Documents

Accélérer : mettre fin à l’épidémie de sida d’ici à 2030

25 septembre 2014

Mettre fi n à l’épidémie de sida – ces mots renferment de tels espoirs et de telles promesses. Grâce à des engagements mondiaux et à des objectifs précis, stimulé par l’activisme communautaire et par les percées scientifi ques, le monde a arrêté et a renversé
le cours de l’épidémie. Tant et si bien qu’aujourd’hui on peut dire avec confiance – nous allons mettre fin à l’épidémie de sida d’ici à 2030.

Press Release

L'ONUSIDA nomme Victoria Beckham Ambassadrice itinérante

GENÈVE/NEW YORK, 25 septembre 2014 Le Programme commun des Nations Unies sur le VIH/sida (ONUSIDA) a nommé la prestigieuse créatrice de mode Victoria Beckham Ambassadrice itinérante de l'ONUSIDA. L'annonce de cette désignation a été faite au cours d'un évènement spécial qui s'est tenu à l'occasion de la 69ème Assemblée générale des Nations Unies à New York.

«Je rêve d'une génération sans VIH et je suis persuadé que Victoria Beckham va nous aider à atteindre cet objectif commun». a annoncé Michel Sidibé, Directeur exécutif de l'ONUSIDA. «Sa créativité, son sens de l'innovation et son rayonnement vont amplifier nos efforts et nous permettre de faire un pas supplémentaire de plus pour mettre fin à l'épidémie de sida».

Dans son rôle d'Ambassadrice itinérante de l'ONUSIDA, Mme Beckham va œuvrer pour que plus aucun enfant ne naisse avec le VIH et pour que les enfants et les femmes vivant avec et touchées par le VIH puissent avoir accès aux traitements et aux soins. 

«C'est pour moi le début d'un important parcours. En tant que femme et mère j'ai le devoir de soutenir d'autres femmes», a déclaré Mme Beckham. «Je suis fière et honorée de servir l'ONUSIDA dans ce nouveau rôle afin d'aider à mobiliser des ressources, sensibiliser et émanciper les femmes et les enfants touchés par le VIH».

En février de cette année, Mme Beckham a visité des cliniques au Cap, en Afrique du Sud, où elle a pu se rendre compte de l'importance de la thérapie antirétrovirale et constater que des enfants étaient laissés de côté dans l'accès au traitement.

L'administration d'une thérapie permet de réduire à moins de 5% le risque de transmission du VIH de la mère à l'enfant. Malgré cela, en 2013 un tiers des femmes enceintes vivant avec le VIH n'ont pu avoir accès à des traitements salvateurs et 240 000 enfants ont été infectés par le virus.

Au cours de cette même année, moins de la moitié des enfants exposés au VIH ont été dépistés dans le délai optimal de trois mois et seulement 24% d'entre aux ont eu accès à un traitement salvateur. Sans traitement, la moitié des enfants nés avec le VIH meurent avant l'âge de deux ans et la majorité avant l'âge de cinq ans.

Au cours des cinq dernières années, la fourniture de médicaments antirétroviraux aux femmes enceintes vivant avec le VIH a permis la naissance de 900 000 enfants non contaminés par le virus. L'ONUSIDA travaille avec ses partenaires pour garantir que tous les enfants, d'où qu'ils viennent, naissent sans le VIH, puissent avoir accès aux médicaments, aux soins et à l'appui dont ils ont besoin.

Contact

ONUSIDA Genève
Sophie Barton-Knott
tel. +41 79 514 6896 / +41 22 791 1697
bartonknotts@unaids.org

Press centre

Download the printable version (PDF)

Press Release

Les pays sont prêts à donner un « coup d’accélérateur » à la riposte pour mettre fin à l’épidémie de sida à l’horizon 2030

Un groupe de haut niveau préconise une courte fenêtre de cinq ans pour accélérer massivement et rapidement les programmes de prévention et de traitement du VIH. Un nouvel accord visant une réduction de près de 60 % du prix des tests de charge virale améliorera la qualité de vie de millions de personnes sous traitement contre le virus.

GENÈVE/NEW YORK, 25 septembre 2014 — Une nouvelle stratégie préconise de donner un coup d’accélérateur rapide et massif aux programmes de prévention et de traitement du VIH en privilégiant une approche centrée sur les individus pour mettre fin à l’épidémie de sida à l’horizon 2030. Cet appel a été lancé et ces nouveaux engagements ont été pris lors d’une réunion parallèle de haut niveau intitulée Accélérer : Mettre fin à l’épidémie de sida d’ici à 2030.

Mettre fin à l’épidémie de sida : une priorité du programme pour l’après 2015

La réunion parallèle de haut niveau – co-organisée par le Ghana et la Suisse en collaboration avec le Programme commun des Nations Unies sur le VIH/sida (ONUSIDA) – a eu lieu en marge de la 69ème Assemblée générale des Nations Unies. Les dirigeants mondiaux sont convenus qu’il était possible de mettre fin à la menace publique que représente l’épidémie de sida à l’horizon 2030 et que cet objectif devait figurer au cœur du programme de développement pour l’après 2015.

« L’objectif d’une génération sans sida est à portée de main et il est de notre responsabilité d’y parvenir. Les nations doivent s’unir pour atteindre cet objectif commun et agir ensemble avec toute la conviction dont elles sont capables » a déclaré Didier Burkhalter, Président de la Suisse. « L’objectif est clair : Mettre fin au sida à l’horizon 2030 ! »

Stratégie d’accélération – accélérer l’action en fonction de la localisation et des populations

Cette stratégie invite les pays, en particulier ceux qui sont les plus durement touchés par le VIH, à fournir en priorité des services de prévention et de traitement vitaux contre le VIH aux personnes les plus exposées au risque d’infection dans des zones où la prévalence du virus et la densité de personnes vivant avec le VIH est élevée dans une courte fenêtre de cinq ans. Cette approche permettra de réduire drastiquement le nombre de nouvelles infections à VIH ainsi que celui des décès liés au sida à leurs plus bas niveaux historiques.

« Je suis convaincu que mettre fin à l’épidémie de sida faire partie des objectifs du programme pour l’après 2015 » a déclaré John Dramani Mahama, Président du Ghana. « Il s’agit d’une épidémie que personne ne pensait pouvoir vaincre, mais aujourd’hui, avec les progrès que nous constatons, nous voyons que c’est possible ».

Bien que le sida n’ait été vaincu dans aucune région, 30 pays enregistrent plus de 80 % des nouvelles infections à VIH qui surviennent chaque année dans le monde. Dans ces pays, l’épidémie est souvent concentrée dans les grandes villes, certains districts et certaines zones localisées. En outre, dans chacun de ces milieux, les populations affectées sont différentes. Un effort concerté pour atteindre les populations spécifiques les plus exposées au risque d’infection dans ces pays et zones permettra d’optimiser les progrès de prévention des nouvelles infections à VIH et de stopper les décès liés au sida.

Fragile fenêtre de cinq ans

Le succès de la stratégie d’accélération repose sur les pays qui doivent investir en amont et intensifier le rythme de la fourniture des services de prise en charge du VIH, en particulier le déploiement du traitement antirétroviral. Cette stratégie générera le retour sur investissement le plus important.

« J’appelle les pays, le secteur privé et la société civile à saisir cette opportunité pour mettre fin à l’épidémie de sida d’ici à 2030 » a déclaré Ban Ki-Moon, Secrétaire général des Nations Unies. « Cela nécessitera de l’innovation, un leadership et une responsabilité partagée pour faire en sorte que personne ne soit laissé pour compte ».

Avec les gouvernements, la société civile et d’autres partenaires, l’ONUSIDA aidera les pays à identifier les zones où une fourniture accélérée de services de prise en charge du VIH aura le plus d’impact.

« Nous disposons d’une fragile fenêtre de cinq ans pour faire en sorte que le monde soit à tout jamais sur la bonne voie pour mettre fin à l’épidémie de sida » a déclaré Michel Sidibé, Directeur exécutif de l’ONUSIDA. « Saisir l’opportunité d’accélérer la riposte au VIH sauvera des millions de vies – le prix de l’inaction est inimaginable ».

Si elle est pleinement mise en œuvre, la stratégie d’accélération permettra d’éviter 18 millions de nouvelles infections et 11 millions de décès d’ici à 2030. Ceci réduira considérablement le montant des investissements nécessaires pour riposter au sida au-delà de 2020. Toutefois, le modèle de l’ONUSIDA révèle que si les objectifs fixés pour 2020 ne sont pas atteints d’ici une décennie, les coûts ultérieurs continueront d’augmenter.

Objectifs ambitieux de prévention et de traitement du VIH à l’horizon 2020

Pour être sur la bonne voie, de nouveaux objectifs viseront à combler l’insuffisance de l’accès au traitement et à la prévention du VIH en fixant de nouvelles cibles pour 2020. Celles-ci incluent un objectif audacieux – fournir un accès au traitement antirétroviral d’ici à 2020. L’objectif « 90 90 90 » permettra à 90 % des personnes vivant avec le VIH de connaître leur statut sérologique, à 90 % des personnes connaissant leur statut sérologique d’avoir accès au traitement contre le virus et à 90 % des personnes sous traitement d’atteindre des niveaux indétectables de VIH dans leur organisme.

« Grâce à la Clinton Health Access Initiative, à l’ONUSIDA, au PEPFAR et au Fonds mondial, nos négociations ont permis d’obtenir une diminution du prix des tests de charge virale non seulement pour l’Afrique du Sud mais pour l’ensemble du monde » a déclaré Jacob Zuma, Président de l’Afrique du Sud. « Nous disposons maintenant des outils dont nous avons besoin pour mettre fin à l’épidémie de sida ».                                         

L’Afrique du Sud, la Clinton Health Initiative, l’ONUSIDA et l’entreprise pharmaceutique Roche ont annoncé un nouvel accord sur la diminution du prix des tests de charge virale. Les tests de charge virale sont essentiels pour suivre l’impact du traitement contre le VIH sur les individus. Le prix élevé du test de charge virale fait obstacle à son utilisation généralisée dans les pays à revenu faible ou intermédiaire. Avec cette baisse de prix de 60 %, ces outils de diagnostic vitaux vont devenir plus largement accessibles.

En s’appuyant sur des consultations organisées avec des experts mondiaux du traitement et sur des consultations régionales, l’ONUSIDA a également publié une note d’information intitulée 90 90 90 – un objectif ambitieux pour aider à mettre fin à l’épidémie de sida afin d’aider à la mise en œuvre du nouvel objectif de traitement du VIH à l’horizon 2020. Ce document décrit le bien-fondé, les preuves scientifiques et la stratégie d’accélération rapide de l’accès au traitement contre le VIH.

Outre faire en sorte qu’aucun enfant ne soit nouvellement infecté par le VIH, un nouvel objectif de réduction du nombre de nouvelles infections chez les adultes de 2,1 millions en 2010 à 500 000 en 2020 et à 200 000 en 2030 a été proposé. On peut y parvenir en combinant le potentiel de prévention des nouvelles infections du traitement antirétroviral à d’autres méthodes de prévention du VIH éprouvées, telles que les préservatifs masculins et féminins, les mesures de réduction des risques, la circoncision médicale volontaire, les services de santé sexuelle et reproductive, et des programmes de sécurité sociale innovants tels que les transferts de fonds.

« Nous devons concentrer notre attention sur les données, la responsabilisation mutuelle et la transparence en vue de maximiser l’impact, et peser de tout notre poids pour soutenir les activités de prévention, de traitement et de prise en charge du VIH qui ont démontré leur efficacité. Nous devons également continuer de fixer des objectifs et je suis très heureux que le PEPFAR se focalise sur la réalisation d’objectifs ambitieux dans le domaine de la prévalence du VIH. Le défi est de toute évidence considérable et majeur » a déclaré John Kerry, Secrétaire d’État américain.

Zéro discrimination – Ne laisser personne pour compte

Parallèlement aux objectifs ambitieux de prévention et de traitement du VIH, l’objectif mondial de zéro discrimination doit être réaffirmé. Le succès de la riposte au sida est principalement attribuable à un engagement sans relâche en faveur de la protection des droits humains. Les objectifs des droits de l’homme sont indispensables pour garantir aux personnes vivant avec le VIH qu’elles ne souffrent ni de stigmatisation ni de discrimination, que les populations marginalisées soient protégées et que le droit à la santé devienne une réalité.

Les populations clés – professionnel(le)s du sexe, hommes gays et autres hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes, personnes transgenres et consommateurs de drogues – ont besoin, quel que soit le lieu où elles vivent ou le statut juridique de leur comportement, d’avoir accès à des services de prise en charge du VIH de proximité exempts de stigmatisation et de discrimination.

Les jeunes femmes et les filles de pays où la prévalence du VIH est élevée doivent pouvoir faire des choix pour atténuer leur vulnérabilité et leur risque d’être contaminées par le virus. En Afrique subsaharienne, la prévalence du VIH chez les jeunes femmes et les filles est plus élevée que chez les jeunes hommes et les garçons.

« Lorsque je pense à la fin du sida, je rêve d’être en vie en 2030. Je veux voir mon mari libéré du VIH et ma fille protégée de l’infection » a déclaré Teresia Njoki Otieno, Présidente de la Communauté internationale des femmes vivant avec le VIH. « Je ne veux pas revenir en 2030 et continuer à parler des mêmes problèmes. Nous devrions mettre fin à cette épidémie, mais nous ne pourrons le faire que si nous plaçons les femmes vivant avec le VIH au centre des programmes ».

Le sida en chiffres

L’ONUSIDA indique qu’à 2,1 millions [1,9 million – 2,4 millions], le nombre de nouvelles infections à VIH est le plus faible du siècle. Au cours des trois dernières années seulement, les nouvelles infections ont diminué de 13 %.

On estime que 35 millions de personnes vivaient avec le VIH dans le monde à la fin 2013. Après avoir diminué de 35 %, les décès liés au sida sont à leur plus bas niveau depuis le pic de 2005.

Les nouvelles infections à VIH chez les enfants ont été réduites de 58 % depuis 2001 et sont désormais tombées sous le seuil de 200 000 dans les 21 pays les plus durement touchés d’Afrique.

Définir la fin de l’épidémie de sida

Mettre fin à l’épidémie de sida signifie contrôler ou endiguer la propagation du VIH, et marginaliser et amoindrir l’impact du virus sur les sociétés et la vie des gens grâce à une baisse significative des problèmes de santé, de la stigmatisation, des décès et du nombre d’orphelins. Cela signifie également une augmentation de l’espérance de vie, l’acceptation inconditionnelle de la diversité et des droits des personnes, une productivité accrue et des coûts réduits au fur et à mesure que l’impact du sida diminue.

Contact

ONUSIDA Genève
Sophie Barton-Knott
tel. +41 79 514 6896 / +41 22 791 1697
bartonknotts@unaids.org

Press centre

Download the printable version (PDF)

Press Release

Un programme historique d'accès au diagnostic du VIH permettra d'économiser 150 millions de dollars et aidera à atteindre les nouveaux objectifs mondiaux de lutte contre le VIH

New York, 25 septembre 2014 - La société Roche vient d'annoncer le lancement d'un programme majeur d'accès mondial destiné à réduire considérablement le prix des tests de mesure de la charge virale du VIH dans les pays à revenu faible ou intermédiaire. Cette nouvelle initiative permet de fixer le prix plafond du test à 9,40 dollars US et de réduire ainsi de plus de 40% le prix moyen pratiqué par Roche dans les pays à revenu faible ou intermédiaire.  Une fois pleinement opérationnel, le programme d'accès mondial devrait permettre de réaliser plus de 150 millions de dollars US d'économie au cours des cinq prochaines années.

En améliorant l'accès aux tests de mesure de la charge virale, ce nouvel accord va permettre d'améliorer substantiellement la qualité des services de traitement du VIH et de renforcer les capacités nécessaires à l'atteinte de l'objectif mondial de suppression de la charge virale chez 90% des personnes sous traitement antirétroviral. Le prix élevé des tests de mesure de la charge virale est l'une des principales raisons pour lesquelles, à l'heure actuelle, moins d'un quart des personnes sous traitement antirétroviral ont accès aux tests de mesure de la charge virale.

Pour espérer mettre fin à l'épidémie de sida, il est donc essentiel d'accroître l'accessibilité financière et la disponibilité des tests de mesure de la charge virale. Afin de jeter les bases d'éradication de l'épidémie de sida d'ici 2030, la communauté internationale s'est fixé un nouvel objectif de traitement pour 2020 : parvenir à ce que 90% des personnes vivant avec le VIH connaissent leur statut sérologique, 90% des personnes diagnostiquées séropositives bénéficient d'un traitement antirétroviral et 90% des personnes sous traitement parviennent à un état de suppression de charge virale. À ce jour, plus de 13 millions de personnes reçoivent un traitement contre le VIH.

«Nous saluons cette baisse significative de prix qui répond à l'appel pressant des personnes vivant avec le VIH. Désormais, grâce aux tests de mesure de la charge virale, nous pouvons contribuer à ce que les traitements améliorent la qualité de vie des personnes», a déclaré Michel Sidibé, le directeur exécutif de l'ONUSIDA. «Je tiens à féliciter l'ensemble des partenaires pour cet accord qui intervient au bon moment. C'est un excellent exemple de partenariat public-privé à l'œuvre et du genre d'innovation dont nous avons besoin pour éradiquer l'épidémie de SIDA».

Grâce aux tests de mesure de la charge virale, les médecins et le personnel soignant intervenant dans les pays en développement peuvent s'assurer que leurs patients reçoivent le traitement approprié et maintenir leur charge virale à des niveaux indétectables. Cela permet de veiller à ce que les patients restent sains tout en prévenant la transmission du VIH.

L’Initiative pour l’accès au diagnostic, parrainée par l’ONUSIDA et lancée à l’occasion de la Conférence internationale sur le sida qui s’est tenue en Australie en juillet 2014, a lancé un appel à la communauté internationale afin de garantir des prix plus abordables pour les tests de mesure de la charge virale. Sous l’impulsion de l’Afrique du Sud et en partenariat avec l’Initiative Clinton pour l’accès à la santé (ou CHAI pour Clinton Health Access Initiative), l’ONUSIDA, le Fonds mondial et le Plan présidentiel américain d’aide d’urgence à la lutte contre le sida (PEPFAR), les fournisseurs ont été mis au défi de baisser les prix des tests de mesure de la charge virale et c'est la société Roche qui la première a proposé à la communauté touchée par le VIH une politique d’accès qui assurera la réalisation de ces objectifs. Parmi les autres partenaires de l'Initiative pour l’accès au diagnostic figurent l’Organisation mondiale de la Santé, les Centers for Disease Control and Prevention (CDC), la Société africaine pour la médecine de laboratoire, UNITAID, le Fonds mondial, le PEPFAR et l’Initiative Clinton pour l’accès à la santé et l’UNICEF.

«Nous saluons les efforts de tous les partenaires internationaux qui se sont unis pour que plus de 31 millions de personnes vivant avec le VIH et le sida dans les pays à revenu faible et intermédiaire puissent bénéficier de tests de mesure de la charge virale à ce prix réduit», a déclaré Bill Clinton, président de l’initiative du même nom. «Cela fait plus d’une décennie que l’Initiative Clinton pour l’accès à la santé est associée à l’Afrique du Sud dans sa lutte contre le VIH. Nous sommes honorés de travailler main dans la main avec un des gouvernements qui s'engagent en faveur du traitement du VIH, non seulement dans leur pays mais partout dans le monde».

L'Afrique du Sud est le premier acheteur de tests de mesure de la charge virale et son Service national de laboratoires de santé (ou NHLS pour National Health Laboratory Service) est chargé du plus important programme portant sur la charge virale du continent. LE NHLS a travaillé en étroite collaboration avec Roche et d’autres partenaires afin de créer un cadre dont pourront bénéficier non seulement les 2,5 millions de personnes sous traitement en Afrique du Sud, mais également des millions d’autres recevant un traitement antirétroviral en Afrique subsaharienne et au-delà.

«Pour mettre fin à l’épidémie de sida en Afrique du Sud, nous devons nous appuyer sur ces avancées positives qui vont nous permettre de garantir des services de traitement du VIH de la plus haute qualité, comme nous pouvons en juger d'après le nombre de personnes vivant avec le VIH qui sont parvenues à un état de suppression virale», a commenté le président de l’Afrique du Sud, M. Jacob Zuma. «Grâce à notre partenariat continu avec l’Initiative Clinton pour l’accès à la santé et l’ONUSIDA, l’Afrique du Sud a réussi à réduire significativement le prix par patient de ce test de diagnostic essentiel».

Le Programme pour l’accès mondial perpétue le leadership assuré de longue date par l'entreprise Roche, qui a joué un rôle important dans la riposte au sida.

«En tant que leader dans le domaine des tests de mesure de la charge virale, Roche soutient l’objectif 90-90-90 de l’ONUSIDA et l’Initiative pour l’accès au diagnostic en élargissant l’accès à des tests de VIH de qualité via la mise à disposition de test à des prix abordables au bénéfice des pays les plus touchés par la maladie. Sachant que 70 % des personnes vivant avec le VIH résident en Afrique subsaharienne, nous sommes convaincus que notre engagement peut vraiment faire la différence pour atteindre l'objectif de maîtrise de l'épidémie de VIH/sida de l'ONUSIDA».

Les principaux donateurs soutenant la lutte contre le sida ont favorablement accueilli le programme et se sont engagés à le mettre efficacement à profit en vue d'intensifier la pratique de tests de charge virale. «Le PEPFAR est déterminé à poursuivre les efforts visant à accroître l'utilisation de tests de mesure de la charge virale afin que les entités soutenues par le Plan puissent suivre les résultats de leurs patients, sachant que le but ultime est de parvenir à ce que l'ensemble des patients ait une charge virale indétectable, aussi bien pour leur propre santé que pour avancer dans la maîtrise de l'épidémie de VIH», a indiqué l’ambassadrice Deborah L. Birx, coordinatrice américaine de la lutte mondiale contre le sida. «Nous travaillons actuellement sur des programmes de déploiement en partenariat avec les pays afin de garantir que d’ici quatre ans tous les patients et cliniciens soutenus par le PEPFAR puissent disposer de données précises et de qualité sur le taux de charge virale». Le PEPFAR soutient actuellement le traitement antirétroviral de plus de quatre millions de patients, sans compter l’Afrique du Sud.

«Le Fonds mondial salue cette nouvelle initiative », a déclaré Mark Dybul, Directeur exécutif du Fonds mondial. «De nombreux programmes de traitement n’accordent pas encore la priorité à l’intensification des tests de charge virale, en grande partie en raison du coût élevé des technologies disponibles. Le programme d’accès de Roche représente à ce titre une incitation importante à l’élargissement rapide de l’accès aux tests de mesure de la charge virale».

L’Initiative Clinton pour l’accès à la santé a été créée en 2002 (à l’époque sous le nom d’Initiative Clinton sur le VIH/sida) pour soutenir les partenaires au niveau gouvernemental et répondre à la crise de VIH/sida dans les pays en développement. Le CHAI a initié ses travaux en Afrique du Sud en 2003 où il a soutenu les pouvoirs publics dans la mise en œuvre du premier plan national d'intensification du traitement du VIH. Depuis lors, le CHAI a aidé l’Afrique du Sud à économiser 900 millions de dollars sur le coût des antirétroviraux pour une période de 4 ans, a soutenu une initiative de dépistage qui a concerné 15 millions de personnes sur 15 mois et a aidé au déploiement du traitement du VIH sur plus de 4 000 centres de santé dans tout le pays.

Le rôle joué par l’Initiative Clinton pour l’accès à la santé dans l’élaboration du nouvel accord sur les tests de mesure de la charge virale a été rendu possible grâce à l'intervention du ministère britannique du Développement international (ou DFID pour Department of International Development),l'un des plus anciens et plus proches partenaires du CHAI. Le DFID finance des projets pionniers destinés à influer sur le marché des produits de santé essentiels tels que les médicaments, les vaccins, les systèmes de diagnostic et les contraceptifs. Il aide ainsi les organisations et les pouvoirs publics à affecter et dépenser plus efficacement leurs financements et améliore l’accès aux soins pour les personnes qui en ont le plus besoin. Le DFID travaille également en étroite collaboration avec les autorités sud-africaines, dont il soutient les efforts afin d’intensifier radicalement le traitement du VIH et de parvenir à une plus grande efficacité en matière de dépenses dans la lutte contre le VIH.

À propos de l'Initiative mondiale Clinton

Créée en 2005 par le président Bill Clinton, l'Inititative mondiale Clinton (ou CGI pour Clinton Global Initiative), appelle les leaders mondiaux à concevoir et mettre en œuvre des solutions innovantes pour faire face aux défis majeurs existants à l'échelle mondiale. Les assemblées générales annuelles convoquées par le CGI ont réuni plus de 180 chefs d'État, 20 lauréats du prix Nobel et des centaines de chefs d'entreprise, dirigeants de fondations ou d'ONG, principaux mécènes et représentants des médias. À ce jour, les membres de la communauté du CGI ont formalisé plus de 3 100 engagements d'action qui ont permis d'améliorer la vie de près de 430 millions de personnes dans plus de 180 pays.

Le CGI convoque également le CGI Amérique, un espace spécialement dédié à la recherche de solutions concertées pour la reprise économique aux États-Unis, ainsi que l'Université du CGI (CGI U), un forum qui permet de réunir les étudiants du premier et du second cycle en les invitant à relever les défis les plus urgents qui se présentent au sein de leur communauté ou à l'échelle mondiale. Pour plus d'informations, vous pouvez consulter la page clintonglobalinitiative.org et nous suivre sur Twitter, @ClintonGlobal, et Facebook, facebook.com/clintonglobalinitiative.

Contact

UNAIDS
Sophie Barton-Knott
tel. tel. +41 79 514 6894
bartonknotts@unaids.org

Press centre

Download the printable version (PDF)

Mettre à jour

Les premières dames africaines renouvellent leur engagement en faveur de la riposte au sida à l'échelle du continent

23 septembre 2014

L'Organisation des Premières dames d'Afrique contre le VIH/sida (OPDAS) s'est réunie récemment à New York pour discuter de manière dont elle pourrait élargir son action en faveur de l'épidémie de sida en Afrique.

Les premières dames se sont rencontrées à la Fondation Ford à New York en marge de la 69e session de l'Assemblée générale des Nations Unies, où elles ont débattu des solutions efficaces pour maintenir un engagement de haut niveau en faveur de la fin de l'épidémie de sida.

Les premières dames ont souligné la nécessité de services de santé complets de maternité et de néonatalité, qui intègrent le dépistage du VIH pour les femmes enceintes et fournissent un accès aux médicaments antirétroviraux pendant la grossesse, lors de l'accouchement et tout au long de la période d'allaitement.

L'OPDAS a récemment présenté un nouveau plan stratégique qui met en avant le besoin urgent d'intégrer les services anti-VIH aux services existants de santé sexuelle et reproductive. Les premières dames ont admis que les objectifs en lien avec l'arrêt des nouvelles infections à VIH chez les enfants ne pourraient pas être atteints si le contexte plus large de la prévention des nouvelles infections à VIH chez les femmes et les filles n'était pas traité.

L'OPDAS a été créée en 2002 pour servir de porte-parole en appui aux personnes vivant avec le VIH et touchées par le virus. Ces douze dernières années, les premières dames se sont engagées dans des campagnes et des initiatives de sensibilisation dans leurs pays respectifs.

Quotes

« Nous devons intensifier notre collaboration avec l'ONUSIDA au niveau mondial, régional et national pour mobiliser nos communautés et mettre fin à l'épidémie de sida sur notre continent. »

Son Excellence Hinda Déby, Première dame du Tchad et Présidente de l'OPDAS

« Nous travaillons avec l'ONUSIDA depuis plus de dix ans, notre partenariat est maintenant parvenu à maturité et prend forme. Notre priorité absolue doit être axée sur les 19 millions de personnes qui ne connaissent pas leur état sérologique. Tous les succès que nous avons obtenus seront vains si nous ne résolvons pas ce problème. »

Son Excellence Jeannette Kagame, Première dame du Rwanda

« Sur tout le continent, des femmes n'ont toujours pas le pouvoir de prendre des décisions personnelles que bon nombre d'entre nous considèrent comme allant de soi. Nous devons nous assurer qu'elles ont la capacité de décider d'avoir des enfants et le droit de déterminer leur avenir. Je ne voudrais certainement pas que ma fille ait la même vie que ma grand-mère en ce qui concerne l'émancipation des femmes. »

Tewodros Melesse, Directeur général de la Fédération internationale pour la parentalité planifiée

« L'ONUSIDA a lancé la campagne 90-90-90 pour appuyer les efforts des pays en faveur de la fin de l'épidémie de sida en tant que menace pour la santé publique d'ici 2030. Pour atteindre cet objectif, nous devons poursuivre notre alliance stratégique avec l'OPDAS et nous assurer que toutes les personnes, en particulier les femmes, connaissent leur état sérologique vis-à-vis du VIH et sont capables de se protéger elles-mêmes aussi bien que leurs familles. »

Michel Sidibé, Directeur exécutif de l'ONUSIDA

Mettre à jour

Africa Rising : rencontre entre les dirigeants pour discuter d'un développement durable qui ne laisse personne de côté

22 septembre 2014

Les moyens de réalisation du potentiel de l'Afrique pour l'avenir de tous ses peuples et la constitution d'un appui international au développement du continent ont été les principales questions évoquées lors de la première session du forum Africa Rising cette semaine à New York.

Organisé à l'Africa Center par la Fondation Mo Ibrahim, la rencontre du 22 septembre a réuni plusieurs chefs d'État africains, des partenaires des Nations Unies ainsi que des responsables de la société civile et de la communauté économique africaines.

Ils se sont intéressés à la manière d'aller au-delà des paroles sur la nécessité d'une transformation économique et d'un développement durable à large base en prenant des mesures concrètes pour en faire une réalité, notamment au regard de l'agenda pour le développement après 2015.

Une session sur les moyens d'assurer une prospérité partagée s'est penchée sur l'amélioration des investissements et de la mobilisation des ressources, la défense de l'esprit d'entreprise et l'organisation de la protection sociale. Une autre session a mis en avant le fait que le développement ne pouvait être atteint sans l'existence d'une bonne gouvernance, la paix, la sécurité et le respect des droits humains.

Tous ont admis que la garantie de la santé pour tous constituait un élément fondamental de l'évolution de l'Afrique et que la fin de l'épidémie de sida en tant que menace pour la santé publique d'ici 2030 était devenue un objectif réaliste. Un consensus s'est également dégagé sur le fait que l'évolution du continent ne devait pas seulement être mesurée en termes de richesse générée globale, mais au regard de l'inclusivité d'un progrès socioéconomique qui ne laisse personne de côté.

Mettre à jour

Les dirigeants internationaux s'unissent pour mettre fin à l'épidémie de sida chez les adolescents

29 septembre 2014

Les dirigeants internationaux se sont engagés à agir pour mettre fin à l'épidémie de sida chez les adolescents À l'occasion d'une réunion lors de la 69e session de l'Assemblée générale des Nations Unies, coorganisée par l'UNICEF, l'ONUSIDA et les gouvernements du Brésil et du Kenya, des représentants de pays de six régions se sont rassemblés pour rejoindre un mouvement croissant visant à faire avancer la riposte au VIH chez les adolescents.

Lors de cette réunion, les participants ont promis de soutenir All In, une initiative conjointe de l'UNICEF, de l'ONUSIDA et d'autres partenaires en faveur de la réduction des nouvelles infections à VIH chez les adolescents d'au moins 75 % et de l'élargissement du traitement anti-VIH pour atteindre au moins 80 % des adolescents vivant avec le virus. L'initiative part du principe que ces objectifs peuvent être atteints en fournissant des programmes de prévention du VIH, de dépistage, de traitement, de soins et de réforme sociale qui ciblent les besoins spécifiques des adolescents vivant avec le VIH ou très exposés au risque d'infection par le VIH.

Un mouvement mondial pour faire avancer les actions visant à mettre fin à l'épidémie de sida chez les adolescents relève d'un besoin urgent, car c'est le seul groupe d'âge dans lequel les décès dus au sida connaissent une augmentation. À l'échelle mondiale, les maladies liées au sida constituent la deuxième cause principale de décès chez les adolescents âgés de 10 à 19 ans, et la principale cause de décès chez les adolescents en Afrique.

On estime qu'en 2013, 2,1 millions d'adolescents vivaient avec le VIH, dont plus de 80 % en Afrique subsaharienne. Nombreux sont ceux qui ne connaissent pas leur état sérologique. Près des deux tiers des 250 000 nouvelles infections chez les 15-19 ans en 2013 ont concerné des adolescentes.

Lors de la réunion, des intervenants, notamment des jeunes vivant avec le VIH, ont appelé les dirigeants à réfléchir à leurs actions actuelles de prévention de la propagation du VIH chez les adolescents et à investir davantage dans les interventions les plus efficaces. Des représentants de gouvernements du monde entier, en particulier du Botswana, du Brésil, de Thaïlande et d'Ukraine, ont fait part de leur engagement de s'impliquer dans l'initiative All In en faveur des adolescents.

Le lancement officiel de l'initiative All In est prévu pour début 2015.

Quotes

« Aujourd'hui, nous braquons les projecteurs sur ce que l'on peut appeler un « angle mort » de la lutte mondiale contre le VIH et le sida : les adolescents. Alors que les décès dus au sida ont diminué dans les autres groupes d'âge depuis 2005, chez les adolescents, ils ont augmenté. »

Anthony Lake, Directeur exécutif de l'UNICEF

« All In a vocation à travailler avec les jeunes comme acteurs du changement. Nous devons leur donner les moyens de faire valoir leur droit à la santé et de participer aux processus de prise de décision qui les concernent. »

Michel Sidibé, Directeur exécutif de l'ONUSIDA

« En ce qui concerne les adolescentes et les jeunes femmes, nous avons totalement échoué, collectivement. All In représente notre opportunité d'inverser la tendance ! »

Mark Dybul, Directeur exécutif du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme

« Nous devons nous assurer que nous faisons les bonnes choses, au bon endroit et au bon moment. Nous considérons nos efforts ciblés sur les adolescentes comme une opportunité de soutenir All In. »

Caya Lewis, Vice-coordinatrice du PEPFAR

« Nous ne pouvons plus accepter des décès qui sont totalement évitables, il en va de notre responsabilité d'agir. L'engagement et la volonté politiques sont là, il est temps maintenant d'agir. »

Pablo Aguilera, Directeur du Fonds des jeunes leaders pour la lutte contre le VIH

Mettre à jour

Ne laisser personne de côté dans l'agenda pour le développement après 2015 : les jeunes marginalisés veulent trouver leur place

26 septembre 2014

Les droits des jeunes marginalisés en matière de santé sexuelle et reproductive sont souvent négligés et leur voix collective dans ce domaine critique n'est pas toujours entendue. Pour tenter de remédier à ce déséquilibre, les jeunes issus des communautés marginalisées et des populations les plus exposées du Bangladesh, d'Éthiopie, de Porto Rico et d'Ouganda se sont rassemblés à New York cette semaine pour discuter des moyens de mettre ces droits en bonne place dans l'agenda pour le développement après 2015, afin de ne laisser personne de côté.

Organisé le 25 septembre en marge de l'Assemblée générale des Nations Unies, cet événement a pris la forme d'une table ronde et s'est intéressé au rôle vital de l'engagement communautaire, de la sensibilisation et de la prestation de services dans la protection des droits et la réponse aux besoins des jeunes issus des populations les plus exposées. Ces populations incluent les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes, les professionnel(le)s du sexe et les jeunes vivant avec le VIH.

De jeunes intervenants, qui ont été pairs-éducateurs, des dirigeants d'ONG nationales et régionales, ainsi que des acteurs et des responsables communautaires, ont fait valoir que l'accès universel aux services anti-VIH et la couverture sanitaire ne pourraient pas être obtenus sans axer les priorités sur les besoins des plus marginalisés. Ils ont également mis en avant l'importance d'une éducation sexuelle complète pour améliorer la santé des jeunes et le rôle que jouent les communautés aussi bien dans la promotion des droits que dans la lutte contre la stigmatisation et la discrimination.

L'événement a été animé par le gouvernement brésilien et organisé par l'Alliance internationale contre le VIH/sida, GESTOS, la Coalition mondiale de la Jeunesse contre le VIH/sida, ATHENA, ICASO, l'International Civil Society Support, STOP AIDS NOW!, Stop AIDS Alliance, le Fonds des jeunes leaders pour la lutte contre le VIH, African Services Committee et le Forum mondial sur les HSH et le VIH, en collaboration avec l'ONUSIDA.

Quotes

« Fixer des objectifs n'est qu'une partie de l'action. Ce que nous devrions changer, c'est la manière dont nous allons mettre en œuvre ces objectifs. Nous devons changer la manière dont nous gérons les choses et créer un espace pour la société civile dans le nouvel agenda pour après 2015. »

Luiz Loures, Directeur exécutif adjoint de l'ONUSIDA

« Nous parlons ici de développement et les droits sexuels et reproductifs font partie du développement. »

Pablo Aguilera, Fonds des jeunes leaders pour la lutte contre le VIH

Mettre à jour

Selon les dirigeants internationaux, l'action en faveur de la santé et des droits sexuels et reproductifs est fondamentale

24 septembre 2014

Lors d'une réunion de haut niveau à New York le 23 septembre, les dirigeants internationaux ont affirmé que la défense de la santé et des droits sexuels et reproductifs doit être au cœur de l'agenda pour le développement après 2015.

À l'occasion d'un événement organisé en marge de la 69e session de l'Assemblée générale des Nations Unies, les participants ont souligné que les principaux objectifs de développement durable, notamment l'éradication de la pauvreté et la fin de l'épidémie de sida d'ici 2030, ne pourraient pas être atteints sans que ces droits deviennent une réalité pour tous, partout.

Selon eux, la liberté de disposer de son corps et de prendre des décisions en matière de sexualité, de relations et de grossesse est un aspect fondamental de la vie. Pourtant, bien trop de gens, en particulier les femmes et les jeunes, voient leurs droits bafoués et ne sont pas en capacité de réaliser pleinement leur potentiel, avec pour conséquence une perte irremplaçable pour les individus, les familles, les communautés et les sociétés.

Les participants ont souligné que les conséquences négatives de l'absence de protection de la santé et des droits sexuels et reproductifs sont étendues et souvent dévastatrices. Par exemple, chaque jour, 800 femmes et filles dans le monde meurent de causes largement évitables en lien avec une grossesse ou un accouchement, et 2 100 jeunes âgés de 15 à 24 ans sont infectés par le VIH.

Organisé par l'Aspen Institute, l'événement a réuni plusieurs anciens chefs d'État, notamment l'ancienne Présidente finlandaise, Tarja Halonen, et l'ancienne Présidente du Malawi, Joyce Banda. Ils ont été rejoints par des représentants des Nations Unies, d'actuels ministres et des responsables d'organisations non gouvernementales internationales.

Plusieurs dirigeants ont raconté leurs histoires individuelles à l'assistance, soulignant les raisons personnelles qui les ont poussés à défendre la santé et les droits sexuels et reproductifs en tant qu'élément clé du développement durable. Ce partage s'est appuyé sur l'initiative Why We Care, pilotée par l'Aspen Institute, qui encourage les dirigeants internationaux à défendre un planning familial mondial.

Quotes

« La santé et les droits sexuels et reproductifs doivent être affirmés comme un aspect non négociable de l'agenda pour après 2015. »

Tarja Halonen, ancienne Présidente de la Finlande

« Même une seule femme qui meurt en donnant la vie sera de trop. Je ne sais pas pour vous, mais moi je suis prête à faire bouger les choses. »

Joyce Banda, ancienne Présidente du Malawi

« Pourquoi quelque chose de si fondamental pour les femmes devient l'élément le plus controversé de l'agenda pour le développement ? »

Helen Clark, Administratrice du Programme des Nations Unies pour le développement

« Le message des jeunes est clair : il n'existe aucune raison qui justifie un nouveau cadre de développement qui ne mette pas les préoccupations des jeunes au cœur de l'agenda, en particulier la santé et les droits sexuels et reproductifs. »

Samuel Kissi, Curious Minds

« C'est un élément récurrent de la riposte au sida. Si vous mettez au premier plan les droits, l'égalité et la dignité des femmes, alors vous obtiendrez des résultats. »

Mahesh Mahalingam, Directeur du Bureau du Directeur exécutif adjoint de l'ONUSIDA

S'abonner à unga69