIDA se félicite des nouveaux objectifs audacieux du PEPFAR pour la prévention et le traitement du VIH

Un fort accent sur les adolescentes et les jeunes femmes et le fait d’assurer l’accès au traitement accéléreront les résultats

NEW YORK/GENÈVE, 26 septembre 2015——L’ONUSIDA salue les nouveaux objectifs ambitieux fixés par le Plan présidentiel américain d’aide d’urgence à la lutte contre le sida (PEPFAR) un jour à peine après l’adoption des objectifs de développement durable par les États Membres des Nations Unies au Siège de l’ONU à New York, qui comprennent notamment la fin de l’épidémie de sida d’ici à 2030.

Le PEPFAR a fixé des objectifs spécifiques pour la prévention des nouvelles infections à VIH parmi les adolescentes et les jeunes femmes de 15 à 49 ans. Ces objectifs incluent également le fait d’assurer l’accès à la thérapie antirétrovirale salvatrice à 12,9 millions d’enfants, de femmes enceintes et d’adultes d’ici à la fin de 2017.

« L’engagement continu des États-Unis d’Amérique servira de tremplin pour mettre fin à l’épidémie de sida à l’horizon 2030 dans le cadre des objectifs de développement durable, » a déclaré Michel Sidibé, Directeur exécutif de l’ONUSIDA. « Sous le vigoureux leadership du Président Obama, ces investissements généreux sauvent, et continueront de sauver, des millions de vies. »

Les objectifs définis par le PEPFAR contribueront de manière importante à l’approche d’accélération de l’ONUSIDA visant à mettre fin à l’épidémie de sida d’ici à 2030. Cette annonce donnera une impulsion à la réalisation de l’objectif de traitement contre le VIH 90-90-90, soit 90% des personnes vivant avec le VIH connaissent leur statut VIH, 90% des personnes qui connaissent leur séropositivité au VIH ont accès au traitement et 90% des personnes sous traitement ont une charge virale supprimée.

Tout en élargissant l’accès au traitement contre le VIH, les objectifs du PEPFAR qui viennent d’être annoncés ont pour but de réduire l’incidence du VIH parmi les adolescentes et les jeunes femmes de 40% d’ici à la fin de 2017 dans des zones ciblées par le PEPFAR à travers 10 pays – Afrique du Sud, Kenya, Lesotho, Malawi, Mozambique, Ouganda, République-Unie de Tanzanie, Swaziland, Zambie et Zimbabwe. En 2014, ces 10 pays représentaient près de la moitié de l’ensemble des nouvelles infections à VIH parmi les adolescentes et les jeunes femmes. Les engagements comprennent également une disposition visant à atteindre un total cumulé qui va jusqu’à 13 millions d’hommes avec la circoncision médicale volontaire pour la prévention du VIH d’ici à la fin de 2017.

L’ONUSIDA entend poursuivre son étroite collaboration avec le PEPFAR en vue de mettre fin à l’épidémie de sida dans le cadre des objectifs de développement durable.

Contact

UNAIDS New York
Sophie Barton-Knott
tel. +41 79 514 6896
bartonknotts@unaids.org

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L’ONUSIDA appelle les gouvernements et l’industrie pharmaceutique à réitérer leur engagement en faveur de médicaments accessibles et abordables

NEW YORK/GENÈVE, 24 septembre 2015 - Alors que les dirigeants mondiaux se réunissent à New York pour débattre de leurs engagements en faveur des Objectifs de développement durable, y compris des objectifs ambitieux en matière de santé publique, l’ONUSIDA a lancé un appel aux gouvernements et à l’industrie pharmaceutique pour garantir l’accessibilité des médicaments pour tous.

L’augmentation dramatique du prix de certains médicaments constitue une source croissante d’inquiétude vis à vis, d’une part, de la possibilité pour les patients d’y avoir accès de manière continue et, d’autre part, compte tenu de ses effets plus larges sur la santé publique.

« Au moment où les dirigeants mondiaux s’engagent en faveur d’objectifs de santé publique dans le cadre des Objectifs de développement durable, il revient aux gouvernements et au secteur privé de garantir l’accès de tous à des médicaments abordables » a indiqué Michel Sidibé, Directeur exécutif de l’ONUSIDA. « La riposte au sida prouve que l’accès à des médicaments efficaces et abordables peut stopper et renverser l’épidémie ». 

Au cours des 15 dernières années, la concurrence dans le secteur de l’industrie pharmaceutique de génériques ainsi que l’utilisation des flexibilités offertes par la règlementation sur la propriété intellectuelle ont contribué à rendre les prix des médicaments salvateurs plus abordables et au développement des programmes de traitement du VIH. Plus de 15 millions de personnes ont aujourd’hui accès à des traitements antirétroviraux salvateurs, contre 700 000 en 2000.

L’ONUSIDA a fixé un nouvel objectif 90-90-90 pour 2020 dans le but d’en finir avec l’épidémie de sida d’ici 2030. Les pays adoptent l’objectif de traitement 90-90-90, qui prévoit que 90% des personnes vivant avec le VIH aient connaissance de leur statut sérologique, 90 % des personnes connaissant leur statut sérologique aient accès à un traitement et 90 % des personnes bénéficiant d’un traitement présentent une charge virale durablement supprimée.

« Tout le monde a le droit à la santé, peu importe qui il soit et d’où il vienne », a ajouté M. Sidibé. 

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La Lituanie confirme l’absence de restrictions sur son territoire pour l’entrée, le séjour et la résidence des personnes vivant avec le VIH

GENÈVE, 18 septembre 2015— L’ONUSIDA accueille très favorablement la confirmation donnée par La Lituanie quant à l’absence de restrictions sur son territoire pour l’entrée, le séjour et la résidence des personnes vivant avec le VIH.

Cette annonce montre que le pays aligne sa législation en matière de VIH et ses politiques relatives aux restrictions imposées aux personnes vivant avec le VIH pour l’entrée, le séjour et la résidence sur son territoire aux normes internationales publiques en matière de santé publique et de droits de l’homme. Ces normes incluent notamment la déclaration politique de l’Assemblée générale des Nations Unies sur le VIH/sida de 2011 qui encourage précisément les États membres à lever les restrictions au déplacement liées au VIH.

En comptant l’annonce de la Lituanie, l’ONUSIDA relève 35 pays, territoires ou zones qui maintiennent encore en vigueur des législations et des politiques de restrictions pour l’entrée, le séjour et la résidence, liées au VIH.

Il n’existe pas d’éléments prouvant que les restrictions au déplacement liées au VIH protègent la santé publique ou permettent d’éviter la transmission du VIH. Les dernières preuves scientifiques indiquent en revanche que les personnes vivant avec le VIH qui ont accès au traitement anti-VIH peuvent atteindre un niveau indétectable de charge virale, ce qui réduit considérablement le risque de transmission du VIH. Ces restrictions n’ont de surcroît aucune justification économique dans la mesure où les personnes vivant avec le VIH peuvent longtemps mener une vie active.

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L’ONUSIDA invite les négociateurs commerciaux à soutenir les engagements des gouvernements en faveur de la santé publique et de l’accès aux médicaments

GENÈVE, 28 juillet 2015 – À l’heure où la communauté internationale se réjouit d’avoir atteint l’objectif de mise sous traitement contre le VIH de 15 millions de personnes et s’engage à mettre un terme à l’épidémie de sida à l’horizon 2030, l’ONUSIDA rappelle aux pays à quel point il est urgent de s’assurer que les nouveaux accords commerciaux en cours de négociation ne fassent pas obstacle à l’accès aux médicaments.

Avec la Déclaration politique sur le VIH/sida de 2011 qui a été adoptée à l’unanimité par l’Assemblée générale des Nations Unies, les gouvernements ont réitéré leur engagement à exploiter les flexibilités existantes de l’Accord sur les droits de propriété intellectuelle qui touchent au commerce (ADPIC), en particulier celles axées sur la promotion de l’accès aux médicaments et leur commercialisation. Ils se sont en outre engagés à faire en sorte que les dispositions relatives aux droits de propriété intellectuelle des accords commerciaux ne portent pas atteinte à ces flexibilités, ce qui a été confirmé par la Déclaration de Doha sur l’accord sur les ADPIC et la santé publique.

« Les flexibilités établies par la Déclaration de Doha et l’accord sur les ADPIC pour protéger la santé publique et fournir à tous un accès aux médicaments doivent être pleinement respectées durant la négociation des nouveaux accords commerciaux » a déclaré Michel Sidibé, Directeur exécutif de l’ONUSIDA. « Nous entrons dans une phase cruciale de la riposte au sida qui décidera si nous mettons ou non un terme à l’épidémie en tant que menace de santé publique à l’horizon 2030. Il faut éviter tout ce qui peut fragiliser la riposte. »

Différents accords commerciaux sont actuellement en cours de négociation et certains observateurs craignent qu’ils n’incluent des dispositions dites « ADPIC-Plus », telles que l’élargissement des critères de brevetabilité et un allongement de la durée des brevets.

Les négociateurs commerciaux de 12 pays travaillent actuellement à la finalisation du texte de l’Accord de partenariat Trans-Pacifique (TPP) qui comporte un chapitre sur la propriété intellectuelle. Celui-ci contient semble-t-il des dispositions allant au-delà de ce qui est requis en vertu de l’accord sur les ADPIC. Ces dispositions ADPIC-Plus pourraient rendre la concurrence des génériques plus difficile et entraîner une hausse des prix des médicaments. Certains redoutent également que les dispositions ADPIC-Plus intégrées dans le TPP n’influencent les futurs accords commerciaux.

La concurrence des génériques dans l’industrie pharmaceutique et l’utilisation des flexibilités relatives à la propriété intellectuelle ont contribué à rendre les prix des médicaments vitaux beaucoup plus abordables et permis un déploiement à grande échelle sans précédent des programmes de traitement contre le VIH.

« Pour les cinq prochaines années, l’impératif est de diagnostiquer des millions de personnes vivant avec le VIH et de leur donner accès aux médicaments vitaux dont ils ont besoin » a déclaré M. Sidibé. « Le droit à la santé ne peut être remis en question au motif de profits commerciaux ».

Si la riposte mondiale au sida doit atteindre l’objectif de traitement 90-90-90 à l’horizon 2020 (90 % des personnes vivant avec le VIH connaissent leur statut sérologique, 90 % des personnes connaissant leur séropositivité sont mises sous traitement et 90 % des personnes sous traitement ont une charge virale supprimée), le traitement contre le VIH doit être accessible et son déploiement à grande échelle doit être financièrement pérenne.

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Nouvelle formulation du traitement du VIH dans le but de sauver plus de vie d'enfants -- UNICEF et ONUSIDA

Des petites granules rendent les médicaments antirétroviraux destinés à l'enfant présentant une meilleure qualité gustative.

NEW YORK / GENÈVE, le 5 juin 2015 — L'UNICEF et l'ONUSIDA ont déclaré aujourd'hui que les enfants touchés par le VIH et le sida bénéficieront de la décision prise par l'Agence américaine des produits alimentaires et médicamenteux (United States Food and Drug Administration) de donner son approbation sur une nouvelle formulation antirétrovirale pouvant être mélangée à la nourriture afin de faciliter la prise de traitements salvateurs aux enfants vivant avec le HIV.

« Les innovations en matière de traitement, comme celle remplaçant les médicaments désagréables et à mauvais goûts, sont une percée importante, accélère l'accès au traitement destiné aux enfants et permet de maintenir en forme les plus jeunes. » a souligné Michel Sidibé, Directeur exécutif de l'ONUSIDA. « Il est inacceptable que seulement 24 % des enfants vivant avec le VIH aient accès aux médicaments antirétroviraux. »

Les granules administrées par voie orale, fabriquées par le fabricant Indien de médicament générique CIPLA contiennent une formulation antirétrovirale de lopinavir et de ritonavir pouvant être mélangée à la nourriture d'un enfant. Le traitement est résistant à la chaleur et présente une qualité gustative meilleure que les médicaments actuellement sur le marché, le rendant particulièrement approprié au traitement des enfants très jeunes.

« Cette nouvelle formulation représente un pas en avant pour sauver plus de vie d'enfants vivant avec le VIH. » a souligné Craig McClure, Chef de la section VIH/SIDA et Directeur associé des programmes de l'UNICEF. « Nous espérons que cela améliorera significativement l'accès au traitement pour beaucoup d'enfants et soutiendra le programme fondé sur l'équité de l'UNICEF aspirant à atteindre le plus d'enfants défavorisés à travers le monde. »

L'infection à VIH progresse rapidement parmi les enfants et, dans les pays hautement impactés, est un contributeur majeur à la morbidité et la mortalité infantile. Sans traitement, un enfant sur trois se trouvant infecté par le VIH mourra avant même son premier anniversaire. La moitié mourra avant son second anniversaire.

L’initiation précoce au traitement antirétroviral chez les enfants, comme recommandé par l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), réduit significativement le risque de décès. De nombreux pays furent in capables de mettre pleinement en œuvre la recommandation de l'OMS à cause du défi que représente le fait de ne pas avoir une formulation pédiatrique, composée du mélange lopinavir / ritonavir, plus appropriée, résistant à la chaleur et de bonne qualité gustative utilisée comme une des options de traitement destiné aux enfants de moins de 3 ans.

En 2013, Malgré les efforts à l'échelle mondiale pour améliorer l'accès aux soins et au traitement pédiatrique contre le VIH, un petit peu moins que 800 000 enfants, des 3,2 millions vivant avec le VIH à travers le monde, ont eu accès à  des médicaments antirétroviraux. 

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L'ONUSIDA se félicite de nouveaux résultats confirmant que le démarrage du traitement antirétroviral à un stade précoce permet de sauver des vies

GENÈVE, 27 mai 2015 — L'ONUSIDA se félicite de nouveaux résultats confirmant que le démarrage du traitement antirétroviral à un taux de CD4 (une mesure de la vigueur du système immunitaire) plus élevé a un effet positif sur la santé et le bien-être des personnes vivant avec le VIH.

« Toute personne vivant avec le VIH doit avoir un accès immédiat au traitement antirétroviral salvateur », a déclaré Michel Sidibé, Directeur exécutif de l'ONUSIDA. « Retarder l'accès au traitement du VIH sous quelque prétexte que ce soit c'est refuser le droit à la santé. »

L'étude clinique randomisée internationale START (Strategic Timing of Antiretroviral Treatment), financée par le NIH, a abouti à des résultats probants selon lesquels les avantages de commencer un traitement antirétroviral le plus tôt surpassent les risques. Les données de l'étude ont montré que le risque de sida, d'autres maladies graves ou de décès était réduit de 53% chez les personnes ayant commencé leur traitement à un taux de CD4 de 500 ou plus comparé au groupe de patients dont le traitement a été reporté jusqu'au moment où leurs taux de CD4 avaient chuté à 350.

La publication de l'étude START fait suite à une série de résultats des recherches menées au cours des dernières années indiquant les avantages pour la santé de commencer le traitement du VIH au plus tôt. Les résultats de ces études vont jouer un rôle important dans l'élaboration de la nouvelle orientation en matière de traitement de l'Organisation mondiale de la Santé qui devrait être publiée plus tard en 2015.

« C'est une nouvelle preuve de l'importance de la science et de la recherche qui favorise une lutte contre le VIH fondée sur des preuves et centrée sur les individus qui ne laisse personne pour compte », a déclaré Michel Sidibé, Directeur exécutif de l'ONUSIDA. « Les résultats de cette étude appuient fortement l'approche accélérée de l'ONUSIDA visant à atteindre les objectifs de traitement du VIH 90-90-90 et à mettre fin à l'épidémie de sida d'ici 2030. »

L'ONUSIDA réaffirme l'importance de respecter le droit des personnes de connaître leur statut sérologique quant au VIH et de décider si et quand il convient de commencer le traitement antirétroviral. Les décisions de traitement du VIH doivent être éclairées et volontaires. Un accès plus large et plus équitable aux antirétroviraux requiert des efforts accrus pour surmonter les obstacles sociaux et juridiques qui empêchent les personnes vivant avec le VIH, en particulier les populations marginalisées, d'accéder aux services de santé.

La preuve des bienfaits pour la santé de commencer le traitement au plus tôt combinée à des résultats antérieurs sur l'impact des antirétroviraux sur la réduction de la transmission du VIH confirment que le traitement antirétroviral est la pierre angulaire des efforts déployés pour sauver et améliorer des vies et pour prévenir de nouvelles infections par le VIH, conjointement avec toutes les autres options de prévention du VIH actuellement disponibles.

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L’ONUSIDA appelle à un engagement durable en faveur de la mise au point d’un vaccin efficace contre le VIH

GENÈVE, 18 mai 2015—À l’occasion de la Journée de sensibilisation au vaccin contre le VIH, l’ONUSIDA appelle à un engagement mondial renouvelé pour trouver un vaccin efficace contre le VIH.

« Un vaccin représenterait une étape importante en vue de mettre fin à l’épidémie de sida, » a déclaré le Directeur exécutif de l’ONUSIDA Michel Sidibé. « Il y a eu de récents progrès scientifiques encourageants qui nous laissent espérer la mise au point future d’un vaccin contre le VIH. »

L’ONUSIDA s’est engagé à ne laisser personne de côté dans la riposte au VIH. Un grand avantage des vaccins est qu’ils favorisent l’équité et peuvent être utilisés efficacement dans toutes les communautés et tous les contextes, notamment là où de nombreux autres services de santé peuvent être plus difficiles à fournir.

Les études montrent qu’un vaccin contre le VIH est possible. En 2009, l’essai vaccinal RV144 a permis de réduire de 31% le taux d’infection par le VIH. Il y a de fortes raisons d’espérer que les recherches en cours s’appuieront sur cet essai et donneront des résultats. Des candidats vaccins plus récents, ainsi que des anticorps neutralisants, sont également en train d’être étudiés.

Des vaccins ont éradiqué la variole, et l’éradication de la poliomyélite est proche. Des vaccins ont permis d’endiguer de manière efficace la diphtérie, la coqueluche, le tétanos, les oreillons, la rougeole et la rubéole, parmi d’autres maladies infectieuses.

Toutefois, en 2013, la recherche et le développement d’un vaccin contre le VIH ont connu la plus forte baisse de l’investissement depuis 2008. Afin de transformer des concepts prometteurs en un vaccin efficace et accessible, un financement accru et durable sera crucial.

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